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La conversion de Louise Gimet

communarde, tueuse de prêtres puis religieuse

Sur Louise-Félicie Gimet (1835-1893) – qui se fit appeler capitaine Pigerre durant la Commune et devint la sœur Marie-Éléonore après sa conversion – on trouvera ci-dessous :

I. – un récit déjà publié dans la Lettre des dominicains d’Avrillé [1], complété par quelques notes ;

II. – des détails complémentaires donnés par sœur Zachée d’après le témoignage « de plusieurs religieuses auxquelles ces faits ont été rapportés, d’une manière très précise, par Mère Éléonore [2] ».

Pour approfondir et mieux cerner les faits, parmi des témoignages parfois divergents, on pourra se reporter à l’étude de Paul Duclos : « Une pétroleuse convertie », dans la Revue d’histoire de l’Église de France, t. 74 (1988), p. 53-62 (article accessible sur internet) [3].

Le Sel de la terre.

— I. —

Louise-Félicie Gimet naquit le 1er mai 1835. Sa mère, qui était pieuse, porta sa petite fille au mois de Marie dès sa première sortie. Elle l’offrit à la Madone comme une jolie fleur toute blanche de son baptême. Hélas ! bientôt fleur vénéneuse, qui devait s’épanouir dans la fièvre du mal et la vapeur du sang.

De bonne heure, Louise perdit sa mère, un désastre pour son âme. Pourtant la luronne se souvint toujours de la douce et blanche Madone devant laquelle la maman, après lui avoir fait joindre les mains, disait souvent : Je vous salue Marie.

La mère morte, ce fut la désorganisation du foyer. Louise quitta Roanne pour mener une vie désaxée : la gaillarde fréquenta les milieux les plus avancés et s’afficha comme hostile à la foi de son enfance. Mieux : durant un séjour à Marseille, elle se fit admettre dans la franc-maçonnerie.

Bientôt, par suite de son zèle, Louise devint dignitaire de la Loge. La vue seule du prêtre en faisait une tigresse enragée, une furie menaçante. Cependant, la terrible femme se montrait charitable envers les malheureux. Même – explique qui pourra – Louise gardait un certain respect, une sorte de piété pour la Madone, que sa mère lui avait enseigné à prier. Il ne faisait pas bon l’injurier en sa présence, même en plaisanter d’une façon grossière. La fille Gimet se mettait en colère et gare la gifle !

Un jour, à Lyon, certain loustic s’étant permis d’appeler Notre-Dame de Fourvière la Marianne, Louise bondit : Vaurien ! celle-là on ne l’insulte pas. Et pan ! déjà une gifle retentissante venait de souligner son indignation. Geste spontané, mettez brutal. Tout de même, il y avait là quelque chose qui restait de sa petite enfance religieuse, un sentiment de fraîcheur qu’il ne fallait pas froisser, ou gare la gifle ! Moi, je n’admets pas ça, voilà. On le savait autour de Louise Gimet.

En 1859, durant son séjour à Lyon, elle se rendit, en curieuse, au village d’Ars, voulant voir ce fameux curé dont tout le monde parlait, surtout dans la région lyonnaise.

Votre heure n’est pas encore venue – lui dit le saint homme. Vous ferez beaucoup de mal, mais dans sa miséricorde, le Bon Dieu aura pitié de vous. Grâce à la dévotion que vous gardez encore à la divine Mère, vous finirez par vous convertir...

Louise se mit à rire : Me convertir ! Eh bien ! il ne me connaît pas, le bonhomme ! Avant ça, il en passera de l’eau sous les ponts du Rhône.

Et pourtant, malgré sa dégradation morale, son esprit révolutionnaire, sa haine satanique de toute religion, la sœur maçonne ne permettait pas le moindre blasphème contre la Vierge Marie. De plus en plus, elle devint ombrageuse sur ce point. Tais-toi mon petit, ou gare la gifle !

Le 18 mars 1871, à la suite de la guerre, une révolution éclatait à Paris. Deux jours après, la Commune s’installait à l’Hôtel de Ville, Louise Gimet prit du service dans l’armée des fédérés. Vêtue d’habits d’homme, l’étrange et satanée créature va se signaler par son audace et ses violences sans merci. Elle conquit des grades et ce fut le capitaine Pigerre [4]. C’est vers la fin de la Commune, au moment du massacre des « otages », que le rôle de cette harpie fut le plus sinistre.

Au soir du 24 mai 1871, l’insurrection aux abois va se venger sur les monuments de Paris et sur les otages qu’elle détient. Ceux-ci attendent anxieux dans la prison de la Roquette. La foule hurle : A mort ! Il faut satisfaire la populace. Quelques-uns seront fusillés dès ce soir : l’archevêque de Paris, Mgr Darboy ; l’abbé Deguerry, curé de la Madeleine ; deux jésuites ; Bonjean, président de la Cour de Cassation… Les victimes sont conduites dans le chemin de ronde, adossées au mur. Une première décharge. Tous tombent, excepté l’archevêque : Il est blindé celui-là ! s’écrie un jeune fédéré à la manche enrichie de galons. C’est Pigerre. Après une seconde décharge, l’archevêque chancelle. Et comme il a levé la main – convulsion suprême ou geste de bénédiction – le fédéré gouaille : Tiens, la voilà ma bénédiction ! » Et il lui tire un coup de feu en pleine poitrine. Le corps retombe, inerte cette fois, et pour toujours. Pigerre s’approche et frappe le cadavre de plusieurs coups de crosse à la tête. Le visage en était tout défiguré.

Deux jours après, nouveau massacre : trente-sept gendarmes, onze prêtres, un séminariste, quatre civils sont saisis à la Roquette, entraînés deux par deux, dans un sinistre cortège, jusqu’à la rue Haxo. Une femme à cheval, un ignoble képi sur la tête, ouvre la marche. C’est Louise Gimet, qui, pour corser la scène, a repris ses habits de femme. Elle donne le signal du massacre. Plus tard, on l’entendra se vanter d’avoir tué treize prêtres, dont le saint et admirable père Olivaint, fusillé à bout portant. Quand tout fut fini, et les pauvres victimes étendues dans l’ignominie de la mort, la donzelle au képi, acclamée par la foule hideuse, fut portée en triomphe. Elle avait bien travaillé pour la cause…

Après la Commune, le terrible capitaine Pigerre redevint Louise Gimet, Malgré son audace et ses ruses, la voilà incarcérée à Saint-Lazare, dont mère Éléonore est supérieure [5].

Cette grande religieuse, étonnée de voir dans la prisonnière tant de ressources, mises au service du mal, caressa la pensée et bientôt le désir insensé humainement, de la gagner à Dieu, de lui en faire présent. La belle revanche sur le mal et sur Satan ! Une « gifle » sur la face du diable !… Mère Éléonore fit prier la communauté et les pieux monastères parisiens.

– Je veux votre âme et je l’aurai, déclara la sœur au voile bleu.

– Elle n’en vaut pas la peine, répondit Louise : Je suis trop coupable, couverte de crimes... 

– Voilà une bonne parole d’humilité, presque de repentir. Une goutte de sang de Jésus laverait le sang de mille mondes.

Quelques jours plus tard, Mère Éléonore revenait à la charge :

Le plus misérable, le plus souillé de crimes, conserve encore la puissance d’aimer. Il suffit d’un regard, d’un signe, d’un muet appel vers Dieu, pour que le pardon divin fonce sur lui comme un aigle. Ah ! ne doutez pas du cœur de Dieu.

– Le curé d’Ars m’a bien dit que la bonne Vierge me convertirait. Tout de même ce sera rudement difficile : je suis si coupable !...

– Rien n’est impossible à Dieu. Jésus-Christ sur la croix a versé son sang pour nous. Plus les crimes ont été grands, plus le pardon sera beau !

Les prières, les sacrifices des âmes pures redoublaient ; ce serait si glorieux d’agenouiller la repentante au pied de la Croix !... Un jour vint où la tigresse dit : Eh bien : oui, si j’échappe à la justice, je changerai de conduite. Je vous le promets. Mère Éléonore connaissait la volonté de sa prisonnière, elle pouvait y aller en toute confiance.

Chose incroyable, Louise Gimet fut libérée. Allait-elle retourner à la rue, à la Loge ? Non, elle tiendrait parole. Mère Éléonore l’engagea à faire une retraite de son plein gré, à Saint-Lazare même. Généreusement, Louise accepta. On lui mit en mains les Sermons du P. Olivaint, sa victime. La pénitente s’en montra profondément touchée. Ce fut le dernier coup et le plein triomphe de la grâce.

Parfois on entendait dans la cellule de Louise un vacarme épouvantable ; il s’y passait des choses étranges. Un jour, on la trouva par terre, le visage meurtri, plusieurs dents cassées ; le diable se vengeait. Il l’avait giflée et projetée avec violence contre la porte de sa cellule… Mère Éléonore, pour changer d’horizon, l’envoya pendant quelque temps au refuge de Doullens. Les mêmes faits étranges se reproduisirent et le diable jouait de la gifle comme de plus belle.

En 1888, mère Éléonore ayant été nommée à la solitude de Montpellier, Louise vint l’y rejoindre, à la fin du mois d’août. Elle avait alors 53 ans. Elle s’y montra pieuse, douce, très laborieuse, particulièrement charitable envers les malades. Surtout, elle avait une extraordinaire dévotion pour la très sainte Vierge, son refuge en tout, partout et toujours. Elle aimait l’invoquer sous le nom de Notre-Dame des Sept-Douleurs.

Bref, Louise se signalait tellement par ses belles qualités et ses vertus, que la communauté l’admit à l’honneur de l’état religieux : elle fut reçue parmi les Filles de Marie le 15 août 1890, sous le nom de sœur Marie-Éléonore. Nul, à l’exception de la Supérieure, ne connaissait sa vie. Elle menait généreusement la règle commune et semblait avoir retrouvé la paix. Cependant, certains jours, elle semblait accablée de tristesse. Une fois, à l’atelier, on lut à haute voix un récit qui nommait Mgr Darboy. La pâleur et le trouble de sœur Marie-Éléonore, furent extrêmes. Se sentant défaillir, elle dut quitter la salle. Comme ses compagnes étaient loin de se douter que celle qui sortait était le capitaine Pigerre !

Le 8 septembre 1893, fête de la Vierge, Louise fut frappée de paralysie, mais garda sa lucidité. Elle dura encore quatre jours. Comme, dans son agonie, la mourante se débattait contre l’ennemi invisible – pouvait-il ne pas être là ? – Mère Éléonore lui demanda : Ma Sœur, n’avez-vous aucune crainte ? Elle prononça, avec difficulté, mais distinctement : Aucune : je me suis jetée tout entière dans les bras du Bon Dieu, dans le cœur de la Mère de Miséricorde. Dieu n’allait pas retirer ses bras, ni la Mère de Jésus fermer son cœur, sœur Marie-Éléonore s’éteignit doucement le 12 septembre, dans la fête du saint Nom de Marie.

Le jour de l’enterrement, un orage effrayant se déchaîna sur Montpellier et s’abattit au moment où le corps allait quitter la Solitude. La foudre, accompagnée d’un coup de tonnerre, d’une violence extraordinaire, tomba sur le mur de clôture, qui s’écroula avec un fracas terrifiant. Pour en garder le souvenir, le mur a été reconstruit, en retrait à cet endroit-là. Comment ne pas voir dans cette rage des éléments l’expression de la fureur du Malin, frustré de sa proie ? Jamais une âme ne lui avait tant appartenu. Et voici que par la protection de la Vierge Marie, le capitaine Pigerre, massacreur de prêtres, devient une servante de Dieu et prend le chemin du ciel !



Voyez cette première entrevue, là-haut, entre Pierre Olivaint et sa meurtrière : Je vous dois beaucoup, dit le saint jésuite : vous m’avez donné la couronne du martyre. Sœur Marie-Éléonore s’inclinant : Je vous dois ma conversion et mon salut. C’est votre sang qui m’a valu la couronne du ciel.


— II. —

La gifle

C'était à Lyon : jeune encore, opulente et très parée, [Louise-Félicie] se trouvait, un jour, au pied de la colline de Fourvière. Des jeunes gens, qui avaient pris la même direction qu’elle, la côtoyèrent assez longtemps. L’un d’eux dit enfin à son compagnon : Montons la colline, pour voir la Marianne. Félicie, entendant ces paroles impies à l’adresse de la Sainte Vierge, s’approche de celui qui les avait proférées et lui applique un vigoureux soufflet. Madame, dit celui-ci, de quel droit me frappez-vous ? Du droit que j’ai de venger une insulte faite à ma Mère, répondit la jeune fille, en montrant la statue qui domine le clocher de Fourvière.

C’était vers l’an 1856. […]

Le pacte démoniaque

Ici se place un fait mystérieux qui n’est pas sans analogues dans les annales du surnaturel. Les relations intimes que Pigerre avait eues avec la haute maçonnerie l’avaient amenée jadis à signer un pacte formel avec le démon. Au moment où celui-ci se vit contraint de lui restituer cette pièce, il se produisit, dans la prison, un bruit extraordinaire, semblable à un écroulement prolongé. Tout le personnel entendit ce fracas étrange, et les religieuses étonnées se rendirent auprès de la mère Éléonore pour lui en demander l’explication. La supérieure se contenta de répondre : « Ne vous tourmentez pas : il n’y a pas de quoi. Je sais ce que c’est. »

Toutefois le démon ne tint pas quitte de ses attaques l’âme qui venait de lui échapper. Un jour, mère Éléonore conduisit sa protégée à une petite chapelle de Saint-Lazare, devant la statue d’une Vierge miraculeuse, et lui présenta un prie-Dieu ; mais Félicie, mue par une force irrésistible, ne put rester à genoux. Cependant sur l’ordre de la supérieure, elle s’agenouilla de nouveau, et pria pendant quelques instants. En sortant de la chapelle elle dit à la bonne mère qu’il lui avait semblé s’être agenouillée sur des clous. Une autre fois elle fut lancée violemment, par une main invisible, contre la porte de sa cellule, qu’on trouva ensanglantée. Félicie avait plusieurs dents cassées et la figure toute meurtrie.

Cependant mère Éléonore, ne doutant pas de la sincérité de cet enfant prodigue, lui proposa de l’envoyer au refuge de Doullens. Félicie accepta et y fut conduite sans retard. Là, comme précédemment, le démon s’acharna contre elle : il ôtait toute saveur à ses aliments, il la maltraitait. Mère Éléonore elle-même ne fut pas épargnée. Souvent l’esprit malin la frappait ; il cherchait à l’étouffer en l’étreignant à la gorge. La bonne mère conserva toute sa vie les marques de ces violences infernales. Si elle se disposait à aller à Doullens, le démon cachait, pendant la nuit, les objets qu’elle avait préparés pour son voyage. Il faisait entendre sa voix à Félicie : il lui dit un jour : « Va, ta nonne est dans de beaux draps ; je l’ai mise dans le pétrin. » Et d’autres fois, d’une voix plus douce : « Console-toi, ta nonne est en route pour venir te voir. » Effectivement, bientôt après on annonçait à Félicie l’arrivée de mère Éléonore.

A Montpellier

Après être restée longtemps à la tête de la communauté de Saint-Lazare, mère Éléonore fut nommée supérieure de la solitude de Nazareth à Montpellier. Elle en profita pour y faire venir celle dont la persévérance lui tenait tant à cœur. Félicie Gimet y fut admise le 27 août 1888, à l’âge de cinquante-trois ans, et elle s’y montra invariablement douce, pieuse, laborieuse, charitable envers les malades surtout. Elle se faisait un bonheur d’assister les mourantes, ce qui lui valut le surnom de consolatrice des agonisants. Elle aimait beaucoup la sainte Vierge et la priait avec dévotion sous le titre de Notre-Dame des Sept-Douleurs.

Par la suite, la conduite exemplaire de Félicie, sa fidélité au règlement et sa piété soutenue lui valurent d’être admise dans l’association des Filles de Marie. Elle y fut reçue le 15 août 1890, sous le nom de Marie-Éléonore, nom destiné à lui rappeler le dévouement et l’affection de celle qui avait tant concouru à la soustraire à l’empire du démon.

A la solitude de Nazareth, pendant les heures de travail, cette nouvelle Fille de Marie était habituellement pensive. Il lui arrivait parfois de lancer un coup de pied dans le vide ou de cracher avec dédain dans une direction déterminée, alors qu’il n’y avait personne devant elle. Qu’avez-vous, que faites-vous ? lui demandait-on. Elle répondait en souriant : Ce n’est rien, ne vous inquiétez pas. Un jour, une de ses compagnes, s’étant aperçue qu’elle était triste, s’approcha d’elle pour essayer de la consoler, en lui disant que toutes l’aimaient bien. Marie-Éléonore, donnant cours à ses pensées, reprit avec mélancolie : Si vous saviez tout, si vous me connaissiez, vous ne m’aimeriez plus, je vous ferais horreur et vous auriez peur de moi. Puis elle poussa un profond soupir et changea de conversation.

Il arriva, dans l’atelier où elle travaillait, que l’on choisit comme livre de lecture publique un ouvrage dans lequel étaient relatés de nombreux souvenirs de l’époque de la Commune. Or il ne fut pas difficile de constater, plus d’une fois, la vive impression que produisait sur elle le récit des épisodes sanglants auxquels elle avait pris part. Sa pâleur et la contraction de ses traits manifestaient l’émotion à laquelle elle était en proie. Elle avait connu intimement, disait-elle, les principaux chefs de la Commune, et particulièrement ceux qui avaient joué un rôle de premier plan lors des massacres des otages. Mais elle ne révéla qu’à mère Éléonore le secret entier des turpitudes de sa vie.

C’est le 8 septembre 1893 qu’elle fut frappée d’une attaque de paralysie. Elle perdit immédiatement l’usage de la parole, mais conserva toute sa lucidité d’esprit et put donner à comprendre qu’elle était en paix avec Dieu. Elle exprima le désir de recevoir les derniers Sacrements. Mère Éléonore, qui ne la quittait pas, lui demanda si elle n’avait aucune crainte relativement à sa vie passée. Avec beaucoup de peine, elle articula ces paroles qui ont été pieusement conservées : « Je me suis jetée tout entière dans les bras du bon Dieu ; que puis-je avoir à redouter ? » Elle témoigna sa reconnaissance à mère Éléonore et à toutes les sœurs et rendit paisiblement son âme à Dieu le 12 septembre 1893.


[1]    — Lettre des dominicains d’Avrillé n° 93, d’après un récit signé F.C. publié dans la Semaine religieuse de Rennes, puis en 1946 dans Le Chapelet des enfants.

[2]    — Vie de la Révérende Mère Saint-Augustin, fondatrice et première supérieure générale de la Congrégation des sœurs de Marie-Joseph pour les prisons, par une religieuse de la même Congrégation (Sœur Zachée, née Marie-Anne Perrault), Paris, Téqui, 1925, p. 221. — Les renseignements sur Louise-Félicie Gimet figurent dans le chapitre 37, p. 195-201.

[3]    — On peut également consulter « Félicie Gimet, la sainte criminelle » dans Historia n° 373 ; une pièce de théâtre, Que la lumière soit, ou Félicie Gimet (3 actes en prose) lui a été consacrée par Jeanne d’Orliac (née Marie Jeanne Laporte, 1883-1974).

[4]    — Un autre « capitaine Pigerre », Élie Jean-Baptiste Pigerre, né en 1818 et ouvrier ébéniste chez Pleyel, fut membre de l’État-Major du général communard Dombrowski (1836-1871). Marie-Louise en fut-elle la compagne, ou bien en prit-elle le nom de façon indépendante ? Le point n’est pas clair. La présence de deux « capitaine Pigerre » dans le camp des fédérés entraîna en tout cas des quiproquos dans les procès du conseil de guerre. Accusé d’avoir joué un rôle décisif dans l’exécution du 24 mai, Élie Pigerre s’en défendit vivement.

[5]    — Sœur de la congrégation de Marie-Joseph (sœurs des prisons, au voile bleu, dont la devise était la maxime évangélique : J’étais en prison et vous m’avez visité [Mt 25, 36]).

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 116

p. 206-213

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