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La Réaction païenne

 


Tous ceux qui, à un titre ou à un autre, s’intéressent à la période qu’on n’appelait pas encore l’Anti­quité tardive seront heureux de lire la nouvelle édition de La Réaction païenne de Pierre de Labriolle.

Professeur à la Sorbonne et membre de l’Institut de France, Pierre de Labriolle (1874-1940) fut, avec Gaston Boissier et Paul Monceaux, l’un des tout premiers universitaires français à aborder l’étude des auteurs latins chrétiens dans une perspective littéraire et à les considérer comme des écrivains à part entière. Philologue et historien, auteur d’une remarquable Histoire de la littérature latine chrétienne, traduc­teur et commentateur de nombreux auteurs chrétiens comme Tertullien et saint Cyprien, il était bien préparé pour écrire l’histoire de la rencontre et de l’opposition intellectuelle et spirituelle entre paganisme et chris­tianisme dans le monde gréco-ro­main, jusqu’à la fermeture de l’École d’Athènes par Justinien en 529. Publié en 1934, l’ouvrage fut souvent réédité et connut un véritable succès de librairie : dix éditions entre 1934 et 1940 ! Nous saluons la nouvelle édition comme une heureuse initia­tive.

 

Ce livre n’est pas une histoire des persécutions, mais « celle de la lutte intellectuelle du paganisme contre le christianisme naissant », et il se ter­mine sur la résistance des païens face au christianisme triomphant. A côté des juges et des bourreaux, lutta contre le dogme chrétien et l’idée même de Révélation une pensée rompue depuis des siècles aux subti­lités de la dialectique. On ne peut nier la force de la critique païenne qui trouva tous les arguments que l’on peut opposer au christianisme.

 

Chaque fois que le rationalisme fut aux prises avec la révélation chré­tienne – remarque J. Bidez, un spécia­liste du Bas-Empire que cite P. de Labriolle dans son introduction – il n’eut guère qu’à répéter ce que Porphyre avait dit.

 

Mais de même que les hérésies ont aiguisé la pensée théologique, le pa­ganisme antique le plus virulent peut servir l’apologétique. Les plus implacables ennemis de la foi chré­tienne aux premiers siècles de notre ère n’ont jamais mis en doute l’exis­tence de Jésus. Qu’ils aient essayé vainement de dresser quelque figure qui fît pâlir celle du Christ, Hercule, Hélios, Mithra, montre qu’ils étaient persuadés de son existence.

L’hellénisme païen ne pouvait concevoir ni une création ex nihilo, ni un médiateur entre Dieu et l’homme, ni des changements radicaux dans l’ordre du Cosmos comme l’incarna­tion et la rédemption.

 

Du dédain aux premières inquiétudes (40-160)

 

Il convient de noter tout d’abord l’incuriosité païenne à l’égard du christianisme naissant. Après avoir rappelé que la prétendue correspon­dance entre saint Paul et Sénèque est un faux, vraisemblablement du IVe siècle, l’auteur rapporte le récit de l’incendie de Rome sous Néron et les allusions de Suétone : Claude « chassa de Rome les Juifs qui se li­vraient à de continuelles séditions à l’instigation de Chrestus », impulsore Chresto. La persécution de 64 ne re­tient pas l’intérêt de Suétone puisque le christianisme n’est qu’une super­stition et non une religion (Cicéron opposait déjà superstitio à religio). Une superstition nouvelle est donc méprisable puisque seule un lien avec le passé peut inspirer le respect. Les chrétiens s’attacheront à montrer que, « soudée au judaïsme » la reli­gion chrétienne a pour elle la majesté des siècles.

Que des écrivains comme Martial ou Juvénal, « excellents observateurs de la vie populaire » n’aient jamais parlé des chrétiens montre que ceux-ci n’intéressaient pas alors les lettrés. Mais après le IIe siècle on constate une inquiétude haineuse : la vitalité du christianisme touche toutes les classes sociales. C’est d’autre part l’époque du gnosticisme qui oblige la pensée catholique à se faire rai­sonneuse.

L’empereur philosophe Marc-Aurèle (161-180)  fut persécuteur – les martyrs de Lyon en sont la preuve –, « plus que certains tyrans atroces et stupides », note le P. Lagrange [1]. Sa philosophie stoï­cienne l’opposait totalement au christianisme : il faut supporter les hommes ; vouloir les changer est une folie. Marc-Aurèle croyait en plus à l’action des dieux.

L’Octavius de Minucius Felix nous révèle la substance de l’invective de Fronton, précepteur de Marc-Aurèle, contre les chrétiens, une œuvre qui a disparu : sacrifices d’enfants, ban­quets impudiques, on trouve tous les phantasmes de l’imagination mal­saine. L’intellectuel s’associe aux plus bas instincts de la foule. Habile rhéteur, Fronton n’était qu’un esprit superficiel.

Le grand médecin Galien, déjà scientiste, reproche aux chrétiens une foi « indémontrable » mais il ne donne pas dans les accusations vul­gaires.

Renan voit dans Lucien la pre­mière apparition de l’esprit voltai­rien, « un sage égaré dans un monde de fous ». Lucien tient les chrétiens non pour de méchantes gens mais pour des nigauds qui acceptent les doctrines du « sophiste crucifié ». C’est le seul écrivain païen qui juge le christianisme inoffensif.

 

Celse et Origène

 

Un des plus importants ouvrages contre le christianisme fut la Parole de Vérité de Celse. En 248, près de 70 ans après sa parution, Origène en­treprit de réfuter ce livre, et il en fit d’abondantes citations qu’il entreprit de critiquer l’une après l’autre et qui nous permettent de connaître cet ouvrage perdu. Celse attaque le christianisme avec une violence insolente. C’est une doctrine barbare pour personnes incultes et d’ailleurs la majorité des chrétiens sont des gens de rien. Manifestation de folie mystique que l’Orient déverse sur l’Occident, la nouvelle croyance ne vaut pas mieux que les religions à mystères comme le culte de Dionysos. Les chrétiens ont tout em­prunté, sans bien comprendre, à la philosophie grecque et à diverses re­ligions ; leur doctrine est un mélange de Platon mal interprété avec du stoïcisme, des mythes égyptiens et encore d’autres éléments. « Celse, dit P. de Labriolle, fait un usage assidu de la méthode comparative pour ra­valer le dogme chrétien au rang des antiques fictions. » Le plus inaccep­table pour un esprit formé à la philo­sophie, c’est l’idée d’un Dieu qui s’incarne. Enfin, les chrétiens se met­tent stupidement en marge de la re­ligion nationale et nuisent à l’Empire romain.

L’historien met en lumière avec finesse les incertitudes de Celse der­rière les outrances du polémiste : cet homme doute de la religion tradi­tionnelle qu’il défend. Il a des accès de piété (« Il ne faut jamais se déta­cher de Dieu »), il conçoit la Divinité agissant sur notre monde par l’in­termédiaire de « démons », croyance répandue parmi les philosophes de son temps. Les succès du christia­nisme étaient tels et tels l’inquiétude et le malaise des intellectuels que le paganisme cherchera, à partir de l’époque de Marc-Aurèle, à se ré­former sur le modèle du christia­nisme qui le menace.

P. de Labriolle nous montre la foi d’Origène blessée par la critique de Celse et dessine les affinités entre ces deux « intellectuels ».

Mais Celse retardait : le besoin de pardon et d’expiation était fort chez les hommes du IIe et du IIIe siècle. Le néo-platonisme se fit dévot, opposa une abstinence et un renoncement au renoncement et à l’abstinence des chrétiens. Philostrate, qui avait lu les livres saints, écrivit une vie d’Apol­lonius de Tyane en faisant de ce « Pythagore modernisé » un être di­vin que le paganisme pouvait oppo­ser au Christ.

De la fin du IIe siècle au début du IIIe (180-249), la persécution fut spo­radique, d’origine populaire et non impériale. L’état d’esprit des gens du monde à cette époque est exposé dans l’Octavius de l’apologiste chré­tien Minucius Felix. Le païen Cæcilius y défend la religion tradi­tionnelle à laquelle la grandeur de Rome est liée mais il confesse une sorte d’agnosticisme personnel. Quant au christianisme, il le méprise comme l’expression de l’inculture de la lie du peuple et se scandalise, en particulier, de « l’absurdité » du dogme de la résurrection. Mais le débat se déroule « sous le signe de l’aménité ». Au IIIe siècle, des sa­vants cherchèrent à s’en prendre aux écrits évangéliques en soulevant des difficultés sur certains points comme l’éclipse mentionnée par saint Luc sur laquelle s’engagea une polé­mique rapportée dans le chapitre IV de la deuxième partie de l’ouvrage.

Au début du IIIe siècle, certaines calomnies contre les chrétiens sont reprises des textes antisémites, les chrétiens étant souvent assimilés à des juifs (ut iudaicæ religionis propin­qui, comme proches de la religion juive, dit Tertullien).

 

On sait – écrit Pierre de Labriolle – que l’antisémitisme est un état d’es­prit de beaucoup antérieur au chris­tianisme, et dont celui-ci n’est nulle­ment responsable, encore qu’il ait pu contribuer à le renforcer. Il suffit, pour s’en convaincre, de parcourir la précieuse collection diligemment compilée par Théodore Reinach (Textes d’auteurs grecs et latins relatifs au Judaïsme, Paris, 1895).

 

La réaction de « l’hellénisme »

 

Pierre de Labriolle tient à souli­gner la « haute inspiration religieuse de Porphyre dans ses meilleures pages », mais ce pieux idéaliste (234-305) a été, après Celse et plus que Celse, le plus redoutable adversaire du christianisme dans l’Antiquité. Christianisme et néo-platonisme eu­rent longtemps des contacts ; on rendait hommage à saint Jean tout en le traitant de barbare. Bien que sa pensée fût toute païenne, Plotin, le maître du néo-platonisme, n’avait jamais engagé de polémique contre les chrétiens, mais son disciple et ami Porphyre composa plusieurs traités religieux, dont Philosophie des Oracles, Images des dieux et Contre les chrétiens. Ce traité est perdu mais on peut en reconstituer des parties par les citations et les critiques des au­teurs chrétiens, surtout saint Jérôme et Eusèbe de Césarée, sans oublier quelques pages de la Cité de Dieu. Le dessein de Porphyre était d’arrêter la défection des esprits cultivés qui s’amplifiait et de les rattacher à l’hel­lénisme revivifié. Dans sa Thérapeutique en douze discours, destinée selon son auteur « à guérir » (d’où le titre) les préjugés des païens contre le christianisme, Théodoret évêque de Cyr en Syrie (386 - 458), cite une plainte de Porphyre : « Depuis que Jésus est honoré, per­sonne n’a ressenti un bienfait public des dieux ». Il n’était plus possible de se contenter des critiques de Celse, car la théologie catholique s’était créée depuis.

Pierre de Labriolle analyse la cri­tique de Porphyre :

 

Les évangélistes sont les inven­teurs, non les historiens des choses qu’ils racontent de Jésus [fragment n°15].

 

Le philosophe néoplatonicien voulut prouver cette proposition fondamentale par une étude critique serrée des Évangiles qu’il avait lus de près comme le montre son ana­lyse des récits de la Passion (fragment n°15, cité p. 255). Les apôtres n’étaient que de pauvres hères (fragment n°4) qui abusaient de la candeur de leurs auditoires. Il critique saint Pierre et saint Paul ainsi que l’Église de son temps, il s’indigne de l’eucharistie et de la ré­surrection. Porphyre pense que le christianisme implique une concep­tion absurde et irrationnelle de la di­vinité qui le condamnerait, aussi bien du point de vue des religions particulières que du point de vue transcendant de la philosophie.

Moins de quarante ans plus tard l’Église se réconciliait avec l’État ro­main avant d’en faire un État chré­tien. Le polémiste Porphyre tomba dans l’oubli, mais pas le philosophe. Le Moyen-Age ne le connaît plus que comme un « classique » pour son Introduction aux catégories d’Aris­tote, traduite en latin par Marius Victorinus et commentée par Boèce !

Le 24 février 303, l’empereur Dioclétien frappait le christianisme par l’édit de Nicomédie : ce fut la plus complète, la plus violente des persécutions. Dioclétien avait hésité à persécuter les chrétiens, malgré Galère (Lactance, De Mortibus perse­cutorum). Mais il avait été confronté au silence des oracles organisé par le clergé païen. Pour la première fois les législateurs et les polémistes col­laboraient. L’empereur avait été aussi influencé par le Discours ami de la vérité de Sossianus Hiéroclès, per­sonnage que Chateaubriand fera re­vivre dans ses Martyrs. Cherchant à démontrer que la sainte Écriture n’est que mensonge et contradiction, il opposait au Christ Apollonius de Tyane, le héros de Philostrate et pen­sait que cette imitation pouvait être préférée au modèle !

Après l’échec de la persécution de Dioclétien, Maximin provoqua des mouvements populaires hostiles aux chrétiens et fit fabriquer des Actes de Pilate. Il essaya également d’organi­ser le culte païen sur le modèle chré­tien.

Dans la période qui précède l’édit de Milan, la piété païenne s’agite et on voit apparaître un véritable fana­tisme chez les païens : « Las des sar­casmes des chrétiens contre la my­thologie, ils en étaient venus à souhaiter la disparition, par autorité de justice, de certaines œuvres de Cicéron, comme le De Natura deorum ou le De Divinatione, où la polémique chrétienne trouvait de quoi s’appro­visionner. »

 

L’opposition intellectuelle sous l’empire chrétien

 

Le célèbre Édit de Milan (313) fut, en réalité, une circulaire administra­tive instaurant une tolérance reli­gieuse avec restitution aux chrétiens des biens confisqués [2]. Constantin ne s’en tint pas à la lettre et ses fils continuèrent sa politique.

Composée à cette époque, dédiée à Constantin, l’Histoire Auguste nous apprend l’attitude de différents em­pereurs face au christianisme. Si Septime-Sévère fut hostile, Héliogabale et Alexandre-Sévère au­raient voulu accomplir un syncré­tisme religieux où le christianisme aurait eu sa place !

Pendant tout le IVe siècle et au-delà, « le paganisme recrutera ses plus énergiques défenseurs dans la noblesse et dans l’enseignement ». Remarquons, note Pierre de Labriolle, un « réel libéralisme » de l’État chrétien qui laisse des païens occuper les plus hautes fonctions.

L’auteur explique en partie les ul­times répugnances païennes chez les intellectuels par des maladresses des écrivains chrétiens qui « se plaisaient à répéter que le style n’a aucune im­portance, que peu importent les bar­barismes et les solécismes pourvu qu’on se fasse comprendre ; et que loin de rougir de leur rusticitas ils la préféraient aux vaines parures de la pensée… ». En réalité « ils se mon­traient aussi peu sincères que l’était jadis Sénèque, quand il se laissait al­ler à des déclarations du même genre ». Par leurs déclarations, les intellectuels chrétiens créaient contre eux un préjugé alors qu’ils prati­quaient en fait tous les artifices de la rhétorique et avaient assimilé toute la culture classique !

Mais à partir de la seconde moitié du IVe siècle, la piété païenne de­vient, dans les hautes classes, ar­dente et mystique. Pierre de Labriolle consacre de longues pages à la « ferveur païenne » qui connaîtra un dernier sursaut avec le règne de Julien l’Apostat (361-363). Mais ce renouveau ne fut qu’un feu de paille qui mourut avec le jeune empereur tué dans sa campagne contre les Perses. L’écroulement subit et com­plet de sa restauration des cultes anciens en prouve le caractère artifi­ciel.

 Les dernières luttes

 

A la fin du IVe siècle et au début du Ve, on sent chez les écrivains chrétiens « la certitude grandissante de la victoire finale ». Dans le grand débat entre saint Ambroise et Symmaque, le païen est sur la défen­sive et le chrétien invoque le « progrès » !

Malgré la disparition des sacer­doces, l’interdiction des sacrifices, la transformation des temples en églises, l’ancienne croyance subsista dans les mœurs populaires et dans la sympathie prudente des lettrés païens.

La résistance suprême se mani­festa dans les cercles philosophiques d’Alexandrie et surtout d’Athènes. Mais en 529 Justinien interdit d’y en­seigner la philosophie. Les maîtres se dispersèrent ; certains passèrent en Perse. Pierre de Labriolle cite l’His­toire de la Philosophie de Bréhier : « Le néo-platonisme meurt avec toute la philosophie et toute la culture grecques ; le VIe et le VIIe siècle sont des moments de grand silence. »

 

Pierre de Labriolle regarde la lutte du christianisme contre le paga­nisme d’un point de vue purement humain. Elle fut un modèle d’honnê­teté intellectuelle :

 

Loin de fomenter une sorte de conspiration du silence sur les diffi­cultés suscitées par ses adversaires, ou exploitées par eux, elle les met dans tout leur jour, les aborde de front, y fournit des solutions toujours ingénieuses, – artificielles parfois, mais souvent aussi pressantes et fortes. Cette méthode loyale, dont la valeur pédagogique paraît avoir été fort appréciée, s’est perpétuée jus­qu’au moyen-âge.

 

Nous sommes en présence d’un livre de haute érudition que la science de l’auteur, parfaitement dominée, sa langue aussi élégante que précise, mettent à la portée du public cultivé. En dépit des progrès de l’épigraphie et de la papyrologie, ce livre reste, après des dizaines d’années, un ouvrage de référence.

Pour nous, catholiques, un tel tra­vail nous conforte. Quand nous voyons paraître dans un journal, une revue ou un livre quelque critique de l’Écriture qui se veut originale par ignorance primaire du passé, nous pouvons dire, grâce au travail de Pierre de Labriolle : C’était déjà dans Celse, c’était déjà dans Jamblique. Et nous sommes réconfortés dans notre foi, dans l’intelligence de notre foi.

 

Gérard Bedel

 

Pierre de Labriolle, La Réaction païenne, étude sur la polémique anti­chrétienne du Ier au VIe siècle.

Préface par Jean-Claude Fredouille, éditions du Cerf, 2005, collection « Patrimoines – Histoire comparée des religions ».



[1]Revue biblique, 1913.

[2] — Nous nous permettons, en marge de cette recension, de faire remarquer que cet édit promulgué par deux hommes qui n’étaient pas baptisés (Constantin et Licinius ; Constantin le sera plus tard), était bien plus favorable aux chrétiens que le Concordat de Bonaparte.

Informations

L'auteur

Converti à la foi catholique par la lecture de Bossuet durant ses années de lycée, Gérard Bedel (1944-2022) voua efficacement sa vie, sa voix et sa plume au service de Dieu, de la France et des lettres.

Pour réagir à l’exclusion de plus en plus prononcée des auteurs ou des thèmes catholiques par les manuels scolaires de l’éducation officielle, il entreprit dans Le Sel de la terre une série d’articles sur notre littérature chrétienne, qu’il ne put malheureusement achever.

Notice nécrologique dans Le Sel de la terre 120.

Le numéro

Le Sel de la terre n° 60

p. 186-192

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