PEARL HARBOR. La leçon politique d'une défaite programmée.
Article d'Arnaud de Lassus, paru dans A.F.S.n°99 (Février 1992), p.11 et sq.
Dans cet article, Arnaud de Lassus nous prouve une première chose qui est maintenant assez connue : le Président Roosevelt savait, plusieurs jours à l'avance, que les Japonais se préparaient à attaquer Pearl Harbor et il a laissé délibérément les autorités militaires locales dans l'ignorance afin que cette attaque "surprise" lui fournît un casus belli.
Cela est maintenant reconnu même par le Figaro-Magazine (30/11/1991, article de JJ Servan Shreiber), et notre monde moderne est assez habitué au machiavélisme pour admettre ce moyen franchement immoral, du moment qu'il s'agissait de sauver les démocraties européennes.
Mais l'intérêt de l'article consiste surtout dans une deuxième révélation solidement étayée : le but poursuivi par Roosevelt en entrant dans la guerre n'était pas d'abord de sauver les démocraties, mais de sauver la Russie du péril allemand, et de lui donner les moyens d'un nouvelle expansion dans le monde. L'intelligence de cet événement est ainsi un excellent moyen pour commencer à comprendre la politique constante des U.S.A. de 1930 à 1980 : soutenir le communisme et en même temps l'empêcher de dépasser certaines limites. C'est ce qu'on appelle la politique de containment dont le véritable initiateur fut le Council of Foreign Relations.
Le but final de toute cette manœuvre est de supprimer, par le moyen du communisme et des conflits qu'il suscite, tous les obstacles à la réalisation du Nouvel Ordre Mondial. Toute cette explication paraîtrait incroyable si elle n'était pas soutenue par des faits irrécusables et si l'on ne voyait pas s'accomplir sous nos yeux l'établissement de ce gouvernement mondial.
Ainsi l'histoire contemporaine vient confirmer l'analyse théorique sur la Contre-Église qui est présentée, à la lumière de saint Thomas d'Aquin, dans l'article sur "l'ecclésiologie comparée". La Contre-Église n'est pas un être imaginaire : elle est bien réelle et puissante, puisqu'elle a réussi à susciter et soutenir le communisme - système pourtant si contraire à la nature - pendant près d'un siècle.

