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Perversion et liturgie

 

 

 

La recension suivante, rédigée par le père Michaël-Mary CSSR (vicaire général de la Congrégation transalpine des rédemptoristes, fidèle à la Tradition), a originellement été publiée en anglais dans le journal Catholic [1], sous le titre (intraduisible en français) « Amchurch comes out ».

Amchurch est le nom donné, mi-plaisamment mi-sérieusement, à l’Église des États-Unis depuis que, suite au concile Vatican II, elle a été restructurée à la manière d’une société d’affaires américaine, par des hommes tels que le célèbre cardinal Bernardin de Chicago.

En crise, accablée de scandales, Amchurch montre aujourd’hui sa vraie nature – pourrie jusqu’à la moelle. L’affaire actuelle des abus d’enfants par des clercs marque son coming-out – nom donné par les homosexuels au mo­ment où l’un d’entre eux se déclare ouvertement comme tel.

Nous avons hésité à publier cet étalage infect des turpitudes de clercs dé­voyés, du haut en bas de la hiérarchie. Notre-Dame avait mis en garde à La Salette dès 1846. Que les catholique fidèles prient et fassent pénitence pour expier ces abominables péchés et n’y point tomber à leur tour [2].

Le Sel de la terre.

 

*

 

IL Y A DEUX SEMAINES, j’ai acheté un livre intitulé Amchurch comes out [3]. Écrit par Paul Likoudis, rédacteur du journal The Wanderer, et appuyé sur quinze ans de recherche, il montre comment l’Église des États-Unis a été pénétrée par un agressif réseau homosexuel ; il a étudié les liens qui existent entre la révolution « gay » qui est arrivée au pouvoir au début des années 1960 et la chute d’Amchurch, l’Église catholique moderne des États-Unis.

De même qu’un pays subit une humiliation nationale à cause des crimes de guerre de ses chefs, de même qu’une famille ressent une honte intense quand l’un de ses membres est condamné à la prison pour un crime, ainsi les catho­liques du monde entier, qui aiment l’Église, seront accablés de honte, de colère, et d’un sentiment de trahison quand ils réaliseront pleinement l’étendue de la corruption morale à laquelle l’Église a été sujette au cours des quarante dernières années. Vraiment, on peut tout à fait comprendre pourquoi Notre-Seigneur posa cette question effrayante : « Quand le Fils de l’homme reviendra, trouvera-t-il, pensez-vous, la foi sur la terre ? » (Lc 18, 8). Car si quelque chose pouvait faire tomber les cèdres du Liban et jeter les bons catholiques et toute l’Église dans la boue, la révélation de cette honte le ferait. Et cette honte continuera. C’est la hiérarchie, les cardinaux, les évêques, qui est infectée et paralysée par ces crimes. Et, pour être franc, nous ne savons pas jusqu’où s’étend cette malfai­sance, ni où et quand elle s’arrêtera.

 

Des cardinaux sont impliqués

 

Le cardinal Joseph Bernardin, la figure ecclésiastique la plus puissante des États-Unis dans la deuxième moitié du XXe siècle, a été accusé d’abus sexuel qu’il nia en novembre 1993.

 

L’impact de Bernardin sur l’Église américaine sera débattu et discuté très pro­bablement pendant des siècles. Personne ne conteste son influence : il fut le créateur de la Conférence nationale des évêques catholiques et de la conférence catholique des États-Unis ; il fut un consécrateur d’évêques, et, travaillant avec l’ancien arche­vêque Jean Jadot, donna à la hiérarchie américaine son orientation très favorable à l’homosexualité ; il fut un provocateur rusé qui soutint et habilita des dissidents tout en professant en même temps sa loyauté à ses supérieurs de Rome ; il fut à l’origine de propositions pour détruire la liturgie romaine [4]. […]

Bernardin, il faut s’en souvenir, a été soutenu, défendu et promu par son par­rain et mentor ecclésiastique, l’archevêque Paul Hallinan d’Atlanta, et par l’arche­vêque (plus tard cardinal) John Dearden qui serait responsable de la désignation d’évêques aussi connus et favorables à l’homosexualité que l’évêque auxiliaire de Detroit, Tom Gumbleton, Ken Untener de Saginaw, Joseph Imesh de Joliet et Daniel Ryan de Springfield. […] Son ami le plus proche, depuis le temps de la Caroline du Sud, Mgr Frederick Hopwood, a été accusé d’avoir abusé de centaines de garçons au début des années 1950, quand lui et Bernardin partageaient une rési­dence à la cathédrale. […] Hopwood n’était pas un pédophile ordinaire. Il abusa de centaines de garçons au presbytère – au temps où Bernardin était, théoriquement, chancelier assistant – et au Camp Sainte-Marie à Beaufort. (Amchurch comes out, p. 137-138.)

 

Un ancien séminariste de l’archidiocèse de Cincinnati, Steven Cook, dépensa dix millions de dollars dans un procès contre Bernardin et le père Ellis Harsham, accusant ce dernier d’avoir d’abord commis contre lui des actes sexuels, puis de l’avoir livré à Bernardin pour d’autres abus. Plus tard Cook abandonna les accu­sations, mais des séminaristes du séminaire diocésain de Winona, Minnesota, ac­cusèrent Bernardin et trois autres évêques d’avoir participé à des rites sexuels-sa­taniques dans cette institution.

Le cardinal Roger Mahony de Los Angeles a aussi été mis en cause :

 

Il accueillit [le 4 septembre 1997] 170 activistes catholiques homosexuels à une conférence à Long Beach […], dont le moment principal fut une scène burlesque présidée par le père Peter Liuzzi (carme), son bras droit pour la communauté les­bienne et homosexuelle.

Liuzzi prétendit bénir les assemblées avec de l’urine de chiot puis simula de se dévêtir, lançant son col de clerc dans la foule. (Ibid., p. 77.)

 

Le cardinal Law de Boston et le cardinal Hickey, archevêque émérite de Washington D.C., ont aussi été accusés de mauvaise conduite en cachant les crimes de leurs prêtres. Combien de cardinaux y a-t-il encore à accuser ? Et si ces cardinaux ne sont pas dépouillés de leur pourpre sacrée, combien de cardinaux font partie du réseau homosexuel, empêchant que la justice minimale soit faite ? Qui les protège, et pourquoi ?

 

Les évêques sont impliqués

ainsi que d’innombrables prêtres

 

Beaucoup d’évêques ont été impliqués dans la pédophilie, l’homosexualité ou dans la promotion de ce genre de mœurs. Ils sont trop nombreux pour être cités, et je vous renvoie au livre de Paul Likoudis pour vous faire une idée de toute la violence de cette horrible attaque. Mgr Reginald Cawcutt, évêque auxiliaire du Cap (Afrique du Sud), connu de manière internationale pour son implication dans le réseau gay internaute « Sebastian’s Angels », prit sa retraite cette année en bonne relation avec l’Église. Il n’a jamais été blâmé. Pourquoi donc ? Qui le pro­tégeait ? Quelle information détenait-il qui empêcha son renvoi immédiat et lui permit de continuer à exercer ses fonctions d’évêque ?

Nous serons tous abasourdis par les révélations faites dans ce livre, et spécia­lement en considérant les âmes innombrables qui ont perdu la foi et se sont éga­rées à cause de ceux qui auraient dû être des pasteurs et non des loups.

 

Liturgie et perversité

 

Le réseau homosexuel et pédophile infiltrant l’Église vise aussi la sainte messe. En cela il est une attaque contre tous les catholiques encore dignes de ce nom. Les changements liturgiques introduits par les cardinaux et les évêques sont liés d’une manière réelle avec les crimes pervers du réseau homosexuel. Nous n’avons pas encore mesuré toute l’étendue de ces liens, mais nous savons déjà que des promoteurs internationalement reconnus du changement liturgique ont été trouvés membres de ce réseau homosexuel. La nouvelle messe, fondement de la révolution liturgique, et le lobby homosexuel, lignée impie de la révolution sexuelle, sont liés de près.

Il reste encore à démasquer le Novus Ordo Missæ et montrer quelle messe sans valeur elle est en réalité. Déjà nous percevons quelques-uns de ses secrets les plus sombres – nous savons, par exemple, que Mgr Annibale Bugnini, qui la créa, fut soudain banni et envoyé comme nonce en Iran pour de mystérieuses raisons. Avec le temps, les origines mystérieuses de la nouvelle messe devien­dront sans doute encore plus claires. En effet, à mesure que nous découvrons la vie privée de ceux qui ont essayé d’abolir la messe de toujours, nous avons une indication que les faits s’éclaircissent. Espérons que les catholiques des autres parties du monde seront aussi diligents à révéler ce qui s’est produit dans leurs propres pays que l’ont été certains catholiques américains en démasquant Amchurch (l’Église conciliaire des États-Unis).

 

Hall liturgique de honte

 

Amchurch comes out montre ainsi que de nombreux experts américains en liturgie ne furent rien de moins que des criminels. Le père Neils K. Rasmussen O.P., « liturgiste de renommée mondiale » qui reçut son doctorat à l’Institut catho­lique de Paris en 1978, fut trouvé par la police des États-Unis revêtu d’un habit de perversion en cuir, en 1988, s’étant décoché un coup de pistolet dans la poi­trine. Il laissait une note de suicide indiquant qu’il ne voulait pas de messe ca­tholique de funérailles.

Le père John Aurelio était un prêtre de Buffalo qui devint le premier promo­teur des « liturgies d’enfants » aux États-Unis. Célèbre pour ses vêtements sacerdo­taux « Raggedy Ann » à la messe [5], il fut interviewé lors d’une émission spéciale à la CBS. Il était aussi directeur spirituel des séminaristes au Séminaire du Christ-Roi à Buffalo. Mais en dehors des caméras, Aurelio était un réprouvé qui, avec son complice de crime, le père Bernard Mach, sodomisait des garçons de 12 à 14 ans après les avoir enivrés de drogue et d’alcool.

Puis il y eut le directeur liturgique de l’archidiocèse de Detroit, le père Gérard Shirilla, qui organisa la messe papale pour 90 000 personnes quand le pape vint visiter le Michigan. Des traditionalistes voulant l’ancienne messe, il disait : « Il faut les combattre pied à pied. » Le même homme fut accusé d’être un pédophile de­puis les années 1970 et fut attaqué en justice pour abus sexuels en 1993. La der­nière fois qu’on le vit, ce fut comme prêtre de paroisse de l’église de Sainte-Anne, à Apena (Michigan) en 2002.

Le père Keneth Martin âgé de 55 ans, co-directeur du comité sur la liturgie des évêques américains, fut arrêté et accusé le 26 juin 2001 d’abus d’enfant, au troi­sième et quatrième degré d’offense sexuelle, et de pratiques perverses, selon le Baltimore Sun du 27 juin 2001.

En 1962, l’évêque Rosario Brodeur demanda au père Paul Lapierre de devenir le directeur d’une « maison de retraite » ayant pour but de former des prêtres et des religieux canadiens en leur montrant comment mettre en œuvre les décrets de Vatican II. En mai 1999 trois chefs d’accusation furent portés contre lui pour agression indécente, et deux autres pour indécence grossière sur un garçon, entre 1964 et 1968. En septembre 2001, lors de son jugement à Cornwall (Ontario), Lapierre se présenta à la tribune comme l’un des plus grands leaders du renou­veau liturgique de Vatican II au Canada, aux États-Unis, et en Europe dans les années 1970. Son accusateur, maintenant un procureur éminent à Montréal, dé­clara qu’il était âgé de 12 ans quand il subit un outrage sexuel et fut passé comme un « jouet usé » de prédateur à prédateur. Lapierre aurait abusé de lui plusieurs fois sur une période de quatre années.

Syhia MacEachern d’Ottawa (Canada), rédacteur en chef de The Orator, revue catholique indépendante, est considéré comme l’écrivain canadien le plus compé­tent mettant à jour toute l’étendue de la pédophilie dans l’Église canadienne.

 

Dans son exposé sur Glendinng, MacEachern a montré, au-delà de tout doute raisonnable, que pendant plus de trente ans, le « renouveau » liturgique catholique fut – et est encore – conduit dans une grande mesure par des clercs homosexuels et pédophiles pour changer la conception qu’ont les catholiques de la nature de l’Église, et pour exprimer leur vision d’une nouvelle Église : une Église « tolérante », « compatissante » et « bonne » ; et non une Église « rigide », « formaliste » et « légaliste ».

Son projet de recherche (The Painted Preying Liturgist, 100 pages) mentionne les clercs homosexuels, les prêtres pédophiles convaincus, les féministes radicaux, les marxistes et autres personnes du même genre qui « renouvelèrent » la liturgie catho­lique au Canada et organisèrent l’une des plus grandes débâcles de l’histoire de l’Église : la destruction presque complète de l’Église au Canada. (Ibid., p. 118.)

 

Le père Barry Glendinning, l’un des plus grands liturgistes du Canada, ensei­gna dans des séminaires canadiens pendant quarante ans. Le 2 avril 2000 le Ottawa citizen rapporta qu’il avait été poursuivi en justice pour avoir abusé des servants de messe.

 

En mai 1974, Glendinning, alors âgé de 40 ans, dut faire face à six chefs d’accu­sation portés contre lui pour indécence grossière concernant six enfants âgés de 11 à 16 ans, fut placé sous surveillance pendant trois ans et envoyé à Southdown, centre de rééducation en dehors de Toronto. Malheureusement sa carrière de pédophile et liturgiste ne s’acheva pas là. Au contraire, c’est alors qu’elle commença vraiment sous la tutelle du futur cardinal-archevêque de Toronto, G. Emmett Carter, qui remplit finalement les fonctions de président de la conférence canadienne des évêques ca­tholiques, après avoir été président (1971-1973) de la commission internationale de l’anglais dans la liturgie (ICEL), membre du Concilium de liturgie sous Annibale Bugnini, et membre de la congrégation du Culte divin. (Ibid., p. 121.)

 

Un réseau d’infiltration

 

Une autre enquête montre que beaucoup de ces experts liturgistes n’ont pas la foi catholique et ne croient aucunement en la présence réelle de Notre-Seigneur dans l’eucharistie. Ils croient en revanche en la destruction de la liturgie latine. Leurs sympathies vont aux marxistes, aux féministes radicaux, aux parti­sans de l’homosexualité et du New Age (ibid., page 123). Cela semble difficile à croire, et pourtant Paul Likoudis affirme :

 

La mise en place du réseau homosexuel et pédophile dans l’Église catholique en nos temps modernes, qui va en parallèle avec des réseaux similaires dans les milieux du gouvernement, des affaires et de l’éducation, peut, selon certains, être datée de la fin des années 1920 et du début des années 1930 quand les « Apôtres de Cambridge », cette élite de marxistes homosexuels menés par Anthony Blunt (et comprenant des espions aussi connus que Kim Philby), décidèrent de contrôler les institutions principales, particulièrement les églises, les journaux, le cinéma, la radio (et plus tard la télévision), les universités, les musées et les agences culturelles gou­vernementales.

Au lecteur surpris, qui aurait du mal à le croire, je peux seulement dire que cette thèse est confortée par un très grand nombre d’informations. La récente biographie d’Anthony Blunt, écrite par John Costello et intitulée Mask of Treachery (Masque et Trahison, William & Morrow, Co., 1988), fournit une riche documentation sur la manière dont Blunt plaçait ses amis, à la fois marxistes et homosexuels, dans certains des centres culturels les plus importants du monde occidental, se vantant même de ce qu’un grand nombre d’entre eux n’avaient aucunement les qualifications corres­pondant à leur position. De plus, il y a le témoignage collectif des anciens commu­nistes des États-Unis, tels que Manning Johnson et Bella Dodd, qui affirment avoir encouragé plus de mille communistes ou sympathisants à entrer dans des séminaires catholiques au début des années 1930 [6]. Bella Dodd témoigna : « Au début des an­nées 1930, nous avons élevé 1100 hommes à la prêtrise pour détruire l’Église de l’in­térieur », et la tactique principale projetée, après l’arrivée de ces hommes au pouvoir, était de donner à l’Église « du passé » la réputation d’être oppressive, autoritariste, pleine de préjugés, arrogante et fermée sur le monde [7] (ibid., page 136).

 

Réputation et restauration

 

Nous entendons la voix de Notre-Seigneur : « Ne donnez pas ce qui est saint aux chiens, ne jetez pas les perles aux pourceaux » (Mt 7, 6). Ces perles, selon les anciens Pères, ce sont les hosties consacrées. Nous avons longtemps pleuré sur le fait que des choses vraiment sacro-saintes comme la messe et l’innocence de nos enfants ont été trahies. Ce qui devient de plus en plus clair, c’est que les deux sont tombées ensemble dans les mêmes mains sacrilèges. Nos perles ont été je­tées et les pourceaux les ont foulées dans la fange.

Les catholiques fidèles doivent se baisser jusque dans cette fange pour re­prendre ces très saintes perles et ce faisant, nous ne pouvons nous empêcher d’être couverts de boue. Les parents qui continuent à enseigner à leurs enfants innocents la foi catholique qui sauvera leurs âmes seront tournés en dérision et méprisés par le monde. De même, les prêtres qui continuent à offrir l’ancienne messe et qui, comme le font également des moines et des religieuses, osent s’habiller de manière distinctive comme prêtres et religieux[ses] catholiques, se­ront remarqués avec un mépris particulier. Le saint habit de religion, signe exté­rieur de consécration, est devenu un vêtement sali et souillé par les crimes du clergé pédophile. Pourtant nous devons continuer sur cette via dolorosa de honte, en union avec Notre-Seigneur, dont la sainte face fut couverte de crachats.

L’Église, notre Mère, comme une vigne dévastée, a été ouverte à ses ennemis. Tous ceux qui veulent venir à son aide doivent absolument abandonner la nou­velle messe et sa religion. Ils doivent opter pour la messe et la foi de toujours. Ils doivent revêtir le scapulaire brun de Notre-Dame du Mont Carmel et s’armer du très saint rosaire. Ils doivent pratiquer les cinq premiers samedis du mois, avec réparation spécialement pour l’abus des enfants innocents.

Que Dieu accorde à chacun de nous la grâce de porter sa croix et d’être fidèle au Sacré-Cœur blessé de notre sauveur, car celui-là seulement « sera sauvé qui persévérera jusqu’à la fin » (Mt 10, 22).


[1] — Catholic 218, novembre 2002 – Golgotha Monastery, Island Papa Stronsay, KW17 2AR, Okney Isles, Scotland, Grande-Bretagne. <catholic@redemptorists.org.uk>.

[2] — Le même numéro du Catholic donne la recension d’un ouvrage de Mickael S. Rose intitulé Goodbye, Good men et sous-titré How Liberals brought corruption into the Catholic Church (Cincinnati, Aquinas Publishing, 2002). Sans remonter jusqu’aux véritables causes (l’auteur reste dans la mouvance conciliaire), l’ouvrage souligne un certain nombre de faits effrayants : en une quinzaine d’années (depuis le milieu des années 1980) plus de 300 prêtres américains sont morts du sida. Dans certains séminaires, la corruption est généralisée : Mark Brooks, ancien séminariste à Saint-Francis (sud de la Californie) témoigne avoir subi une douzaine de fois les propositions malhonnêtes du vice-recteur et avoir finalement réalisé qu’un tiers des séminaristes étaient homosexuels. A Saint-Mary-of-the-Lake, la proportion était de 60%. Et la situation est encore pire dans certains instituts religieux. John Bollard, jésuite de 1988 à 1996, témoigne qu’au moins douze prêtres lui ont fait des avances durant cette période, et que ses refus lui ont attiré une telle hostilité de la part de trois de ses supérieurs qu’il dut se résoudre à quitter la Société. Par ailleurs, divers témoignages font état d’une situation analogue dans plusieurs séminaires et instituts religieux d’Amérique du sud. On juge l’arbre à ses fruits, a dit Notre-Seigneur. Ceux de l’Église conciliaire sont de plus en plus visiblement pourris.

[3] — Paul Likoudis, Amchurch Comes Out : The U.S. Bishops, Pedophile Scandals, and the Homosexual Agenda (L’Église des États-Unis démasquée. Les évêques des États-Unis, les scandales de pédophilie et l’agenda homosexuel), Roman Catholic Faithful, P.O. Box 109, Petersburg, IL 62675, USA, 2002 ; on peut commander pour 24,95 $ à The Wanderer, 201 Ohio St., St. Paul, MN 55107 ; tél : 00-1-651-224-5733.

[4] — En 1974, archevêque de Cincinnati, Mgr Bernardin avait autorisé dans son diocèse le remplacement des hosties par de petits gâteaux à base de farine, bicarbonate de soude, sel, levure chimique, beurre fondu et miel, le tout cuit au four pendant 25 minutes. Rome protesta à plusieurs reprises, déclarant qu’une telle matière rendait la messe invalide (congrégation pour la Doctrine de la foi, 9 mai 1979). Mais Rome nomma aussi Mgr Bernardin cardinal et archevêque de Chicago. (Voir Introïbo 33, juillet 1981, p. 6 et Introïbo 43, p. 8.) (NDLR.)

[5] — Raggedy Ann : style vestimentaire dérivant de la poupée du même nom, héroïne d’une série de contes écrits et illustrés par l’auteur américain John Barton Gruelle (1880-1938). (NDLR.)

[6] — Sur cette pénétration communiste dans les séminaires, voir aussi le témoignage de Jean-Pierre Dickès sur « Morsang », dans La Blessure, Étampes, Clovis, 1998 (recension dans Le Sel de la terre 27, p. 188-190, avec un autre témoignage sur le sujet), ainsi que le roman de Marie Carré, E. S. 1025 ou les mémoires d’un anti-apôtre, Freneuse (78), SEGIEB, 1972. On se souvient des avertissements de Notre-Dame à Fatima concernant la Russie qui répandrait ses erreurs dans le monde. (NDLR.)

[7] — On retrouve la tactique des promoteurs de Vatican II. (NDLR.)

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 45

p. 202-208

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