Un grand convertisseur du XXe siècle
Dans Le Sel de la terre nº 11, Nicolas Dehan faisait un parallèle entre Mgr Escriva de Balaguer fondateur de l’Opus Dei, et le révérend père Vallet, fondateur des Coopérateurs paroissiaux du Christ-Roi [1].
Mgr Escriva a été encouragé, mis en vedette, béatifié par l’Église conciliaire parce qu’elle a vu en lui un modèle incarnant sa dérive libérale, tout en présentant un aspect conservateur rassurant.
Le programme du révérend père Vallet, à l’opposé, était la restauration de toutes choses dans le Christ, dans la ligne du pape saint Pie X. Un moyen privilégié : les exercices spirituels. Par eux, le père Vallet voulait « rendre au laïcat le sens de sa responsabilité civique et l’engager vigoureusement dans l’œuvre d’une restauration sociale effective ». Des dizaines de milliers d’hommes suivirent les retraites, les conversions spectaculaires se multipliaient. Mais le vent libéral soufflant dans l’Église empêcha le père Vallet d’avoir les soutiens qu’il aurait dû recevoir.
Notre siècle aurait écrit une page glorieuse de l’histoire de l’Église si les autorités avaient su ou pu s’appuyer sur les serviteurs fidèles de Notre Seigneur, qui pourtant ne manquaient pas. Le père Vallet fut l’un d’eux. Il est heureux que le père Marziac nous fasse connaître cet apôtre infatigable.
Il ne s’agit pas d’un récit détaillé de sa vie, année après année, mais le père Marziac publie ici six documents historiques assez exceptionnels nous faisant connaître en profondeur la vie et l’œuvre du père Vallet. La septième partie de l’ouvrage est l’article de Nicolas Dehan paru dans Le sel de la terre nº 11.
Fr. M.-D.
Père Jean-Jacques Marziac, Un grand convertisseur du XXe siècle : le père François de Paule Vallet, fondateur des pères C.P.C.R., Édité par la Maison d’exercices spirituels Saint Joseph (82300 Caussade), 1995, 16 x 24, 384 p., 14 illustrations, 275 F. + 26 F. (port).
[1] — Nicolas Dehan, Le sel de la terre 11, « Un étrange phénomène pastoral : l’Opus Dei », pp. 125 à 153.

