Éditorial
Trois siècles de subversion maçonnique
APRÈS UN DOSSIER sur le protestantisme en 2016 – pour son cinquième centenaire –, et un autre sur le communisme en 2017 – pour son premier centenaire –, voici un dossier sur la franc-maçonnerie – pour son troisième centenaire.
Cette franc-maçonnerie, qui est à la fois fille du protestantisme et mère du communisme, nous l’étudierons sub specie æternitatis : à la lumière de l’éternité, à la lumière de la foi. Le combat entre deux Cités, la Cité de Dieu et la Cité des hommes, ne peut se comprendre sans la lumière de la foi, car c’est le combat entre Notre-Seigneur Jésus-Christ et son Ennemi, chacun cherchant à construire sa Cité, son Corps mystique.
Sous cet éclairage théologique, la franc-maçonnerie apparaît comme une armée puissante ayant pour but de ruiner la sainte Église :
A notre époque, les fauteurs du mal paraissent s’être coalisés dans un immense effort, sous l’impulsion et avec l’aide d’une Société répandue en un grand nombre de lieux et fortement organisée, la Société des francs-maçons. Ceux-ci, en effet, ne prennent plus la peine de dissimuler leurs intentions et ils rivalisent d’audace entre eux contre l’auguste majesté de Dieu. C’est publiquement, à ciel ouvert, qu’ils entreprennent de ruiner la sainte Église, afin d’arriver, si c’était possible, à dépouiller complètement les nations chrétiennes des bienfaits dont elles sont redevables au Sauveur Jésus-Christ [Léon XIII, encyclique Humanum Genus (20 avril 1884) consacrée à la franc-maçonnerie].
Le genre humain s’est partagé en deux camps ennemis
Léon XIII rappelle la doctrine traditionnelle du combat des deux Cités au début de son encyclique Humanum Genus :
Le genre humain s’est partagé en deux camps ennemis, lesquels ne cessent pas de combattre, l’un pour la vérité et pour la vertu, l’autre pour tout ce qui est contraire à la vertu et à la vérité.
Le premier est le royaume de Dieu sur la terre, à savoir la véritable Église de Jésus-Christ, le second est le royaume de Satan.
Il poursuit en rappelant une formule célèbre de saint Augustin :
Ces deux royaumes, saint Augustin les a vus et décrits avec une grande perspicacité sous la forme de deux Cités opposées l’une à l’autre, soit par les lois qui les régissent, soit par l’idéal qu’elles poursuivent ; et, avec un ingénieux laconisme, il a mis en relief dans les paroles suivantes le principe constitutif de chacune d’elles : Deux amours ont donné naissance à deux cités : la cité terrestre procède de l’amour de soi porté jusqu’au mépris de Dieu ; la cité céleste procède de l’amour de Dieu porté jusqu’au mépris de soi. [Encyclique Humanum Genus.]
Cette opposition des deux Cités, ou des deux Corps mystiques, est aussi affirmée par saint Thomas d’Aquin. Dans la Somme théologique, après avoir traité du Corps mystique du Christ (III, q. 8, a. 1) il traite du Corps mystique du diable (III, q. 8, a. 7) :
On peut donner à quelqu’un le nom de tête par rapport à une multitude, soit dans les deux sens d’influx intérieur et de gouvernement extérieur, et c’est ce qui arrive pour le Christ quand nous disons qu’il est tête de l’Église ; soit seulement au sens de gouvernement extérieur : en ce dernier sens tout prince ou prélat est tête de la multitude qui lui est soumise. C’est également de cette manière que le diable est la tête de tous les méchants, car ainsi qu’il est dit dans Job (41, 26) : « Il est le roi de tous les fils d’orgueil. »
Et il gouverne en amenant, sous couleur de « liberté » (sub specie libertatis, par l’appât de la liberté), les hommes à sa fin, à son but qui est de détourner de Dieu.
Première conséquence :le libéralisme est le principe constitutif de la Contre-Église
Le propre du libéralisme « qui prétend libérer l’homme de toute contrainte non voulue ou acceptée par lui-même [1] » est justement d’attirer les hommes à la révolte sub specie libertatis. On voit que le libéralisme est le moyen privilégié du démon pour enrôler les hommes dans sa Contre-Église. Le drapeau de cette Contre-Église est marqué du slogan « liberté », au nom duquel on a fait toutes les révolutions.
N’est-ce pas au cri de Vive la liberté, qu’on a vu se perpétrer tous les attentats et tous les crimes contre Dieu, contre l’Église et contre toute autorité légitime voulant commander en leur nom ? Comme il serait bon de livrer cette doctrine de saint Thomas à la méditation de tant d’esprits ingénus qui se persuadent qu’il n’y a rien que de louable et d’excellent dans ce cri devenu le cri de ralliement dans la société moderne. Il n’est autre, en son dernier fond, que le cri de révolte du grand ennemi de Dieu et des hommes : et c’est en le jetant aux foules qu’il les rallie, dans tout l’univers, sous l’étendard de sa rébellion. Dans la mesure même où les hommes obéissent à ce cri, ils tombent, nous a dit saint Thomas, sous l’empire et le gouvernement du démon [2].
Il est important de comprendre que l’âme de la Révolution est le libéralisme. Tout ce qui favorise le libéralisme favorise la Révolution et, si l’on veut lutter efficacement contre elle, il faut lutter contre le libéralisme.
Combattre le libéralisme pour combattre la franc-maçonnerie
Dans ce contexte, nous comprendrons facilement que les seuls adversaires efficaces de la franc-maçonnerie et donc les seuls combattants vraiment efficaces pour le règne de Notre-Seigneur sont ceux qu’on appelle justement « anti-libéraux ». Puisque le démon se sert du libéralisme pour faire avancer son Royaume, il faut que nous connaissions cette erreur et sachions la combattre.
Dans sa préface à une réédition du livre de Don Félix Sarda y Salvany, Le Libéralisme est un péché, Mgr Marcel Lefebvre écrivait :
Le virus qui détruit toutes les valeurs naturelles et surnaturelles atteint désormais, non seulement les sociétés civiles, mais l’Église elle-même. C’est en poursuivant les ramifications de ce cancer que nous restaurerons le Règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de sa sainte Mère ici-bas, et que nous travaillerons à l’extension de la seule arche du salut : l’Église Catholique et Romaine.
Nous félicitons de tout cœur les animateurs de la librairie de la Nouvelle Aurore qui concourent efficacement à mettre en lumière la vérité et à dissiper les ténèbres de l’erreur. C’est le meilleur service qu’ils puissent rendre à leur prochain.
Nous demandons à Dieu de les bénir ainsi que tous ceux qui trouveront dans ces pages une nourriture saine et bienfaisante [3].
Deuxième conséquence : la Contre-Église n’a pas d’âme
Le Christ est chef du Corps de l’Église, en ce triple sens :
– il occupe la première place, comme la tête est au sommet du corps ;
– il possède toutes les grâces, comme la tête possède les cinq sens ;
– il dirige l’Église, comme la tête dirige le corps.
Il ne la dirige pas seulement de l’extérieur, comme le fait un homme chef d’une société humaine, il le fait en influençant de l’intérieur ses sujets : il a la puissance de faire descendre la grâce dans tous les membres de l’Église, comme le dit saint Jean : « Nous avons tous reçu de sa plénitude » (Jn 1, 16). Notre-Seigneur Jésus-Christ agit directement sur nos intelligences et nos volontés.
Le diable, lui, ne peut influer sur l’intérieur de l’âme. Il peut agir sur nos sens externes et internes, mais non au cœur de l’âme, immédiatement sur l’intelligence et la volonté.
En conséquence, l’Église a un principe intérieur, une âme, le Saint-Esprit, tandis que la Contre-Église n’a pas d’âme: elle a seulement des ressorts…
Comment la Contre-Église tente de remplacer ce qui lui manque
Ne pouvant être l’âme de la Contre-Église, le démon tente de remplacer ce qui lui manque.
Il prétend notamment donner une « influence spirituelle » lors de l’initiation maçonnique. Nous avons étudié cette question dans un article de la revue : « Qui a inspiré René Guénon ? Réflexions, à la lumière de la théologie thomiste, sur l’influence spirituelle reçue lors de l’initiation [4] ».
Il organise aussi dans la franc-maçonnerie une parodie de « liturgie » avec des cérémonies qui sont des singeries des sacrements.
Moyennant quoi, il semble bien que la franc-maçonnerie subisse une certaine influence démoniaque – sur les sens internes – qui explique en partie son succès. C’est notamment l’avis d’un connaisseur de la question, Charles Nicoullaud. Après avoir admis que les phénomènes préternaturels extraordinaires sont plutôt rares dans les loges [5], il continue :
Mais il y a, je crois, autre chose aussi. Lucifer a suggéré la création de sociétés secrètes et il les inspire ; elles sont le temple où il se complait, sa synagogue, sa demeure. Il est leur dieu, connu pour quelques-uns, ignoré de la masse. Et cette domination surnaturelle s’exerce, non seulement par les hommes qui ont passé un pacte avec lui, mais encore, d’une manière beaucoup plus générale, à l’aide de l’initiation où les adeptes reçoivent de véritables « sacrements » démoniaques.
C’est par là que Satan arrive à faire naître cet état d’esprit particulier qui fait que tous les cerveaux des membres, appartenant aux sociétés secrètes, pensent de même à un moment donné sur une question soulevée. Ainsi éclatent tout à coup et se propagent facilement ces grands courants d’idées diaboliques comme la Révolution française, par exemple.
Seul, abandonné à ses propres forces, l’esprit humain aurait bien pu soulever les projets de destruction révolutionnaire dans un coin du monde, mais il se serait montré incapable de leur donner l’universalité, l’internationalisme, d’y amener les classes les plus diverses de la société, de les conduire au succès au milieu des difficultés et des écueils, partout, avec une ténacité et une suite dont nous voyons aujourd’hui les résultats sur la terre entière ; pas un point ne reste indemne et, en tout lieu, la révolte de l’esprit humain fait sentir ses néfastes effets. Cela dénote, à mes yeux, l’intervention d’une force ésotérique supérieure et surnaturelle [6].
Le démon a un grand pouvoir, spécialement à notre époque
Grâce à son influence sur la maçonnerie – mais aussi par ses armes classiques – les trois concupiscences [7] – le démon a réussi à obtenir, avec la permission divine, un grand pouvoir sur l’humanité, au point d’être appelé par Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même le « Prince de ce monde » (Jn 12, 31 et 14, 30).
A notre époque, le démon exerce un pouvoir extraordinaire non seulement sur la société civile, mais encore sur l’Église elle-même. Au lendemain du Concile, le pape Paul VI avouait :
Devant la situation de l’Église d’aujourd’hui, nous avons le sentiment que par quelque fissure la fumée de Satan est entrée dans le peuple de Dieu. Nous voyons le doute, l’incertitude, la problématique, l’inquiétude, l’insatisfaction, l’affrontement. On n’a plus confiance dans l’Église. […] On croyait qu’après le Concile le soleil aurait brillé sur l’histoire de l’Église. Mais au lieu de soleil, nous avons eu les nuages, la tempête, les ténèbres, la recherche, l’incertitude. Nous prêchons l’œcuménisme, et nous nous séparons toujours davantage les uns des autres. Nous cherchons à creuser des abîmes au lieu de les colmater. Comment cela a-t-il pu se produire ? Une puissance adverse est intervenue dont le nom est le diable [8].
Le démon est intervenu à l’occasion du dernier Concile, et il l’a fait en utilisant son « Corps mystique » qu’est la franc-maçonnerie. Il suffit d’étudier les textes de Vatican II pour y discerner l’influence omniprésente de la pensée maçonnique [9]. Le résultat de cette influence fut un changement dans tous ceux qui acceptèrent le Concile et les réformes qui en furent la suite. Ils ont constitué ce qu’on a coutume d’appeler « l’Église conciliaire ».
Veillez et priez
Devant cette influence de la franc-maçonnerie, faut-il nous décourager ? Certes non ! Rappelons-nous que le démon n’a pas de pouvoir directement sur l’intérieur des âmes. En conséquence, le pouvoir de la Contre-Église reste superficiel, médiatique, virtuel ; elle ne peut empêcher ceux qui le veulent de se sanctifier.
Par ailleurs, il est de foi que Dieu ne permet pas que nous soyons tentés au-dessus de nos forces, et qu’il donne toujours le secours pour résister aux tentations (1 Co 10, 13). Si Dieu laisse au démon un pouvoir extraordinaire à notre époque, il donne aussi des grâces extraordinaires pour que nous puissions nous sanctifier dans la situation où nous nous trouvons.
Notre-Seigneur a commandé à ses Apôtres, au début de sa passion : « Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation » (Mt 26, 41). Dans cette passion de l’Église, nous devons veiller en étant attentifs au mode d’action maçonnique, et prier pour recevoir les lumières et les forces nécessaires à la lutte.
Quelques livres sur la franc-maçonnerie
§ Abad-Gallardo Serge, J’ai frappé à la porte du Temple – Parcours d’un franc-maçon en crise spirituelle, Paris, Téqui, 2014.
§ Abad-Gallardo Serge, Je servais Lucifer sans le savoir, Paris, Téqui, 2016.
§ Barcena Alberto, Iglesia y Masoneria – Las dos ciudades, Madrid, San Roman, 2016.
§ Blet Stéphane, La Franc-Maçonnerie, l’effroyable vérité, 124 pages, Paris, Kontre Kulture, 2017.
§ Caillet Maurice, J’étais franc-maçon, Paris, Salvator, Poche, 2014.
§ Caillet Maurice, Catholique et franc-maçon : est-ce possible ? Paris, Éd. Rassemblement à son image, 2012.
§ d’Avesnes E. père Frédéric Rouvier, 1851-1925, La Franc-Maçonnerie et les projets Ferry, 142 pages, Chiré-en-Montreuil, Éditions de Chiré, juin 2016.
§ Epiphanius, Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l’histoire, Versailles, Publications du « Courrier de Rome », 1999.
§ James Marie-France, Ésotérisme, occultisme, franc-maçonnerie et christianisme aux XIXe et XXe siècles – Exploration bio-bibliographique (préface d’Émile Poulat), Paris, NEL, 1981.
§ Jouin Mgr Ernest, Le Péril judéo-maçonnique (trois tomes), 1919 (réédition Éditions Saint-Rémi, 2012).
§ Lassus Arnaud de, Connaissance élémentaire de la franc-maçonnerie, AFS, 1985 (réédition 2008).
§ Léon XIII, encyclique Humanum Genus du 20 avril 1884 (Paris, Téqui, 2010 ; ou à télécharger sur internet, notamment sur le site liberius.net).
§ Les Enseignements originaux des papes sur la franc-maçonnerie de 1717 à nos jours, Paris, Téqui, 1998.
§ Livernette Johan, La Franc-Maçonnerie, 300 ans d’imposture, 370 pages, 2017. (Disponible chez Livernette Johan – BP 30042 – 83040 Toulon cedex 9.)
§ Lozac’hmeur Jean-Claude, Fils de la Veuve, Essai sur le symbolisme maçonnique, Éditions de Chiré (rééd. revue et corrigée avec une préface-entretien de Christian Lagrave), 2002.
§ Lozac’hmeur Jean-Claude, Les Origines occultistes de la franc-maçonnerie, Paris, Cimes, 2015.
§ Michel A., La Dictature maçonnique, Paris, Spes, 1924. Recueil de résolutions maçonniques classées par thèmes (téléchargeable sur le site du couvent : www.dominicainsavtille.fr).
§ Meurin Mgr Leo, La Franc-Maçonnerie, synagogue de Satan, Paris, 1893.
§ Nicoullaud, Charles, L’Initiation dans les Sociétés Secrètes. L’initiation maçonnique, Paris, Éd. Perrin, 1914.
§ Palacio-Russo Diane-Marie, L’Influence de la franc-maçonnerie sur l’élaboration de la norme sous la Vème République, Université Paris II-Panthéon-Assas, École doctorale d’histoire du droit, philosophie du droit et sociologie du droit – Thèse de doctorat en droit soutenue le 7 décembre 2016, 437 pages (nous avons ce livre en fichier informatique).
§ Ploncard d’Assac Philippe, La Maçonnerie, Paris, Société de Philosophie Politique, 2012.
§ Poncins Léon de, Christianisme et Franc-Maçonnerie, Chiré-en-Montreuil, DPF, 1975 (réédition 2010).
§ Quéruel Alain, Le grand Livre de la franc-maçonnerie – Un panorama chrono-thématique, des origines à nos jours, en France et à l’étranger. Paris, Eyrolles, 350 pages, 2015 (ouvrage maçonnique).
§ Ségur Mgr Gaston de, Les Francs-Maçons, 1867 (réédition aux Éditions Saint-Rémi, 2011 – disponible aussi sur internet, par exemple chez liberius.net dans le tome 5 des Œuvres complètes).
§ Van Rooyen Jean-Jules, Les Traverses du pouvoir - Les révolutions et les réseaux secrets depuis 1776, Ed. Saint-Rémi, 2013.
§ Wirth Oswald, La Franc-Maçonnerie rendue intelligible à ses adeptes, II « Le Compagnon », Paris, Dervy-Livres, 1974 (livre écrit par un franc-maçon).
[1] — Mgr Lefebvre, Lettre aux amis et bienfaiteurs de la FSSPX nº 9, octobre 1975.
[2] — Commentaire du père Pègues sur cet article de saint Thomas d’Aquin.
[3] — Préface en date du 23 novembre 1975 pour la réédition du livre de Don Félix Sarda y Salvany, Le Libéralisme est un péché, aux éditions de la Nouvelle Aurore.
[4] — Article d’Antoine de Motreff paru dans Le Sel de la terre 13, p. 33.
[5] — Ils ne sont toutefois pas à exclure. Si l’on ne peut se fier aux « révélations » de Léo Taxil, il y a des témoignages plus sérieux.
[6] — Charles Nicoullaud, L’Initiation maçonnique, Perrin, Paris, 1931 (5e éd.), p. 145-148. Voir dans Le Sel de la terre 13, une citation plus complète. Voir aussi la plaquette d’Antoine de Motreff, René Guénon jugé par la tradition, aux éditions du Sel.
[7] — « Tout ce qui est dans le monde est concupiscence de la chair, et concupiscence des yeux, et orgueil de la vie » 1 Jn 2, 16.
[8] — Paul VI, homélie du 29 juin 1972. C’est nous qui soulignons.
[9] — Voir « Le petit catéchisme de Vatican II » paru dans Le Sel de la terre 93, p. 32 (également en tiré-à-part aux éditions du Sel).

