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Liberté religieuse, La réponse de Rome aux Dubia de Mgr Lefebvre

Anonyme

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ÉTUDES

Les thèmes

Grandes heures de la Tradition
Liberté religieuse et œcuménisme
Crise dans l'Église
Le Sel de la terre n° 107

Le numéro

Hiver 2018-2019
p. 4-69

L'auteur

Anonyme

3,50 €

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Liberté religieuse

La réponse de la Rome conciliaireaux dubia de Mgr Marcel LefebvreTexte et commentaire

 

 

Le 6 novembre 1985, Mgr Lefebvre a soumis à la congrégation pour la Doctrine de la foi trente-neuf dubia (doutes) concernant la doctrine sur la liberté religieuse enseignée par le concile Vatican II, notamment dans sa Déclaration Dignitatis humanæ. Il y montrait que la nouvelle doctrine contredit la doctrine traditionnelle de l’Église [1].

Le 9 mars 1987, la sacrée congrégation pour la Doctrine de la foi (SCDF) a envoyé à Mgr Lefebvre une « réponse » d’une cinquantaine de pages (« Réponse de la SCDF ») [2]. Dans la lettre d’accom­pagnement, le cardinal Ratzinger disait qu’elle avait été écrite par « un théologien de confiance particulièrement qualifié ».

Le 8 juillet 1987, Mgr Lefebvre répondit à la Réponse de la SCDF (« Réponse à la Réponse de la SCDF ») [3].

Mgr Lefebvre publia également une analyse de cette Réponse de la SCDF dans le Bulletin Officiel du District de France de la Fraternité Saint-Pie X [4].

Nous avons déjà donné dans Le Sel de la terre 40 (printemps 2002), p. 230-232, une brève analyse de la Réponse de la SCDF [5]. Cependant, à notre connaissance, aucune analyse approfondie de cette réponse n’a été donnée. C’est pourquoi, avec l’aimable autorisation de Mgr Tissier de Mallerais, nous la publions ici intégralement en l’accompagnant de commentaires [6] et en y joignant les deux analyses qu’en avait faites Mgr Lefebvre.

Rappelons que, pour Mgr Lefebvre, cette réponse de Rome à ses objections sur la liberté religieuse a été – avec la réunion interreligieuse d’Assise, mais plus qu’elle – le motif qui l’a déterminé à consacrer quatre évêques en 1988 :

Vous savez que, dans des écrits qui ont paru de-ci, de-là, j’ai eu l’occasion de dire que j’attendais des signes de la Providence pour accomplir des actes qui me paraissent nécessaires pour la continuation de l’Église catholique. Eh bien ! je dois avouer que j’ai la conviction que ces signes sont venus. Quels sont-ils ? Il y en a deux : Assise, et la réponse qui nous a été faite de Rome aux objections que nous avions envoyées à propos de la liberté religieuse. Et j’avouerai que la réponse qui nous a été donnée après Assise – puisque Assise a eu lieu le 27 octobre [1986], et que la réponse nous est parvenue au cours du mois de mars [1987] –, j’avouerai que cette réponse de Rome aux objections que nous faisions sur les erreurs de Vatican II au sujet de la liberté religieuse est plus grave qu’Assise ! Assise est un fait historique ; c’est une action. La réponse à nos objections sur la liberté religieuse est une prise de position, une affirmation de principes, c’est donc plus grave. Une chose est de faire simplement une action grave et scandaleuse, autre chose est d’affirmer des principes faux, erronés, qui ont, dans la pratique, des conclusions désastreuses [7].

Ce sont ces principes faux que nous allons examiner.

Le Sel de la terre


[Ici commence le texte du théologien romain]

 

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