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T.F.P. Le masque et le visage Deuxième partie Aperçus sur l’histoire de la T.F.P.


 

par Carlo Alberto Agnoli et Paolo Taufer

 

Nous avons commencé, dans les numéros 7 et 8 du Sel de la terre, la publication du livre de Carlo Alberto Agnoli et Paolo Taufer sur la « Société française pour la défense de la tradition, famille et propriété, T.F.P. », connue par les associations qui lui servent de « courroies de transmission » : (« Avenir de la culture » et « Lumières sur l’Est »), ainsi que par divers ouvrages (par exemple Noblesse et élites traditionnelles dans les allocutions de Pie XII [1] du professeur Plinio Corrêa de Oliveira) et diverses activités (par exemple « Le droit de naître », questionnaire sur l’avortement à adresser aux candidats des élections législatives [2]). Nous publions ici de larges extraits de la deuxième partie de ce livre. Et puisqu’il est question dans cette étude du « complot » des ennemis de l’Église, nous nous permettons de suggérer à nos lecteurs de se reporter à l’article « Ecclésiologie comparée » paru dans notre numéro 1, qui analyse d’un point de vue théologique le concept de Contre-Église.

 

 ⚜️

 


La T.F.P. est née le 26 juillet 1960, sous le nom de Sociedade brasileira de defesa da tradiçào, familia et propriedade, fondée par Plinio Corrêa de Oliveira, alors avocat, député fédéral et professeur universitaire à Sao Paulo, âgé de 52 ans.

En 1985 elle était ramifiée en quatorze associations-sœurs installées respectivement dans des pays latino-américains : Argentine, Bolivie, Vénézuela, Chili, Colombie, Équateur, Pérou, Uruguay où elle a pris le nom de Lepanto, et en outre au Canada, aux États-Unis, en Espagne, au Portugal, en France et en Afrique du Sud, chacune de ces sections étant étroitement liée à l'association mère du Brésil [3]. En 1990, la T.F.P. s'était encore développée jusqu'à pouvoir compter des bureaux dans plus de vingt-deux pays.

La plus active et la plus connue parmi les T.F.P. européennes est sans doute aujourd'hui la section française, en dépit de sa mésaventure judiciaire de 1982 [4].

En 1986 la T.F.P. française lançait l'association « Avenir de la culture », dont le nom fut bientôt associé à des campagnes de moralisation contre la licence télévisuelle. Au lendemain de la « chute » du communisme elle lança une autre campagne, sous le nom de « Lumières sur l'Est », pour la diffusion du message de Fatima dans les pays de l'Est [5].

Pour rendre plus incisive sa campagne « Lumières sur l'Est », la T.F.P. joignit à ses envois le texte d'une lettre obtenue du cardinal Oddi, qui faisait sienne l'initiative en l'encourageant et en bénissant ses promoteurs.

Mais le 27 juin 1991 le magazine français La Vie (nº 2391) faisait savoir à ses lecteurs que le cardinal, interrogé par Giancarlo Zizola, correspondant romain de la revue, disait avoir soutenu la diffusion du message sur la recommandation d'un ami brésilien, en ajoutant toutefois : « Je reconnais avoir eu le tort de ne m'être pas préoccupé assez des liaisons entre ce mouvement et l'association T.F.P. »

En réalité, ce prélat n'ignorait pas que « Lumières sur l'Est » ne faisait qu'un avec la T.F.P. Cela ressort de sa lettre même, copieusement diffusée en France et que nous reproduisons en appendice. Ce qu'il ignorait certainement, comme, du reste, un très grand nombre des destinataires, c'était les enseignements secrets et les étranges cultes de l'association. Telle est probablement la vraie signification du repentir du cardinal Oddi, que le journaliste de La Vie n'a pas correctement interprété.

Cette ignorance générale du vrai visage de la T.F.P. nous pousse à prendre en considération l'hypothèse suivante : y a-t-il des liens entre cette association et les centres de pouvoir qui aujourd'hui régissent et conditionnent les destinées des peuples ? Et puisque le cœur du mondialisme synarchique bat dans la zone anglo-américaine, nous devons nous arrêter avec une particulière attention sur la T.F.P. nord-américaine installée à Washington.

De hautes appréciations venues de là-bas, des échanges de visites, des affinités reconnues ont marqué de façon vraiment spéciale les rapports de la T.F.P. avec les néo-conservateurs de la nouvelle droite américaine. Connaître cette nouvelle droite peut alors signifier connaître davantage la T.F.P., ses orientations, ses buts, ses hommes les plus importants.

Mais avant de nous engager dans ce parcours malaisé, nous demandons au lecteur la patience, non pas de nous suivre dans le dédale des sociétés maçonniques ou para-maçonniques où se développe le phénomène qui est en train de mener l'humanité au coagulum mondialiste, mais d'accepter quelques idées-guides et des renseignements utiles pour estimer dans une juste perspective l'appartenance à ces sociétés des différents personnages qui sont en contact avec la T.F.P.

 

Gouvernement mondial et hiérarchie mondialiste

 

D'illustres savants, depuis plus d'un siècle, ont œuvré à déchiffrer le plan visant à l'unification de l'humanité dans une république universelle sous la domination de hauts initiés. Ce pouvoir veut s'asseoir sur la ruine de toutes les religions, en particulier du christianisme, et sur l'élaboration d'un nouveau culte, relativiste et panthéiste. Un tel plan, dont les révolutions américaine et française, à la fin du XVIIIe siècle, ne furent que les prémices violentes, se devinait déjà dans les ouvrages d'auteurs du siècle précédent. Il est énoncé en termes assez explicites dans les « constitutions » de la franc-maçonnerie de 1723 et prévoit, après la destruction des formes traditionnelles de société fondées sur la religion, la formation de groupements sociaux artificiels toujours plus étendus et homogènes.

Ces savants, pour la plupart d'extraction catholique, perçoivent, à l'intérieur des ténébreuses hiérarchies de la grande conjuration, la distinction qui y est faite entre la sphère de l'autorité et celle du pouvoir.

L'autorité est « théocratique », luciférienne, gnostique. Elle pratique la magie et le commerce avec les « esprits ». Elle modèle à son exemple, en les mettant à son service, les niveaux inférieurs, ceux du pouvoir. Elle est étroitement circonscrite et inconnue des sociétés de sa mouvance, mais son existence témoigne de la terrible véracité de la parole de saint Jean : « Le monde entier se trouve en la puissance du malin. » (1 Jn, 19)

De cette autorité émane le pouvoir, qui en constitue en quelque sorte le bras séculier pour l'exécution du plan. Cet instrument est diversifié en fonction des circonstances. Il lui faut gérer et absorber les oppositions accidentelles. Il n'est pas à l'abri des coups ni des obstacles (voir l'exemple de la loge P 2 [6]).

Les deux sphères se compénètrent, et l'on peut parler de présence osmotique [7] des magiciens dans les différents emplacements du pouvoir. Le pouvoir ainsi inspiré s'appuie sur les ressources de la haute finance, elle-même composée d'une foule de sociétés occultes, mi-secrètes ou « discrètes », qui exercent leurs fonctions aux différents niveaux, continentaux, régionaux ou nationaux, qui leur sont assignés.

Ainsi les régimes politiques de fondement laïque ne sont que le prolongement visible d'organes dissimulés, qu'il s'agisse des démocraties parlementaires ou des diverses dictatures de droite ou de gauche qui invoquent la volonté populaire comme source de leur légitimité (y compris les « démocraties populaires »).

C'est un fait plutôt commun que la présence de certains adeptes dans plusieurs sociétés occultes de différents niveaux, jouant dans l'une le rôle de représentation de l'autre, ou de surveillance.

Ce genre de sociétés s'articule en cercles concentriques, le degré d'initiation décroissant à mesure que l'on s'éloigne du centre. On passe ainsi du Lucis Trust, vraisemblablement très proche des sommets de l'autorité, à la haute F.M. juive des B'naï B'rith, aux ordres martinistes et rosicruciens, à la haute maçonnerie britannique Side masonry, tandis que les souverains conseils des 33e degrés rassemblent l'élite des maçonneries nationales au niveau du pouvoir.

Au sommet du pouvoir nous trouvons l'O.N.U. et la haute finance apatride, qui rayonne par des organes très puissants comme la Pilgrim's Society avec ses deux branches britannique et américaine, la Fabian Society, la Round Table, jusqu'aux instituts d'affaires internationales. Parmi ceux-ci se distinguent, dans le monde anglo-américain, le Royal Institute of International Affairs (R.I.I.A.) et le Council on Foreign Relations (C.F.R.), véritables gouvernements de l'ombre, dépositaires de fait du pouvoir d'une nation.

Il existe en outre des cercles politico-financiers intercontinentaux comme le Bilderberg Group (U.S.A.), l'Hakone (Europe-Japon) et la Commission Trilatérale (U.S.A.-Europe-Japon). A côté de ces cercles se rangent des « instituts » comme l'Institut International d'Études Stratégiques de Londres (I.I.S.S.) ; des cercles intellectuels comme l'Aspen Institute, la Pugwash qui, avec l'International Institute for Applied Systems Analysis (I.I.A.S.A.) [8], forme la plus importante réunion de savants du monde entier. On peut y ajouter toute une série de symposiums politiques et économiques périodiques, au cours desquels on échange à voix plus ou moins haute les ordres et directives provenant des sociétés supérieures. Enfin nous rencontrons les basses maçonneries et les zones de « pêche » telles que les divers Rotary, Lion's club, etc.

Pour un développement plus soigné nous renvoyons au livre d'Epiphanius : Massoneria e sette segrete : la faccia occulta della storia, 1991 [9], où les faits mentionnés ci-dessus s'appuient sur de nombreuses références et citations.

Achevons ce tour d'horizon par une remarque :

L'expression « nouvel ordre mondial » fut lancée au début du siècle par Herbert-G. Wells (1886-1946), un haut initié de la secte Golden Dawn, cénacle restreint où l'on pratiquait la magie de cérémonie et qui comptait dans ses rangs beaucoup de chefs du nazisme. Cette expression alors inconnue (on ne parlait que d'internationalisme) ne fut longtemps usitée, ensuite, que dans un cercle réduit d'intellectuels et il y a peu d'années qu'elle s'est vulgarisée.

Il est vrai que la devise Ordre nouveau (et sa référence novus ordo seclorum qui figure sur le billet d'un dollar) a paru dès le début du siècle comme titre du périodique de Gramsci [10], l'inspirateur insoupçonné des tactiques de la Trilatérale. Elle devint ensuite la marque du programme de l'axe Rome-Berlin. Le nazisme, en particulier, proclamait son ambition de fonder un nouvel ordre mondial. Après la guerre ce terme tomba en désuétude, pour reparaître il y a peu, d’abord dans l'organisation de droite « Ordre Nouveau ».

On arrive ainsi à l'année 1991, à la guerre avec l’Irak, qui a vu les premiers succès de l'O.N.U. et du pouvoir mondialiste dans une série d'attaques programmées [11] pour neutraliser le noyau dur de la résistance du tiers-monde : l'Islam [12].

L'Islam est le seul véritable obstacle aujourd'hui au gouvernement mondial. L'Église catholique, en effet, après le concile, ne représente plus une menace pour lui.

Nous assistons alors au concert des mass-media, y compris ceux des pays ex-communistes, découvrant au lendemain de la guerre d'Irak le nouvel ordre mondial et s'en appropriant le nom jusqu’à s'en faire un drapeau. On veut provoquer chez l'homme de la rue, par les mécanismes dès longtemps éprouvés de la propagande, une progressive assimilation de l'idée sous-jacente considérée comme déjà acquise et venant simplement au jour.

 

Nul ne peut nier l'existence du complot infernal. La république onusienne semble proche de son avènement et s'annonce, parée des Droits de l'homme, comme une société multiraciale artificielle, dépourvue de foi et de mémoire. Le nier, ou simplement le méconnaître, c'est fermer les yeux devant la réalité et se condamner, dans la meilleure des hypothèses, à une vision tronquée des événements qui pourtant nous assaillent jusque dans notre vie quotidienne.

Ceux qui savent ont la grave responsabilité de le dire, selon le commandement du divin Maître : ne pas tenir la lampe sous le boisseau mais s'en servir pour éclairer les esprits et guider les cœurs.

 

La nouvelle droite

 

Dans les années 1960-1970 se développa en Amérique un courant dit « conservateur », nouveau par rapport à la ligne libérale. C’est celui qui par la suite devait différencier la présidence Reagan de celle de ses prédécesseurs.

Le personnage clef de ce développement fut Kristol Irving, dont l’itinéraire politique est assez typique de l’évolution culturelle de l’après-guerre : trotszkisme des années d’université, puis position libérale dans le sillage du parti démocrate, enfin conservatisme représenté par le parti républicain.

Le poids intellectuel de ses principaux représentants a donné à ce mouvement néo-conservateur une influence croissante et en a fait un pôle d’attraction pour un grand nombre d’étudiants de cette génération. Un rôle capital y a été joué par les think-tanks (réservoirs de pensée), centres de recherches et d’études que l’on peut aussi bien appeler « banques de cerveaux » ou « fabriques d’idées ». Ce ne sont pas des universités, mais le personnel est recruté parmi les professeurs universitaires et l’ambiance y est celle d’un institut académique de haut niveau. Sans faire partie de l’appareil politique (policy makers) ils entretiennent avec lui et avec les media (opinion makers) des rapports suivis. Ils importent des savants et les exportent dans les sphères du gouvernement.

C’est ainsi que la Brooking Institution, nº 1 de ces think-tanks, a fourni en conseillers économiques et autres les présidents démocrates. Sous le gouvernement Reagan, l’un des deux plus grands think-tanks conservateurs, l’American Enterprise Institute (A.E.I.), a placé quarante de ses membres dans les différents organes du gouvernement. L’autre, l’Heritage Foundation, douze.

Le mécanisme fonctionne aussi en sens inverse, comme « parc de stationnement » pour les politiques qui ont dû céder leur place sans renoncer à y revenir.

C’est ainsi encore que par une remarquable convergence de destinées, le républicain Henry Kissinger (secrétaire d’État de Nixon) et le démocrate Zbigniew Brzezinski (conseiller de Carter) sont entrés tous deux au Center for Strategic and International Studies (C.S.I.S.), un think-tank de « droite ». Tout en les « important », celui-ci « exportait » son président David Abshire comme ambassadeur de Reagan auprès de l’OTAN.

Le fondateur du C.S.I.S fut le conseiller en affaires internationales Richard Vincent Allen, formé chez les jésuites, procommuniste dans sa jeunesse. Il fut remplacé par Brzezinski comme conseiller dans le gouvernement Reagan [13].

David Abshire était président de la multinationale Procter and Gamble et appartenait à des cercles mondialistes comme le C.F.R., l’I.I.S.S. et la commission Trilatérale.

Le C.S.I.S. (de droite) et la Brooking Institution (de gauche) appartiennent l’une et l’autre à la Trilatérale.

 

Quant aux fondateurs de la nouvelle droite américaine, ils sont issus des rangs de la gauche libérale.

Parmi les plus importants on trouve :

– Bill Daniel, sociologue, israélite, membre du C.F.R. et du conseil d’administration d’une université dont le président, Dilworth J. Richardson, est membre de la Pilgrim’s Society et de la Rockefeller Center Inc[14].

– Blazer Nathan, sociologue, israélite, membre du C.F.R. [15].

– Lipset Seymour Martin, sociologue, israélite, membre de la Hillel Foundation, filiale du B’nai B’rith [16].

– Kristol Irving, un des fondateurs du néo-conservatisme sioniste [17], rédacteur du Commentary Magazine, organe officiel de l’American Jewish Committee, membre du C.F.R., etc.

– Norman Podhoretz, rédacteur en chef du Commentary Magazine, membre de l’intelligentsia juive de New-York et vedette de la nouvelle droite. Appartenant au C.F.R., il est surtout membre actif du B’nai B’rith. Au B’nai B’rith appartinrent les grands financiers internationaux comme Jacob Schiff, Félix Warburg, Otto Kahn, etc., qui ne cessèrent de soutenir la révolution bolchevique.

 

Norman Podhoretz appartient aussi à la direction du Committee for the Present Danger (C.P.D.), fondé le 11 novembre 1975, après la victoire électorale de Jimmy Carter, par Eugène V. Rostow, israélite d’origine russe qui ne cachait pas ses idées socialistes avancées [18], directeur de l’American Jewish Committee, membre éminent du C.F.R. et des cercles Bilderberg, et par James R. Schlesinger, israélite converti au luthéranisme [19], ministre de la Défense sous le président G. Ford, membre lui aussi du C.F.R. et de la Rand Corporation (think-tank).

Le C.P.D. illustre bien l’effacement progressif, à mesure que l’on gravit les marches du pouvoir, de la distinction entre droite et gauche, qui disparaît finalement aux niveaux supérieurs dans une coincidentia oppositorum. La droite et la gauche n’y sont qu’un appendice exotérique qui permet de jouer la comédie aux yeux du vulgaire. Comme l’écrivait dans les années 70 l’économiste Charles Levinson : « L’État, le gouvernement sont des abstractions. Il existe seulement un certain nombre d’individus liés à des partis qui reflètent les mêmes forces dominantes quelle que soit leur couleur politique [20]. »

Le C.P.D. est l’un des nombreux exemples de cette façon d’user de groupements divers, créés à mesure des besoins et prêts à rentrer dans l’ombre une fois leur tâche accomplie [21]. Son programme était d’« envisager les moyens d’éliminer le danger d’une Union Soviétique en plein réarmement, au besoin par la programmation d’une guerre limitée, sans victoire [22] ».

Bref, il s’agissait d’une initiative visant à conforter les cercles conservateurs « de droite », affaiblis par des années de détente, dans leur confiance sur le rôle de grande puissance des États-Unis. Née à l’époque de l’administration Carter, elle se proposait de renseigner les Américains sur le danger de négocier avec l’Union Soviétique à propos des armes stratégiques et de rogner sur le budget de la Défense. Aussi, quand le président Reagan s’installa à la Maison Blanche, trente-deux membres du C.P.D. furent-ils nommés à d’importantes charges de politique étrangère et dans le domaine de la défense.

 

Si nous regardons de plus près quelques personnages importants de ce C.P.D., nous constatons leur appartenance aux centres mondialistes.

– Paul-Henry Nitze, ancien ministre de la Marine, qui ne craignait pas de préconiser, dans la revue de l’ultra-progressiste C.F.R., Foreigns Affairs (janvier 1976), une guerre nucléaire limitée, sans victoire. Simultanément, il se proclamait « partisan convaincu du transfert des forces américaines à l’O.N.U. [23] ». La contradiction n’est qu’apparente et, encore une fois, se résout dans les cercles supérieurs auxquels Nitze appartient [24].

– Henry H. Fowler, associé de la puissante banque juive de New-York, Goldman Sachs et Cie, membre du C.F.R. et directeur de la Fondation Carnegie pour la paix.

– Fred C. Ikle, du C.F.R., de l’Harvard Center for International Affairs et de la Rand Corporation, le plus grand think-tank gouvernemental, présidé par le trilatéraliste Donald B. Rice. Ikle fut sous-secrétaire d’État à la défense et conseiller de R. Reagan.

– Maxwell D. Taylor, général américain, membre du comité exécutif de la Pilgrim’s Society.

– Dean Rusk, des Rhodes Scholars, président de la fondation Rockefeller, celle qui dans le monde entier a promu le contrôle des naissances et la banalisation de l’avortement entre 1952 et 1960 – membre du C.F.R. et du comité exécutif de la Pilgrim’s Society.

– David Packard, membre des fondations conservatrices Hoover Institution et A.E.I., de la Trilatérale, de l’U.S.T.E.C. [25], de la Chase  des Rockefeller, et de la très puissante Business Round Table qui groupe les plus importantes multinationales d’Amérique.

– Clarence Douglas Dillon, banquier de Wall Street, président depuis 1972 de la Fondation Rockefeller et, depuis 1970, de la Brookings Institution, nº 1 des think-tanks de gauche ; président de l’Institut pour un ordre mondial [26], membre du C.F.R., du Bilderberg et du comité exécutif de la Pilgrim’s Society.

– Jeane Duane Jordan Kirkpatrick, ambassadrice de Reagan à l’O.N.U. après avoir enseigné les sciences politiques à l’université de Georgetown avec Kissinger et Brzezinski ; conservatrice et anticommuniste déclarée, elle est membre de l’A.E.I. (think-tank de droite) mais aussi de la Trilatérale. Sa présence est en outre signalée dans une des sessions annuelles du Bilderberg Group, en Suisse en mai 1981 [27]. En 1982 lui fut décerné le prix du B’nai B’rith pour la philanthropie.

 

Voilà le beau monde qui constituait, en quelque sorte, l’humus sur lequel put se développer la nouvelle droite américaine grâce à l’agrégat électoral étiqueté « conservateur », y compris la composante du traditionalisme religieux. Cet agrégat se reconnaissait dans la revue National Review de New-York, fondée par William F. Buckley.

Buckley lui-même, ancien fonctionnaire de la C.I.A., aux orientations sionistes, appartient au C.F.R. et aussi à la branche américaine de l’Ordre de Malte, mais surtout à la Skull and Bones, société secrète de hauts initiés qui veut recueillir l’héritage des Illuminés de Bavière et compte parmi ses affiliés le 33e degré George Bush. Il est aussi membre de la Mount Pelerin Society, à côté de personnages comme le président de l’Heritage Foundation, Edwin J. Feulner, dont nous parlerons plus loin.

Mais la principale revue de la nouvelle droite est celle de Podhoretz et Kristol, le Commentary Magazine, dont nous avons déjà parlé. Aux dires de la revue allemande Code, cette revue juive a exercé une influence énorme sur le conservatisme dans l’Establishment et capté mentalement une génération entière de fabricants d’opinion publique, non juifs et réputés conservateurs.

Le Commentary Magazine est le pendant intellectuel du lobby juif l’A.I.P.A.C. (American Israël Public Affairs Committee), qui sous Bush pouvait compter sur 70 voix au sénat et 330 au congrès [28].


 

La T.F.P. et la nouvelle droite américaine

 

Les 26 et 27 avril 1985 se tint à Dallas (Texas) une réunion du Board of Governors de l’International Policy Forum (conseil directeur du Forum de Politique Internationale). Selon le bulletin des 15 T.F.P. (n°5), l’International Policy Forum  (I.P.F.) est une « prestigieuse organisation de la nouvelle droite nord-américaine, qui a pour but de promouvoir des contacts et des échanges culturels entre organismes et leaders conservateurs américains et étrangers ». Le professeur Plinio Corrêa de Oliveira, qui est membre de l’I.P.F. [29], saluait ainsi les participants : « J’ai bien présent à l’esprit que cette réunion se déroule en Amérique du Nord sur l’initiative et avec l’accueil fraternel de nos amis communs de la nouvelle droite, qui ont à tant de titres bien mérité de leur pays et donc de l’Occident et du monde entier. »

Par la suite, sur l’initiative de la T.F.P. brésilienne et de son représentant à Washington, furent invités à Sao Paulo, au siège central de l’association, quatre leaders de la nouvelle droite : Paul Weyrich, Morton Blackwell, Henri Walther et William Kling. Au cours de la visite fut tenue, au Sheraton hotel, une conférence, présidée par Plinio Corrêa, sur la politique américaine.

Paul Weyrich, dans son intervention, ne manqua pas d’exprimer de chaleureuses louanges à l’adresse de la T.F.P., lui témopignant une flatteuse confiance :

« Dans nos batailles, tant aux États-Unis que dans le monde, la T.F.P. est une des rares organisations fiables, vraiment cohérentes, avec lesquelles nous pouvons nous associer [30]. »

La revue Catolicismo, organe officiel de la T.F.P., donne même un bref portrait des hôtes. Paul Weyrich est ainsi décrit : « Un des créateurs du concept de nouvelle droite, fondateur et président de la prestigieuse Heritage Foundation, qui influença tant les décisions du gouvernement Reagan. Il est aujourd’hui président de la Free Congress Foundation. Il se réunit toutes les semaines avec des dizaines de sénateurs et de députés pour débattre de sujets d’intérêt commun. Le sénateur Robert Dole, leader du parti républicain au sénat, a affirmé que “P. Weyrich est le conservateur clef à Washington pour faire travailler ensemble les différents groupes afin de réaliser nos buts” ».

De quels buts et de quelles batailles s’agit-il donc quand on sait que le sénateur méthodiste Robert Joseph Dole est titulaire, tout comme son président George Bush, du 33e degré du Rite écossais ancien et accepté ?


La collaboration avec les représentants de la maçonnerie est, de toute manière, d’obligation dans le champ politique américain. Le même Weyrich fut, entre 1973 et 1977, l’assistant du sénateur Carl Thomas Curtis, membre de la franc-maçonnerie et des Odd Fellows [32].

A la fin des années 70, P. Weyrich était déjà un représentant important de la nouvelle droite et l’un des principaux collaborateurs de la Religious Roundtable et de la Moral Majority, organes de liaison entre la droite politique et la droite religieuse. La Religious Roundtable fut fondée par Edward Mc Ateer, animateur du Conservative Caucus (petit cercle politique de conservateurs au­quel P. Weyrich appartenait aussi), dans le but de travailler sur des thèmes spé­cifiquement moraux. La Moral Majority et la Religious Roundtable étaient d’esprit œcuménique et dans leurs rangs militaient, sur un pied de complète parité, des catholiques romains comme Richard Viguerie, des catholiques de rite grec comme P. Weyrich lui-même, des Israélites comme Howard Philips, directeur d’un groupe de pression conservateur [33], des baptistes, des protestants de toutes sortes.

Aujourd’hui P. Weyrich est le président de l’I.P.F. et de la Free Congress Foundation de Washington, et de plus, bien entendu, membre éminent de l’Heri­tage Foundation.

Ce fut au siège de la Free Congress Foundation que la T.F.P. nord-améri­caine présenta, en 1986, à Paul Weyrich et à Morton Balckwell son étude sur la réforme agraire du Brésil [34], sujet auquel le capitalisme américain n’est certes pas insensible, ses intérêts coïncidant avec la défense des grands propriétaires terriens de ce pays. Très significatif à cet égard est le voyage que le président du Brésil, Fernando Collor de Mello, dut effectuer en 1989, au lendemain de son élection, aux États-Unis. Il y rencontra (au Waldorf hotel, l’hôtel de la haute fi­nance mondialiste) de nombreux capitaines d’industrie américains et notamment David Rockefeller, Henry Kissinger et le président du conseil mondial juif, Edgar Bronfman.

Toute opposition à la réforme agraire du Brésil ne pouvait être que bien vue du grand capitalisme accapareur, prêt à se servir du concours du conserva­tisme religieux, tout fondé que celui-ci puisse être sur la doctrine sociale de l’É­glise.

« A cela s’ajoute, observe la revue catholique Sous la Bannière [35], qu’en 1993 doit avoir lieu un référendum sur le régime futur du Brésil : répu­blique présidentielle, république parlementaire ou monarchie parlementaire. La famille d’Orléans-Bragance, écartée du pouvoir depuis 1888, se prépare à recou­vrer à cette occasion son trône. Un de ses princes, second dans l’ordre de succes­sion [36], est un membre éminent de la T.F.P. brésilienne et y joue un rôle très actif et de haute responsabilité. Il se réclame, bien sûr, de la Tradition [37]. »

Signalons enfin que Paul Weyrich a récemment fait partie d’une déléga­tion de l’Heritage Foundation envoyée en Russie avec l’aide du gouvernement américain et sous les auspices financiers de la fondation Rockefeller, fâcheuse­ment connue pour avoir répandu dans le monde entier la contraception artifi­cielle et l’avortement légal.

 

Un autre compagnon de route de la T.F.P. : l’Heritage Foundation

 

La lecture des publications de la T.F.P. montre de quelle estime et de quel respect les représentants de cette association gratifient l’Heritage Foundation , soit qu’ils la trouvent « très prestigieuse », soit qu’ils y voient, littéralement, « un think-tank conservateur hautement respecté [38] », comme pour se flatter de quelque affinité avec cette institution.

L’Heritage Foundation de Washington s’inscrit de plein droit dans le mouvement de la nouvelle droite américaine. Elle est née en 1973, grâce à Paul Weyrich, avec les fonds mis à sa disposition par la branche Scaife de la dynastie des banquiers Mellon de Pittsburg, et par Joseph Coors, magnat de la bière du Colorado.

C’est une des principales fabriques d’idées conservatrices de la nouvelle droite. Elle fit d’emblée chorus avec ceux qui reprochaient aux gouvernements américains de ne pas rendre à l’Amérique le rôle qu’ils pensaient devoir lui re­venir face au « constant et imminent danger d’agression communiste [39] ».

Depuis 1977 elle a pour président Edwin John Feulner junior. Ce Feulner n’est nullement conservateur. Il fut élève de la London school of Economics, « la plus grande école marxiste d’Angleterre [41] ». Il est membre de l’I.I.S.S. (International Institute of Strategic Studies) de Londres, que finance d’ailleurs l’­Heritage Foundation [42] et qui se situe dans l’orbite de la Trilatérale. L’I.I.S.S. fut fondé par les mondialistes britanniques de la Roundtable, avec une contribu­tion décisive de la fondation Ford [43]. Il est toujours financé par la fondation Ford et par le Council on Foreign Relations. La fondation Ford est cet organisme qui en 1967 pouvait se vanter d’avoir efficacement poussé les masses à l’accepta­tion du contrôle des naissances et d’être en état de conditionner partout les légis­lateurs eux-mêmes [44].

Les divers titres de Feulner et ses nombreuses appartenances (Hoover Institution – Republican Study Committee – Credit International Bank – Sarat Scaife Foundation – Mount Pelerin Society – Chevaliers de Malte – Union League de New-York, etc.) font de lui l’un de ces personnages polyvalents dont les grandes instances maçonniques peuvent se servir au gré des circonstances.

Parmi les membres de l’Heritage Foundation on trouve encore Midge Decter, épouse de N. Podhoretz [45], et Richard Allen. Yann Moncomble si­gnale aussi Shelby Cullom Davis, de la Pilgrim’s  Society [46]..

Dans le groupe des personnalités qui sont passées par l’Heritage Foundation, et qui ont joui du soutien nécessaire pour accéder au gouverne­ment, on note le franc-maçon Jack Kemp, représentant de l’État de New-York et directeur d’un département ministériel sous George Bush [47].

L’Heritage Foundation est devenue l’un des principaux soutiens du sio­nisme américain et de l’aide à Israël. A ce sujet il faut rappeler la mise au point faite par le Washington Observer du 15 décembre 1969 : « La plupart des gens pensent que le but du mouvement sioniste est de procurer aux Juifs fugitifs une patrie en Palestine. Son véritable objectif est la réalisation d’un contrôle total du monde par le moyen d’un gouvernement mondial. »

Richard Viguerie et Paul Weyrich furent les principaux organisateurs de la nouvelle droite en développant leurs activités dans le domaine de la communica­tion avec les électeurs et dans celui de la collecte de fonds destinés aux candidats à soutenir. Très efficace à cet effet fut la campagne menée par Richard Viguerie en 1978 pour la réélection du sénateur « conservateur » Jesse Helms, de la Caroline du Nord. Celui-ci était très apprécié de la T.F.P. pour sa défense des va­leurs éthiques menacées par le communisme [48].

Jesse Helms affectait de l’aversion pour les cercles mondialistes, qu’il ac­cusait de collusion avec les Soviétiques en vue de l’établissement d’un condo­minium russo-américain sur le globe. En 1987, au sénat, il mettait l’Amérique en garde dans les termes suivants : « Monsieur le président, un examen attentif de ce qui se passe en coulisse révèle que tous ces intérêts sont en train d’agir de concert avec les maîtres du Kremlin dans le but de susciter ce que d’aucuns ap­pellent un nouvel ordre mondial. Des organisations privées comme le Council on Foreign Relations, le Royal Institute of International Affairs, la Trilatéral Commission, la Dartmouth Conference, l’Aspen Institute for Humanistic Studies, l’Atlantic Institute et le Bilderberg Group se prêtent à répandre et coordonner le plan de ce soi-disant ordre mondial à l’intérieur de puissants cercles d’affaires, fi­nanciers, académiques et gouvernementaux [49]. »

Dénonciation qu’il faut apprécier comme il convient lorsqu’après cela on lit dans le Who’s who [50] que Jesse Helms, « important représentant du lobby du tabac au congrès américain, représentant républicain en vue dans le comité de l’agriculture au sénat », s’avoue franc-maçon de 32e degré du rite Shriners, et que par ailleurs The Scottish Rite, revue du rite écossais ancien et accepté, (anciennement New Age), lui a dédié sa couverture de septembre 1990 en le dé­signant comme 33e.

 

 

Les campagnes de presse de la T.F.P.

 

« En décembre 1981, les sociétés de défense de la Tradition, Famille et Propriété de treize nations, ont adressé au monde un message intitulé : “Le socialisme autogestionnaire : face au communisme, barrière ou tête de pont ?” », œuvre du grand penseur brésilien et leader catholique de renommée mondiale, le professeur Plinio Corrêa de Oliveira. Ce message a été publié dans quarante-neuf journaux de dix-neuf pays, dans le monde entier, en six langues : italien, français, anglais, allemand, espagnol et portugais.

« En février 1982, les mêmes associations ont publié un communiqué dénonçant la restriction de liberté qu’on était en train d’instaurer en France par suite de l’application du socialisme autogestionnaire du président Mitterrand. Ce communiqué, œuvre lui aussi du professeur Plinio Corrêa de Oliveira, avait pour titre en France : “Le poing étrangle la rose”. » Il a été publié par trente périodiques de treize pays, dans les mêmes langues.

« Un résumé très synthétique des deux documents a paru ensuite, depuis février 1982, dans quatre-vingt-douze journaux ou revues de quarante-neuf nations, cette fois en onze langues : italien, allemand, afrikaaner, danois, espagnol, français, anglais, norvégien, portugais, suédois et vietnamien [53]. »

La diffusion du « message » a été ainsi commentée dans le même numéro du Bulletin des 15 T.F.P. :

« Il convient de remarquer que dans aucun organe important de la presse mondiale, il n’y a eu de réfutation du message. C’est un signe incontestable de la solidité de son argumentation. Bien que le texte en ait été demandé par de nombreuses universités, la T.F.P. n’a reçu d’elles quelque contestation que ce soit. C’est comme si la monumentale étude du professeur Plinio Corrêa de Oliveira était pour ainsi dire passée en force de chose jugée. Ce sera peut-être, pour la première fois dans l’histoire, une “thèse de doctorat” de caractère mondial.

« Le silence des opposants est éloquent. »

Le message, sévère critique du gouvernement socialiste français, publié en Italie sur six pages entières de Il tempo et de Il giornale nuovo le 13 janvier 1982, avait paru pour la première fois le 9 décembre 1981, tout bonnement dans le Washington Post, en Europe dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, le 13 décembre dans le New York Times, dans le Figaro, et maints autres journaux.

A partir d’août 1982, il commença d’être répandu par le Reader’s Digest, qui atteint bien soixante-cinq pays. Selon la T.F.P., il fut diffusé par cent-quinze quotidiens ou revues de soixante-neuf nations.

L’opération a dû être terriblement coûteuse. Selon la revue brésilienne Isto-è du 5 septembre 1984, l’insertion dans le Washington Post aurait absorbé à elle seule cinquante mille dollars (50 000 $), somme fournie par deux propriétaires terriens du Texas, membres de la Foundation of Christian Civilisation, émanation de la T.F.P. nord-américaine.

A vrai dire, ce chiffre paraît modeste pour un journal d’une telle importance. Et surtout, est-il croyable que ces journaux-là acceptent de publier, fût-ce moyennant finances, des idées et propositions aussi incompatibles avec leur ligne générale ultra-laïciste ? Qui plus est, des idées exposées en termes si convaincants qu’elles battaient cette ligne en brèche et ne laissaient pas de place aux objections ?

Il y a là un mystère.

Pour montrer à quel point ces publications sont surprenantes, il nous suffira d’esquisser les matrices politiques, financières et sectaires du New York Times, du Washington Post et du Reader’s Digest.

Le New York Times, le plus fameux des journaux des États-Unis, exerce une influence exceptionnelle non seulement dans ce pays mais dans tout l’Occident. Son histoire est succinctement narrée par Henry Coston dans Le veau d’or est toujours debout [54], auquel nous renvoyons pour les citations. Il est aux mains de la richissime famille israélite des Sulzberger, dont les liens avec les B’nai B’rith sont notoires [55] et qui contrôle cinquante-trois entreprises de presse, plusieurs chaînes de radio et de télévision, qui procurent à cette famille quatre-cent-cinquante millions de dollars annuellement. Elle est également co-propriétaire de l’International Herald Tribune, qui porte à l’étranger la parole du New York Times, et aussi du Washington Post. Le New York Times, drapeau de la bourgeoisie libérale juive, est internationaliste et sert depuis le début de ce siècle d’organe d’expression à la Round Table, cercle extérieur d’une société secrète fondée par Cécil Rhodes dans le but déclaré de conquérir le monde par la suprématie anglo-américaine, au moyen du socialisme de la Fabian Society.

Le journaliste français Jacques Bordiot, bon connaisseur de la chose mondialiste, parlant de la Table Ronde américaine, confirme [56] : « Autre parallélisme avec l’activité de l’organisation britannique : l’infiltration dans la presse. Elle s’exerça notamment dans cinq quotidiens : The New York Times, New York Herald Tribune, Washington Post, Boston Evening Transcript (disparu depuis), et surtout dans le puissant Christian Science Monitor dont le rédacteur en chef était le principal correspondant américain de la Round Table. »

L’engagement des grands quotidiens anglophones dans le sens du socialisme fabien était en 1971 si affirmé, qu’un des plus fameux columnists américains, Walter Lippman, ancien compagnon de Franklin D. Roosevelt, 32e degré de la F.M. du R.E.A.A., pouvait se permettre, précisément dans les colonnes du New York Times, d’annoncer catégoriquement le programme de ses inspirateurs : « Il s’agira de créer un socialisme diversifié tant qu’un gouvernement mondial ne sera pas possible. »

L’israélite Walter Lippman savait ce qu’il disait : il était membre de la Fabian Society, berceau et officine de l’équivalence de toutes formes de socialisme, fascisme, social-démocratie et communisme [57]. Il était membre aussi du C.F.R. et de la Round Table, de l’Harvard Socialist Group, mais surtout de cet assemblage d’impérialisme britannique, de biblisme protestant et de socialisme fabien que fut et est encore la Pilgrim’s Society.

L’un des directeurs du New York Times est Cyrus Vance, connu comme médiateur dans la crise yougoslave, membre éminent de la Pilgrim’s Society, du Bilderberg Group, de la Trilatérale, du C.F.R. et administrateur de la Rockfeller Foundation.

Le New York Times affiche des éditorialistes et des journalistes appartenant à la Trilatérale et au C.F.R., et son vice-président, Harding Bancroft, est lui-même du C.F.R.

 

Le Washington Post, souvent associé à certaines campagnes du New York Times, occupe une place exceptionnelle dans la fabrication de l’opinion publique [58].

Acheté en 1933 par le banquier israélite Eugène Meyer, il est dirigé depuis 1979 par sa petite-fille, Donnie Meyer Graham. Le président George Bush dut le commencement de sa fortune comme pétrolier grâce à un prêt accordé par cette famille, liée au C.F.R. et au Bilderberg, et dont l’avoir est évalué à trois-cent-cinquante millions de dollars.

Les deux organes de presse ci-dessus peuvent être définis comme des journaux de gauche, progressistes [59].

Le Reader’s Digest, pour sa part, est bien inséré dans la Business Round Table avec le Christian Science Monitor, le New York Herald Tribune et la principale agence mondiale d’information : l’Associated Press [60].

En1978 il était dirigé par le banquier Harold H. Helm, membre du C.F.R. et secrétaire de la Pilgrim’s U.S.A.

 

Ceux qui, par la presse, pilotent et manipulent l’opinion publique mondiale, surveillent jalousement ce qui peut s’écrire dans leurs journaux. On en aura une idée par les paroles prononcées, il y a de nombreuses années déjà, par John Swinton, rédacteur en chef, justement, du New York Times, lors d’un banquet donné en son honneur, à l’occasion de son départ en retraite. Un des convives ayant proposé de porter un toast à la liberté de la presse, il répondit : « Quelle folie que de porter un toast à la presse indépendante ! Tous ceux qui sont ici ce soir savent qu’il n’y a pas de presse indépendante. Vous le savez. Je le sais. Personne parmi vous n’oserait publier ses vraies opinions et, s’il était tenté de le faire, vous savez à l’avance qu’elles ne seraient jamais imprimées. On me paie deux-cent-cinquante dollars par semaine pour tenir mes vraies opinions en dehors du journal. Certains parmi vous reçoivent la même somme pour le même travail. Si j’autorisais la publication d’une opinion sincère sur n’importe quel numéro de mon journal, je perdrais ma place dans les vingt-quatre heures, comme Othello. Un homme assez fou pour publier une opinion sincère se trouverait vite à la rue, à la recherche d’un autre emploi. Le rôle d’un journaliste (de New York) est de détruire la vérité, de mentir radicalement, de pervertir, d’avilir, de ramper aux pieds de Mammon, de se vendre, de vendre son pays et son peuple pour son pain quotidien. Vous savez cela, et moi aussi. Alors, quelle folie de porter un toast à la presse indépendante ! Nous sommes des ustensiles et les vassaux d’hommes riches qui commandent dans la coulisse. Nous sommes leurs pantins : ils tirent les fils et nous dansons. Notre temps, nos talents, nos vies sont la propriété de ces hommes. Nous sommes des prostituées intellectuelles [61]. »

 

Quelques années s’écoulent, et la T.F.P. publie, en 1983, dans le New York Times, une déclaration de soutien à l’invasion américaine de Grenade [62].

Puis arrive l’année historique 1989, avec l’écroulement du mur de Berlin et l’implosion du communisme en Union Soviétique et les pays satellites. Le chef charismatique de la T.F.P., Plinio Corrêa, rédige alors un article sur la situation du monde et du Brésil à la lumière de l’événement. En Italie, le Corriere della Sera le publie le 7 mars 1990, le Giornale d’Italia le 8. Aux États-Unis il trouve place sur deux pages entières de … The Wall Street Journal, de New York ! C’est l’organe de la haute finance apatride, technocratique et socialiste ; de cette Wall Street qui a voulu, organisé et financé la Révolution d’octobre en Russie, puis qui a épongé les successives faillites économiques en U.R.S.S. [63] ; qui enfin a décrété l’éclipse officielle du communisme à la fin des années quatre-vingts.

Son éditeur, Robert L. Bartley, est membre de la Trilatérale et du Bilderberg. Son vice-président est Norman Peralstine, du C.F.R., présent à New York à la conférence du Bilderberg Group qui prévoyait les modalités d’organisation du nouvel ordre mondial. Le directeur du New York Times et celui du Wall Street Journal se trouvaient, en 1973, à la cérémonie de fondation de la Trilatérale.

Une autre preuve du lien étroit qui unit la haute finance (et par là le capitalisme) et le socialisme est donnée par le fait que la Trilatérale reconnaît comme inspirateur de ses programmes le chef communiste italien Antonio Gramsci.

Le système de Gramsci postulait la présence d’« intellectuels organiques » qu’il faudrait tirer des rangs de la bourgeoisie cultivée. On leur confierait la tâche de soutenir la dialectique entre les masses populaires et le noyau dirigeant situé dans un « bloc historique » de pouvoir .

La Trilatérale, elle, identifie ce bloc avec les partis et les élites gouvernementales des États-Unis, de l’Europe et du Japon. Avec elle, les intellectuels organiques de Gramsci deviennent les technocrates, forgés dans les grandes officines fabiano-socialistes de Harvard, de Yale, de la London School of Economics, etc. Elle compte sur eux pour construire une organisation sociale fondée sur la primauté de l’économie concentrationnaire et sur l’étouffante égalité des hommes-masses, réunis dans la gigantesque cité globale du nouvel ordre onusien souhaité par les Bush et les Gorbatchev.

 

Les étranges silences de la T.F.P.

 

« L’affaire principale de notre époque est d’arriver, par la multiplication des investissements et du commerce, à lier à tel point les nations – qu’elles soient capitalistes ou communistes – qu’il n’y ait plus qu’un seul monde [64]. »

Ce qui est étonnant dans la continuelle dénonciation des méfaits du socialo-communisme par la T.F.P., c’est le silence constant sur les collusions entre la haute finance – et donc la franc-maçonnerie et ses dirigeants secrets – d’une part, et le socialisme d’autre part, collusions qui fournissent pourtant une clef très importante pour déchiffrer le processus révolutionnaire. Ce silence est plus étonnant encore si l’on pense au niveau de connaissances nécessaire aux adhérents sur ce sujet.

Peut-on faire abstraction de faits comme les soutiens financiers accordés par l’Amérique à Karl Marx, « qui sans eux serait demeuré un obscur révolutionnaire obsédé [65] ? »

Peut-on taire l’appartenance de la fille de Karl Marx à la Fabian Society et les affinités avec le socialisme reconnues « apertis verbis » par d’illustres maçons comme Eugen Mittler ? La pensée très nette de la haute finance est exprimée dès 1932 par le banquier israélite James P. Warburg : « Il faut promouvoir une économie disciplinée et socialiste et l’intégrer dans un système socialiste de dimensions mondiales. »

Les déclarations de Z. Brzezinsky, théoricien de la Trilatérale, mondialiste archititré et membre avec H. Kissinger du think-thank « conservateur » C.S.I.S. de Georgetown, ne sont pas moins significatives : « Le marxisme est une victoire de la raison sur la foi, une étape vitale et créatrice dans la maturation de la vision internationaliste de l’homme [66]. »

La pensée de G.D.H. Cole nous semble éclairante elle aussi. En 1941, comme président de la Fabian Society, il préconisait de soutenir toute forme de socialisme dans un but mondialiste, « que ce soient les partis social-démocrates, travaillistes ou autres en Europe et en Amérique, que ce soit le communisme en Russie, ou différents autres groupes minoritaires ailleurs, puisqu’il n’y a entre eux aucune différence d’objectif mais seulement de méthode [67] ».

Cette idée est bien soulignée par Pierre de Villemarest dans sa Lettre d’Information nº 3 de 1991 : « Le dogme fabien, lit-on dans les publications internes de Londres, est de rester l’inspirateur de tous les socialismes, et d’être en même temps toujours présent partout : dans la gauche, dans la droite, au centre. »

 

La T.F.P. semble ignorer la stratégie mondialiste, avouée par Brzezinski à la veille de l’écroulement du communisme dans son livre La grande faillite : « Le communisme n’a plus aucune mission historique. Je proclame que dans un temps historiquement prévisible le communisme, tel que notre siècle l’a expérimenté, cessera d’exister. » Prophétie facile pour un initié !

Il n’était d’ailleurs pas indispensable d’appartenir aux hautes sphères occultes pour prévoir la destinée du communisme soviétique. Il suffisait d’avoir lu ce que le Grand Orient de France annonçait dès 1964 [68] : « Le communisme ne peut être qu’une étape, et non pas une fin. »

 

Ainsi, au milieu de la liesse générale des démocrates, l’ex-U.R.S.S. et ses satellites abandonnent le socialisme dit « réel » et, sous l’effet explosif des nationalismes (Solve), débouchent sur la voie du socialisme technocratique occidental, dont le pivot est aujourd’hui l’O.N.U., demain le gouvernement mondial (Coagula).

Laissant le lecteur à ses propres commentaires, nous citerons Yann Moncomble, le grand spécialiste français mort prématurément. Mis en présence de faits difficiles à concilier, il remarquait :

« Il est étonnant de voir des hommes de la haute finance alimenter des mouvements et des projets qui vont à l’encontre de leurs propres entreprises… à moins que cette façon de faire les mette en mesure de contrôler aisément le pour et le contre. » « Toujours cette façon de procéder de toutes les sociétés secrètes ou discrètes. Créées à mesure des besoins, elles se détachent en groupes distincts, parfois opposés, mais unis à un centre qui leur imprime une même direction générale. Elles agissent partout, en ordre dispersé mais tout de même de façon coordonnée, comme une armée qui sert la même cause avec des armes variées et multiformes [69]. »

Quoi qu’il en soit, la T.F.P. a de bien étranges fréquentations !

 

 

Conclusion

 

Au terme de cette enquête nous pouvons dire :

– que la T.F.P. applique toute son attention au communisme et y réduit pratiquement le phénomène révolutionnaire ;

– qu’elle en tait les origines sectaires et occultes ;

– qu’elle en passe également sous silence les sources financières, pourtant bien connues. Les savants véritablement catholiques qui se sont penchés sur la question ont maintes fois attiré l’attention de leurs lecteurs sur ce point.

Or la connaissance de la matrice idéologique et financière du communisme est d’un souverain intérêt pour qui prétend étudier et combattre la Révolution. En remontant à travers lui jusqu’à la franc-maçonnerie et à la haute finance apatride, on découvre que la révolution libérale-démocratique et la Révolution bolchevique naissent d’une même source et aboutissent à une seule centrale. On commence alors à se rendre compte que le processus révolutionnaire est homogène, non seulement sur le plan intellectuel comme le professeur Plinio Corrêa le remarque, mais aussi sur celui du programme et de l’organisation.

Ainsi les fausses antithèses (capitalisme-socialisme ; fascisme-communisme ; monde communiste-monde libre) tombent d’elles-mêmes. L’attention de l’observateur, se détournant des marionnettes, se met à chercher les plans et le manuscrit du metteur en scène, dissimulés au public. C’est précisément la distraction des peuples à cet égard, le détournement de leur attention des ressorts de la grande comédie politique, qui constituent la principale force de la Révolution. Cet illusionnisme supérieur réussit à enrôler sous l’un ou l’autre de ses nombreux drapeaux faussement antagonistes, toutes les forces qui pourraient lui faire obstacle et à les faire coopérer, par-delà des contrastes même violents, au but universel connu des hauts initiés [70].

Dans cet ordre d’idées, Albert Pike, grand théoricien de la franc-maçonnerie, dans Morals and dogma, écrivait au siècle dernier que l’action de la maçonnerie vis-à-vis des masses populaires est comparable à celle des anciens rois d’Égypte qui captaient les eaux du Nil pour les faire servir à leurs fins.

C’est en saisissant seulement les affinités intellectuelles entre la révolution libérale et la révolution socialiste, sans en distinguer la dépendance commune par rapport aux centres de pouvoir, que la T.F.P. a pu, comme nous l’avons vu, prendre position en faveur de l’établissement maçonnique nord-américain, y voyant un rempart contre le danger communiste.

Nous ne chercherons pas ici à savoir si cette attitude est le fruit d’une erreur ou celui d’un choix délibéré. Mais il faut bien remarquer que le haut pouvoir mondialiste, à travers les différents Weyrich, Helms et la Nouvelle Droite en général, est en passe de réussir, via la T.F.P., une magistrale opération, celle de canaliser à son profit la tradition catholique elle-même, en la faisant coopérer à l’avènement du nouvel âge, de cette nouvelle ère que caractérise la disparition de l’Église institution et que la T.F.P. attend elle aussi, en l’appelant « ère de Marie ».

 


⚜️


[1] — Plinio Corrêa de Oliveira, Noblesse et élites traditionnelles dans les allocutions de Pie XII, Albatros, Paris ; livre à commander au siège de la T.F.P. Des tracts ont été distribués lors des cérémonies commémoratives de l’assassinat de Marie-Antoinette, le 16/10/1993.

[2] — La « Société française pour la défense de la tradition, famille et propriété, T.F.P. » est une association déclarée, dont le siège est 6 avenue Chauvard, 92600 Asnières. Elle publie un bulletin périodique dénommé « Aperçu ».

« Avenir de la culture » est une association déclarée juridiquement distincte. Son siège a été récemment transféré au 6 rue d’Estrées (Paris VIIe). Organe de liaison : Flash.

Les opérations « Lituanie », « Lumières sur l’Est » et le « Droit de naître » sont ouvertement des initiatives directes de la T.F.P. La dernière possède toutefois une adresse particulière à Paris, 12 avenue de Lowendal (VIIe).

[3] — Cf. Servitudo ex caritate, éd. Artpresse e Arte grafica Ltda Sao Paulo, 1985, p. 169.

[4] — Cf. Le sel de la terre 7, p. 157, note 8.

[5] — Il s'agit de campagnes visant à « créer une opinion » et fondées sur la méthode du mass-mailing, forme de communication adoptée par la nouvelle droite américaine. Elles consistent à envoyer par centaines de milliers des lettres appelant au scandale et demandant, simultanément, l'adhésion et le soutien financier de leurs destinataires. C'est ainsi qu'en 1991, pour nous en tenir au bulletin de renseignements d'« Avenir de la culture », Flash n° 16, furent postées plus de deux millions de lettres. Pour soutenir une activité si consistante, la T.F.P. française et son émanation « Avenir de la culture », qui se targue de 220 000 adhésions et vise à une extension du mailing dans le monde entier, doit pouvoir compter sur un soutien financier et administratif de premier ordre, qui ne semble pas faire défaut si l'on en juge par l'acquisition récente d'un superbe manoir du XVIe siècle, affecté au secrétariat national de l'association en 1992. (Cf. Écho républicain, 30 avril-ler mai 1992).

[6] — P 2 : Propagande 2 : loge italienne ultra-secrète et très puissante, composée de représentants de la haute finance, de l'armée, des mass-media. « Dissoute » depuis quelques années, elle n'en reste pas moins, avec son maître le vénérable Licio Gelli, au centre de l'actualité judiciaire (NDT).

[7] — Pénétration discrète (NDT).

[8] — L'International Institute for Applied Systems Analysis, fondé entre 1972 et 1975, a son siège à Vienne. C'est une sorte de trilatérale du monde scientifique qui réunit des savants américains, européens et russes. Il dépend de financements provenant des grandes fondations et multinationales américaines, de la CEE et de la Russie (v. aussi Il Giornale du 24 juin 1986). Il informe les gouvernements des résultats de ses études.

[9] — A demander à Adveniat, Casella postale, St. Giustina di Rimini (FO).

[10] — Antonio Gramsci (1891-1937), fondateur du parti communiste italien (NDT).

[11] — « Il y aura beaucoup de Saddam Hussein », tel est le titre de la revue allemande Code se référant aux décisions prises en juin 1991 à Baden-Baden par le Bilderberg Group (n° 11, 1991).

[12] — Nous nous faisons l'écho, ici, du contenu d'un article paru dans Il Sole-24 Ore du 22 mars 1992. L'auteur, Thierry de Montbrial, d'après le livre La fine della storia e l'ultimo uomo (Rizzoli, 1992) de Francis Fukuyama — un pur produit de Harvard et membre du CFR — écrit : « Une cohorte de penseurs nous indique aujourd'hui le nouvel ennemi : le nouvel ennemi est le tiers-monde. Tout en étant multiforme, il a un noyau dur : l'Islam. » Il est bon de connaître aussi les qualifications mondialistes de Thierry de Montbrial : membre non seulement du club maçonnique et jacobin français Le siècle, mais président de l'I.F.R.I. (Institut Français des Relations Internationales), membre du Bilderberg Group et de la Trilatérale.

[13] — Yann Moncomble, L’irrésistible expansion du mondialisme, Paris, 1981, p. 108.

[14] — Yann Moncomble, Les vrais responsables de la troisième guerre mondiale, Paris, 1982, p. 308.

[15] — Pierre Faillant de Villemarest, Lettre d’information n° 8, 1991.

[16] — G. Virebeau : Mais qui gouverne l’Amérique ?, Paris, 1991, p. 33. Rappelons que le B’nai B’rith, aristocratie juive de plus d’un demi-million de membres répartis dans le monde, est la plus puissante organisation juive et que la franc-maçonnerie, la Pilgrim’s Society, la Trilatérale, le C.F.R., etc., lui servent de courroies de transmission. Il préside à l’exécution du plan synarchique qui voudrait produire dès avant l’an 2000 un gouvernement mondial avec  Jérusalem comme capitale.

[17] — Cf. Code n° 11, 1991. Code est une revue de langue allemande à laquelle collabore un groupe international de journalistes, d’historiens révisionnistes et parfois de rabbins antisionistes.

[18] — J. Bordiot, Une main cachée dirige, Librairie française, Paris, 1976, p. 251.

[19]Tribune juive du 18 janvier 1977.

[20] — Ch. Levinson,Vodka-Cola, L. d. Vallecchi, 1978, p. 259.

[21] — Ce fut également le cas de l’Internationale pour la Résistance fondée à Paris en 1983 sous l'égide de l'épouse de Norman Podhoretz (Midge Rosenthal Decter), elle-même membre du C.F.R. et de l’Heritage Foundation. Cette organisation avait pour but affiché de combattre le communisme en ce qu’il cherchait à s'imposer par le chantage à la guerre mondiale. Mais, pour garantir l'unité d'action, on plaça à côté d'elle un comité de soutien qui comptait dans ses rangs des personnages dont la volonté de combattre réellement le social-communisme ne pouvait que laisser perplexe. Parmi eux : Raymond Aron, Bernard-Henry Lévy et Margherita Boniver, militante du parti socialiste italien, tous trois membres de sociétés mondialistes.

[22]New Republic, revue américaine proche des cercles sionistes, longtemps dirigée par Walter Lippmann, 27 novembre 1976.

[23] — J. Bordiot, Une main cachée dirige, Librairie française, Paris, 1976, p. 257.

[24] — P. Faillant de Villemarest, Lettre d’information n° 137, 1987.

[25] — Organisation d’hommes d’affaires représentant plus de 300 grandes sociétés commerciales, fondée en 1973 pour développer le commerce entre les États-Unis et l’U.R.S.S. ; liquidée en 1991 comme devenue inutile après la chute du communisme.

[26] — P. de Villemarest, Lettre d’information n° 11, 1986.

[27] — Y. Moncomble, L’irrésistible expansion du mondialisme, Paris, 1981, p. 108.

[28] — Sur ce point, voir Lectures Françaises n° 415, p. 24, qui, citant Tribune Juive du 18 octobre 1991, dit que l’efficacité de l’A.I.P.A.C. est légendaire, « une efficacité à l’américaine, qui ne s’embarrasse pas, comme on le ferait en France (sic), d’arguments éthiques, de bons sentiments et autres aménités de civilisation policée ». Un brains-trust de cent experts, politologues, financiers, économistes, etc., alimente en analyses et rapports, souvent tendancieux mais très habilement rédigés, les six hommes de confiance chargés de contacter les ministères, les parlementaires et les media et de « faire valoir leurs arguments à qui veut les entendre – et même à qui ne le veut pas ».

[29] — Parmi les membres de l’I.P.F. se trouve aussi le président d’Avenir de la culture, Luc Berrou

(v. Flash, organe de liaison de cette association française, n° 11, octobre-novembre 1990).

[30] — Cf. Catolicismo, octobre 1988.

[31] — Georges Virebeau, Mais qui gouverne l’Amérique ?, Publications Henry Coston, Paris, 1991.

[32]Who’s who in America, 1990-1991. Les Odd Fellows (littéralement : les compagnons bizarres) ont opéré aux U.S.A. depuis 1819, constituant, après la maçonnerie, la seconde fraternité en importance numérique. (Cf. Moramarco : Nuova Enciclopedia Massonica, 1989, p. 361).

[33] — Cf. Yann Moncomble, L’irrésistible expansion du mondialisme, Paris, 1981, p. 102, et Pierre de Villemarest, Lettre d’information n° 14, 1988.

[34] — V. Bulletin des 15 T.F.P. n°6.

[35] — N° 39, janvier-février 1992, la revue est dirigée par A.M. Bonnet de Viller, 18260 Villegenon.

[36] — Il s’agit du prince Bertrand : v. La Stampa, l3 août 1992.

[37] — On sait que ce référendum a eu lieu le 21 avril 1993, écartant le rétablissement de la monarchie, lequel n’aurait d’ailleurs rien changé (N.d.T.). Le dernier empereur du Brésil, Pedro II, descendant de la maison portugaise des Braganza, fut très ouvert aux idées libérales, au point d’être « dédaigneux des formes extérieures de la monarchie. Il se désignait lui-même comme le plus républicain de ses sujets (Enciclopedia Italiana, vol. 7, édition 1949, art. « Brasile ». En 1878 « il appela au pouvoir les libéraux, qui aussitôt firent valoir leurs thèses favorites : naturalisation, mariage civil, sécularisation des cimetières, etc., et firent voter la nouvelle loi électorale. » (Ibid.) Ces libéraux, allant jusqu’au bout de leur logique révolutionnaire, finirent par chasser l’empereur qui, en 1889, dut s’exiler en Europe. Le Brésil devint une république parlementaire avec une constitution inspirée de celle des États-Unis d’Amérique du Nord.

[38]Swa-Namibia : Dawn or Dusk ? par les soins de la T.F.P. sud-américaine, imprimé au Canada, 1989, p. 37.

[39] — G. Reeves, The Reagan Detour, 2d, Simon and Schuster, New-York, 1985, p. 24.

[40] — Cf. Epiphanius, op. cit.

[41] — Yann Moncomble, La Trilatérale et les secrets du mondialisme, Paris, 1980, p. 57.

[42] — Yann Moncomble, ibidem, p. 199.

[43] — Yann Moncomble, La Mafia des chrétiens de gauche, éd. Moncomble, 1985, p. 236.

[44] — Cf. Life, 9 juin 1967, p. 66.

[45] — Il a déjà été question plus haut de N. Podhoretz et de son épouse ; voir en particulier p. 6, r. 7..

[46] — Yann Moncomble, Les vrais responsables de la troisième guerre mondiale, Paris, 1982, p. 308.

[47] — Georges Virebeau, Mais qui gouverne l’Amérique ?, Publications Henry Coston, Paris, 1991, p. 30.

[48] — Un communiqué de soutien à l’activité de la T.F.P. de la part de Jesse Helms est rapporté dans l’organe de la T.F.P. nord-américaine, T.F.P. Newsletter , n° 10, 1985.

[49]Cristianità, organe de l’Alleanza Cattolica, n° 155, mars 1988.

[50] — Liste de personnalités de la politique, de l’économie, de la culture, du spectacle, etc. (…), agrémentée pour chacun d’une brève biographie proposée, le plus souvent, par les intéressés eux-mêmes.

[51] — Voir aussi Georges Virebeau, Mais qui gouverne l’Amérique ?, Publications Henry Coston, Paris, 1991, p. 28.

[52] — Cf. Pierre F. de Villemarest, Lettre d’information n° 4, 1992.

[53]Bulletin des 15 T.F.P., année 1, n° 2.

[54] — Édition Henry Coston, Paris, 1987.

[55] — Cf. Georges Virebeau, Mais qui gouverne l’Amérique ?, Publications Henry Coston, Paris, 1991, p. 49.

[56] — Dans J. Bordiot, Une main cachée dirige, Librairie française, Paris, 1976, p. 95.

[57] — P. de Villemarest, Nomenklatura mondialiste, édition CEI, 27930 Le Cierrey.

[58]— Georges Virebeau, Mais qui gouverne l’Amérique ?, Publications Henry Coston, Paris, 1991, p. 49.

[59] — Cf. Cleon Skousen, Il capitalista nudo.

[60] — Yann Moncomble, La Trilatérale et les secrets du mondialisme, Paris, 1980, p. 59, et L’irrésistible expansion du mondialisme, Paris, 1981, p. 54.

[61] — D’après le livre du Padre Denis Fahey : The mystical Body of Christ in the modern world, p. 14 de la préface – et d’après celui de Deirdre Manifold : Towards World Government, cité dans la revue Sous la Bannière, n° 37, septembre-octobre 1991.

[62] — Cf. Bulletin des 15 T.F.P., année 1, n° 3.

[63] — P.F. de Villemarest, Les sources financières du communisme, édition CEI, Le Cierrey, 1984. Epiphanius : Massoneria e sette segrete. V. aussi Cristianità, Piacenza, Oscar Sanguinetti : Il grande parvus, nº 173, septembre 1989 – et Roberto de Mattei : Rivoluzione d’Ottobre e supercapitalismo, n° 24, avril 1977.

[64] — George Bush, déclaration au magazine Vista en 1973.

[65]Epiphaniu , op. cit., p. 123-124.

[66]Between two ages, 1970.

[67]Epiphanius, p. 181.

[68] — Bulletin accessible aux degrés inférieurs, n° 43 de janvier-février 1964.

[69] — Yann Moncomble, La Mafia des chrétiens de gauche, éd. Moncomble, 1985, p. 290 et 296.

[70] — Il serait facile d’illustrer les racines sectaires et financières du fascisme, comme on a déjà mis au jour celles du nazisme. Cf. par exemple : P.F. de Villemarest : Les sources financières du nazisme, C.E.I. 27930 – Le Cierrey, 1984 ; Gerald Suster : Hitler the occult messiah, St Martin’s Press, New York, 1981 ; Werner Gerson (pseudonyme du martiniste Pierre Mariel) : Le nazisme, société secrète, édition Belfond, Paris, 1976 ; René Alleau : Hitler et les sociétés secrètes, Grasset, Paris, 1969 ; Giorgio Galli : Hitler e il nazismo magico, édition Rizzoli, 1989 ; et, plus spécifiquement, P. Taufer et C.A. Agnoli : L’ascesa del nazismo e lo sterminio degli ebrei, édition Civiltà, Brescia, 1988.

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 10

p. 150-180

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