Regard de la foi sur l’évolution
LE PAPE PIE XII écrivait en 1950 dans son encyclique Humani Generis :
Le magistère de l’Église n’interdit pas que la doctrine de l’évolutionnisme, dans la mesure où elle recherche l’origine du corps humain à partir d’une matière déjà existante et vivante – car la foi catholique nous ordonne de maintenir que les âmes sont créées directement par Dieu –, soit, dans l’état actuel des disciplines humaines et de la sacrée théologie, soumise aux enquêtes et aux discussions d’hommes expérimentés dans les deux domaines.
C’est dans ce cadre qu’Anne-Edgard Wilke (AEW), ancien élève de l’École normale supérieure, s’est livré à une enquête sur la pensée des Pères de l’Église concernant le verset de la Bible qui décrit la création de l’homme : « Le Seigneur Dieu forma donc l’homme du limon de la terre, et il souffla sur son visage un souffle de vie, et l’homme fut fait âme vivante » (Gn 2, 7).
Plus précisément il cherche à savoir si les Pères entendent l’expression « limon de la terre » au sens propre, ou s’ils pensent qu’un sens figuré serait admissible.
L’enquête d’AEW porte sur dix-neuf Pères de l’Église, neuf de langue grecque, neuf de langue latine, et le dernier de langue syriaque.

