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Le complot maçonnique

Daniel JACOB

Informations

TROIS SIÈCLES DE SUBVERSION MAÇONNIQUE

Les thèmes

Subversion et fausses religions
Franc-maçonnerie
Le Sel de la terre n° 107

Le numéro

Hiver 2018-2019
p. 116-142

L'auteur

Daniel JACOB

3,50 €

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Le complot maçonnique 

par Daniel Jacob

 

L’article qui suit est inspiré notamment du livre d’Epiphanius, Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l’histoire (Versailles, Publications du Courrier de Rome, 1999 et 2005), dont il résume quelques-unes des principales thèses. Aux lecteurs qui voudraient des informations plus complètes, nous ne pouvons que recommander la lecture de l’ouvrage lui-même, qui contient une documentation très abondante [1].


Le Sel de la terre.

 


Introduction

     Il y aurait, paraît-il, une « théorie du complot ».

C’était pourtant une constante de l’histoire jusqu’à présent, que le pouvoir en place luttait contre les comploteurs. Ceux qui n’étaient pas assez méfiants pouvaient le payer de leur vie – ainsi, César. Aujourd’hui, on ne recherche plus les comploteurs, mais on dénonce les complotistes, c’est-à-dire les adeptes de la « théorie du complot ». Cette inversion étonnante devrait nous faire réfléchir.


     Mais, qu’est-ce nos adversaires entendent au juste par le terme de « complotiste » ?

     Un commentateur de la presse officielle l’a défini comme quelqu’un qui insinue le doute chez ses concitoyens, sur des vérités reconnues, en posant des questions auxquelles il est bien incapable de répondre. On comprend en filigrane que le reproche fait ici au « complotiste » est de troubler un certain consensus social, bâti sur des vérités « révélées » non discutables, protégées par les médias, et qui jouent le rôle de ciment idéologique et de moteur de transformation des sociétés occidentales modernes. Ces gens qui stigmatisent ainsi les « complotistes » sont pourtant des libres penseurs, admirateurs des prétendues lumières du 18e siècle, proclamant les droits de la « raison » face à tous les dogmes. Nos adversaires ne sont certes pas à une contradiction près.


     La Révélation permet cependant de conclure facilement que l’existence d’un complot contre l’humanité ne relève pas d’une simple théorie ou d’une construction mentale, mais d’une réalité.

     Il suffit pour s’en convaincre de lire ce que nous enseigne l’Écriture sur les circonstances de la chute du premier homme. On y découvre le complot de Satan contre Dieu, et contre l’humanité qu’il hait par haine de Dieu. Ce complot avait réussi en apparence, mais Notre-Seigneur nous en a délivrés. Satan n’a cependant pas lâché prise. Il continue à comploter contre l’humanité, car sa haine angélique n’est pas sujette à variation : elle est inextinguible.

Le développement de ce complot dans le domaine des idées relatives à l’organisation de la société humaine, a été analysé par de nombreux auteurs contrerévolutionnaires. Une bonne synthèse de ces études est contenue dans le livre rédigé par deux professeurs italiens, sous le pseudonyme d’Epiphanius, dont la traduction française a été publiée par Le Courrier de Rome (670 pages dans l’édition de 1999 et 800 dans celle de 2005). Ce livre est intitulé Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l’histoire.


     Bien entendu, il ne s’agit pas de prétendre que les sociétés secrètes expliquent l’ensemble de l’histoire de l’humanité. L’histoire ne peut cependant se comprendre qu’à la lumière de cette lutte entre Notre-Seigneur et Satan, comme l’a très bien montré Dom Guéranger dans sa Théologie de l’histoire. Elle ne peut bien s’expliquer, surtout depuis la Révolution dite française, sans tenir compte de l’action de ces sociétés.

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