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Les principales sources

du 15e siècle sur la Pucelle

 

Hermann-Anton Stilke (1803–1860) : L’apparition de saint Michel et de sainte Catherine ; Jeanne d’Arc à la bataille ; Jeanne d’Arc au bûcher. (1843 ; Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg).
Hermann-Anton Stilke (1803–1860) : L’apparition de saint Michel et de sainte Catherine ; Jeanne d’Arc à la bataille ; Jeanne d’Arc au bûcher. (1843 ; Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg).

La plupart de ces sources sont présentées par le cardinal Xavier-Marie Touchet dans la préface de son œuvre La sainte de la Patrie [1], mais elles ont été revues et complétées par nos soins à partir des ouvrages suivants : Jeanne d’Arc, Histoire et dictionnaire, de Philippe Contamine, Olivier Bouzy et Xavier Hélary, Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2012 ; Jeanne d’Arc, Régine Pernoud, Marie Véronique Clin, Paris, Fayard/Pluriel, 2011 ; Jeanne d’Arc, Vérités et légendes, Colette Beaune, Paris, Perrin, coll. Tempus, 2012 et Père Jean Baptiste Ayroles, « Table analytique et alphabétique des matières contenues dans La Vraie Jeanne d’Arc », Paris, 1902.

Le Sel de la Terre.

 

Les témoins oculaires

Les premiers documents sont tout à fait contemporains de l’arrivée de Jeanne auprès du dauphin.

1 — Ce sont des théologiens qui ouvrent la série (mars-avril 1429) : l’archevêque de Reims et chancelier de France, Regnault de Chartres ; le confesseur du dauphin, Gérard Machet, un des théologiens les plus célèbres de son temps ; le bénédictin Pierre de Versailles et Jourdain Morin, tous les deux maîtres en théologie ; les dominicains Guillaume Aimery et Pierre Seguin, .... Ils se présentent avec leur Résumé de conclusions soumis au roi, après le célèbre examen de Poitiers [2]. « Ni enthousiastes ni crédules par habitude d’esprit, plutôt défiants de toute révélation privée par doctrine, tous d’âge mûr, ils ont vu Jeanne presque enfant (dix-sept ans et demi !), et l’ont interrogée. Ils ont tourné et retourné sa vie ». (Mgr Touchet)

2 — Jeanne devant Orléans. Nous sommes renseignés sur son œuvre par le Petit traictié par manière de Chronique contenant au brief le siège mis par les Anglois devant Orléans et les saillyes et assaults et escarmouches qui durant le siège y furent faictes de jour en jour ; la venue et les vaillants faicts de Jehanne la pucelle et comment elle fist partir les Anglois et lever le siège par grâce divine et force d’armes [3].

Ce mémorial, connu sous le nom de Journal du Siège, va du 12 octobre 1428 à la fin de septembre 1429. Il fut très certainement composé au jour le jour, par un assiégé, qui eut le souci de ne laisser passer aucun événement de guerre. Le cahier primitif est perdu. Il fut copié par Pierre Soudan ou Subsdan, clerc, aux frais de la ville d’Orléans, en 1466 . Une autre copie en fut tirée six ans plus tard sur l’ordre de Nicaise de Lorme, prieur de Saint-Victor, un prêtre favorable à Jeanne [4].

3 — La Chronique de la Pucelle, œuvre des Cousinot, père et fils [5]. Cette Chronique offre les mêmes caractères d’authenticité que le Petit Traictié. Les deux Cousinot habitaient Orléans et étaient les familiers de Jacques Boucher, trésorier du duc d’Orléans, qui fut l’hôte de Jeanne dans cette ville . C’est une relation simple et honnête qui mérite une attention particulière.

4 — Lettre adressée par André et Gui de Laval aux très redoutées dames [6], leur mère et leur aïeule, cette dernière étant veuve de Bertrand du Guesclin. Les jeunes gens y racontent leur arrivée au camp de Charles, l’accueil qui leur a été fait, surtout leur rencontre avec Jeanne. Récit très vivant et profondément chrétien. En 1454, c’est la fille de Gui de Laval, Jeanne, qui épousera le roi René d’Anjou.

5 — Le 21 juin 1429, un personnage important de la cour de Charles VII, Perceval de Boulainvilliers, bailli de Bourges, envoie une missive au duc de Milan, Visconti [7]. Toute l’histoire de Jeanne s’y trouve, telle qu’elle se contait en ce mois de juin 1429, depuis sa naissance jusqu’à la bataille de Patay.

6 — Le 17 juillet 1429, au soir du sacre, est écrite une Lettre de trois gentilshommes Angevins à Marie d’Anjou, épouse de Charles VII, restée à Bourges avec sa mère la reine Yolande d’Aragon. Grâce à cette lettre, nous savons comment la cérémonie du sacre s’est déroulée, l’attitude de Jeanne pendant le « grand mystère » [8].

7 — Fin juillet ou début d’août 1429, le secrétaire de Charles VII, Alain Chartier († 20 mars 1430) décrit les faits extraordinaires de la Pucelle à « un illustre prince » que l’on pense être l’Empereur Sigismond ou le duc de Milan, Visconti. On ne conserve cette lettre que dans quatre manuscrits (Paris, Chantilly, Florence, Berlin). La dernière édition a été publiée par Pascale Bourgain [9].

8 — La Chronique de Perceval de Cagny, écrite en français, n’est connue que par une copie du 17e siècle. L’auteur passa près d’un demi-siècle au service de la maison d’Alençon. Son témoignage est d’importance puisqu’il a suivi son maître, Jean II, duc d’Alençon, dans les campagnes qu’il fit près de Jeanne. Quicherat dit de Perceval de Cagny qu’il fut « le premier des chroniqueurs ». Il semble que l’auteur dicta ses « Mémoires » entre 1436 et 1438 [10]. Il est très favorable à la Pucelle et très critique envers Charles VII.

9 — Le Procès en condamnation de Jeanne [11] est évidemment une source essentielle. Le procès s’ouvrit le 21 février 1431 et se conclut le 30 mai de la même année. Il fut mené par les ennemis de la Pucelle sous la présidence de Mgr Pierre Cauchon, avec l’assistance d’une soixantaine de docteurs de l’Université de Paris. Au cours de ces trois mois et demi, Jeanne a été interrogée à maintes reprises. Sa vie fut examinée sous tous les angles et ses réponses sont parfois sublimes. Mgr Touchet va jusqu’à écrire : « Nous osons dire qu’un Français cultivé qui n’a pas lu le procès entier dans son texte, s’est privé d’une jouissance amère et tragique qu’il ne goûtera nulle part ailleurs ». Mais il faut être bien conscient que ce texte fut parfois altéré, parfois dénaturé suivant les désirs de l’évêque Cauchon. Cependant, précise Mgr Touchet, « il reste que l’on peut, avec confiance, s’appuyer sur les paroles rapportées comme étant de Jeanne, dans la partie paraphée par les notaires d’office ; elle les a prononcées ».

10 — Le Procès en nullité de la condamnation (ou réhabilitation) de Jeanne d’Arc [12]. Après la prise de Rouen par Charles VII, ce dernier ordonna à Guillaume Bouillé, docteur en théologie, de revoir le procès de Jeanne d’Arc. Sous le pontificat du pape espagnol Calixte III, Isabelle Romée, mère de Jeanne, demanda le 7 novembre 1455 à Notre-Dame de Paris que fût frappé d’annulation l’inique procès institué contre sa fille. Rome accepta. Près de 120 témoins furent entendus à Rouen, Domrémy, Orléans, Paris, Lyon. Tous ces témoignages sont de première main.

A ces témoignages, il faut ajouter les lettres que sainte Jeanne d’Arc a dictées et que l’on peut lire dans ce numéro, celles de Charles VII et de Henri VI de Lancastre. Il existe de nombreux autres témoignages qui ne sont pas référencés dans cette étude [13].

 

Les contemporains qui parlent de Jeanne sans l’avoir vue

1 — Jean de Rotselaar, conseiller et ambassadeur du duc de Brabant en France entre mars et juin 1429. Il annonce par une lettre datée du 22 avril 1429 (renseigné par un chevalier anonyme lorsqu’il passa à Lyon) ce que promettait et ce qu’annonçait une Pucelle (à savoir la délivrance d’Orléans et le sacre de Reims). Ces renseignements furent enregistrés par le greffier de la Chambre des Comptes du Brabant. Ces documents ont été publiés par Quicherat [14].

 

2 — Le « Journal » de Clément de Fauquembergue, chanoine de Notre Dame de Paris, greffier au Parlement de Paris (†1438) [15]. Son journal est une suite de notes prises au jour le jour sur les évènements dont il entend parler et qui sont intercalées au fil des séances du Parlement. A la date du 10 mai 1429, il apprend la prise des Tourelles à Orléans, et dessine un croquis de la Pucelle telle qu’il se l’imagine (Jeanne est habillée en robe, la tête nue, chevelure flottante, tenant d’une main une épée et de l’autre un étendard frappé des lettres JHS pour Jhesu). C’est la première représentation – imaginaire – de Jeanne [16].

3 — De mirabili victoria, dernier traité du théologien Jean Gerson († 12 juillet 1429) daté du 14 mai 1429 qui est consacré à la Pucelle. Il existe au moins une quinzaine de copies manuscrites de ce traité favorable à Jeanne. La dernière édition date de 1979 [17].

4 — Le Traité De Adventu Johanne de Jacques Gélu, archevêque d’Embrun († 7 septembre 1432) fut rédigé après la victoire de Patay (18 juin 1429) pour le dauphin Charles. Dans un premier écrit, il conseilla à Charles de se méfier de Jeanne. Dans ce second traité, il finit par être favorable à la Pucelle. Il existe deux manuscrits originaux, l’un à Grenoble, l’autre à Paris [18].

5 — Le 31 juillet 1429, Christine de Pisan qui vivait probablement à l’abbaye royale de Poissy écrivit une œuvre poétique, un Ditié consacrée à Jeanne. On peut y lire : « L’année 1429 recommença à luire le soleil ». « Chose est bien digne de mémoire/ Que Dieu, par une vierge tendre,/ Ait voulu, la chose est vraie/ sur la France une si grande grâce étendre ». Tout est à la gloire de Jeanne et de la France chrétienne. Il ne reste que trois manuscrits connus de ce long poème (Berne, Grenoble et Carpentras).

6 — La Relation du greffier de la Rochelle est datée par Quicherat de septembre ou octobre 1429 . Ce greffier fournit un récit précis et précieux sur les premiers temps de la vie publique de Jeanne. On ne possède qu’une copie datée du 16e siècle [19].

7 — Le Diaro d’Antonio Morosini, neveu du doge de Venise en 1382. Homme pieux, marié, sans enfant. Son Journal est une compilation de lettres, de rapports, de rumeurs (qu’il réécrivait) envoyés par des marchands vénitiens ou des ambassadeurs en poste dans les villes françaises. On apprend une foule d’évènements sur Jeanne et autour de Jeanne. Le manuscrit original se trouve à Vienne en Autriche [20].

8 — Le Breviarum historiale du dominicain Jean Dupuy, évêque de Cahors en 1431 (†1438). Ce religieux se trouvait en 1429 à Rome près du pape Martin V. Il achevait un ouvrage le Recueil des histoires (Collectarium historiarum) lorsqu’il apprit, d’un informateur inconnu, les hauts faits de la Pucelle. Il tint à donner une suite à son ouvrage qui est restée manuscrite. Léopold Delisle la retrouva à la fin du 19è siècle aux Archives du Vatican. C’est dans ce manuscrit que l’on peut lire l’acte de donation du royaume à Jésus Christ tel que rapporté au dominicain [21].

9 — Le Mystère du siège d’Orléans, (auteur anonyme). Il nous est connu par un seul manuscrit du début du 16e siècle. C’est un mystère écrit en 2 000 vers [22].

10 — Journal d’un bourgeois de Paris, de 1405 à 1449 (rédigé par un clerc anonyme). Ce Journal se compose de notes prises au jour le jour avec des nouvelles de toute nature qui parviennent à l’auteur. Cabochien, il déteste les Armagnacs, il n’a que de la haine pour la Pucelle [23].

11 — Il existe d’autres sources que l’on peut consulter dans Jeanne d’Arc, Histoire et dictionnaire, de Philippe Contamine, Olivier Bouzy et Xavier Hélary, Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2012.

 

Ceux qui ont écrit plusieurs décennies après la mort de Jeanne

Nous avons aussi les nombreux témoignages de ceux qui ont écrit vingt à trente ans après la mort de la Pucelle. Nous donnons quelques titres en particulier ceux publiés dans diverses Chroniques :

1 — Chronique latine de Charles VII de Jean Chartier, moine de Saint-Denis, historiographe du roi [24].

2 — Chronique d’Arthur de Richemont (1393-1458), duc de Bretagne et connétable [25].

3 — Chroniques du roi Charles VII par Gilles le Bouvier dit le Héraut Berry (1386-1455) [26].

4 — Chronique du Mont Saint Michel, publiée par Siméon Luce [27].

5 — Chronique de Jean Le Fèvre, seigneur de Saint-Remy, publiée par François Morand [28].

6 — Histoire de Charles VII par Thomas Basin [29].

Nous pourrions aussi donner les références des chroniqueurs étrangers, à commencer par les Anglais, comme ce Jean de Wavrin, seigneur de Forester dans ces Anciennes Chroniques d’Angleterre [30]. Il existe aussi des sources allemandes [31] et italiennes, flamandes, romaines (Pie II) et bien d’autres encore… Il est toujours possible d’étendre le champ d’investigation, sachant que les chercheurs n’ont pas dit leur dernier mot.

Pour conclure, faisons nôtre ces quelques phrases d’un grand historien de la Pucelle, Mgr Touchet :

La légende n’a rien à faire ici. […] Jeanne vue de si près, discutée si minutieusement, décrite par un tel nombre de plumes aussi avisées au surplus que les nôtres, apparaît en plein jour d’histoire. Ses lauriers de triomphe et ses palmes de douleur n’ont rien de mythique [32].

 



[1]   — Mgr Stanislas-Xavier Touchet, La Sainte de la Patrie, Paris, Lethielleux, 1921, t.1, p. XIII-XXX.

[2]   — « Les docteurs de Poitiers » dans Jules Quicherat, Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d’Arc dite la Pucelle, Paris, Renouard et Cie, 1841-1849, t. 3, p.391.

[3]   — Titre du manuscrit n° 14665 de la Bibliothèque Nationale.

[4]   — Paul Charpentier et Charles Cuissard (éd.) sous le titre Journal du siège d’Orléans, 1428-1429, augmenté de plusieurs documents, notamment des Comptes de ville, Orléans, 1896.

[5]   — La Chronique de la Pucelle, ou Chronique de Cousinot, publiée par M. Vallet de Viriville, Paris, Delahays, 1869. Édition plus récente par René Planchenault, La Chronique de la Pucelle, Bibliothèque de l’École des Chartes, t. XCIII, Paris, Picard, 1932, p. 55-104.

[6]   — Édité par Jules Quicherat, Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d’Arc dite la Pucelle, Paris, Renouard et Cie, 1841-1849, t. 5, p. 100.

[7]   — Publiée par le père J-B Ayroles, La vraie Jeanne d’Arc, t. 2, p. 241-245.

[8]   — Lettre éditée par Jules Quicherat, Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d’Arc dite la Pucelle, Paris, Renouard et Cie, 1841-1849, t. 5, p. 127-130. Voir aussi : F. Boyer, Variante inédite d’un document sur le sacre de Charles VII, Orléans, 1881.

[9]   — Pascale Bourgain-Hemeryck, Les Œuvres latines d’Alain Chartier, Paris, Éditions du CNRS, 1977, p. 326-329.

[10]  — Perceval de Cagny, Chronique des ducs d’Alençon, Paris, édit. H. Moranvillé, Société de l’Histoire de France, 1982.

[11]  — Jules Quicherat, Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d’Arc dite la Pucelle, Paris, Renouard et Cie, 1841-1849, 5 vol (en latin). Complété d’un sixième volume par Pierre Lanéry d’Arc, Mémoires et consultations en faveur de Jeanne d’Arc par les juges du procès de réhabilitation, pour servir de complément et de tome VI aux Procès de condamnation et de réhabilitation de Jules Quicherat, Paris, Picard, 1889. Pierre Champion publia une traduction française du Procès de condamnation de Jeanne d’Arc, t. 2, Paris, H. Champion, 1921. Plus récemment fut publié par Pierre Tisset avec la collaboration d’Yvonne Lanhers, le Procès de condamnation de Jeanne d’Arc, Paris, C. Klincksieck, 3 vol, (1. texte latin du procès, 2. traduction en français, 3. introduction et étude du procès) 1960-1971.

[12]  — Jules Quicherat, Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d’Arc dite la Pucelle, Paris, Renouard et Cie, 1841-1849, 5 vol (en latin). Entre 1977 et 1988, Pierre Duparc publia le Procès en nullité de la condamnation de Jeanne d’Arc, en 5 vol. (1 et 2, texte latin ; 3 et 4, traduction en français ; 5, étude juridique). Voir encore les travaux importants du R.P Paul Doncœur S.J. et d’Yvonne Lanhers sur le Procès de réhabilitation, publiés dans la collection : Documents et recherches relatifs à Jeanne la Pucelle, 5 vol.

[13]  — Voir Le Cacheux, Actes de la chancellerie d’Henri VI concernant la Normandie sous la domination anglaise, 1422-1435, Paris, 1908, 2 vol. ou encore, Colette Beaune, « Un document inédit sur Jeanne d’Arc. La lettre d’Henri VI, roi d’Angleterre, au duc Charles II de Lorraine », Mémoires de la Société des sciences et lettres de Loir-et-Cher, t. LXV, 2010, p. 17-21.

[14]  — Op. cit., Paris, t. 4, p. 425.

[15]  — Guillaume Gruel (édit.) Journal de Clément de Fauquembergue, Paris, A. Tuetey, Paris, 1903-1915.

[16]  — Ce croquis imaginaire est représenté dans maints ouvrages. Voir, par exemple, Régine Pernoud dans J’ai nom Jeanne la Pucelle, Paris, Gallimard, 1994, p. 114.

[17]  — Pierre Duparc (édit.) Procès en nullité de la condamnation de Jeanne d’Arc, 1979, t. 2, p. 33-39. Voir aussi J.B. Monnoyeur, Traité de Jean Gerson sur la Pucelle, Paris, Picard, 1930. Le père Ayroles a traduit le traité en français dans La Vraie Jeanne d’Arc, t.1, p. 20 et suiv. Nous avons reproduit dans ce numéro le traité de Gerson dans la partie : Quelques documents du temps de Jeanne.

[18]  — Olivier Bouzy, Le traité de Jacques Gélu, De Adventu Johanne, dans le Bulletin de l’Association des amis du Centre Jeanne d’Arc, n°16, 1992, p. 29-39.

[19]  — On trouve la relation de ce greffier dans J-B Ayroles, La Vraie Jeanne d’Arc, t. 3, p. 202-213.

[20]  — Chronique d’Antonio Morosini, texte établi et traduit en français par Léon Dorez, Paris, Laurens, 1901, ou J-B. Ayroles, La vraie Jeanne d’Arc, t. 3, p. 587. Voir une publication italienne récente de toute l’œuvre de Morosini : Il codice Morosini. Il mondo visto da Venezia (1094-1433), edizione critica, de Andrea Nanetti, Spolète, 2010, 4 vol.

[21]  — Antoine Dondaine O. P., Le témoignage de frère Jean Dupuy, évêque de Cahors, sur Jeanne d’Arc, Archivum Fratrum Prædicatorum, t. 12, 1942, p. 167 à 184. Ce dominicain a poursuivi ses recherches et a publié la suite de ses découvertes : Le témoignage de Jean Dupuy O.P. sur Jeanne d’Arc. Note additionnelle à AFP, t. 38, 1968, p. 31-41.

[22]  — Édition bilingue, notes et index de Gérard Gros, Paris, Librairie générale française, coll. « Lettres gothiques », 2002.

[23]  —  Journal d’un bourgeois de Paris, de 1405 à 1449. Texte original et intégral présenté et commenté par Colette Beaune, Paris, Librairie générale française, coll. Lettres gothiques, 1990.

[24]  —  Chronique latine de Charles VII par Jean Chartier, Paris, Jannet, 1858, 3 vol.

[25]  —  Chronique d’Arthur de Richemont, publiée par Guillaume Gruel, Paris, Renouard, 1890. Voir aussi : Guillaume Gruel, Valeur historique de la Chronique d'Arthur de Richemont, connétable de France, duc de Bretagne (1393-1458), Bibliothèque de l'École des Chartes, 1887, v. 48, p. 248-285.

[26]  —  Gilles Le Bouvier, Les Chroniques du roi Charles VII, publiées pour la Société de l’histoire de France par Henri Courteault et Léonce Celier, Paris, C. Klincksieck, 1979.

[27]  — Chronique du Mont Saint-Michel (1343-1468), publiée par Siméon Luce, Paris, Firmin-Didot, 1879.

[28]  —  Chronique de Jean Le Fèvre, seigneur de Saint-Remy, publiée par François Morand pour la Société de l’Histoire de France, Paris, Renouard, 1876-1881, 2 vol.

[29]  —  Thomas Basin, Histoire de Charles VII, Paris, Les Belles Lettres, 1933-1945, 2 vol.

[30]  — Anciennes Chroniques d’Angleterre publiées par Mlle Dupont pour la Société de l’Histoire de France, Paris, Renouard, 1858-1863, 3 vol.

[31]  — Les sources allemandes de l’histoire de Jeanne d’Arc, publiées par Germain Lefèvre Pontalis en 1903. Voir en particulier : La chronique de Eberhard de Windeckn.

[32]  — Mgr Stanislas-Xavier Touchet, La Sainte de la Patrie, Paris, Lethielleux, 1921, t. 1, préface, p. XXIV.

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 83

p. 220-227

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