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Nouvelle de la Rome Occupée

DOMINICUS

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Crise dans l'Église

Le Sel de la terre n° 91

Le numéro

Hiver 2014-2015

p. 144-173

DOMINICUS

L'auteur

DOMINICUS

Religieux dominicain du couvent de la Haye-aux-Bonshommes (Avrillé).

 0,00 €

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La papauté discréditée

 Morceaux choisis du « magistère » bergoglien

 

 

 

par Alexandre Marie et Dominicus

 

 

 

Cela va faire bientôt deux ans que François a été élu pape (13 mars 2013). Au fil des mois, il a multiplié les déclarations ambiguës, les petites phrases inquiétantes, les propos choquants, les interviews révolutionnaires, les excentricités d’un goût douteux, les philippiques acerbes et volontairement provocantes contre son clergé et la Curie romaine, sans parler des actes lourds de conséquences (nominations de prélats indignes et progressistes, scandales des JMJ de Rio, « canonisations » fabriquées, sulfureux synode sur la famille, menées judaïsantes en Terre sainte, « turqueries » en Turquie, remontrances politiques au Parlement européen, chambardement programmé de la Curie, etc.).

Adulé par les médias pour son langage et ses gestes non conformistes, François est jugé fin politique par les uns [1], tandis que d’autres voient en lui un dangereux iconoclaste qui brouille les lignes. Après l’enthousiasme des débuts, des voix discordantes commencent à se faire entendre dans les milieux romains et jusque dans les rangs du Sacré Collège, où quelques cardinaux se plaignent de ce que ce pape hors normes s’écarte de l’enseignement, non pas de la Rome éternelle, mais de ses prédécesseurs Jean-Paul II et Benoît XVI, devenus comme par enchantement des papes conservateurs et traditionalistes !

Pourtant ces analyses dont les journaux sont remplis restent le plus souvent superficielles. Le fond des choses, c’est que, avec des alternances d’avancées et de reculs, la révolution conciliaire continue sa marche irrésistible, en s’accommodant de toutes les situations et en jouant sur plusieurs registres : trois pas en avant, deux pas en arrière ; un coup à droite, un coup à gauche… La sainte Église et la papauté en sortent chaque jour un peu plus défigurées et discréditées. Paul VI, dans un moment de lucidité, avait parlé naguère d’« autodémolition » de l’Église. Avec François, l’autodémolition prend des allures vertigineuses.

Nous en sommes réduits à gémir et à prier avec le psalmiste : « Salvum me fac, Domine, quoniam defecit sanctus, quoniam diminutæ sunt veritates a filiis hominum – Sauvez-nous, Seigneur, car il n’y a plus de sainteté ; car les vérités sont diminuées par les enfants des hommes ! » (Ps 11, 2).

Pour illustrer cette diminution des vérités – vérité de la doctrine, dans l’ordre spéculatif, mais aussi vérité de la vie, dans l’ordre pratique – voici quelques morceaux choisis du « magistère » bergoglien, rassemblés par thèmes et complétés par quelques commentaires.

Le Sel de la terre.






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