Courrier des lecteurs
En haut de la page 33 du Sel de la terre 106, nous reproduisions cette phrase d’Émile Keller : « Ainsi, voilà la limite que nous cherchions ; tant que les produits nationaux ne s’élèvent pas un prix double des produits étrangers, c’est un acte de patriotisme de leur donner la préférence, et, pour la leur assurer, un gouvernement fait bien de les garantir par des droits protecteurs suffisants. » Un lecteur nous écrit à ce sujet.
Le Sel de la terre.
Cela faisait cinquante ans que je me demandais de connaître la limite que nous devions donner aux produits importés. Monsieur Emile Keller a donné cette limite et je vous remercie infiniment d’avoir publié la lettre de ce député catholique français, lettre qui m’éclaire sur les problèmes économiques de notre temps. En effet, en donnant cette limite, Emile Keller démontre que le libre-échange parfait n’est pas nécessairement pour toutes les économies et que le système actuel prôné par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ne pourra tenir très longtemps : d’ailleurs le Président des États-Unis, Donald Trump, a instauré certaines taxes à l’importation pour se défendre de la concurrence de la Chine et de l’Europe. [Lettre signée.]

