top of page

La perspective doctrinale propre à l'Évangile selon saint Matthieu

Fr. Emmanuel-Marie PERRET O.P.

Informations

ÉCRITURE SAINTE

Les thèmes

Les Évangiles
Écriture sainte
Le Sel de la terre n° 127

Le numéro

Hiver 2023-2024
p. 6-24

L'auteur

Fr. Emmanuel-Marie PERRET O.P.

Religieux dominicain du couvent de la Haye-aux-Bonshommes (Avrillé).

3,50 €

Acheter le fichier ici :

La perspective doctrinale propre

à l’Évangile selon saint Matthieu [1]

par le frère Emmanuel-Marie o.p.


« Le Royaume des cieux est proche – Appropinquavit regnum cælorum. » (Mt 3, 2 ; 4, 17 ; 10, 7.)


En guise d’introduction


L’Église, comme le Paradis, fait jaillir d’elle quatre fleuves, elle possède quatre angles et quatre anneaux grâce auxquels, comme l’arche d’Alliance, la gardienne de la Loi, elle est portée sur des brancards inamovibles. Le premier de tous est Matthieu, le publicain surnommé Lévi. Il écrivit, en Judée, un évangile en hébreu, principalement pour les Juifs qui avaient cru en Jésus et totalement renoncé à l’ombre de la loi, à laquelle succédait la vérité de l’Évangile [2]

Comme nous l’avons montré précédemment [3], les évangélistes sont des historiens. Ils rapportent fidèlement et exactement les paroles et les actes de Notre-Seigneur, tels qu’ils se sont déroulés. Mais ils sont aussi et surtout des « évangélistes », c’est-à-dire des catéchistes et des théologiens, choisis par Dieu pour annoncer « la bonne nouvelle » du salut et transmettre les vérités de la foi, et chacun d’eux le fait selon des choix et un éclairage doctrinal particulier, impliquant des procédés de composition propres, comme on peut le constater à la lecture attentive des textes.

Il importe donc de dégager la perspective générale qui caractérise chaque Évangile pour pénétrer dans la pensée et dans l’âme de chaque évangéliste, et bien comprendre en quoi leurs œuvres se distinguent et en quoi elles se complètent mutuellement.


[1] — « Selon » ne veut pas dire que Matthieu, Marc, Luc et Jean ne sont pas les vrais auteurs (les Évangiles auraient été écrits « d’après les souvenirs de… »), mais signifie qu’il n’existe au fond qu’un seul Évangile et un seul auteur – l’Évangile de Notre-Seigneur Jésus-Christ –, perçu et décliné à quatre points de vue distincts et complémentaires.

[2]     —  Saint Jérôme, Commentaire sur saint Matthieu, Préface (Sources Chrétiennes 242, p. 63).

[3]     —  Voir Le Sel de la terre 124, p. 4 sq. ; 125, p. 8 sq. ; 126 p. 4 sq.


 

Pour lire la suite, vous pouvez acheter le fichier pdf ci-dessus.

bottom of page