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C’est moi l’accusé qui devrais vous juger !

 

Les éditions Fideliter ont publié en 1994 un livre qui n’a pas fait beaucoup parler de lui : C’est moi l’accusé, qui devrais vous juger ! Sous ce titre peut-être un peu compliqué se cache pourtant un trésor.

Il faut, pour l’estimer, remonter en 1926, lorsque le jeune Marcel Lefebvre entrait au séminaire français de Rome. Issu d’une très bonne famille catholique il était malgré tout, à son propre aveu, quelque peu imbu de certaines idées du temps. Par exemple, il s’accommodait assez bien de la séparation de l’Église et de l’État. Sa rencontre avec le directeur du séminaire, le R.P. Le Floch, fut décisive. Celui-ci, en effet, commentait à ses élèves les encycliques des papes des deux derniers siècles condamnant les erreurs modernes : le libéralisme, la révolution, la franc-maçonnerie, le modernisme. Ce fut une révélation pour l’abbé Marcel Lefebvre. La sainteté de l’Église lui apparaissait dans toute sa force. L’enseignement du magistère authentique de l’Église allait devenir, et pour toujours, la lumière de son enseignement et son point de repère dans les tempêtes.

C’est cet exemple du R.P. Le Floch qui décida Mgr Lefebvre à instituer un cours portant sur les « actes du magistère » dans tous ses séminaires. Nous saurons gré à la Fraternité Saint-Pie X d’avoir rendu accessibles aux fidèles ces trésors de sagesse. On y voit avec bonheur le Syllabus de Pie IX se dresser contre la liberté religieuse de Vatican II (p. 233), Grégoire XVI condamner la « liberté de conscience » (p. 202) et Clément XII (en 1738) excommunier les francs-maçons (p. 26). Mgr Lefebvre rend la lecture de ces documents agréable et facile. Il ne se contente pas, en effet, de les citer, mais il les commente, les applique à la situation présente et les assaisonne d’anecdotes personnelles. A toutes les pages on retrouve son indignation face à la subversion moderniste et son culte vibrant pour la vérité.

Il faut lire ce livre pour comprendre l’enjeu du combat de la Tradition. Nous ne nous opposons pas aux nouveautés au nom d’une école particulière de doctrine ou de spiritualité, et encore moins pour des raisons personnelles, mais au nom du siège de Pierre, de la Rome éternelle, de l’Église de toujours. Les erreurs qui infectent les hommes d’Église ont été magistralement condamnées par les papes, à nous de nous mettre à l’école de ceux-ci pour « sentir avec l’Église » (sentire cum Ecclesia) et militer énergiquement pour la vérité.

Fr. J.-D.

 

LEFEBVRE Mgr M., C’est moi l’accusé qui devrais vous juger ! Commentaire des actes du magistère condamnant les erreurs modernes, Eguelshardt, Fideliter, 1994, 14 x 21,5, 353 p., 95 F.

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 14

p. 193

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