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Michel Tougne (1942-2021)


Michel Tougne est né le 10 septembre 1942 à Limoges. Passionné dès sa jeunesse par les langues germaniques, il s’employa à apprendre chacune d’entre elles – du flamand au danois – et suivit une formation universitaire jusqu’au doctorat ès lettres, avec une spécialité en linguistique. Il exerça ensuite dans le domaine de la formation professionnelle, pour terminer sa carrière comme consultant en organisation et en relations humaines.

Mais il fut par-dessus tout un grand chrétien. Ayant rejoint le combat de Mgr Lefebvre, il eut une part importante dans la fondation de la chapelle de Conflans-Sainte-Honorine (FSSPX).

De son mariage avec Nadine Lenclud, il eut deux fils et une fille – actuellement religieuse dominicaine enseignante en Argentine (congrégation de Brignoles).

Profondément attaché à l’enseignement traditionnel de l’Église, et plus particulièrement à sa doctrine sociale, il entreprit d’analyser les dérives doctrinales du monde du travail, spécialement la nocivité de l’analyse transactionnelle, théorie psychologique américaine introduite en Europe par le jésuite Raymond Hostie et très répandue dans les formations au management. Sa conclusion était que, derrière un discours très humaniste, se cachait un arsenal visant à former des agnostiques rejetant toute vérité objective et, en particulier, toute notion stable de la nature humaine [1]. Avec Civitas-Entreprises, il publia une série de cahiers sur ce sujet ; il donna ainsi de nombreuses conférences sur le thème du travail, à Saint-Nicolas du Chardonnet, à l’Institut Saint-Pie X ou lors des colloques du Centre d’Études et de Prospective (CEP) [2].

Il dénonça aussi les ravages du positivisme et du gallicanisme chez les catholiques dans le domaine politique.

Membre du tiers-ordre dominicain, où il avait demandé à recevoir le nom de frère Ephrem pour être sous la protection du grand docteur syriaque, il accueillit plusieurs réunions de la Fraternité Saint-Thomas d’Aquin (tertiaires de la région parisienne) dans sa maison familiale à Boury-en-Vexin. Il voulut finir ses jours en Anjou, où il vint s’installer avec son épouse lors de sa retraite, pour se rapprocher d’Avrillé. Il aida alors efficacement la revue Le Sel de la terre, dont il ne signa jamais aucun article, mais contribua à la rédaction de plusieurs.

Muni des sacrements de l’Église, il fut rappelé à Dieu dans sa 80e année, le 20 décembre 2021. Ses funérailles furent célébrées à Avrillé dans la liturgie dominicaine, selon ses dernières volontés. Il a été inhumé dans le caveau familial à Boury-en-Vexin.





[1]    — Michel Tougne, Ni Prince, ni Crapaud, L’analyse transactionnelle, savoir ou mystification ?, Conflans-Sainte-Honorine, CFP, 1996, 250 p. (recension : Le Sel de la terre 22, p. 240).

[2]    — Voir notamment les cinq cahiers de Civitas-Entreprises présentés dans Le Sel de la terre 57, p. 198.

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 120

Les thèmes
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