+ Arguments
pour un soleil jeune
Résumé de l’article « Evidences for a young Sun » par Keith Davies M.S., paru dans Impact nº 276 de juin 1996 [1].
En 1976 des astronomes russes ont publié un article dans la prestigieuse revue scientifique Nature où ils ont exposé les résultats de leurs recherches sur le soleil. Leurs découvertes contredisent le « modèle standard » selon lequel le soleil serait une très vieille étoile d’environ cinq milliards d’années.
Selon ce modèle, une étoile commence par produire de l’énergie par contraction gravitationnelle. Au bout d’un certain temps elle forme un noyau central très chaud et dense, et se met à brûler par fusion nucléaire. Mais, selon les Russes, le soleil ne possèderait pas un tel noyau : il aurait au contraire les caractéristiques d’une jeune étoile homogène. Les Russes pensent aussi que l’énergie générée ne provient pas de réactions nucléaires. Ils appuient ces affirmations sur l’étude des oscillations solaires, sur l’absence de flux de neutrinos et sur l’abondance de Lithium et de Beryllium dans l’atmosphère du soleil.
Ces trois derniers points ont été confirmés depuis par des observations indépendantes.
Ainsi les Russes avaient-ils observé une oscillation globale du soleil de deux heures quarante minutes, ce qui serait impossible s’il possédait un noyau central très dense (une oscillation de plus d’une heure demanderait une telle énergie que le noyau serait détruit). Peu après, un groupe d’astronomes britanniques a confirmé l’oscillation de deux heures quarante minutes [2], et d’autres ont avoué que, si ces observations sont exactes, il faudra complètement changer les théories actuelles sur la structure et l’âge du soleil [3].
Ensuite le faible flux de neutrinos est communément admis maintenant et reconnu comme un « problème » pour le modèle solaire actuel [4]. En effet, cela indique une basse température pour le noyau du soleil et, par conséquent, montrerait qu’il n’est pas encore à l’étape de fusion nucléaire.
Enfin, d’autres études ont montré que le soleil a une abondance de Beryllium normale pour une étoile jeune, tandis qu’il a perdu la plupart de son Lithium. Le Lithium est détruit, selon le modèle standard, après 7500 ans, quand la température de l’étoile atteint 3 millions de degrés. Le Beryllium est détruit à 4 millions de degrés [5]. Mais, si le soleil brûlait par fusion nucléaire, sa température serait de quinze millions de degrés.
Par ailleurs, des recherches récentes semblent indiquer de grandes variations de température du noyau solaire [6], ce qui serait inexplicable s’il était déjà en fusion nucléaire.
Peut-être nous faudra-t-il bientôt abandonner le modèle d’un soleil vieux de plusieurs milliards d’années, et le considérer comme une étoile jeune.
[1] — Publié par l’Institute for Creation Research, P.O. Box 2667, El Cajon, CA 92021, U.S.A.
[2] — Brookes J.R., Isaak G.R., et van der Raay H.B., « Observation of free oscillations of the Sun », Nature, vol. 259, p. 94. Aussi : Nicolson I., The Sun, Publ. Michael Beazley, 1982, p. 84.
[3] — Christensen-Dalsgaard J. et Gough D.O., « Towards a heliological inverse problem », Nature, 1976, vol. 259, p. 90.
[4] — National Research Council, The Decade of Discovery in Astronomy and Astrophysics, National Academy Press, 1991, p. 34.
[5] — Karttunen H., Kroger P., Oja H., Poutanen M., Donner K.J., Fundamental Astronomy, Springer-Verlag, 1987, p. 273.
[6] — Chown M., « The riddle of the solar wind », New Scientist, 12 August 1995, p. 16.

