Le Sédévacantisme : Analyses Théologiques et Débats sur la Vacance du Siège
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La crise sans précédent que traverse l’Église depuis le concile Vatican II a soulevé, chez certains fidèles et théologiens, une question grave : celle de la légitimité des autorités romaines. Le sédévacantisme est la thèse selon laquelle le Siège de Pierre serait vacant en raison de l'hérésie publique des occupants de la chaire d'Apostolat, rendant leurs actes dépourvus de toute juridiction.
La revue Le Sel de la terre examine ici les arguments et les limites de cette position à la lumière de la théologie thomiste et du droit canonique. Parcourez nos études consacrées à la visibilité de l'Église, à la nature de l'hérésie et aux conditions de la perte du pontificat. Nos dossiers répondent aux objections, analysent également les distinctions nécessaires et l'autorité de droit, ainsi que les dangers de conclusions privées qui pourraient compromettre l'unité et la constitution divine de l'Église. Ces travaux doctrinaux offrent des points de repère essentiels pour comprendre les débats qui agitent le monde de la Tradition et pour garder une ligne de conduite prudente et fidèle face au mystère de l'iniquité.
Les articles
Saint François de Sales, le pape et l'énigme Bellarmin
Fr. Louis-Marie DELERM O.P.
3,50€
L’autorité de saint François de Sales (1567-1622) fut souvent invoquée dans les débats sur l’infaillibilité pontificale, lors du concile Vatican I (1869-1870)
Cet article compare d’abord l’enseignement du Docteur savoyard avec le dogme défini par Vatican I
Il étudie ensuite son opinion sur le cas du « pape hérétique », en le comparant à celui des théologiens contemporains : les jésuites Jean Azor (1533-1603), François Suarez (1548-1617) et Robert Bellarmin (1542-1621) et les dominicains Cajetan (Thomas de Vio, 1469-1534) et Jean de Saint-Thomas (Jean Poinsot, 1589-1644).
Finalement, l’enseignement de saint François de Sales aide à cerner celui de saint Robert Bellarmin : ces deux Docteurs, comme plus tard saint Alphonse de Liguori (1696-1787), proclament qu’un concile ne peut être supérieur au pape, mais ils admettent également qu’un pape ne peut perdre son autorité de façon privée, sans une déclaration officielle de l’Église.
En cas d’hérésie papale, le rôle d’un concile ne serait donc pas proprement de déposer le pape, mais seulement de le déclarer déposé (« pontifex hereticus […] non tam deponendus quam declarandus depositus a concilio esset »).
