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Oportet illum regnare

Notre combat quotidien pour le Christ-Roi

par le frère Marie-Dominique O.P.

Le combat des papes et de Mgr Lefebvre

L’Église a toujours combattupour étendre le règne du Christ



Quel est le cœur de notre combat ? C’est celui de l’Église de tous les temps depuis sa fondation : Oportet illum regnare, dit saint Paul (1 Co 15, 25). Il faut relire et étudier, crayon à la main, l’encyclique Quas Primas du pape Pie XI (11 décembre 1925) se faisant l’écho de toute la Tradition de l’Église sur ce sujet. Le pape y rappelle les fondements de la royauté de Notre-Seigneur sur les individus et sur les nations :

— il est Roi de tous les hommes individuels – même des non-catholiques – par droit de nature en raison de son union hypostatique ; et par droit de conquête depuis qu’il nous a libérés de l’esclavage du démon par son sacrifice de la Croix ;

— et il est Roi des sociétés parce que c’est lui qui a créé l’homme « animal social », afin que les hommes travaillent à leur salut en se groupant en sociétés : « de l’économie terrestre des sociétés, dépend l’élargissement des voies du ciel », dit saint Grégoire le Grand.

C’est pourquoi l’Église n’a cessé d’œuvrer, dès sa fondation, pour étendre le règne du Christ dans le monde entier, convertissant les chefs d’État et s’appuyant sur eux pour qu’ils fassent régner Notre-Seigneur sur leurs peuples.

La cité de Satan contre la royauté du Christ

• La Révolution renverse le règne social de Notre-Seigneur

Cette volonté de l’Église d’instaurer le Règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ a suscité dès le début les assauts de l’enfer. On peut dire que la royauté du Christ est l’enjeu de la lutte opposant la Cité de Satan (la Contre-Église) à l’Église catholique. Cela est apparu encore plus clairement depuis que la Révolution a réussi à renverser le règne social de Notre-Seigneur en France, et de la France, dans le monde entier.

D’où les cris d’alarme des papes. Ainsi saint Pie X faisant du combat pour le Christ-Roi le but unique de son pontificat [1]. Au joug doux et suave du Sauveur du monde a succédé « la peste du laïcisme », dit le pape Pie XI dans son encyclique Quas Primas. Le résultat, c’est « ce déchaînement de malheurs qui a envahi l’univers », ajoute-t-il.

• La Révolution pénètre dans l’Église à l’occasion du concile Vatican II

Depuis ces papes, les ennemis de l’Église sont passés à une étape supérieure, réussissant à circonvenir la hiérarchie catholique pour la mettre de leur côté, spécialement à l’occasion du concile Vatican II. On peut dire que le combat central du Concile, ce fut la question de la liberté religieuse, sortie des loges judéo-maçonniques [2], sans cesse refusée, amendée par les Pères, et victorieusement introduite dans les textes conciliaires à la dernière session.  L’œcuménisme, autre point noir du Concile, n’est qu’une conséquence de la liberté religieuse : dans la mesure où Notre-Seigneur ne règne plus, et où toutes les religions ont un droit égal dans la société, elles doivent chercher à se connaître et à travailler ensemble pour vivre en harmonie.

• La route est libre pour la nouvelle civilisation

Désormais, l’Église n’est plus, aux yeux de la franc-maçonnerie, un obstacle pour instaurer son nouvel ordre mondial totalitaire : c’est la réalisation du projet de la Haute Vente italienne au 19e siècle :

Une Révolution en tiare et en chape, marchant avec la croix et la bannière, une Révolution qui n’aura besoin que d’être un tout petit peu aiguillonnée  pour mettre le feu aux quatre coins du monde [3].

Quelle est cette nouvelle civilisation sans Notre-Seigneur Jésus-Christ qu’elle cherche à édifier ? Ce n’est pas un athéisme, mais un antithéisme [4] :

[Il s’agit d’instaurer] une civilisation qui aura pour objectif la divinisation de l’homme par le développement des sciences et des techniques. Dans cet univers globalisé, d’où famille et patrie auront disparu, on pratiquera l’eugénisme et l’euthanasie. L’individu, libéré des règles de la morale, pourra s’adonner aux passions les plus viles. Quant aux religions, elle auront été unifiées au sein d’une Église universelle ayant pour loi la religion de Noé chère aux Kabbalistes [5].

Après la transformation de toutes les sectes religieuses, de toutes les formes de gouvernement et d’État les unes dans les autres, [... ce sera] l’âge d’or qui précédera le jugement dernier, et dont la caractéristique politique sera l’avène­ment de la monarchie universelle par le gouvernement d’un chef unique, à la fois roi et prêtre [6].

Ce Maître de la terre ne sera autre que l’Antéchrist.

Est-il déjà né ou non ? Saint Pie X se posait déjà la question :

Qui pèse ces choses a droit de craindre qu’une telle perversion des esprits ne soit le commencement des maux annoncés pour la fin des temps, et comme leur prise de contact avec la terre, et que véritablement le fils de perdition dont parle l’Apôtre (2 Th 2, 3) n’ait déjà fait son avènement parmi nous [7].

Quoi qu’il en soit, nous voyons la Cité de Satan étendre son empire jour après jour sur ce monde [8].

La résistance héroïque de Mgr Lefebvre

Dans l’Église, cependant, il y eut une résistance à la capitulation du Concile. Mgr Lefebvre, qui n’a cherché rien d’autre qu’à continuer dans la même ligne que les papes d’avant Vatican II, fit du Christ-Roi le cœur de son combat. Il ne cessait d’en parler dans ses sermons, ses écrits (par exemple l’ouvrage : Ils l’ont découronné), ses entretiens avec les autorités conciliaires (ainsi son entretien historique du 14 juillet 1987 avec le cardinal Ratzinger). Il avait même fait rééditer, pour qu’il se trouve dans toutes les chapelles, le Catéchisme des Droits divins [de Notre-Seigneur] dans l’Ordre Social, du père Philippe, rédemptoriste [9].

Cette question du Christ-Roi fut la pierre d’achoppement essentielle entre lui et la nouvelle église conciliaire :

Voilà ce qui fait notre opposition [à la Rome actuelle], et c’est pourquoi l’on ne peut pas s’entendre. Ce n’est pas d’abord la question de la messe, car la messe est justement une des conséquences du fait qu’on a voulu se rapprocher du protestantisme et donc transformer le culte, les sacrements, le catéchisme, etc.

La vraie opposition fondamentale est le règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Oportet illum regnare, nous dit saint Paul, Notre-Seigneur est venu pour régner. Eux disent non, et nous, nous disons oui avec tous les papes [10].

Mgr Lefebvre ne voyait d’ailleurs pas de réconciliation possible avec les autorités romaines actuelles tant qu’elles n’auraient pas recouronné Notre-Seigneur :

Il ne faut pas s’étonner que nous n’arrivions pas à nous entendre avec Rome. Ce ne sera pas possible tant que Rome ne reviendra pas à la foi dans le règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ. [...] Nous nous heurtons sur un point de la foi catholique [11].

Quand on nous pose la question de savoir quand il y aura un accord avec Rome, ma réponse est simple : quand Rome recouronnera Notre-Seigneur Jésus-Christ. Nous ne pouvons être d’accord avec ceux qui découronnent Notre-Seigneur. Le jour où ils reconnaîtront de nouveau Notre-Seigneur Roi des peuples et des nations, ce n’est pas nous qu’ils auront rejoint, mais l’Église catholique dans laquelle nous demeurons [12].

Changement d’orientation

Mgr Lefebvre rendit son âme à Dieu le 25 mars 1991.

En 1998, commencèrent les réunions du GREC : douze années de rencontres « discrètes mais non secrètes », parfois mensuelles, entre des représentants de la hiérarchie officielle (spécialement des évêques français), des responsables d’instituts Ecclesia Dei et des membres de la Fraternité Saint-Pie X. Le but était de « parler sans se fâcher de choses qui fâchent » pour favoriser la nécessaire réconciliation. Comment ne pas penser que douze années de rencontres, faites dans cet esprit, n’aient pas fini par avoir des conséquences [13] ?

Du côté de Rome, c’est à partir du pèlerinage spectaculaire – on peut se demander si cela était prudent – de la Fraternité Saint-Pie X à Rome, à l’occa­sion du jubilé de l’an 2000, que les autorités conciliaires, émues par le développement de l’œuvre de Mgr Lefebvre, commencèrent à bouger. Des contacts amicaux furent noués avec Mgr Fellay, par l’intermédiaire du très diplomate cardinal Castrillon Hoyos. Il proposa de travailler à une régularisation canonique de la Fraternité Saint-Pie X, moyen idéal pour lui faire arrêter son combat, et en particulier son combat pour le Christ-Roi. Et le plan semble réussir.

Rechercher une reconnaissance canonique auprès d’une hiérarchie moderniste aboutit nécessairement à atténuer le combat de la foi [14] : des attaques continuelles indisposeraient les interlocuteurs romains et gèleraient les discussions. Une fois la reconnaissance obtenue après tant d’efforts, tout sera mis en œuvre pour ne pas la perdre, et le silence restera de rigueur. C’est ce qui s’est passé pour tous les ralliés.

Il est patent que depuis quelques années Mgr Fellay ne dénonce plus avec énergie les scandales de l’Église conciliaire et du pape, et que le combat pour le Christ-Roi est passé au second plan. Maintenant « le premier souci de la Fraternité Saint-Pie X, [...] c’est la messe » : voir l’entretien publié dans DICI du 6 décembre 2013, la conférence donnée au congrès du Courrier de Rome à Paris en décembre 2014, et la condamnation du livre de l’abbé Pivert sur Mgr Lefebvre et Rome [15], livre condamné notamment parce qu’il explique l’idée principale qui animait Mgr Lefebvre, à savoir : le Christ-Roi [16]. Cette nouvelle politique assimile Mgr Fellay aux supérieurs des communautés ralliées qui ont arrêté le combat et tiennent le même discours.

Rappelons qu’une des tactiques de la Révolution, pour casser la résistance catholique, est, justement – dans un premier temps – de faire passer au second plan le combat pour le Christ-Roi, pour ensuite le faire oublier [17]. C’est ce qu’elle est en train de faire avec la Fraternité Saint-Pie X.

Depuis la Révolution, nous assistons périodiquement à des résurrections qui finissent par être fauchées. Il semble qu’aujourd’hui nous vivions la neutralisation de la Fraternité fondée par Mgr Lefebvre.

Pouvons-nous et devons-nousfaire quelque chose ?

Au terme de ce bref « état des lieux », une question se pose pour nous : pouvons-nous et devons-nous faire quelque chose ?

Si le combat pour le Christ-Roi était un combat purement humain, on pourrait penser que tout est perdu, et qu’il n’y a plus qu’à se réfugier chez soi, sans plus rien faire d’autre qu’essayer de survivre en se faisant remarquer le moins possible.

Cependant, la bataille qui se mène aujourd’hui est la bataille de Dieu. Elle se terminera par une victoire certaine de Notre-Seigneur.

Cette victoire, nous ne la verrons peut-être pas de notre vivant. Mais les philosophes du 18e siècle et les maçons du 19e siècle savaient très bien qu’ils ne verraient pas de leur vivant le triomphe de leurs idées. Citons l’Instruction permanente de la Haute Vente, de 1820 :

Le travail que nous allons entreprendre, n’est l’œuvre ni d’un jour, ni d’un mois, ni d’un an ; il peut durer plusieurs années, un siècle peut-être ; mais dans nos rangs le soldat meurt et le combat continue.

Nous, soldats du Christ-Roi depuis notre confirmation, fils de l’Église contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront pas (Mt 16, 18), nous dont le combat est donc  le seul qui a l’assurance de la victoire, nous aurions moins de zèle que les fils des ténèbres ? Il faut que résonne à nos oreilles l’appel lancé par Mgr Lefebvre au dernier sermon de sa dernière messe pontificale, le 1er novembre 1990, pour les vingt ans de la Fraternité :

Mes chers amis, vous voyez immédiatement l’importance de votre rôle. […] vous êtes ce petit reste, mais qui tient le flambeau hardiment. […] Ah ! quelle belle tâche, quelle belle croisade vous avez devant vous ! Le bon Dieu vous a fait naître à une époque de l’histoire de l’humanité qui est enthousiasmante pour des jeunes comme vous ! Absolument comme cela l’était pour les Macchabées lorsqu’ils ont quitté la société corrompue d’Israël et qu’ils étaient quelques uns. Judas Macchabée s’est trouvé avec huit cent soldats devant une armée de vingt mille, et il les a battus. Eh bien ! ayez confiance, mes chers amis, Dieu est avec vous. Il ne vous abandonnera pas, pas plus qu’il ne nous a abandonnés au cours de ces vingt années. Il ne vous abandonnera pas dans le futur parce que Dieu se veut lui-même ; Dieu ne veut pas disparaître, il est Dieu, il veut demeurer Dieu, non seulement au Ciel, mais ici-bas. Et c’est pourquoi il veut des soldats dans son armée.

Il faut donc envisager quelques résolutions pratiques. La ligne générale nous est tracée dans l’étude de Jean Vaquié sur les deux batailles [18] :

la bataille inférieure qui est la bataille des hommes, est une bataille de maintenance : « Sois vigilant, et affermis ce qui reste, et qui est près de mourir », dit l’ange à l’Église de Sardes dans l’Apocalypse (3, 2). « Pendant que les autres démolissent, il faut rebâtir les citadelles écroulées, reconstruire les bastions de la foi », écrivait Mgr Lefebvre en conclusion de son livre Ils l’ont découronné.

A l’heure où le rapprochement des autorités de la Fraternité Saint-Pie X avec l’Église conciliaire suscite de légitimes et douloureuses craintes pour l’avenir de la Tradition, ces événements tragiques nous montrent peut-être que, dans la phase actuelle de la Révolution, une vaste structure internationale, facilement infiltrable, n’est plus la solution ; et que les circonstances vont nous obliger à constituer ce dont le père Calmel avait eu l’intuition :

De petites unités qui se connaissent dans la mesure où elles le peuvent, qui se portent secours à l’occasion, mais qui refusent d’entrer dans je ne sais quelles organisations systématiques et universelles [19].

— au-dessus de cette bataille inférieure, se livre en ce moment la bataille supérieure, la bataille de Dieu, qui aboutira à la ruine définitive de la Contre-Église. Nous verrons que nous sommes aussi appelés à collaborer à cette bataille supérieure. Mais commençons par la bataille inférieure.

La bataille inférieure

Faire régner le Christ dans nos âmes

Le premier domaine où nous devons agir pour faire régner Notre-Seigneur, c’est notre âme. Là, nous avons tout pouvoir. Dans son encyclique Quas Primas, le pape Pie XI rappelle que, si la royauté du Christ est universelle, s’étendant sur tous les hommes et toutes les sociétés :

Cette royauté est surtout spirituelle. [...] Dans le royaume de Notre-Seigneur, les hommes se préparent à entrer par la pénitence, et pénètrent par la foi et le baptême.

Et le pape d’expliquer que la royauté de Notre-Seigneur est d’abord une royauté sur les intelligences, sur les volontés et sur les cœurs.

Il faut que Jésus règne sur nous, disait Mgr Lefebvre, qu’il règne sur notre personne. Il en a le droit, il nous a rachetés par son sang, nous lui appartenons désormais. Lavés dans son sang par le baptême, nous sommes à Jésus-Christ, nous lui appartenons [20].

Une autre raison pour laquelle Notre-Seigneur doit régner dans notre âme, c’est que, dans le combat pour la royauté du Christ, nous avons en face de nous des hommes guidés par des forces préternaturelles. Cela était vrai déjà du temps de saint Paul :

Ce n’est pas contre la chair et le sang que nous avons à lutter, mais contre les principautés et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans les airs (Ep 6, 12).

A fortiori aujourd’hui, où la franc-maçonnerie fait appel clairement à ces forces préternaturelles :

Rose-Croix et franc-maçonnerie se réfèrent à de mystérieux « supé­rieurs inconnus » étrangers à l’humanité ordinaire. [...] Selon Oswald Wirth, maçon et théoricien de la franc-maçonnerie, « nos maîtres [...] restent invisibles derrière l’épais rideau qui nous sépare de l’au-delà » [21].

N’imaginons donc pas que nous pouvons affronter ces ennemis avec nos seules forces naturelles. Cette erreur a été la cause de la plupart des échecs du combat contre-révolutionnaire.

Demandons-nous alors quelle est notre vie de prière, notre vie sacramentelle ; si nous faisons périodiquement des retraites spirituelles ?

Que chacun de nos fortins, dit en effet le père Calmel, [...] devienne autant que possible un bastion de sainteté : voilà qui assurera la continuité certaine de la vraie Église et préparera efficacement les renouveaux pour le jour qui plaira au Seigneur [22].

En dehors de cela, tout est illusion.

• Faire régner le Christ dans les intelligences

Soulignons cependant ici un point particulier du règne de Notre-Seigneur dans nos âmes :

Le Christ est Roi des intelligences humaines, dit Pie XI, non pas tant pour la pénétration de son esprit et l’étendue de sa science, que parce qu’il est la Vérité et qu’il est nécessaire aux hommes de puiser près de lui la vérité et de la recevoir avec soumission (encyclique Quas Primas).

Notre volonté se sanctifie dans la Loi et la grâce qui ne viennent pas d’elle, écrivait Mgr Lefebvre. Et notre intelligence se sanctifie dans la vérité qui lui est enseignée, qui ne vient pas d’elle [23].

Le subjectivisme philosophique, l’immanentisme religieux et le sentimentalisme nous menacent tous plus que jamais, c’est pourquoi il est important de mettre continuellement notre intelligence au contact de la vérité objective par l’étude, la lecture régulière, crayon à la main : ce n’est pas Internet qui nous formera.

Il faudrait se fixer un programme annuel de lectures. Au chapitre 33e  de son ouvrage Ils l’ont découronné, Mgr Lefebvre donne comme remède à la décomposition actuelle des intelligences dans l’Église : l’étude de la philosophie et de la théologie de saint Thomas d’Aquin, du droit public de l’Église (qui proclame la royauté sociale de Notre-Seigneur) et de l’histoire ecclésiastique. Il faut y ajouter la connaissance de l’ennemi : vers la fin de sa vie, après avoir relu l’Histoire du catholicisme libéral d’Emmanuel Barbier, Mgr Lefebvre disait regretter de ne pas avoir assez insisté sur ces questions pour la formation des séminaristes.

L’étude en question est une étude personnelle, mais elle doit bien sûr avoir ses conséquences :

– d’abord dans le cercle familial : dans les discussions à table et avec les enfants qui grandissent, pour leur donner des convictions ;

– l’on doit s’efforcer aussi de la faire rayonner au dehors de la famille :

§  par exemple en constituant (ou participant à) une cellule de doctrine à la manière de la Cité catholique : chacun étudie le chapitre d’un ouvrage avant la réunion, puis on désigne quelqu’un pour l’expliquer aux autres ;

§  un moyen, non moins efficace de faire rayonner la vérité est l’apostolat du livre. Un livre est le meilleur cadeau à offrir à quelqu’un. Dans le même domaine, il faudrait parler aussi de la diffusion de la revue Le Sel de la terre  qui, rappelons-le, n’est pas la revue exclusivement du couvent d’Avrillé, mais une revue catholique thomiste de Tradition à laquelle toutes les bonnes plumes sont appelées à collaborer. Si chaque lecteur du Sel de la terre essayait, dans l’année, d’abonner ou de faire abonner une personne de moins de trente ans, par exemple, le combat de reconquête des intelligences avancerait. Que ce soit notre souci.

Le père Théotime de Saint-Just O.M.C., dans son ouvrage capital intitulé La Royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ d’après le cardinal Pie et les documents pontificaux [24] dit que :

Le premier devoir des fidèles pour aider à la restauration sociale chrétienne, c’est avant tout de faire régner Jésus-Christ dans leur intelligence par l’instruction religieuse (p. 178).

Dans son Catéchisme des Droits Divins dans l’Ordre Social, le père Philippe C.SS.R., après avoir rappelé que « le but immédiat de l’action doit être la réforme des esprits [25] », signale que le pape Benoît XV invitait tous les fidèles à adhérer à la « Ligue Apostolique » qui travaillait au retour du règne social de Notre-Seigneur, à la fois par la prière et le sacrifice, et aussi par « la profession des vérités qui doivent réformer l’état des esprits dans le monde » (treizième leçon). Et le pape avait accordé de nombreuses indulgences aux membres de la Ligue.

Faire régner le Christ dans nos familles

Des individus, le règne du Christ-Roi doit bien sûr s’étendre aux familles :

Quand Dieu voulut relever le genre humain tombé dans l’abîme de la dégradation morale, dit Mgr Freppel, il réalisa sous les yeux du monde l’idéal de la famille. [...] Il en résulta la Sainte Famille, ce type immortel et unique des familles chrétiennes. [...] Car, dans l’ordre religieux et moral, tout repose sur la constitution de la famille : suivant qu’elle est elle-même bien ou mal organisée, les individus comme les peuples s’élèvent ou s’abaissent, assurent leur prospérité ou marchent à leur ruine. Dieu donc, voulant régénérer l’humanité déchue, commença ce grand œuvre par la restauration de la famille [26].

La réforme intime des esprits et le retour à l’observation intégrale de la loi chrétienne, écrivait Pie XII, doit s’accomplir surtout dans le sanctuaire de la famille [27].

La Révolution le sait, qui fait de l’attaque contre la famille sa priorité. Dans un livre intitulé Révolution permissive, un certain André Bergevin écrit :

La famille est l’obstacle principal à toute révolution, qu’elle se veuille politique, sexuelle ou les deux. Elle sera donc plus qu’un objectif de choix : une cible prioritaire [28].

L’homme marié, ayant des enfants, qui prétendrait mener le combat contre-révolutionnaire sans s’occuper en priorité de sa famille, et spécialement de l’éducation de ses enfants, serait dans une totale illusion. Faut-il rappeler que la fin première du mariage est la génération et l’éducation des enfants ? L’homme s’unit à la femme par le sacrement de mariage dans le but principal de donner des fils à son pays et des citoyens au Ciel. C’est son premier devoir d’état, qui passe avant le devoir d’état professionnel et a fortiori avant toute autre action en dehors du cercle familial.

Que les familles chrétiennes soient donc – selon l’expression des papes – de vrais sanctuaires où règne Notre-Seigneur, où la hiérarchie d’autorité établie par Dieu est respectée, d’où est écarté l’esprit du monde, où l’on prie le chapelet en commun. Qu’en soient écartés les mauvais livres, les revues mondaines, les mauvaises musiques. Que la pureté y règne, spécialement par la modestie vestimentaire. Que la télévision et l’audiovisuel n’y viennent pas détruire et souiller les esprits [29], et qu’au contraire, on y développe le goût des bonnes lectures. A ce sujet, dans notre combat pour sauver la civilisation, soyons persuadés de la nécessité des humanités gréco-latines, même pour les enfants faisant des sections scientifiques.

Ainsi seulement pourront se former les nouvelles générations de chrétiens fervents et convaincus, qui continueront le combat lorsque nous ne serons plus là. La Tradition n’aurait-elle pas à faire un examen de conscience à ce sujet ? Avons-nous pris les moyens, ces quarante dernières années, de former une relève ?

Avant de quitter ce sujet de la famille, rendons hommage à ceux, mariés ou célibataires, qui collaborent étroitement à cette tâche d’éducation des enfants en enseignant dans les écoles catholiques, complément indispensable de la famille, celle-ci étant une société imparfaite.


Faire régner Notre-Seigneur dans notre âme, le faire régner dans nos familles, unir les familles autour d’un lieu de culte, d’une école : voilà constitué un bastion de civilisation chrétienne :

– à fortifier sans cesse par la prière, la diffusion de la bonne doctrine, la pratique d’une charité authentique ;

– et uni aux autres fortins par une amitié surnaturelle au service du vrai combat de la foi.

Telle est notre tâche principale aujourd’hui, tout à fait à notre portée.

Il faut cependant soulever la question des métiers, car c’est un domaine où nous pouvons encore agir.

Faire régner le Christ dans nos métiers

Roi des sociétés, Notre-Seigneur doit être le Roi de toute la vie sociale.

C’était l’esprit des corporations de métier dans l’ancienne France [30]. Veiller à ce que le travail et la vente des produits s’accomplissent selon la loi de Dieu, protéger les métiers, tel était le rôle des corporations ; et telle était la vie politique de l’immense majorité des Français en ces temps-là. Ils n’avaient pas à intervenir au niveau national. Le pays était d’ailleurs régi par les lois fondamentales du royaume, qu’il n’était pas même au pouvoir du roi de changer. Heureuse stabilité !

Plus récemment, la Cité catholique de Jean Ousset proposait, comme action politique principale, la constitution de cellules d’études dans son milieu de travail. On n’allait pas coller des affiches ou organiser de grands meetings, mais on agissait là où l’on travaillait par une action en profondeur. Un grand rassemblement annuel avait pour but de rappeler les principes de la doctrine sociale de l’Église et de faire le bilan de l’action dans son milieu.

Le Mouvement de la Jeunesse Catholique de France (MJCF) s’en est inspiré à sa fondation : les premières équipes se constituaient dans les lycées, là où les jeunes étudiaient.

Bien sûr, les conditions ont changé. Les corporations ont été supprimées par la Révolution ; la situation en France s’est considérablement dégradée depuis la Cité catholique, ou même depuis les débuts du MJCF (les années 1970).

Cependant, Dieu est toujours Dieu, la grâce est toujours la grâce, et il est impensable qu’un chrétien ne puisse avoir une certaine influence dans le milieu où il passe la plupart de son temps. Une réflexion sur le métier s’impose donc lorsqu’on parle du combat pour le Christ-Roi :

– D’abord, il y a le choix du métier. Pour la plupart de nos lecteurs, il n’y a plus à choisir. Mais pour nos jeunes, ce n’est pas le cas. Le métier est le cadre où ils passeront la majeure partie de leur vie, et il est le moyen donné par Dieu pour exercer une influence sur la société. Le choix d’un métier ne s’improvise donc  pas. Aidez-les à s’orienter dans des études, à choisir un métier qui correspondent, non pas à l’ambition mondaine des parents, mais essentiellement aux talents que le bon Dieu leur a donnés ; un métier où l’on peut encore travailler à faire régner Notre-Seigneur. Je vous renvoie ici à la conférence donnée sur ce sujet par Hugues Bousquet aux JJV 2014 [31] : « Choisir un métier favorisant la famille et l’éducation des enfants » ; étude à laquelle on pourrait ajouter : « L’intelligence de la main » (conférence des JJV 2010 [32]), une conférence revalorisant les métiers manuels qui sont une part essentielle de la civilisation.

– Voyons maintenant comment faire régner le Christ aujourd’hui dans son métier :

§  si l’on s’occupe d’une petite entreprise familiale, si l’on est à son compte dans une profession libérale, ou si l’on exerce une profession artisanale, il est sûr qu’il est plus facile de faire régner Notre-Seigneur dans son cadre de travail, sous le regard du crucifix ;

§  si ce n’est pas le cas, si l’on est employé dans une entreprise, il y a toujours l’exemple personnel du travail bien fait dans la charité, qui fera estimer le catholique, pourra le faire accéder à des postes de responsabilité lui permettant d’exercer une certaine influence, même si dans le contexte actuel, cette influence reste limitée ;

§  il y a aussi la possibilité, entre professionnels catholiques d’un même métier, d’entrer en contact, de s’associer pour étudier la doctrine sociale de l’Église et ses possibilités d’application aujourd’hui, guider les jeunes intéressés par le métier [33]. A cet effet, le père Jacquier, Religieux de Saint-Vincent-de-Paul, préconisait la constitution d’unions mariales corporatives [34].


Dans cette bataille inférieure de maintenance, nous nous arrêtons là. D’autres actions au delà du métier ne semblent pas réalistes :

– d’abord pour une raison de disponibilité : si l’on veut bien s’occuper de sa propre sanctification, de sa famille et de son métier – et on le doit ! –, si l’on est membre d’un cercle de doctrine ou d’un Tiers-Ordre, s’il faut toujours être prêt à aider autant que possible le clergé catholique traditionnel, il reste peu de temps pour faire autre chose !

– d’autre part, il y a aussi une question de réalisme politique : localement, une action au niveau de son quartier, de sa commune, est parfois indiquée par des circonstances providentielles ; mais elle restera quand même limitée en raison de la législation actuelle. Au-delà, il ne faut pas se faire d’illusions. Tout est verrouillé aujourd’hui par la franc-maçonnerie. Que de temps, d’énergie, dépensés pour des combats à échelle nationale qui se sont tous soldés par des échecs dont on devrait tirer les leçons (combat contre l’avortement, contre le mariage pour tous, organisation de l’anti-89, etc.) On aurait davantage avancé le règne de Notre-Seigneur en organisant des cercles de doctrine, des conférences, en recrutant pour des retraites spirituelles, en aidant à la fondation d’une école.

Il ne s’agit pas de se désintéresser du combat à l’échelle nationale et même internationale – qui, d’ailleurs, n’a toujours été le fait directement que d’une petite minorité de personnes – mais il faut garder à l’esprit que ce combat est du ressort de la bataille de Dieu. Nous sommes appelés à y collaborer, mais de la manière qui nous a été indiquée par le Ciel.

La bataille préliminaire

Avec le Cœur Immaculé de Marie et le Sacré-Cœur de Jésus

La bataille supérieure, pour rétablir un pouvoir politique chrétien, est l’œuvre de Dieu. Certes nous aurons à y participer, mais c’est la Providence qui prendra l’initiative et réalisera ce miracle de renverser le pouvoir de la Contre-Église.

Cela ne veut pas dire que nous devons attendre sans rien faire. Pour l’heure, Dieu veut que nous y participions par la « bataille préliminaire [35] », qui consiste à supplier le Ciel d’accélérer ce miracle.

Dans nos derniers temps, le Ciel nous a indiqué les moyens par lesquels nous pouvons mener cette bataille : ce sont les messages de Paray-le-Monial et de Fatima.

Écoutons d’abord sœur Lucie de Fatima, la confidente du Cœur Immaculé de Marie :

A maintes reprises, pendant les précieuses heures que je passai en sa compagnie, Notre-Dame insista sur l’accomplissement du devoir quotidien selon notre condition de vie ; et l’offrande de cet effort en réparation de nos péchés et pour la conversion des pécheurs. Ceci est la condition fondamentale qui nous permettra de repousser le flot des forces du mal qui menace de submerger le monde d’aujourd’hui, et qui nous apportera comme satisfaction la conversion de la Russie et un temps de paix pour l’humanité. Mais elle expliqua aussi combien le Rosaire est important, parce que c’est l’un des principaux moyens qui nous sont donnés par Notre-Dame pour la sanctification de notre devoir quotidien [36].

Il faudrait citer encore ces paroles de sœur Lucie qu’il nous faut avoir sans cesse à l’esprit :

La très Sainte Vierge Marie, en ces derniers temps que nous vivons, a donné une efficacité nouvelle à la récitation du rosaire ; de telle façon qu’il n’y a aucun problème, si difficile soit-il, temporel ou surtout spirituel, se référant à la vie personnelle de chacun de nous, de nos familles, des familles du monde ou des communautés religieuses [c’est ici la bataille inférieure] ou bien à la vie des peuples et des nations [voilà la bataille supérieure !], il n’y a aucun problème, dis-je, que nous ne puissions résoudre par la prière du saint rosaire [37].

Alors, tous à nos chapelets !

La communion réparatrice des cinq premiers samedis du mois est le point d’orgue de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Mais l’essentiel de cette dévotion consiste dans l’accomplissement de tous nos devoirs en réparation de nos péchés et pour la conversion des pécheurs avec l’aide du Rosaire.

Bien sûr le Cœur Immaculé de Marie est indissociable du Sacré-Cœur de Jésus. Saint Jean Eudes employait d’ailleurs une expression audacieuse. Il disait : le Cœur de Jésus et Marie.

Le pape Léon XIII, dans son encyclique Annum Sacrum du 25 mai 1899, pour la consécration du monde au Sacré-Cœur, justifiait cette consécration à la fois par le fait que Notre-Seigneur est Roi des individus et des nations, et que son Cœur, symbole de son amour, « nous pousse à l’aimer en retour et donc à se consacrer à son Cœur auguste ». Il en ressort clairement que la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus est l’âme de notre combat pour le Christ-Roi.

Comme pour le Cœur Immaculé de Marie, c’est une dévotion réparatrice. Il s’agit d’offrir à Notre-Seigneur une compensation d’amour pour ceux qui ne l’aiment pas, ce qui obtiendra des grâces pour leur conversion et avancera le règne du Sacré-Cœur. Vous connaissez les grands axes de cette dévotion : la communion réparatrice des neuf premiers vendredis du mois ; la consécration personnelle au Sacré-Cœur ; l’Heure Sainte réparatrice au foyer ; l’intronisation du Sacré-Cœur dans les familles, dont le grand apôtre au 20e siècle fut le père Matéo SS.CC. : il réussit à consacrer des millions de familles dans le monde entier, et cette consécration des familles était pour lui le tremplin pour obtenir la consécration des nations, ce qu’il obtint pour la Belgique et le Portugal, par exemple [38].

Quand l’Église, encore toute proche de ses origines, gémissait sous le joug des Césars, dit le pape Léon XIII, une croix apparut dans le ciel à un jeune empereur [Constantin] ; elle était le présage et la cause d’un prochain triomphe.

Aujourd’hui, un autre symbole divin, présage très heureux, apparaît à nos yeux : c’est le Cœur très sacré de Jésus, surmonté de la croix et resplendissant d’un éclat incomparable au milieu des flammes.

En lui nous devons placer toutes nos espérances. C’est à lui que nous devons demander, et de lui qu’il faut attendre le salut de l’humanité [39].


[1] — « Notre but unique dans l’exercice du suprême pontificat est de tout restaurer dans le Christ » (Saint Pie X, encyclique E Supremi apostolatus du 4 octobre 1903).

[2] — Voir le livre d’Yves Marsaudon, L’Œcuménisme vu par un franc-maçon de tradition, cité par Mgr Lefebvre dans Ils l’ont découronné, Notre-Dame du Pointet, Fideliter, 1977, p. 221.

[3] — Les documents, tombés entre les mains du pape Grégoire XVI, ont été publiés par le pape Pie IX. On les trouve dans le livre de Crétineau-Joly, L’Église Romaine en face de la Révolution, disponible aux Éditions Saint-Rémi.

[4] — Se reporter au livre de Jean-Claude Lozac’hmeur, Les origines occultistes de la franc-maçonnerie, Paris, Éditions des Cimes, 2015, p. 125.

[5] — Quatrième page de couverture de l’ouvrage de Jean-Claude Lozac’hmeur, Les origines occultistes de la franc-maçonnerie. L’auteur y montre que tel est le plan de la Rose-Croix et de la Kabbale.

[6] — Campanella (kabbaliste) cité par Jean-Claude Lozac’hmeur, Les origines occultistes de la franc-maçonnerie, p. 157-158.

[7] — Saint Pie X, encyclique E Supremi apostolatus.

[8] — Pour combattre la franc-maçonnerie avec les armes surnaturelles – les plus décisives – signalons l’Association Réparatrice envers la Très Sainte Trinité, approuvée en 1875 par le pape Pie IX et relancée dans la Tradition par les capucins de Morgon. Il s’agit de se grouper par trois pour offrir une fois par mois une communion réparatrice des crimes des francs-maçons afin d’obtenir leur conversion.

[9] — De nouveau réédité par : Trifolim, 5 rue Sainte-Odile, 67000 Strasbourg.

[10]   —             Mgr Lefebvre, L’Église infiltrée par le modernisme, Éditions Fideliter 1993, p. 70.

[11]   —             Mgr Lefebvre, Conférence à Sierre le 27 novembre 1988, Fideliter n° 68, p. 12.

[12]   —             Voir Mgr Lefebvre, Conférence à Flavigny, décembre 1988. Fideliter n° 68, p. 16.

[13]   —             Voir l’article : « Le G.R.E.C., Une histoire cachée maintenant révélée », publié dans Le Sel de la terre 90, et disponible en tiré-à-part au couvent de la Haye-aux-Bonshommes (2 € franco de port).

[14]   —             Voir l’étude de Dominicus : « Comment voir clair dans la situation actuelle de la Tradition ? », publiée par le couvent (2 € franco de port).

[15]   —             Son Excellence Mgr Lefebvre, Nos rapports avec Rome, Numéro spécial du Combat de la foi catholique n° 167 (à commander à Mme Séghiri – Parçay – 86700 Romagne).

[16]   —             On trouvera les références précises dans l’étude de Dominicus déjà citée.

[17]   —             On lira avec profit l’article d’Adrien Loubier, « Les voies de la réduction », paru dans le Bulletin de l’Occident chrétien de juin 1981. On pourra étudier aussi, du même auteur, l’ouvrage Groupes réducteurs et noyaux dirigeants, honoré d’une préface de Marcel de Corte, publié aux Éditions Sainte-Jeanne d’Arc (Les Guillots. 18260 Villegenon).

[18]   —             Jean Vaquié, La Bataille préliminaire, Paris, Action Familiale et Scolaire (31 rue Rennequin, 75017 Paris), p. 1-2. Toute la brochure est à étudier. Elle est complétée par Réflexions sur les ennemis et la manœuvre, du même auteur, disponible chez DPF.

[19]   —             P. Calmel O.P., « Autorité et sainteté dans l’Église », texte publié dans Le Sel de la Terre 12 bis, p. 125.

[20]   —             Mgr Lefebvre, Sermon du 22 avril 1984 à Écône (dimanche de Pâques).

[21]   —             Jean-Claude Lozac’hmeur, Les origines occultistes de la franc-maçonnerie, p. 124-125.

[22]   —             P. Calmel O.P., « Autorité et sainteté dans l’Église », Le Sel de la Terre 12 bis, p. 125.

[23]   —             Mgr Lefebvre, Itinéraire Spirituel, Notes complémentaires.

[24]   —             Paris, Vitte, 1931.

[25]   —             Douzième leçon, « De l’action », cinquième question.

[26]   —             Mgr Freppel, cité dans Mgr Freppel de A à Z, Versailles, Éditions de Paris, 2006, p. 345.

[27]   —             Pie XII, Radio Message au Congrès eucharistique de Costa-Rica, 28 avril 1955.

[28]   —             André Bergevin, Révolution permissive, Paris, Éditions François-Xavier de Guibert, 2003, p. 21-22.

[29]   —             Une excellente petite brochure vient de paraître à ce sujet, de l’abbé Jean-Pierre Boubée (FSSPX), Communications, écrans, internet, jeux vidéo... et si on faisait le point, conférences données en 2013-2014, en vente chez l’auteur : 2 rue Clairat. 24100 Bergerac.

[30]   —             On peut se reporter à la brochure Les Corporations dans la France chrétienne, publiée aux Éditions du Sel. On pourra aussi lire l’ouvrage d’Henri Charlier : Culture, école, métier (Paris, NEL, 1959).

[31]   —             Cette conférence a été publiée dans Le Sel de la terre 90 (automne 2014).

[32]   —             Cette conférence a été publiée dans Le Sel de la terre 76 (printemps 2011).

[33]   —             Cela existe ici et là sur le plan médical.

[34]   —             On pourra consulter deux études du père Jacquier éditées par les Éditions du Sel : L’Ordre social chrétien par le règne social de Marie et Le Manuel du croisé.

[35]   —             Voir Jean Vaquié, La Bataille préliminaire, Paris, Action Familiale et Scolaire.

[36]   —             Propos de sœur Lucie de Fatima rapportés par M. John Haffert, l’un des principaux responsables de l’Armée Bleue, recueillis en 1946 et publiés dans son ouvrage Fatima, apostolat mondial édité chez Téqui en 1984, p. 17.

[37]   —             Entretien de sœur Lucie de Fatima avec le père Fuentès, le 26 décembre 1957.

[38]   —             On peut se référer à l’ouvrage du père Matéo, Jésus Roi d’amour, Paris, Téqui, 2008 ; et aux articles : « L’intronisation du Sacré-Cœur », paru dans Le Sel de la terre 59 (hiver 2006-2007) ; et « L’œuvre de l’intronisation du Sacré-Cœur », paru dans Le Sel de la terre 68 (printemps 2009).

[39]   —             Pape Léon XIII, Encyclique Annum Sacrum du 25 mai 1899, vers la fin.

Informations

L'auteur

Religieux dominicain du couvent de la Haye-aux-Bonshommes (Avrillé).

Le numéro

Le Sel de la terre n° 96

p. 91-104

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