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Recension de Angèle Lieby, Une larme m'a sauvée

Stéphanie DÉNÉCHAUD

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RECENSIONS

Les thèmes

Le Sel de la terre n° 90

Le numéro

Automne 2014

p. 202-203

Stéphanie DÉNÉCHAUD

L'auteur

Stéphanie DÉNÉCHAUD

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Une cinquantenaire énergique et pleine d’opti­misme va connaître une descente aux enfers dans l’hôpital de Strasbourg en 2009.

Plongée dans un coma artificiel par les médecins, Angèle Lieby se réveillera et retrouvera sa conscience, sans pouvoir exprimer, ni par la parole, ni par le geste qu’elle est parfaitement revenue à elle, atteinte d’une terrible pathologie empêchant les fibres nerveuses de permettre le moindre mouvement.

Le corps médical la considèrera dans un coma dépassé, alors qu’elle entend tout autour d’elle et qu’elle ressent tout : « J’ai l’im­pression d’être extrasensible » (p. 34).

Trois jours après le début du coma thérapeutique, le médecin réanimateur lâche à l’époux d’Angèle et à sa fille : « Il faut songer à débrancher, il n’y a plus d’espoir, plus rien ne fonctionne, à part le cœur » (p. 58). L’annonce est un choc. « La charge émotionnelle est telle que la réflexion est anesthésiée » (p. 59). Mais le trouble dure peu et l’époux d’Angèle retrouve sa combativité : « Nous n’accepterons jamais que l’on débranche Angèle ! » (p. 63).

Elle a tout suivi « de sa prison corporelle », et s’en trouve rassérénée : « Je suis sauvée, puisque mes amours ont refusé de m’abandonner » (p. 63).

Angèle a le temps de penser et de prier. Elle « annone le Notre Père » (p. 69) et supplie sa maman si pieuse, disparue, de venir la secourir.

Atteinte par la religion conciliaire, elle « se surprend à prier tous les dieux ».

Le seul et vrai Dieu l’exaucera, puisque douze jours après son hospitalisation, son époux et sa fille viennent lui rendre visite et évoquent l’anniversaire de mariage… 39 ans d’amour et de fidélité.

Sa fille lui parle très tendrement : « Ne t’en fais pas ma petite maman, je prends soin de papa, tout va bien… » (p. 86). Elle évoque ses projets : un troisième enfant qu’Angèle doit connaître.

Angèle est submergée par tant d’amour et pleure intérieurement. « J’ai l’impression de suffoquer » (p. 86). Enfin, tant d’émotion se manifeste par une larme. Angèle a réagi ! Mais l’infirmière appelée n’y croit pas. Alors, la fille d’Angèle supplie sa maman de bouger. Celle-ci se tend tellement qu’elle arrive à remuer un doigt, devant son époux, sa fille et l’infirmière. C’est le début du retour à la « vraie vie et le plus beau de nos anniversaires de mariage » (p. 89).

Angèle progresse alors, au point de pouvoir, deux ans après, « randonner dans le massif des Aiguilles Rouges, face au Mont-Blanc » (p. 207).

Ce témoignage confirme la doctrine catholique sur la vie : tant que le cœur fonctionne par lui-même, personne ne peut débrancher ; ce serait un crime. Même plongée dans un coma profond, la personne vit et, pour Angèle, entend et ressent tout. Que les médecins et les députés favorables à l’euthanasie puissent lire cette histoire vraie !

De plus, ce livre est à la gloire du mariage et de la famille : « J’ai aussi eu la grande chance de compter sur le soutien extraordinaire de ma famille et de mes amis. Sans eux, les soins n’auraient pas suffit. Ce livre est d’abord une grande histoire d’amour » (p. 225). Pas celle des contes de fées ! Celle où la souffrance purifie et rend l’amour plus fort que la mort !

Enfin, et Angèle ne le dit pas assez, cet ouvrage est la mise en pratique de la parole de Notre-Seigneur : « Demandez et vous recevrez. » « J’ai tellement prié », dit-elle. (p. 89).

 

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