Les Mauges, cœur de la « Vendée militaire »
• Une insurrection d’origine angevine • Des héros angevins • Des hauts faits intervenus en Anjou
par Joël Morin
Notre ami Joël Morin, qui écrivait dans Le Sel de la terre sous divers pseudonymes (Geoffroy Daubuis, Michel Defaye, Michel Feretti, Michel Laurigan, Thomas Belleau [1]), donnait également des articles à des revues amies. Voici le dernier travail qu’il rédigea pour Le Parvis (bulletin du prieuré Saint Louis-Marie-Grignion-de-Montfort de la Fraternité Saint-Pie X), paru dans le Supplément au Parvis n° 6, de février 2022.
Professeur d’histoire, Joël Morin était passionné par l’épopée de la Vendée militaire – ou, comme il l’explique ci-dessous, de l’« Anjou militaire » – et il ne manquait pas d’emmener chaque année ses élèves de Seconde visiter ces lieux chargés d’histoire.
Le Sel de la terre
TOUS LES FIDÈLES connaissent, au moins dans ses grandes lignes, l’histoire de la Vendée militaire, territoire qui s’est soulevé en mars 1793 lorsque la Convention, après avoir assassiné le roi Louis XVI (21 janvier 1793), décréta la conscription de 300 000 hommes pour aller combattre aux frontières. Ce territoire comprenait une partie des anciennes provinces du Poitou, de la Bretagne et de l’Anjou et était composé de plus de 700 villages, peuplés au début de la guerre de 750 000 habitants, tous profondément attachés à leurs prêtres réfractaires, c’est-à-dire à ceux qui avaient refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé. L’histoire a retenu le terme de Vendée militaire parce que la première grande bataille rangée eut lieu dans le département de la Vendée, le 19 mars 1793, au nord de Saint-Vincent-Sterlanges, près de Chantonnay. Mais, n’aurait-il pas été plus juste de parler d’Anjou militaire pour désigner cette terre soulevée contre la République puisque :
1. – L’origine de l’insurrection se situe à Saint-Florent-le-Vieil dans les Mauges, en Anjou ;
2. – Jacques Cathelineau, le « Saint de l’Anjou », lance l’insurrection au Pin-en-Mauges ;
3. – Les deux premiers généralissimes (Cathelineau, d’Elbée) et des chefs célèbres (Bonchamps, Stofflet...) sont angevins ;
4. – La plus grande et décisive bataille s’est déroulée à Cholet, en Anjou, le 17 octobre 1793 ;
5. – La plupart des massacres et des champs de martyrs se trouvent en Anjou (Avrillé, Les Ponts-de-Cé, Le Marillais, Vezins, Beaupréau, le Fief-Sauvin...) ;
6. – Les hauts faits (le passage de la Loire au début de la Virée de galerne et le pardon de Bonchamps à Saint Florent, le Pater des Vendéens de d’Elbée à Chemillé) se sont passés en Anjou. Sans compter que les principaux chefs sont blessés mortellement (Lescure, d’Elbée) ou sont tués en Anjou (La Rochejaquelein, Stofflet, Royrand...).
Les origines angevines de l’insurrection (10 mars 1793)
Après avoir décrété l’abolition de la royauté (21 septembre 1792), la Convention nationale assassine le roi Louis XVI (21 janvier 1793) et décide une conscription de 300 000 hommes (célibataires âgés de 18 à 25 ans) pour défendre la République aux frontières. Certaines communes doivent organiser des tirages au sort afin de former le contingent réclamé par la Convention. C’est le cas à Saint-Florent-le-Vieil, en Anjou, le dimanche 10 mars 1793, lorsque le procureur syndic Duval donne lecture du décret portant sur la levée en masse. Deux jours plus tard, le 12 mars, les jeunes gens convoqués pour le tirage au sort entrent dans Saint-Florent, au son du tocsin, accompagnés de plusieurs centaines de personnes, armées de bâtons, de fusils et de faux. L’officier municipal, Jacob, harangue la foule devant la célèbre abbaye, au cœur du village. Mais la fureur monte et Jacob est tué. Deux couleuvrines aux mains des républicains font feu sur la foule tuant dix hommes et en blessant une quarantaine. A leur tour, les conscrits se jettent sur les républicains, tuent les uns et font fuir les autres. Les listes de conscrits sont brûlées et les républicains quittent Saint-Florent en désordre... Cette journée dramatique de Saint-Florent sera inscrite dans l’histoire comme le début des « Guerres de Vendée » mais le déroulé s’est passé en Anjou !
Jacques Cathelineau, « le Saint de l’Anjou », héraut de l’insurrection
Spontané et populaire, ce soulèvement fut lancé par un voiturier-colporteur, Jacques Cathelineau, père de onze enfants dont six ont été rappelés à Dieu dans leur première année. Jacques Cathelineau est né au Pin-en-Mauges en Anjou le 5 janvier 1759. Enfant, il est placé pendant cinq ans chez l’abbé Yves Marchais, curé de La Chapelle-du-Genêt, dont l’influence fut considérable dans les Mauges. A 18 ans, Jacques épouse Louise Godin qui en a 25. Pendant l’année 1791, il conduit nuitamment des processions à Notre-Dame de Charité à Saint-Laurent-de-la-Plaine et au sanctuaire de Bellefontaine. Il est également sacristain de sa paroisse ; sa grande piété lui vaut d’être appelé « le Saint de l’Anjou » avant même le début de l’insurrection. C’est au matin du 13 mars 1793 que Cathelineau prend la tête d’une trentaine d’hommes du village pour aller chasser les recruteurs républicains de Jallais. La ville est prise. Le lendemain, ils sont 3 000 à faire le siège de Cholet, qui tombe en quelques heures…. Puis ce sont les villes de Vihiers, Chalonnes, Chemillé, Beaupréau… qui sont prises par ces paysans en sabots « qui viennent à vous le chapelet et le scapulaire à la main ». Dans ses Mémoires, la marquise de La Rochejaquelein dresse un beau portrait du « Saint de l’Anjou » :
C’était un simple paysan qui avait fait quelque temps le métier de colporteur pour le commerce des laines. Jamais on n’a vu un homme plus doux, plus modeste et meilleur. On avait pour lui d’autant plus d’égards qu’il se mettait toujours à la dernière place. Il avait une intelligence extraordinaire, une éloquence entraînante, des talents naturels pour faire la guerre et diriger les soldats : il était âgé de trente-quatre ans. Les paysans l’adoraient, et lui portaient le plus grand respect. Il avait depuis longtemps une grande réputation de piété et de régularité ; tellement que les soldats l’appelaient le « Saint de l’Anjou », et se plaçaient quand ils le pouvaient auprès de lui dans les combats, pensant qu’on ne pouvait être blessé à côté d’un si saint homme.
Brigitte Lundi précise que la cause de béatification de Jacques Cathelineau a été introduite à la fin du 19e siècle et que ce fut l’évêque d’Angers, dont dépend le Pin-en-Mauges, qui s’en occupa.
Malheureusement, écrit l’auteur, les Alliés, en 1944, bombardèrent la ville d’Angers et l’évêché. Le dossier alors sur la table de chevet de Monseigneur brûla avec les bâtiments. La cause est depuis bloquée. Cependant, rien ne nous empêche de prier le « Saint de l’Anjou » pour la France et pour l’Église et obtenir ainsi une reconnaissance officielle de l’héroïcité de ses vertus [2].
Généralissimes et chefs angevins
Quelques jours après la prise de Saumur, le 12 juin 1793, les chefs de l’insurrection, presque tous issus de la noblesse, choisissent Jacques Cathelineau comme généralissime de l’Armée catholique et royale parce qu’il était « très aimé des paysans-soldats » et « unanimement considéré pour son intelligence et sa ferveur religieuse, incarnant sans doute mieux que les autres chefs le caractère populaire de la révolte ». Cathelineau tombe sous les balles républicaines le 29 juin à Nantes et rend sa belle âme à Dieu le 14 juillet 1793. Une partie de son corps repose dans la chapelle Saint-Charles à Saint-Florent-le-Vieil et une autre partie dans le cénotaphe de l’église du Pin-en-Mauges.
C’est Maurice d’Elbée, angevin d’adoption, qui succéda à Jacques Cathelineau comme deuxième généralissime de l’Armée catholique et royale. Bien que né à Dresde en 1752, Maurice Joseph Louis Gigost d’Elbée s’établit à Beaupréau en Anjou au lieu-dit La Loge à l’âge de vingt ans. En 1793, les paysans de Beaupréau le mettent à leur tête. Il sert d’abord sous Cathelineau puis, à la mort de ce dernier, est choisi pour lui succéder. Au jugement de ses contemporains, d’Elbée fut un homme pieux, d’un courage remarquable.
Ses soldats l’avaient surnommé le général La Providence parce qu’il parlait toujours de la Providence de Dieu. Dans ses Mémoires, Turreau dira de d’Elbée qu’il avait « vu des prisonniers vendéens verser des larmes lorsqu’ils entendaient prononcer son nom ». Ainsi, deux généralissimes de l’Armée catholique et royale (sur trois) sont angevins. Le troisième est le jeune et intrépide Henri de la Rochejaquelein, né à la Durbellière, à Saint-Aubin-de-Baubigné, en Poitou, à quelques kilomètres de l’Anjou.
Parmi les chefs les plus connus, citons deux autres angevins, l’un de naissance, l’autre d’adoption. Tout d’abord, Charles-Melchior- Artus de Bonchamps, né au château du Crucifix à Juvardeil, situé au nord-est d’Angers (le château n’existe plus) qui a grandi dans une autre propriété familiale à la Baronnière, dans les Mauges près de La Chapelle-Saint-Florent. Il fut un excellent militaire et s’illustra dans l’épisode fameux du « Pardon de Bonchamps ». Quant à Jean-Nicolas Stofflet, il est né en Lorraine en 1753. Il fut soldat d’un régiment suisse dans l’armée française commandée par le comte de Colbert de Maulévrier. Il suivra le comte des années plus tard en Anjou pour devenir son garde-chasse au château de Maulévrier, au sud des Mauges.
La plus grande bataille : à Cholet, en Anjou (17 octobre 1793)
C’est la plus grande bataille de l’ensemble des « Guerres de Vendée » de 1793 à 1796. Elle s’est déroulée au nord de Cholet à hauteur de l’actuel périphérique, sur ce qui est aujourd’hui l’aérodrome, que l’on appelait alors les Landes de la Papinière. Près de 70 000 combattants vont s’affronter (environ 26 000 républicains et 40 000 royalistes) dans une guerre civile des plus cruelles. « À la bataille de Cholet, il y a peu de combattants de Loire-Atlantique et de Vendée. Ce sont essentiellement des gens des Deux-Sèvres et du Maine-et-Loire. Autrefois, on aurait dit des Angevins et des Poitevins » souligne Patrick Garreau, historien de l’association Le Souvenir vendéen [3].
La Bataille de Cholet (source : Musée horloger de Lorris).
Dans une première phase, les Blancs qui arrivent du Nord repoussent les Bleus et avancent jusqu’aux faubourgs de Cholet. En fin de journée, les blessures très graves du général d’Elbée et de Bonchamps vont provoquer le reflux. Le général républicain Kléber rendra hommage aux vaincus : « Jamais ils n’ont donné un combat aussi opiniâtre, si bien ordonné, mais qui leur fut en même temps si funeste ». La déroute des Blancs devient générale et déjà des cris de « À la Loire ! » se font entendre.
En 1900, le chansonnier Théodore Botrel se fait connaître grâce à son interprétation du « Mouchoir rouge de Cholet ». Il y met en lumière l’épisode marquant de ces guerres :
Et tout le jour les Bleus visaient
Le petit mouchoir de Cholet !
Le mouchoir est décrit comme étant rouge du sang des combattants, à bandes blanches, couleur de la monarchie.
Léon Maret, un industriel choletais, a découvert cette chanson dans un cabaret parisien. Il décide de lancer la fabrication du mouchoir tel qu’il est décrit dans la chanson. Léon Maret en envoie à Théodore Botrel pour qu’il en distribue partout où il passe. L’effet « boule de neige » se produit, ainsi naît le mouchoir rouge et blanc, et Cholet devient la capitale du mouchoir [4].
Massacres en Anjou (Avrillé, Les Ponts-de-Cé, Le Marillais, Vezins, Beaupréau, le Fief-Sauvin...)
Les populations qui ont fui la guerre (mars-décembre 1793) ou les colonnes infernales (janvier-juin 1794) sont tuées ou emprisonnées dans les villes en particulier à Angers [5].
Fin décembre 1793, début janvier 1794, les républicains décident leur exécution en masse pour désengorger les prisons : neuf fusillades ont lieu à Avrillé au Champ des Martyrs, entre le 12 janvier et 16 avril 1794 (1994 hommes, femmes et enfants sont fusillés). Une douzaine de fusillades se déroulent également aux Ponts-de-Cé (au sud d’Angers) où 1500 à 1600 prisonniers sont passés par les armes. Au Marillais, près de Saint-Florent-le-Vieil, où la Vierge Marie était apparue à saint Maurille en 430, le nombre des victimes fusillées est généralement estimé à 2000.
Entre le 23 et le 26 mars 1794, les colonnes infernales des républicains Grignon et Crouzat massacrent près de 3000 personnes dans la forêt de Vezins (Yzernay, près de Cholet) et les villages environnants.
A Beaupréau, ce sont entre 400 et 700 blessés que les républicains sabrent sur leurs lits pour les jeter par les fenêtres dans la cour du collège. Dans un site magnifique où coule l’Evre, près du Fief-Sauvin, 150 personnes du village sont massacrées et jetées dans la rivière le 1er février 1794 : on les appelle les martyrs de la Gabardière. A chaque carrefour, à chaque croisée des chemins, une croix rappelle que les Mauges ont été une terre où le sang des martyrs a coulé à flots pendant la Révolution.
De nombreux individus ont aussi été fusillés au port de l’Ancre à Angers, à Érigné, à Saumur. Dans cette dernière ville, ce sont 950 prisonniers qui sont exécutés par fusillades ou par la guillotine ; à Doué-la-Fontaine, on en dénombre 550, à Chemillé 180… Il y eut aussi des noyades à la Baumette près d’Angers et à Montjean, aux abords de la Loire. Dans son étude intitulée Essai sur la Terreur en Anjou, l’historien Camille Bourcier explique avoir dénombré près de 10 880 victimes fusillées ou guillotinées :
En adoptant le chiffre de dix mille, je crois rester en deçà de la vérité. Je n’y fais entrer, est-il besoin de le dire, aucun de ceux qui ont péri les armes à la main.
On pourrait aussi décrire toutes les atrocités rapportées par les révolutionnaires eux-mêmes en terre d’Anjou. A titre d’exemple, aux Ponts-de-Cé, les républicains tannent la peau des Blancs afin d’en faire des culottes de cheval destinées aux officiers supérieurs.
Hauts faits en Anjou (passage de la Loire, pardon de Bonchamps, Pater des Vendéens)
C’est au matin du 15 octobre 1793, deux jours avant le « choc de Cholet » et devant le château de la Tremblaye près de cette ville que Louis-Marie de Salgues, marquis de Lescure, fut grièvement blessé. Il mourra le 4 novembre en Mayenne. Quant à la défaite de Cholet (17 octobre 1793), elle place à 20 ans le jeune Henri de la Rochejaquelein à la tête de l’Armée catholique et royale comme généralissime parce que d’Elbée est mortellement blessé. C’est en Anjou que les 80 000 personnes qui fuient vers la Loire après la défaite de Cholet franchissent le fleuve à Saint-Florent-Le-Vieil avec des milliers de blessés, de femmes et d’enfants.
Commencé le 18 octobre 1793 à l’aube, le passage de la Loire s’achève tard dans la nuit du même jour. Le souvenir de cette journée est évoqué en ces termes par la marquise de La Rochejaquelein :
Nos gens, qui étaient tous saisis d’une terreur panique, se jetèrent en foule dans les bateaux. Quand les officiers arrivèrent au point du jour, c’était un spectacle étonnant et qu’on ne reverra jamais. Nous étions à Saint-Florent, les uns disent cent mille, les autres soixante-dix mille (…) il semblait que le fleuve une fois passé, toutes nos peines seraient finies.
Une seule femme y trouve la mort en se noyant. Les Blancs se dirigent vers la Bretagne pour y rejoindre – pensaient-ils – un corps expéditionnaire anglais attendu à Saint-Malo. Ce sera la Virée de galerne.
Autre fait qui s’est déroulé en Anjou : le pardon de Bonchamps. Blessé très gravement à Cholet, Charles de Bonchamps, apprenant que 6000 républicains sont prisonniers dans l’abbaye de Saint-Florent-le-Vieil et vont être fusillés, s’écrie avant de mourir : « Grâce aux prisonniers, Bonchamps le veut, Bonchamps l’ordonne ». Ce geste de pardon est resté dans les mémoires jusqu’à nos jours. Bonchamps rend son âme à Dieu le 18 octobre à La Meilleraie, près de Varades et est inhumé dans l’abbatiale de Saint-Florent-le-Vieil sous le tombeau célèbre sculpté par David d’Angers dont le père avait été gracié par Bonchamps.
Le pardon de Bonchamps.
Épilogue
Le jeune Henri de la Rochejaquelein est tué par un soldat républicain le 28 janvier 1794 entre Cholet et Nuaillé, à l’âge de vingt et un ans. Jean-Nicolas Stofflet, le garde-chasse de Maulévrier, est fusillé à Angers le 25 février 1796.
Le plus âgé des chefs de la Contre-Révolution, Charles Aimé de Royrand, est tué le 5 décembre 1793 à Sermaise, près de Baugé, en Anjou.
Tous ces faits montrent que l’Anjou et principalement les Mauges ont été au cœur de la « Vendée militaire ». Sans minimiser tout ce qui eut lieu en Loire-Atlantique, dans les Deux-Sèvres et en Vendée (pensons à l’horrible massacre des Lucs-sur-Boulogne où 564 catholiques ont été assassinés par les républicains dont 127 enfants de moins de 10 ans), les Angevins peuvent être fiers de Cathelineau, de Bonchamps, de d’Elbée… et de leurs ancêtres, héros de la Foi et exemples de fidélité, qui ont combattu sous leurs ordres.
Saints martyrs de l’Anjou militaire, qui nous avez montré l’exemple du courage et de l’héroïsme, obtenez-nous la fidélité à la foi catholique pour aller jouir, avec vous, de la vision de Dieu.
[1] — Voir la liste des articles qu’il a donnés dans Le Sel de la terre dans notre numéro 121, p. 138-139.
[2] — Brigitte Lundi, Pour Dieu et le Roi. Avec Cathelineau, Éd. des Petits-Chouans, 2014, 90 p.
[3] — Ouest-France, 16 octobre 2013.
[4] — Office du tourisme de Cholet.
[5] — Voir le récent livre de Jean-François Couet, Dans les prisons d’Angers sous la Terreur (1793-1794), CVRH, 2021.

