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Le père Calmel

LE SEL DE LA TERRE

Informations

LE PÈRE CALMEL

Les thèmes

Vie spirituelle

Grandes heures de la Tradition

L'Ordre des Prêcheurs

Le Sel de la terre n° 12 bis

Le numéro

Printemps 1995

p. 1-5

LE SEL DE LA TERRE

L'auteur

LE SEL DE LA TERRE

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Éditorial


par l’abbé Philippe François

 
 
Que ce cher père (…) continue par ses admirables ouvrages à être le guide lumineux et sûr (…) de tous ceux qui auront la faveur de le lire et de le méditer.
Gardons précieusement, avec la grâce de Dieu, l’héritage de sa pensée et de sa foi.
 
Ce souhait de Mgr Lefebvre, extrait de sa préface à l’ouvrage du père Calmel Théologie de l’Histoire, donne la raison de ce numéro spécial du Sel de la terre consacré au grand dominicain et publié à l’occasion du 20e anniversaire de sa mort (3 mai 1975).
 
Mgr Lefebvre estimait beaucoup le père Calmel. En mars 1991 à Écône, la veille de son hospitalisation, il disait avec une grande joie à un prêtre de la Fraternité Saint-Pie X : « Les sœurs de Brignoles viennent de m’offrir un exemplaire de la réédition des Mystères du royaume de la grâce. – Quel trésor que ce livre ! Le père Emmanuel et le père Calmel sont deux auteurs que je recommande beaucoup. Ils sont profondément thomistes et ils ont mené dans l’Église, chacun à leur époque, le même combat que le nôtre [1]. »
La profonde admiration que Mgr Lefebvre portait au père Calmel était réciproque, comme on peut le lire dans une lettre de ce dernier à l’abbé Dulac [2].
Leur théologie très sûre, leur amour de l’Église et de la papauté les ont conduits à dénoncer et à combattre l’Église conciliaire, l’un comme évêque, successeur des apôtres, l’autre comme fils de saint Dominique, prédicateur et apôtre par la parole et par la plume. L’un et l’autre ont combattu publiquement les erreurs de la nouvelle religion que leur attachement à l’Église et au Docteur commun leur faisait rejeter.
Mais ils ne se sont pas contentés de cela. D’autres, évêques ou prêtres, en même temps qu’eux, avaient compris la gravité du mal sans tirer les conséquences de l’occupation de la Rome éternelle par un parti étranger. Eux, en hommes vraiment prudents, éclairés par leur foi et enflammés par leur charité pour le Seigneur Jésus et les âmes, ils ont agi : fondation de séminaires, transmission du sacerdoce et de l’épiscopat pour l’évêque missionnaire ; défense et illustration de la messe et du dogme catholiques – notamment pendant dix-sept ans dans Itinéraires – et fondation d’écoles pour l’éducation chrétienne des jeunes filles par le dominicain.

Le père Calmel a analysé et réfuté les erreurs actuelles à la lumière de saint Thomas et du magistère infaillible. Mais il a aussi rappelé quelle était l’antidote au poison moderniste. – Voilà sans aucun doute un des plus grands mérites de son œuvre. Ses écrits nous exhortent à remédier au mal par la prière et par la conversion personnelle, jusqu’à vivre des béatitudes, en même temps que par une étude approfondie de la doctrine chrétienne.
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