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Quelques nouvelles de Rome occupée

 

Emprise de la maçonnerie sur le Vatican

En février 2017, le pape François a nommé Peter Sutherland président de la commission catholique internationale pour les Migrations et conseiller de l’Administration du Patrimoine du Siège Apostolique.

Ce personnage, membre actif du comité directeur du groupe Bilderberg et de la section Europe de la Commission trilatérale, a aussi été président de Goldman Sachs Internatinal de 2005 à 2015.

Le groupe Bilderberg est un rassemblement d’une centaine des plus influentes personnes du monde, dont les réunions secrètes se tiennent sous haute protection. Il serait un embryon de gouvernement mondial. Quant au Goldman Sachs International, c’est un empire invisible, riche de 700 milliards d’euros (soit deux fois le budget de la France), un empire d’argent sur lequel le soleil ne se couche jamais et qui étend son emprise sur les gouvernements.

Le pape François s’aperçoit-il qu’il est manipulé ? Quoi qu’il en soit, ses liens étroits avec la maçonnerie ont pour résultat que ses prises de position sont parfaitement alignées avec le front du mondialisme globaliste, qui préconise la dissolution des nations et des cultures par l’accueil des migrants du monde entier, dans le but de construire un nouveau monde multi culturel et multi religieux, sans frontières – le monde de l’Antéchrist [1].

Que ceux qui rêvent d’une reconnaissance canonique par la Rome actuelle réfléchissent bien avant de se mettre entre les mains d’une hiérarchie contrôlée par la maçonnerie.

La pensée dialectique de Jorge Mario Bergoglio

Les déclarations, extravagances, invraisemblances et actions révolutionnaires du pape actuel pourraient faire penser, à première vue, qu’il n’a pas de pensée ni de formation doctrinale et qu’il fait n’importe quoi.

Loin s’en faut. Un livre de Masimo Borghesi intitulé : Jorge Mario Bergoglio, une biographie intellectuelle – Dialectique et Mystique [2], paru en Italie en novembre dernier, montre que le pape a une pensée logique et précise. L’ouvrage fait suite à une série d’entretiens que le pape a accordés à l’auteur. Dans un article de l’Osservatore Romano du 16 novembre dernier, ce dernier résume ainsi cette pensée : « Une conception de la vie fondée sur une tension des opposés, sur la dialectique des contraires. »

Provincial des jésuites argentins, Jose Mario fut grandement impressionné par « le contexte tourmenté de son pays, partagé entre la dictature militaire et la guérilla révolutionnaire ». Dans sa jeunesse, il a été fortement marqué par la lecture du philosophe moderniste Gaston Fessard, qui concevait le catholicisme comme la « synthèse vitale des polarités opposées ». Dans cette optique, l’Église devient « l’instrument à travers lequel le mystère de Dieu unit ce qui, sur le plan de la nature, apparaît comme ne pouvant être associé. Une unité qui maintient les différences sans prétention de les annuler ».

C’est toute la conception de l’œcuménisme actuel qui veut faire cohabiter les diverses religions sans chercher à convertir personne au catholicisme. Cela peut expliquer la main tendue de François vers les traditionalistes…

Constater chez les papes conciliaires cette tournure d’esprit dialectique de type marxiste, fait penser aux avertissements de Notre-Dame de Fatima :

Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. Sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde. [13 juillet 1917.]

Les erreurs de la Russie ont maintenant pénétré jusqu’aux plus hauts sommets de la hiérarchie de l’Église :

Fais savoir à mes ministres, étant donné qu’ils suivent l’exemple du roi de France en retardant l’exécution de ma demande, qu’ils le suivront dans le malheur. [Paroles de Notre-Seigneur à sœur Lucie, révélées dans une lettre adressée le 29 août 1931 à son évêque.]

Une activiste de l’avortement, militante LGBT, décorée de l’Ordre de Saint Grégoire-le-Grand

L’Ordre Pontifical Équestre de Saint Grégoire-le-Grand a été créé en septembre 1831 par le pape Grégoire XVI, pour récompenser les personnes ayant fait preuve d’un dévouement spécial au Saint-Siège et à l’Église catholique romaine, et pour l’exemple qu’elles ont ainsi donné dans leur pays.

On s’étonne donc – quoiqu’on ne s’étonne plus de grand chose avec François – de voir que Liliane Ploumen a été décorée de cet Ordre en janvier dernier. Mme Ploumen, ancien ministre néerlandais du commerce et de la coopération au développement, est une militante très active, dans le monde entier, de la cause de l’avortement et des associations LGBT (associations de défense des homosexuels et des lesbiennes). Il est vrai qu’elle a travaillé avec le Saint-Siège pour mettre en place une coopération avec les pays en voie de développement. Elle a tenu à préciser que son militantisme en faveur de l’avortement n’a pas été mentionné lorsque la décoration lui fut remise, mais qu’on l’a félicitée pour son rôle concernant « les ressources dans la société ». Elle considère cependant cette décoration « comme une confirmation de ce qu’elle est en train de faire pour les jeunes filles, pour l’avortement [3] ».

Le Vatican ordonne la fermeture de l’abbaye de Mariawald

Si le pape François tend la main aux traditionalistes pour les faire entrer dans son vaste plan d’union des contraires, il n’entend pas qu’au sein même de l’Église conciliaire, certains se rapprochent de la Tradition : coexistons, mais que chacun reste chez soi.

On connaît l’aventure arrivée aux Franciscains de l’Immaculée. Une semblable mésaventure vient d’arriver en Allemagne. Cette fois, les victimes furent des cisterciens.

En 2009, l’abbaye cistercienne de Mariawald avait obtenu de Rome la permission de reprendre la messe traditionnelle, à la suite du Motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI (2007). Ils avaient également reçu du pape lui-même l’autorisation de revenir aux anciens usages de l’Ordre de Citeaux et à leur règle de vie monastique traditionnelle. Il s’ensuivit un renouveau extraordinaire de l’abbaye, avec un regain de jeunes vocations.

Cependant, plusieurs moines âgés ne voyaient pas d’un bon œil ce retour de leur monastère à la tradition. S’étant plaints à Rome, ils obtinrent une visite canonique. Résultat : le père Abbé, dom Josef Volfberg, fut contraint de démissionner (fin 2016, sous le pape François) ; puis, sur l’injonction du Vatican, de l’Ordre cistercien et de l’évêque local, l’abbaye fut définitivement fermée, les religieux furent dispersés et les biens remis au diocèse d’Aix-la-Chapelle.

Le monastère de Mariawald existait depuis cent-dix ans. Situé en Allemagne, il aurait bien pu être détruit à l’occasion des combats des deux dernières guerres. Eh bien ! ce que deux guerres mondiales n’ont pas réussi à faire, le pape Bergoglio l’a fait en quelques semaines.

Nous savons à qui nous avons affaire maintenant. Nous savons parfaitement que nous avons affaire à une main diabolique qui se trouve à Rome et qui demande, par obéissance, la destruction de l’Église [4].


[1]  — Sources et références précises dans La Lettre de Medias-Catholique.Info n° 16, semaine du 4 janvier 2018.

[2] — Massimo Borghesi, Jorge Mario Bergoglio, Una biografia intellettuale. Dialettica e mistica, Milano, Jaca Book, 2017.

[3] — Source : La Lettre de Medias-Catholique.Infos n° 18. Semaine du 18 janvier 2018.

[4] — Mgr Lefebvre, sermon du 29 juin 1978.

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 104

p. 192-194

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