Quand l’Italie se donne à Satan
Tristes nouvelles données par la revue Si Si No No (15 octobre 2021). Après la lecture de cet article de Quirinus – traduit et légèrement adapté par nos soins – nous ne saurions trop encourager nos lecteurs à multiplier les prières en réparation des blasphèmes, notamment la Flèche d’or (voir Le Sel de la terre 110, p. 104).
Le Sel de la terre.
Introduction
DEPUIS 2016, nous assistons à un crescendo de cérémonies publiques au cours desquelles l’autorité civile et ecclésiastique vénère plus ou moins ouvertement le diable ou du moins des idoles.
La Vierge à Fatima en 1917 a demandé la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé, mais cela n’a pas été fait comme elle l’avait demandé.
Maintenant, au contraire, nous assistons à la consécration – en plusieurs épisodes – de l’Europe et surtout de l’Italie au sans-cœur immonde qu’est le diable. Voyons comment, pourquoi et quand...
Étape 1Juin 2016 : La cérémonie ésotérique au col du Saint-Gothard
Le 1er juin 2016, en présence de l’ancien premier ministre italien Matteo Renzi, de la chancelière allemande Angela Merkel et de l’ancien président français François Hollande, le tunnel du Saint-Gothard, le plus long tunnel ferroviaire du monde (57 kilomètres), a été inauguré en Suisse.
C’est la cérémonie d’ouverture du réalisateur Volker Hesse qui a fait sensation, car il s’agissait d’une cérémonie certainement ésotérique et très probablement satanique, pour laquelle le gouvernement suisse a dépensé neuf millions de francs suisses.
En effet, la cérémonie a été précédée d’une représentation théâtrale au cours de laquelle sont apparus un homme/chèvre et un ange déchu, c’est-à-dire deux représentations du diable ; la cérémonie a également été accompagnée d’une représentation très vivante de rites orgiaques (voir Il Messaggero, 8 juin 2021).
Un grand nombre de spectateurs ont pris part à l’événement « ludique », puisque le public a pu assister aux célébrations aux entrées Nord et Sud de ce tunnel du Saint-Gothard [1].
Mais il ne s’agit que de la première d’une série de cérémonies publiques ouvertement sataniques visant à initier la consécration de l’Europe et en particulier de l’Italie à Lucifer. Elle a été suivie d’autres événements tout aussi graves : la Pachamama au Vatican (octobre 2019), le « Caprone » à Milan (avril 2021), le festival du blasphème à Naples (septembre 2021) et la venue de la Porte de l’enfer à Rome (octobre 2021).
Comme on peut le constater, 2021 fut l’année d’or des cérémonies sataniques. Elles sont allées de pair avec l’épidémie de Covid, la fermeture des églises même à Noël et Pâques, l’obligation de communier dans la main, la tentative d’abroger la messe traditionnelle (16 juillet 2021) et l’introduction de la pratique du Gender dans les écoles dès l’âge de trois ans.
Étape 2Octobre 2019 : la Pachamama à Saint-Pierre
L’intronisation de l’idole Pachamama au Vatican peut être qualifiée sans risque d’idolâtrie. L’idolâtrie (du grec « Eìdòlon/idole » et « latreìa/adoration ») est le culte des idoles. Or l’adoration (par laquelle on reconnaît que la Personne adorée est le Créateur tout-puissant à qui nous devons notre existence et nos actions) n’est dûe qu’à Dieu, qui est l’unique Être infini, Créateur du ciel et de la terre. Par conséquent, l’idolâtrie, qui rend ce culte à une idole fabriquée par la main de l’homme, est un péché très grave contre la vertu de foi et contre le premier commandement : Je suis le Seigneur ton Dieu, tu n’auras pas d’autre Dieu que Moi. […]
Or au Vatican, pendant le Synode sur l’Amazonie (automne 2019) nous avons vu des adorations avec beaucoup d’encens, des processions, des bénédictions et des prosternations accomplies par le pape Bergoglio et divers cardinaux, évêques ou personnes consacrées face à des idoles représentant certaines « divinités », en particulier celle de la fertilité.
Il n’est donc pas exagéré d’affirmer que l’idolâtrie polythéiste a été pratiquée dans les jardins du Vatican et intronisée – avec une procession faite en présence de Bergoglio par certains cardinaux – dans la basilique Saint-Pierre du Vatican et que cet acte est d’une énorme gravité.
Étape 3 Décembre 2019 : le Moloch au Colisée
En décembre 2019, une statue de Moloch – idole des Cananéens et des Phéniciens – a été érigée devant le Colisée ou amphithéâtre Flavien, où de nombreux chrétiens ont été martyrisés.
Moloch était une idole dressée dans la vallée de la Géhenne ou de Hinnom près du mont Sion à Jérusalem. On lui offrait des sacrifices humains d’enfants, dont la gorge était tranchée et qui étaient ensuite brûlés en holocauste (Lv 18, 21 ; 2 R 23, 10 ; Jr 7, 31).
Les Cananéens étaient un peuple sémitique et polythéiste qui vivait approximativement dans la région des actuels Liban, Palestine, Syrie et Jordanie. Les Phéniciens étaient une population sémitique installée au Proche-Orient dans la région de l’actuel Liban ; leur religion était polythéiste, dont le dieu suprême était Baal ou Hamon (dieu de la fertilité et de l’énergie, similaire en cela à la Pachamama vénérée au Vatican).
Le Baal ou Hamon des Phéniciens était également vénéré à Carthage (en grec, il était appelé Kronos, la divinité titanesque qui avalait ses enfants, similaire en cela au Moloch exposé au Colisée).
Le Vatican n’a exprimé aucune inquiétude quant à cette intronisation du Moloch dans le Colisée.
Le Colisée a été construit après 72 et jusqu’en 80. Il est appelé Colisée parce que derrière lui se trouvait une statue colossale ou Colosse. Il est également appelé amphithéâtre Flavien car il a été construit par les empereurs Vespasien et Titus de la gens Flavia pour commémorer leur victoire dans la guerre juive (66-70 AD). Il s’agissait d’un immense amphithéâtre dans lequel des spectacles de gladiateurs très populaires ont eu lieu jusqu’en 435 après J.-C. et dans lequel de nombreux chrétiens ont été martyrisés jusqu’en 312. Il s’agit du plus grand amphithéâtre du monde.
Étape 4Avril 2021 : le « Caprone » à Milan
En avril 2021, un bouc colossal en bois est apparu sur la Piazza Gae Aulenti de Milan, haut de 15 mètres et large de 12 mètres. Il est très proche du Cheval de Troie, mais aussi du dieu rural Pan : mi-homme et mi-chèvre, préfiguration païenne de Lucifer ou de Baphomet. Cette chèvre a été installée à Piazza Aulenti par la société Birra Peroni.
En outre, à Vergato (dans la province de Bologne), un artiste (Luigi Ontani) a créé une fontaine avec une statue ressemblant au Baphomet, représentant un hermaphrodite, c’est-à-dire un homme/femme, avec des seins, un pénis et des sabots de chèvre. Elle était fortement souhaitée et parrainée par le maire Massimo Gnudi, du Parti Démocratique, né à Bologne en 1954. Ontani, qui est né à Montovolo près de Vergato en 1943, avait déjà créé un Jésus allaitant et un certain nombre de statues qui prônaient la théorie du genre.
Étape 517 septembre 2021 : le « Festival du Blasphème » à Naples
Le 17 septembre 2021, une série d’affiches fortement et directement offensantes contenant de véritables blasphèmes contre Dieu sont apparues dans les rues de Naples, à l’occasion du « Festival des arts pour la liberté d’expression contre la censure religieuse », qui s’est tenu au « Palazzo delle Arti di Napoli » (PAN) du 17 au 30 septembre.
Les expositions PAN étaient ouvertes tous les jours de 9 h. 30 à 20 h. 30. L’entrée était gratuite, mais réservée aux visiteurs de plus de 18 ans (Il Messaggero, 22 septembre 2021).
Étape 6octobre 2021 : les « Portes de l’enfer » à Rome
François-Auguste Rodin, né à Paris le 12 novembre 1840, est mort à Meudon le 17 novembre 1917. Il était peintre et sculpteur et est considéré comme l’un des fondateurs de la sculpture moderne. Il était très habile à façonner l’argile, mais ses œuvres furent souvent sévèrement critiquées. Son originalité réside dans la représentation de thèmes mythologiques et allégoriques. Après 1875, sa renommée commença à grandir et il devint l’un des plus importants sculpteurs français de son temps. Vers 1862, Rodin avait tenté de rejoindre la Congrégation du Saint-Sacrement, fondée par saint Pierre-Julien Eymard (1811-1868), qui se rendit compte qu’il n’était pas fait pour la vie religieuse et l’invita à retourner dans le monde. Parmi ses amis et admirateurs figurent le franc-maçon français et ministre farouchement anticlérical Léon Gambetta (1838-1882) et le sataniste britannique Aleister Crowley (1875-1947) [2].
Rodin a travaillé à partir de 1880 sur ce qui est devenu son œuvre la plus célèbre : la Porte de l’enfer. Elle aurait dû être achevée en 1885, mais elle ne l’était pas quand il mourut, en 1917. Rodin n’a donc jamais vu son œuvre coulée, mais après sa mort, huit originaux en bronze ont été coulés à partir de son modèle en plâtre, pour être conservés dans des musées du monde entier. De nombreuses figures de la Porte sont également devenues des sculptures individuelles.
Le 17 septembre 2021, le modèle en plâtre originel a été transféré par camion spécial du Musée Rodin à Paris aux Scuderie del Quirinale à Rome pour l’exposition Inferno, dont le commissaire est Jean Clair (académicien français né à Paris en 1940), du 15 octobre 2021 au 9 janvier 2022.
Deux étranges coïncidences : la sculpture d’Auguste Rodin a été transportée de Paris à Rome le 17 septembre, jour de l’ouverture de l’exposition sur le blasphème à Naples, et elle ouvrira ses portes au public le 15 octobre, jour où le Passe vert devient obligatoire en Italie.
La 7e étape : le châtiment de Dieu...
Saint Thomas d’Aquin affirme :
Lorsque l’iniquité sera affichée publiquement et mise en évidence, alors l’Antéchrist se manifestera. L’Antéchrist final sera précédé de nombreux antéchrists initiaux et intermédiaires. Il n’est donc pas dit que nous soyons aujourd’hui proches du règne de l’Antéchrist final qui précédera de peu la Parousie. Dieu tolère les pécheurs tant qu’ils sont cachés, mais quand ils pèchent publiquement, alors il ne les supporte plus, comme ce fut le cas pour Sodome.
[Commentaire sur 2 Th 2, 3-4]
Pour l’Aquinate, c’est la révolte sociale et publique des nations contre le Christ et son Église qui lève « l’obstacle » ou l’opposition publique et sociale de l’Église romaine, qui retient l’Antéchrist final [3].
Personne ne niera que depuis quelques années (surtout ces trois dernières, 2019 à 2021), les péchés, surtout contre la foi, sont rendus publics, légalisés et exaltés par l’État et malheureusement aussi par de nombreux évêques, sans exclure le pape Bergoglio.
Léon XIII a souvent dénoncé la « grande apostasie » croissante du monde moderne, déplorant « l’abomination de la désolation dans le lieu saint » (Discours au Consistoire du 30 juin 1889), le « danger continuel et très actuel de l’apostasie de la foi » (Lettre au peuple italien, 8 décembre 1892), et « l’avènement de l’Apostasie » (Lettre au cardinal Rampolla, 2 octobre 1895).
Saint Pie X, dans sa première encyclique (E supremi apostolatus cathedra, 4 octobre 1903), voyait l’Antéchrist dans la société athée et païenne de son temps et se demandait si l’Antéchrist final n’était pas déjà né. Il l’a répété dans son encyclique aux évêques d’Italie sur l’action catholique du 11 juin 1905. Et encore dans la lettre Notre charge apostolique (25 août 1910).
Enfin, Pie XII fit le constat tragique suivant :
Aujourd’hui, l’esprit du mal s’est déchaîné contre l’Église et contre tout ordre humain, voire contre Dieu lui-même et contre Jésus-Christ, avec une telle fureur qu’une solution définitive est imminente [Discours du 7 avril 1947].
Par conséquent, si la papauté romaine a exercé, jusqu’à Pie XII, le rôle d’« obstacle qui retient – tò kathékon / qui detineat » (2 Th 2, 3-4) – socialement et publiquement les forces du Mal (le gnosticisme aux 2e et 3e siècles et le modernisme au 20e siècle), le pape François et les dirigeants du Nouvel Ordre Mondial exercent, au contraire, le rôle de facilitateur qui libère et déchaîne publiquement ces mêmes forces obscures gnostiques et modernistes.
En outre, dans les six cas que j’ai rapportés ci-dessus (du Gothard au Quirinal), le plus frappant est l’alliance factuelle entre le pouvoir politique et le pouvoir religieux, prédite par l’Apocalypse dans l’alliance entre la « bête qui monte de la mer » et la « bête qui vient de la terre ».
En fait, les évêques (y compris le pape) ont été les premiers à fermer les églises, à interrompre la célébration des messes, à imposer la communion dans la main et à tenter d’abroger la messe de la tradition apostolique ; l’État a ensuite émis des lois spéciales qui interdisent effectivement aux fidèles de se rendre à l’église et de participer à la messe. Les fidèles sont étonnés, consternés et troublés ; certains prêtres et même quelques rares évêques se sont opposés à cette injonction.
Si l’on étudie l’histoire à la lumière de la foi, on comprend 1) que tout cela correspond à un plan bien conçu de la contre-Église contre la foi et la civilisation chrétienne, mais que 2) Dieu, dans sa miséricorde et sa puissance infinies, convertira cette machination infernale en salut de son Église ruinée dans son élément humain par le virus moderniste.
Que faut-il faire ? Padre Pio mourant disait aux fidèles : Je vous laisse le rosaire ! En 1968, cela pouvait paraître étrange, pourquoi seulement le rosaire et pas les sacrements, la messe, le magistère ? Aujourd’hui, nous le comprenons bien. On tente de détruire ces réalités par un accord diabolique entre les pouvoirs religieux et politiques, alors que personne ne pourra nous enlever le Rosaire. De nombreux fidèles doivent recourir au Rosaire, en l’absence de messe, pour sanctifier leur dimanche.
Les grandes manœuvres en vue d’une future persécution, qui devrait éteindre les vestiges de la foi qui subsistent encore chez les pauvres chrétiens d’Europe, commencent-elles ? C’est plus que probable.
Pie XII a prédit en 1951 :
Aujourd’hui, presque toute l’humanité se divise rapidement en deux camps opposés : avec le Christ ou contre le Christ. Le genre humain traverse actuellement une crise formidable qui se résoudra soit dans le salut avec le Christ, soit dans la ruine [encyclique Evangelii præcones, 2 juin 1951].
Nous en sommes à l’affrontement final entre l’Église et la contre-Église. La situation actuelle est pire que celle qui a précédé la chute de la tour de Babel, le déluge ou la destruction de Sodome et Gomorrhe.
La vision qu’eut le prophète Ézéchiel (Ez 8, 1 et sq.), quelques 600 ans avant le Christ, est d’une pertinence remarquable et impressionnante. En résumé, cette vision montre que, même à l’époque d’Ézéchiel, la plupart des prêtres, des notables, des vierges consacrées à Dieu et du peuple des fidèles avaient apostasié Yahvé et s’étaient tournés vers les idoles.
Aujourd’hui, la situation est similaire : le sacerdoce (du pape aux cardinaux, évêques et prêtres), les notables (Gothard, Quirinal), les consacrés et les fidèles laïcs ont adoré, même au Vatican (qui a remplacé dans la nouvelle alliance le temple de Jérusalem de l’ancienne alliance), les idoles, les dieux faux et mensongers.
La vengeance de Dieu se rapproche de plus en plus, et elle sera aussi terrible qu’elle l’a été au moment du grand déluge (Gn 6, 1-9) sous Noé, à la tour de Babel (Gn 11, 1-9) et à Sodome et Gomorrhe (Gn 18, 16-19 ; 19, 28) au temps d’Abraham.
En attendant, prions et préparons-nous spirituellement à l’assaut des forces du mal.
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Flèche d’or
Qu’à jamais soit loué, béni, aimé, adoré, glorifié,
le très saint, très sacré, très adorable, très inconnu,
très inexprimable Nom de Dieu,
au ciel, sur la terre et dans les enfers,
par toutes les créatures sorties des mains de Dieu,
et par le sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ
au très saint Sacrement de l’autel. Ainsi soit-il.
[1] — voir https://www.uvek.admin.ch
[2] — https://www.weiserantiquarian.com ; https://visionetv.it/le-porte-dellinferno-al-quirinale-ma-e-solo-un-caso/
[3] — Voir à ce sujet « Le mystère d’iniquité dans saint Paul », dans Le Sel de la terre 106, p. 42-66. (NDLR.)

