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Les articles du Sel de la terre

Faut-il encore parler de la Nouvelle Droite ?

LE SEL DE LA TERRE

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La Nouvelle Droite, ce courant intellectuel, né dans les années 1970, continue d’attirer certains catholiques par sa critique du libéralisme et du mondialisme.

L’article dénonce cependant ses fondements : refus de la vérité objective, contrevérités historiques et promotion d’un paganisme nordique imaginaire. Issue de la pensée révolutionnaire, la Nouvelle Droite reste incompatible avec la doctrine catholique.

En cette année du centenaire de Quas primas, l’éditorial affirme avec force la Royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ et met en garde contre cette fausse alternative à la modernité.

Un texte lucide pour ne pas se laisser séduire.

Face à la Révolution, quelles traditions ?

Charles DE DURRAS

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Face à la crise de la modernité, de nombreuses voix s'élèvent pour appeler à un retour aux « traditions ». Mais toute tradition n'est pas bonne ; elle doit être jugée d'après ses fondements et ses fruits. C'est ce que fait Charles de Durras dans cet article du Sel de la terre (n° 134), en soumettant à un examen rigoureux la Nouvelle Droite — ce courant métapolitique fondé notamment par Alain de Benoist — qui prétend offrir une alternative à la modernité tout en s'enracinant dans un naturalisme philosophique issu de Nietzsche.

L'auteur montre que la Nouvelle Droite, héritière de la Révolution conservatrice allemande (Jünger, Schmitt, Spengler, Moeller van den Bruck), porte en elle un ADN révolutionnaire : rejet du christianisme, vision cyclique de l'histoire, néopaganisme revendiqué. Non seulement elle est fausse restauration, mais, plus profondément elle constitue une erreur philosophique fondamentale, incompatible avec la doctrine sociale et politique catholique et avec la civilisation chrétienne qu'elle prétend parfois défendre.

S'appuyant sur les sources premières (Nietzsche, de Benoist, Armin Mohler) et sur le magistère de Pie XI (Quas Primas), l'article conclut que la seule réponse cohérente à la Révolution est la fidélité intégrale à la Tradition catholique — et non la séduction des sirènes néo-droitières.

Les origines d’une « Droite » anti-chrétienne

Christian LAGRAVE

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Cet article de Christian Lagrave propose une synthèse historique rigoureuse des origines de la Nouvelle Droite, remontant à la Seconde Guerre mondiale pour en dévoiler les racines idéologiques profondes. L'auteur montre d'abord que la prétendue rupture entre collaboration et résistance dissimule une réalité plus complexe : nombre d'intellectuels venus de la gauche pacifiste et internationaliste ont glissé vers le fascisme, portant avec eux un esprit révolutionnaire qui n'a jamais disparu.

L'étude retrace ensuite la généalogie précise du mouvement : de la mouvance Jeune Nation fondée par la famille Sidos, à la revue Europe Action animée par Dominique Venner et Alain de Benoist, jusqu'à la création du G.R.E.C.E. en 1968 et de la revue Nouvelle École. L'article s'attarde particulièrement sur les fondements néopaïens et philosophiques du mouvement — darwinisme social, nietzschéisme, panthéisme — en s'appuyant sur des sources directes, notamment les revues internes du G.R.E.C.E. et les témoignages de Jean Madiran dans Itinéraires.

L'auteur analyse enfin la stratégie d'infiltration des milieux de droite et des cercles catholiques traditionnels, mettant en lumière les affinités entre la Nouvelle Droite et la franc-maçonnerie. Un article de référence pour comprendre pourquoi ce courant de pensée, faussement identifié à la contre-révolution, relève en réalité de la pensée révolutionnaire.

L’influence actuelle de la Nouvelle Droite

Michel DE VALANDREY

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Dans cette étude documentée, Michel de Valandrey analyse les ramifications contemporaines de la Nouvelle Droite, un courant qui, sous couvert de défense de l'identité européenne, propage un antichristianisme plus ou moins feutré. Ce mouvement agit selon une méthode d'action « métapolitique », une stratégie d'influence culturelle inspirée de Gramsci visant à transformer durablement les mentalités.

L'intérêt de cet article réside dans son inventaire rigoureux des vecteurs d'influence actuels : de l'Institut Iliade aux maisons d'édition spécialisées, en passant par les revues et les cercles de formation qui attirent une jeunesse en quête de repères. 

Michel de Valandrey souligne le danger de cette infiltration, y compris dans les milieux traditionnels, et rappelle que le seul remède réside dans le combat de la foi et la fidélité à la Royauté sociale du Christ. Cette analyse est une lecture indispensable pour démasquer les fausses restaurations et approfondir les études doctrinales nécessaires à la survie de la civilisation chrétienne face au néopaganisme.

Nietzsche, maître à penser de la Nouvelle Droite

Charles DE DURRAS

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Dans cette étude, Charles de Durras explore l'influence prépondérante de Friedrich Nietzsche sur la Nouvelle Droite. L'auteur démontre que, pour ce courant, « être nietzschéen » consiste moins à adopter un système qu'à épouser une méthode de pensée « à coup de marteau » pour renverser les valeurs établies. L'article analyse les trois piliers de cette influence : la volonté de puissance, l'éternel retour et le surhomme, montrant comment ils servent de socle à un antichristianisme radical et à une vision cyclique de l'histoire.

Le sérieux de ce travail repose sur une confrontation directe entre les textes de Nietzsche et leur réception par des auteurs contemporains comme Alain de Benoist. Charles de Durras souligne le danger de cette séduction esthétique qui substitue l'art et la force à la recherche de la vérité. L'intérêt majeur de l'article réside dans sa démonstration de l'incompatibilité absolue entre ce naturalisme biologiste et le réalisme chrétien.

 En rappelant que le Christ est le seul vrai Maître des esprits, l'auteur replace le combat de la foi sur son véritable terrain : celui de la vérité révélée contre les mirages du néopaganisme.

Esquisse de la pensée politico-juridique de Carl Schmitt : un antidote au libéralisme ?

Guillaume BERNARD

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Dans cette étude, l'historien du droit Guillaume Bernard propose une relecture lucide de l'œuvre de Carl Schmitt (1888-1985). 

Souvent présenté comme le Kronjurist du IIIe Reich, Schmitt est aujourd'hui remis à l'honneur pour sa critique radicale du libéralisme universaliste et du normativisme juridique représenté par Hans Kelsen. L'auteur structure son analyse autour de trois piliers schmittiens : la distinction existentielle entre l'ami et l'ennemi comme critère du politique , la souveraineté définie par la capacité de décider de l'état d'exception, et le décisionnisme selon lequel le droit découle d'une volonté concrète plutôt que de normes abstraites.

L'intérêt majeur de cet article réside dans sa méthode critique : Guillaume Bernard ne se contente pas d'exposer les thèses de Schmitt, il en montre les limites doctrinales. Bien que Schmitt s'oppose à la modernité libérale, il reste prisonnier d'un volontarisme moderne qui l'éloigne de la philosophie classique et du réalisme chrétien . En refusant de soumettre le souverain à un ordre naturel supérieur, Schmitt risque de verser dans une forme d'omnipotence décisionnelle.

La « Révolution conservatrice » allemande

Éric DE FRANCONIE

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Éric de Franconie fait une étude critique de la Révolution conservatrice allemande (1918-1932), mouvement intellectuel foisonnant qui constitue une source d'inspiration majeure pour la Nouvelle Droite contemporaine. L'auteur définit ce courant comme une volonté de rompre avec le conservatisme bourgeois du XIXe siècle pour sauver, par des moyens révolutionnaires, ce qui est considéré comme « éternel » . À travers les figures d'Ernst Jünger, d'Oswald Spengler ou de Moeller van den Bruck, l'article décrit un nationalisme renouvelé, forgé dans les tranchées de la Grande Guerre et dressé contre le libéralisme de la République de Weimar.


L'intérêt scientifique de ce travail réside dans sa capacité à distinguer ce mouvement du national-socialisme tout en soulignant ses failles doctrinales. Éric de Franconie démontre que cette pensée, bien que séduisante par sa critique de la modernité, reste prisonnière d'un naturalisme radical d'inspiration nietzschéenne. En substituant une vision cyclique de l'histoire à la Providence et en cherchant ses valeurs dans la race ou le peuple plutôt qu'en Dieu, la Révolution conservatrice s'écarte du réalisme chrétien.

Cette analyse est capitale pour quiconque souhaite approfondir les études doctrinales et comprendre les enjeux du combat de la foi face aux fausses restaurations identitaires. Elle rappelle que la survie de la civilisation européenne ne dépend pas d'un mythe païen, mais de sa fidélité à ses racines catholiques et à la Royauté sociale du Christ.

Le néopaganisme

François-Marie PORTES

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Dans cette étude magistrale, François-Marie Portes, docteur en philosophie, livre une analyse en profondeur du néopaganisme contemporain, mouvement qu'il définit comme une pseudo-résurgence des cultes antiques imprégnée d'ésotérisme et d'orientalisme. L'auteur distingue avec précision trois formes majeures : les reconstructions historiques (odinisme, Nova Romana), le discours éco-panthéiste (wicca, néochamanisme) et le choix philosophique à visée identitaire propre à la Nouvelle Droite.

La force de cet article réside dans sa méthode réaliste, qui confronte les prétentions de ces « nouvelles religiosités » à la rigueur de la philosophie grecque et à la vérité chrétienne. François-Marie Portes démontre comment le néopaganisme, loin d'être une simple nostalgie du passé, est souvent une construction intellectuelle visant à évincer l'universalisme catholique au profit d'un naturalisme radical. Des exemples concrets, allant de la ritualité odiniste aux réseaux sociaux, illustrent l'influence réelle de ces courants.

Cette contribution permet de démasquer les fausses restaurations spirituelles qui tentent de séduire une jeunesse en quête de sacré et rappelle que seul le combat de la foi peut offrir une réponse authentique à la crise de la modernité.

La Nouvelle Droite et l’histoire

Cyprien GANDILLON

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Cyprien Gandillon examine la vision spécifique de l'histoire développée par la Nouvelle Droite pour mener sa « bataille culturelle ». L'auteur retrace l'évolution des revues historiques du mouvement, de l'éphémère Histoire Magazine à la plus pérenne Nouvelle Revue d'Histoire (NRH) fondée par Dominique Venner. Il démontre comment ces publications opèrent un habile mélange entre érudition neutre et diffusion d'un corpus idéologique centré sur une « identité européenne » désincarnée de ses racines chrétiennes.

L'intérêt majeur de cet article réside dans sa critique de l'historiographie naturaliste. Cyprien Gandillon souligne que cette approche, tout comme l'histoire académique née au XIXe siècle, évacue systématiquement la dimension surnaturelle et l'action de la Providence. En s'appuyant sur les principes de Dom Guéranger, l'auteur rappelle que l'histoire ne peut être pleinement comprise sans la royauté de Jésus-Christ sur le temps. Il dénonce la promotion d'un « paganisme imaginaire » comme socle de la civilisation, au détriment de la réalité historique de la Chrétienté.

Comment les saints ont civilisé l’Europe

Louis DE ROUVRAY

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Dans cette étude historique de haute tenue, Louis de Rouvray réfute la thèse de Gibbon et Renan selon laquelle le christianisme aurait été le « meurtrier » de l'Empire romain. L'auteur démontre au contraire que, loin d'être une cause de décadence, l'Église a été la force vitale capable de recueillir, de protéger et de sublimer l'héritage antique au moment où les institutions impériales s'effondraient sous le poids de l'anarchie et des invasions.

L'article analyse avec précision les vraies causes de la chute de Rome. Ceci permet de faire apprécier ensuite l'action héroïque des saints qui, par leur double fidélité à la cité terrestre et à la Cité de Dieu, ont structuré l'Europe naissante. De l'influence politique des évêques "défenseurs des cités" dont le plus emblématique est saint Ambroise au rôle de sainte Clotilde dans la conversion des Francs , jusqu'à l'œuvre civilisatrice immense des moines défricheurs sous les règles de saint Benoît et saint Colomban , l'auteur dresse un panorama complet de la naissance de la civilisation européenne.

Ce texte montre que l'Europe n'est pas née d'un mythe païen imaginaire, mais de la transformation des peuples par la grâce. Ce rappel historique est une pièce maîtresse pour le combat de la foi actuel, prouvant que l'Église possède le pouvoir de restaurer par la sainteté les civilisations agonisantes.

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