Les noms des
premiers chrétiens
par Gérard Bedel
L’onomastique romaine classique
LE HUITIÈME jour après la naissance pour les filles, le neuvième pour les garçons, l’enfant recevait son prénom, prænomen, qu’on joignait au nom de famille, nomen, et à un surnom, cognomen. C’est ainsi que dans la famille des Julii naquit un jour un garçon qu’on appela Caius et à qui on donna le surnom de Cæsar. Les grands personnages qui s’illustrent à la guerre reçoivent parfois un second cognomen appelé plus tard agnomen. Le neveu de Tibère, Drusus Nero, n’est connu de la postérité que sous le surnom de Germanicus, dû à ses victoires outre-Rhin.
L’origine des prénoms anciens est controversée et l ’imagination des Romains était bien courte dans ce domaine [1] : l’empereur Auguste, par exemple, s’appelait Octave, Octavius, tout simplement « le huitième », et Cicéron avait un frère nommé Quintus, « le cinquième ». Même quand il est d’humble extraction, le Romain est fier de son nom de famille qui atteste sa citoyenneté face aux pérégrins [2]. Mais, avec la Constitution antonine de 212 appelée édit de Caracalla, tous les hommes libres habitant l’Empire deviennent citoyens romains : le nom va perdre de son importance et, comme la liste des prénoms est fort courte, c’est le surnom, cognomen, qui servira à désigner la personne dans la vie courante. Les possibilités infinies du surnom expliquent la grande variété des noms chrétiens attestée par les inscriptions des sépultures.
Les noms des chrétiens
Noms communs aux chrétiens et aux païens
Les premiers chrétiens ne rejetaient pas les noms qu’ils avaient reçus de leurs parents et qu’ils portaient avant leur conversion.
Noms dérivés des dieux païens
Apollo, Apollon, sera attesté jusqu’au VIe siècle et son dérivé, Apollinarius, figure dans le martyrologe romain au 14 février. Plusieurs martyrs ont porté le nom de Demetrius tiré de Demeter, nom grec de la déesse appelée Cérès par les Latins. Heraclius [3], martyr (22 octobre) doit son nom à Hercule (Heraclès en grec). Jovinus, Jovina, Jovita, martyre, (15 février) viennent de Jupiter. Hermes fut un nom très répandu, peut-être en mémoire de l’Hermas que saint Paul cite dans son Épître aux Romains. La déesse d’Athènes a donné son nom à deux martyrs, Athenodorus et Athenogenes, évêque de Sébaste, morts tous deux sous Dioclétien. Palladius, de Pallas, autre nom de Minerve, était évêque d’Hélénopolis au IVe siècle. Le 17 février, l’Église honore un martyr qui porte le nom de Romulus. Saint Saturnin, que le pape saint Fabien envoya en Gaule au IIIe siècle, fut le fondateur de l’Église de Toulouse : son nom est dérivé de Saturne, vieille divinité italienne. L’impure Vénus elle-même a donné son nom à des chrétiens : Venerius fut évêque de Milan et il eut un homonyme ermite. Alexandrie vit le martyre du prêtre Aphrodisius (30 avril).
Nombres
Parmi les vieux prénoms tirés des noms de nombres, relevons Quartus, disciple des Apôtres, et Octavius, martyr (20 novembre).
Couleurs
Albanus, Candidus, Candida évoquent la blancheur, symbole de pureté, Flavius [4] est un nom de famille dérivé de flavus, jaune. Fusca vient de fuscus qui signifie sombre, basané, ou bien grave, en parlant du son de la voix. Nigrinus était peut-être d’une famille où l’on avait les cheveux très noirs ; Rufus, roux, est un vieux nom latin.
Animaux
Employés par les païens, les surnoms empruntés au monde animal furent très courants chez les chrétiens, peut-être par humilité. Aper était-il grognon et solitaire comme un sanglier, Agnes douce comme l’agneau ? Aquila, Aquilinus rappellent l’aigle, Asellus et Asella ont-ils voulu briser l’orgueil de leur esprit en se faisant appeler « Petit âne » et « Petite ânesse » ? Capreolus, évêque de Carthage sous Théodose, tirait son nom de la chèvre comme Capriola. Columba, Columbanus font penser à la douceur d’Agnès. Formica était-elle humble ou travailleuse comme la rivale de la cigale du fabuliste ? On trouve Lepusculus Leo sur un marbre daté de 404 : que peut signifier cet étrange rapprochement ? « Lion le petit lièvre » ! Le nom du loup est utilisé directement, Lupus, ou sous forme de dérivés, Lupercus, Lupicinus, Lupicus mais on ne trouve qu’un féminin Lupula, et il est rare. C’est normal, la louve, lupa, servant en latin à désigner les femmes de mauvaise vie. On trouve l’ours, Ursus, féminin Ursa, et des dérivés comme Ursacius ; le diminutif Ursula est destiné à devenir un prénom fort usité. On trouve représentée, sur certaines tombes, la figure de l’animal qui a donné son nom à la personne. Le nom de Porcella est orné d’une petite truie, véritable pictogramme.
Agriculture
L’agriculture fournit bien des noms. On avait, depuis les débuts de Rome, Fabius (de faba, la fève), on aura, du laurier, Laurina et Laurentius. Piperion, de piper, le poivre, sera martyr à Alexandrie (11 mars). Rusticus et Rustica évoquent l’état paysan, Silvanus et Silvana la forêt. Stercorius et Stercoria ne se trouvent que sur des tombes chrétiennes car, l’humilité n’étant pas une vertu païenne, qui d’autre qu’un chrétien pourrait prendre un nom dérivé de stercus, le fumier ? Vindemialis « relatif aux vendanges » fut le nom d’un évêque d’Afrique du Nord victime du roi Hunneric [5]. Les noms de fleurs sont nombreux : Florus, Flora, Florentius, Florentia (Florent, Florence). Un jeune enfant martyrisé sous Valérien s’appelait Flocellus qui est un très joli diminutif. Rosa, la rose, est toujours utilisé comme prénom, mais le masculin Rosius a vécu ce que vivent les roses.
La mer et les fleuves
Marinus et Marina ou, du grec, Pelagius, Thalassus. On connaît le moine breton Pélage, célèbre hérésiarque démasqué par saint Augustin. La femme enterrée à Lyon nommée Sequana était-elle parisienne de naissance ? On trouve, d’après les cours d’eau d’Orient, Jordanis, Nilus. Sur l’Oronte qui arrosait Antioche, nous avons Orontius, nom d’un martyr mort sous Dioclétien (22 janvier).
Villes et pays
On se nomme, par exemple, Creticus, « de Crète », Cyprianus, « de Chypre » ; nous n’aurons pas besoin de présenter saint Cyprien qui, né dans la bonne société de Carthage, n’avait rien de particulièrement cypriote. Sabina désigne la région des Sabins au Nord-Est de Rome. Un dénommé Trojanus, « le Troyen », fut évêque de Saintes. Les bollandistes parlent, au 26 juillet, d’une sainte Jérusalem qu’on ne trouve point dans les martyrologes.
Les mois de l’année
On a pu s’appeler October ou Decembrina mais nous nous contenterons d’évoquer Januarius : le 19 septembre, à Naples, on se presse autour de l’ampoule contenant le sang de saint Janvier, évêque de Bénévent qui subit le martyre du temps de Dioclétien.
Le physique
Marcus Tullius avait reçu le surnom de « pois chiche », Cicero, parce que le nez d’un de ses ancêtres avait été orné, rapporte la tradition, d’une verrue monumentale. Le surnom touchant des détails physiques existait à Rome depuis les origines. On continua d’en créer sous l’Empire et les tombes chrétiennes nous révèlent des Balbina (de balbus, bègue), des Crispinus (de crispus, frisé), des Fronto (fronto désigne un homme qui a le front grand). Ces prénoms, redisons-le, mis à part quelques cas que nous indiquons au passage, ne sont pas particuliers aux chrétiens. Le plus célèbre Fronton, Marcus Cornelius Fronto, était un rhéteur païen qui fut précepteur du futur empereur Marc-Aurèle.
Les qualités morales
Nous trouvons des noms liés à la morale naturelle, Constantia, Clemens, Clementianus, Grata (de gratus, aimable, reconnaissant), Gratianus, Innocentius, Justus, Justa, Lucia (de lux, la lumière), Probus.
Noms chrétiens
Noms tirés des dogmes
Anastasius et Anastasia, Gregorius dérivés du grec, rappellent la résurrection de Notre‑Seigneur ; Athanasius, Athanasia affirment l’immortalité. Citons Christianus, Christinus, Christophorus. La rédemption apparaît dans Redemptius, Redempta, Reparatus. La renaissance par le baptême, l’entrée dans la vraie vie donnent Restitutus, Vitalus, Vivianus.
Noms tirés des fêtes
Epiphanius, Epiphania (une Epiphania fut martyrisée sous Dioclétien), Natalis et Natalia signifient anniversaire et honorent Noël. Pascacia, Pascasius, Pasqualina parlent d’eux-mêmes. Parasceves vient d’un mot grec qui signifie préparatif et était donné au jour précédant le sabbat, le vendredi en général et, en particulier, le Vendredi saint. Sabbatius, Sabbatia ont été tirés de l’hébreu. La dévotion envers les martyrs amena à prendre leurs noms ou à utiliser le nom de Martyrius (Martyria), dérivé du mot emprunté au grec et qui signifie d’abord « témoin ».
Noms tirés des vertus chrétiennes
Agape, Amour et Irène, Paix sont des noms qu’on trouve souvent chez les premiers chrétiens sous cette forme première, ou, pour les hommes, dans des dérivés comme Agapus, attesté à Lyon, et Ireneus, nom du prestigieux évêque de cette même cité. On aimait à réunir dans une même famille les noms des trois vertus théologales et on appelait trois sœurs Pistis, Elpis et Agapes, Foi, Espérance et Charité. On trouve au martyrologe romain trois vierges portant ces noms martyrisées sous Hadrien le même jour (1er août). Elpis donna Elpidius, nom d’un évêque de Lyon au Ve siècle.
Noms tirés de l’amour de Dieu
Adeodatus, Adeodata, « Dieudonné ». C’est le nom que le futur saint Augustin donna à son fils. Cyriacus, Cyricus viennent du mot Seigneur en grec. Sanctus, Sanctinus, Sanctulus se passent de commentaires. Citons Pius, pieux, appelé à devenir un nom de grands papes.
De nombreux noms composés avec le mot Dieu sont calqués sur le grec : Theophilus aime Dieu, Theodotus est consacré à Dieu, Théodosius offert à Dieu (Théodose), Theoprepides digne de Dieu, Theopompus envoyé de Dieu ou inspiré par Dieu. Plus latin, mais étrange d’allure, est le nom de Quodvultdeus, « ce que Dieu veut » qui exprime une totale soumission ; on connaît un évêque de Carthage du Ve siècle qui le porte.
Noms tirés de la lutte contre le péché, de la victoire
et de la joie du chrétien
Bellator, guerrier, combattant ; Valens, vigoureux ; Victor, Victoria, Victorina, Vincens, Vincensa évoquent le combat et la victoire. La joie spirituelle s’exprime dans des noms comme Gaudentius, Hilara, Hilaris, Hilarius, Hilarus. Songeons à saint Hilaire. Quant à Viator, voyageur, il indique que le chrétien est en marche vers la vraie patrie.
Les noms de baptême
Quand leurs noms avaient un aspect trop païen, les premiers chrétiens en changeaient à l’occasion de leur baptême, soit avant la cérémonie, soit pendant. Le concile de Nicée (325) défendit d’imposer aux nouveaux baptisés des noms qui ne soient pas ceux des saints, et la préférence allait aux martyrs. De telles mesures n’auraient pu être mises en pratique avant la « paix de l’Église [6] » pour des raisons de prudence et, comme il est plus difficile de se libérer des mauvaises habitudes que d’abandonner les bonnes, le nouvel usage ne s’imposa que lentement comme le montrent certains des exemples que nous avons cités. Mais il convient de souligner qu’on adopta souvent une double solution au problème du nom dans les inscriptions funéraires : porter d’abord le nom donné par les parents, le nom de la naissance physique, et le compléter par celui que la personne avait reçu lors de sa naissance spirituelle. C’est ainsi qu’on voit écrit Muscula quæ et Galatea, « Muscula qui s’appelle également Galatée » (le verbe est sous-entendu). Muscula était un nom païen (la petite souris), Galatea fut le nom de baptême. Cet usage se retrouve dans des milieux convertis bien plus tardivement et bien loin de Rome. Dans son Histoire ecclésiastique de l’Angleterre, Bède le Vénérable [7] rapporte l’épitaphe du roi Cedualla que Sergius avait baptisé sous le nom de Pierre : Hic depositus est Cedualla qui et Petrus, « Ici a été enseveli Cedualla qui s’appelle également Pierre ». On dit que saint Cyprien a ajouté à son nom Cyprianus celui du prêtre Cecilius à qui il se sentait redevable de sa conversion. Pourquoi saint Augustin avait-il ajouté Aurelius à Augustinus ? Ce nom était étranger à sa famille, mais peut-être a-t-il voulu marquer ainsi sa reconnaissance envers Aurelius Ambrosius, saint Ambroise [8] ?
L’usage d’ajouter à un nom celui de Marie apparaît au IVe siècle.
C’est en Orient qu’on voit le plus de noms empruntés à l’ancien Testament. Eusèbe rapporte que cinq Égyptiens, qui allaient subir le martyre et qui n’étaient pas encore baptisés voulurent se dépouiller de leurs noms païens au moment de recevoir le baptême du sang : ils moururent sous les noms d’Élie, d’Isaïe, de Jérémie, de Samuel et de Daniel.
Plus tard, les enfants de parents chrétiens recevront directement un nom de saint dès leur naissance et, si ce nom est d’origine païenne, qu’importe ? Il sera devenu chrétien dans le sang du martyr. C’est ainsi qu’on trouve une Macrina quæ Jovina, Macrina qui s’appelle aussi Jovina. Le nom de Macrina (de macer, maigre) est profane sans paganisme intempestif. Cette personne fut baptisée Jovina, nom qui ferait penser à Jupiter s’il n’avait été porté par une sainte femme qui confessa son Dieu jusqu’au sacrifice suprême.
L’origine des noms chrétiens forme donc une longue histoire. On prit peu à peu, à partir de l’édit de Milan, l’habitude de donner aux enfants des noms de saints dans le monde civilisé devenu la Chrétienté.
Il faudra attendre près de quinze siècles pour qu’une poignée d’enragés imposent à la France un nouveau calendrier qui était une insulte à la religion. Le 5 novembre 1793, un décret de la Convention divisa l’année civile en 12 mois de 30 jours chacun, plus 5 jours complémentaires affublés du doux nom de « sans-culottides » ! Tout le monde connaît à peu près les noms des mois qui étaient, soyons objectifs, assez bien imaginés : Nivôse, Pluviôse, Ventôse… Trois décades remplaçaient les semaines : les noms des jours étaient ridicules, primidi, duodi, tridi… jusqu’au sinistre décadi destiné à remplacer le dimanche. Mais le sommet de la stupidité, le comble du grotesque était atteint par les noms attachés aux jours de la semaine, pardon, de la décade. Prenons la première décade de Vendémiaire, le premier mois de l’année républicaine, c’est-à-dire du 22 septembre au 1er octobre : 1. Raisin, 2. Safran, 3. Châtaigne, 4. Colchique, 5. Cheval, 6. Balsamine, 7. Carotte, 8. Amarante, 9. Panais, 10. Cuve. Nous n’inventons rien : chaque jour du mois portait, au lieu d’un nom de saint, celui d’un produit agricole, d’un animal ou d’un instrument utile à l’agriculture.
S’appeler Panais ou Cuve ! On pourrait en rire, d’un rire franc et libérateur, si cette mascarade n’évoquait pas la Terreur, la guillotine, les crimes d’un Carrier ; on pourrait en rire si la liste des prénoms des élèves d’une classe de collège ou même la liste des baptisés de certaines paroisses ne laissaient à penser que les pratiques du paganisme ne sont pas si éloignées des goûts contemporains.
[1] — Le prénom Lucius, Luc, vient-il de lux, lucis, la lumière ou est-il emprunté au monde animal ? Un lucius, en latin, c’est un brochet. De même, Gaius et son féminin Gaia, désignent aussi le geai et la pie. Le nom de l’oiseau a-t-il été emprunté ou est-ce le contraire ? Les linguistes n’ont pas fini d’en discuter.
[2] — Le pérégrin est une personne libre qui ne jouit ni du droit de cité ni du droit latin.
[3] — L’empereur byzantin Héraclius reprit aux Perses les reliques qu’ils avaient emportées après avoir pris Jérusalem.
[4] — Vespasien, Titus, Domitien appartenaient à une famille Flavia. Commencé sous Vespasien, inauguré sous Titus, complètement achevé sous Domitien, le Colisée de Rome, où périrent tant de martyrs, est parfois appelé « amphithéâtre flavien ».
[5] — Les Vandales, qui s’emparèrent de l’Afrique du Nord peu après 406, étaient des ariens fanatiques. Hunnic et Genseric s’acharnèrent à faire apostasier. Hunnéric, lui, prit des mesures radicales : il réunit tous les évêques de son royaume, les fit déporter et persécuta une communauté catholique privée de ses pasteurs. Nous renvoyons à L’Histoire de la persécution de la province d’Afrique par Victor, évêque de Vitte, qui survécut à cette déportation.
[6] — La « paix de l’Église » fut la conséquence de l’édit de Milan promulgué en 313 par Constantin et Licinius lorsqu’ils se partagèrent l’Empire. Cet édit confirma et compléta celui de Galère en 311. Vaincu par la constance des chrétiens, vaincu par le cancer, cet ancien adjoint de Dioclétien, le plus farouche des persécuteurs, publia peu avant sa mort un édit qui autorisait les chrétiens à pratiquer leur culte et leur prescrivait de prier leur Dieu pour le salut de l’Empire et des empereurs. Mais, alors que Constantin adhérait au christianisme, Licinius, qui régnait sur la partie orientale de la romanité, renoua avec les persécutions en païen convaincu qu’il était. Sa défaite devant Constantin en 324 marqua le triomphe définitif du christianisme (le règne de Julien l’Apostat ne fut qu’un intermède sans lendemain).
[7] — Bède Le Vénérable (672-735). Son Historia ecclesiastica gentis Anglorum l’a fait surnommer le « Père de l’histoire d’Angleterre ». Saint Bède fut proclamé docteur de l’Église par Léon XIII.
[8] — « Verbis ejus suspendebar intentus… et delectabar suavitate sermonis – je restais suspendu à sa parole… et j’étais ravi par la douceur de ses discours » (Confessions V, 13).
Informations
L'auteur
Converti à la foi catholique par la lecture de Bossuet durant ses années de lycée, Gérard Bedel (1944-2022) voua efficacement sa vie, sa voix et sa plume au service de Dieu, de la France et des lettres.
Pour réagir à l’exclusion de plus en plus prononcée des auteurs ou des thèmes catholiques par les manuels scolaires de l’éducation officielle, il entreprit dans Le Sel de la terre une série d’articles sur notre littérature chrétienne, qu’il ne put malheureusement achever.
Le numéro

p. 115-121
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