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Le patronage (III) La maquette de l’édifice « patronage »

 

par le père Jean Reynaud, des frères de Saint-Vincent-de-Paul

 

Depuis le numéro 10, le père Jean Reynaud nous présente, à la lumière de sa précieuse expérience, le patronage comme un élément majeur de civilisation chrétienne à restaurer, à maintenir et développer.

• Le patronage est complément ou supplément de la famille, spécialement en temps « subversifs » :

– complément, même des authentiques familles bien structurées et foncièrement catholiques : pour remédier aux manques de l’environnement dans la société troublée et pervertie ; pour rayonner, par elles, sur les milieux plus défavorisés ; pour travailler plus efficacement à la restauration catholique de la société…

– supplément : quand la famille est déficiente en elle-même.

• Le patronage est essentiellement groupement d’enfants et de jeunes (aux divers âges), encadrés et travaillés par des éducateurs, prêtres et laïcs et « religieux ».

• Le patronage est activement et vitalement une nébuleuse en extension (dont le centre, le noyau, le pivot est l’ensemble : enfance, jeunesse, plus éducateurs) :

– toutes personnes contribuant à la bonne marche, au développement du patro : liste non exhaustive…

– toutes personnes bénéficiant du patro : des plus variées…

Dans les numéros 10 et 11 de la revue, le père Reynaud nous a donné une introduction (l’esprit, le fonctionnement, la science et l’art du patronage), puis un bref historique du patronage. Ici il nous présente la maquette, c’est-à-dire un aperçu global, du patronage. Puis, dans un prochain numéro, nous ferons une visite détaillée d’un patronage.

Le Sel de la terre.

 

 

Soucieux de vous faire pénétrer dans le concret du patronage, je vous invite d’abord à jeter un coup d’œil d’ensemble sur ce « grandiose » édifice.

Recourons à la maquette, élaborée par le père Henri Jeoffroid des frères de Saint-Vincent-de-Paul, plusieurs années aumônier du florissant patronage Saint-Léonard à Lille, puis directeur de grand séminaire à Rome. Il fallait l’entendre développer avec flamme, défendre avec passion la science et l’art du patronage, fondation et œuvre d’Église.

Cette « maquette » originale se présente sous forme de tableau synoptique. Il signale, à grands traits, la structure interne et la structure externe, avec ses annexes, du vrai patronage.

Dans un prochain article nous approfondirons la structure interne du patronage, ce qui en fait l’essentiel.

En conversation privée comme en « conférences d’œuvres », le père Jeoffroid avait mission, de ses supérieurs, de former de futurs « directeurs d’œuvres ». C’est à chacun de ses séminaristes qu’il pensait en composant sa « maquette ». A chacun il remettait ses « feuilles-tableaux ». Il nous les commentait avec flamme et persuasion, également en un dialogue vivant.

 

Préliminaires

 

Selon son habitude, il abordait ses exposés par des faits et des épisodes tirés de sa propre expérience. Dès son premier exposé sur les préliminaires il traitait de :

• la science ;

• l’historique ;

• la nécessité ;

• l’excellence du patronage,

il contait l’épisode d’un ancien de son patro. Devenu « député » au Palais Bourbon, il aimait revenir en pèlerinage dans la cour qui avait connu ses ébats de garçon et de jeune homme. A chaque fois il prenait une pincée de la poussière de la cour de son vieux patronage :

« Talisman religieux qui me permettra, à la Chambre surtout, de garder la fierté de ma foi et son rayonnement. »

 

Nature et essence du patronage

 

En abordant le sujet de la nature et l’essence du patronage il invitait ses séminaristes à tirer profit de leurs études philosohiques et théologiques – « science et sainteté : deux fleurons indispensables pour le prêtre, spécialement apôtre de l’enfance et de la jeunesse ».

« Je ne saurais mieux aborder le sujet en question qu’en vous invitant à y réfléchir selon la méthode dite des “causes”.
« Pour comprendre le patronage, il faut aller au-delà des apparences, pénétrer l’intime, le profond sur lequel il repose et il tient. » 

 

• Le patronage est semence et culture ; il est œuvre de vie, d’éducation, de rayonnement apostolique,

c’est la cause formelle.

 

• La pâte humaine sur laquelle il « œuvre », au XIXe siècle et au début du XXe siècle, c’était surtout la jeunesse ouvrière, parce que la plus délaissée. En nos jours de pitoyable égalité dans l’indigence morale et spirituelle, c’est toute la jeunesse qui est à « traiter »,

c’est la cause matérielle.

 

• A cette jeunesse le patro offre des pédagogues, principalement experts dans la science et l’art de l’éducation de l’apostolat. La première place est tenue par le prêtre, assisté de collaborateurs, religieux et laïques,

c’est la cause efficiente principale.

 

• Il leur faut nécessairement des moyens idoines et proportionnés, tant au naturel qu’au surnaturel,

c’est la cause efficiente secondaire.

 

• Vers quel but tendra ce rassemblement de jeunes ? C’est ici que l’histoire du patronage et des œuvres de jeunesse souligne les divergences… Ce n’est pas avant tout le sport, la camaraderie, la simple occupation des loisirs, la préservation de la rue et des rencontres douteuses…

Sa cause finale prochaine vise :

– à préserver la foi de ses membres ;

– à former ces derniers à une vie chrétienne aussi parfaite que possible, dans le plein sens du baptême : « la volonté de Dieu c’est votre sanctification [1]. »

 

• Mais, de plus, il ne s’agit pas d’une vie repliée sur elle-même. Cette vie doit nécessairement rayonner et se répandre en la « bonne odeur de Jésus-Christ [2] ». Sur le jeune qui entre au patronage, la direction voit plus loin encore, elle vise sa vocation personnelle dans le plan de Dieu. Ce jeune trouve alors au patro de quoi se préparer à fonder, à son heure, un foyer, à exercer une action professionnelle dans le métier, dans la société. Et si sa vocation l’appelle à un niveau supérieur, il trouve encore au patronage un cheminement normal dans la préparation à la consécration à Dieu. Ainsi, le patronage atteint son point de mire ultime,

sa cause finale lointaine.

 

Les agents

 

Si le père Jeoffroid avait l’art de mettre la discipline thomiste au service du labeur apostolique qui attendait ses élèves, il savait aussi les initier à l’action directement opérationnelle.

« Ne perdez jamais de vue le but et les moyens essentiels du patronage, le surnaturel. »

 

Tous les agents qui composent la cause efficiente doivent en être possédés, marqués.

Tour à tour, avec exemples à l’appui, il brossait le tableau du prêtre, sa mission, son rôle essentiel, sa sainteté, ses vertus.

A ses côtés, le frère, précieux auxiliaire du prêtre, animé lui aussi des vertus, de vie intérieure, respirant le zèle, diffusant la sainteté.

Ensuite, un important appui, les confrères (toute personne) aux dons les plus divers. Ils se mettent au service d’une œuvre de longue haleine, aux besoins multiples. Mariés ou célibataires, ils bénéficient eux-mêmes des avantages de leur propre dévouement, jusque dans l’exercice de leur profession extérieure… Au nombre des confrères d’élite les catéchistes, selon les catégories d’âges et les besoins.

Une place bien à eux, est donnée aux parents des patronnés : ils sont incorporés eux aussi à la grande famille du patronage, ce sont souvent des convertis, devenus convertisseurs. Multiples sont leurs activités au gré de leurs possibilités et capacités, selon les urgences et les besoins.

L’expérience le prouve : quel enrichisssement de fidélité, d’harmonie, d’union, les familles puisent dans ce tandem bien compris familles-patronage.

 

Les conseils

 

Le père Jeoffroid, en stratège de patronage, insistait sur la nécessité et l’excellence des conseils, réguliers et bien menés.

« Par eux, règnent l’harmonie, le bon fonctionnement des rouages, l’esprit de prévision, l’esprit de suite, la bonne entente, l’assurance du bien commun, au plus grand avantage de la gloire de Dieu, du bien des âmes. »

Ils sont divers :

• le principal de ces conseils, est leconseil des directeurs avec le prêtre et le frère, pour assurer la bonne marche de l’ensemble ;

• les conseils d’œuvres, présidés par le prêtre et le frère. Chacun y parle ouvertement : les choses sont examinées et prévues ; les services à remplir sont fixés ; les difficultés envisagées… Les forces de tous sont décuplées pour la gloire de Dieu, le bien des âmes, à l’avantage de la propre sanctification personnelle.

 

Les membres

 

Le père Jeoffroid aimait à rappeler sa propre histoire de « gamin dunkerquois » à l’époque des expulsions des religieux et du crochetage des églises. Son père, nullement pratiquant et ouvrier, prenait malgré tout la défense des curés et des « bonnes sœurs ». Il savait même corriger – manu militari – son diablotin de garçonnet de 10 ans qui, ayant eu l’audace d’enjamber la grille du couvent, s’était déchiré la culotte. « Tu ne l’as pas volée, la raclée », assaisonnée de demande de pardon aux bonnes sœurs. Et parce qu’il le voulait bien élevé et obéissant, il l’avait inscrit membre du patronage des curés.

Celui qui avait commencé « petit » et était devenu « directeur de patronage » était bien placé pour parler savamment du recrutement des membres du patronage : admission, renvois, question du nombre.

 

C’est par sections d’âge que vont et viennent les patronnés :

« De 7 ans jusqu’à 77 ans : le patronage, c’est épatant ! » Tous le chantent  : enfants, adolescents, jeunes gens, soldats, anciens… Chaque section a son patron céleste, ses statuts. Dans ces sections la direction se choisit une « élite ». Elle se distingue tout d’abord par le sérieux et le rayonnement de la piété : ce sont les congréganistes, pivot de toute action et dont le manuel de base est « L’âme de tout apostolat ». Les dignitaires et les chefs de service sont issus du groupe des congréganistes. Ils sont les aides précieux, le levain dans la pâte. Dans un prochain article il sera traité plus largement des membres du patronage : « J’ai rêvé d’un vrai patronage. »

 

Les réunions

 

« Pour que vos réunions de patro vous assurent le meilleur rendement, vous n’oublierez pas de veiller aux conditions d’un local, avec chapelle, bien sûr, pour que le Christ soit visiblement maître de céans et puisse facilement être salué, adoré, supplié… » « Des salles, en nombre suffisant, lumineuses, propres et entretenues… Les patronnés et les parents de nos patronnés aimeront parler de leur second “chez soi”, la maison familiale du patro. »

Le patronage, en effet, n’est pas un caravansérail, ni une auberge espagnole, ni même un entrepôt, un simple pied-à-terre permettant d’habituelles expéditions, des sorties, des camps… C’est la « maison » où l’on se distrait, se forme physiquement, moralement, spirituellement, intellectuellement selon un emploi du temps qui prévoit judicieusement aussi des sorties, des colonies, des camps…

 

Il va de soi qu’un tel patronage exige de multiples garanties pour assurer un bon déroulement des activités et de tangibles résultats :

• les garanties internes,

tels le contrôle des absences et des présences, la surveillance attentive de tous les instants, non tracassière ou policière, mais bienveillante, affectueuse ; réaliste et non à la Jean-Jacques croyant à la bonté foncière de la nature humaine ;

tels aussi, les traditions, les règlements ;

• les garanties externes de protection pour parer aux divers dangers et inconvénients de tout rassemblement et habitat ; pour les soins urgents en cas d’accidents.

 

Moyens d’action

 

Quels moyens d’action le patronage va-t-il fournir à ses membres ?

• Au plan surnaturel doctrinal : selon un programme établi d’après les âges, résumons-les par les mots de prédication, catéchisme, direction, avis, bulletin.

 

• Au plan naturel, « ces moyens sont utiles et même nécessaires, mais on ne doit en user qu’avec une sage modération ; ils deviendraient dangereux et perdraient une œuvre s’ils prenaient trop d’importance et faisaient oublier le but ». Réflexions de première importance que soulignait le père Jeoffroid.

Donnons la liste que citait la « feuille-programme » du père :

  • Divertissements : jeux de cour (« grands jeux » organisés), jeux de salle, gymnastique, promenades, histoires, chants.

  • Réunions récréatives : théâtre, charades, soirées de famille, banquets.

  • Formation intellectuelle : conférences d’études, chorale, musique, bibliothèque.

  • Formation professionnelle :  système corporatif ; placement en apprentissage, bureau de placement, visite des ateliers ; cours du soir ; caisse d’économie ; société de secours mutuel.

 

Le fonctionnement

 

Si nous abordons le fonctionnement du patro nous pouvons successivement souligner :

— la caractéristique de son esprit : esprit de prière, esprit de famille, de simplicité, de dévouement et d’apostolat ;

— la vie sacramentelle : confessions, communions, confirmations, mariages, vocations religieuses et sacerdotales ;

— la vie de prière : liturgique et non liturgique, les retraites ;

— les associations pieuses : le bon sens religieux et l’expérience recommandent l’implantation et le bon fonctionnement d’associations de piété, de charité. Elles attirent les âmes généreuses que travaille la grâce de Dieu pour susciter des foyers et des centres de sainteté rayonnante : congrégations de la sainte Vierge ; service de l’autel – chorale ; conférences Saint-Vincent-de-Paul.

 

Les rapports avec l’extérieur

 

Le patronage n’est pas une entreprise financière et commerciale. Il est financièrement coûteux. Qui lui adresse les subsides nécessaires ? Aucune administration civile. La direction compte sur saint Joseph et sur les « délégués » généreux de saint Joseph. Jamais ne manqueront les « bienfaiteurs », dans la mesure même où saint Joseph constatera le sérieux et le suivi du surnaturel.

Des rapports nécessaires existeront donc avec les bienfaiteurs. Surtout avec les familles, par des réunions d’amitié et de formation pour parents, pères et mères, soit communes soit séparées ; par la fréquentation des offices religieux, par la participation aux activités de kermesse, d’entraide… Également sous forme de visites, si utiles et si précieuses pour créer et resserrer les liens d’amitié et la persévérance des jeunes.

D’autres rapports sont utiles et nécessaires : ainsi avec le clergé et les autorités religieuses, rapports avec les sociétés d’assurances et certains organismes civils et administratifs.

Dans tous ces contacts le prêtre doit être toujours l’homme de Dieu à 100% ; c’est la bonne façon de faire face à toutes les situations dans un esprit de vérité et de charité exemplaire.

 

Le patronage n’a pas la prétention de tenir le monopole de l’éducation et de la formation de la jeunesse.

Il a pour lui l’expérience et l’histoire du passé, avec son esprit, ses moyens, son but. Il s’y tiendra absolument, fermement. Sans respect humain ni sectarisme, il tiendra compte d’organismes de jeunesse autres que le patronage. Mais, par conviction, il n’admettra pas que ses patronnés s’inscrivent également à d’autres groupes, même « chrétiens », ou « catholiques ».

 

Les principes et l’esprit qui animent le patronage seront les règles précieuses qui le feront se prononcer sur les médias, le cinéma, la télévision, les loisirs, les divertissements…

 

Les fruits du patronage

 

Le coup d’œil général sur la « maquette » du père Jeoffroid s’achève sur les résultats et les fruits que donne le patronage.

La « feuille-programme » les énonce par les termes suivants : vocations religieuses, sacerdotales ; foyers chrétiens ; élite sociale ; élus du ciel ; gloire de Dieu.

 

Adveniat regnum tuum.

 

 

*

  

 

 

Schéma du patronage

 

Nous donnons ici un schéma emprunté au révérend père Jeoffroid Henri S.V., directeur du patronage Saint-Léonard à Lille, Nord, puis directeur du grand séminaire de la congrégation des Frères de Saint-Vincent-de-Paul à Rome, de 1920 à sa mort (après 1950). Ce schéma résume et synthétise les idées développées par le père Reynaud ci-dessus.

Le Sel de la terre.

 

 

 

A. Préliminaires

1°) La science du patronage ;

2°) son historique ;

3°) sa nécessité ;

4°) son excellence.

 

B. Nature ou essence du patronage

1. Définition

• œuvre d’éducation et d’apostolat :  cause formelle

• réunissant la « jeunesse » (ouvrière, parce que la plus délaissée au XIXe siècle ; mais de nos jours c’est toute la jeunesse) : cause matérielle 

• tendant sous la direction des prêtres ainsi que de ses collaborateurs religieux et laïcs :              cause efficiente principale

• et par un ensemble suffisant, ainsi que proportionnel, de moyens naturels et surnaturels :       cause efficiente secondaire

• à préserver la foi de ses membres, à former ces derniers à une vie chrétienne aussi parfaite que possible : cause finale prochaine

• en même temps qu’à préparer

soit dans le siècle à fonder un foyer chrétien, à exercer une action professionnelle dans le métier, voire sociale, politique,

soit hors du siècle à consacrer leur vie à Dieu,    cause finale lointaine.

 

2 Division de toute la matière (tirée de la définition)

I. But :

vie (ouvrière [3]) chrétienne : in recto,

société tout entière : in obliquo,                cause finale.

II. Agents : prêtres et ses collaborateurs, religieux ainsi que laïques,

    cause efficiente.

III. Membres : jeunesse principalement « ouvrière » au XIXe siècle [4],

    cause matérielle.

IV. Fonctionnement :    cause formelle.

 

I. But

1°) Préservation de la foi, dans la classe « ouvrière » parce que la plus délaissée, – de nos jours « toute » la société.

2°) Formation chrétienne de la classe « ouvrière » parce que plus délaissée, – mais de nos jours « toute » la société.

3°) Formation de la vie familiale.

4°) Formation professionnelle chrétienne (avec action dans la cité).

 

II. Agents

1°) Dans leur ensemble : la maison d’œuvres, hiérarchie des divers éléments de la direction.

2°) Considérés en eux-mêmes :

• Le prêtre, sa mission, son rôle essentiel, sa sainteté, ses vertus, sa qualité de religieux.

• Le frère, son rôle auprès du prêtre, ses vertus propres, sa sainteté, sa condition de religieux.

• Les collaborateurs laïcs, les confrères, les parents des membres, les catéchistes.

3°) Considérés dans leurs diverses attributions :

• Le prêtre chargé de l’œuvre étant en même temps supérieur local.

• Le prêtre chargé de l’œuvre n’étant pas supérieur local.

• Le prêtre aumônier.

• Diverses attributions du frère :

• Conseil d’œuvre.

4°) Considérés dans leurs moyens d’action.

A. Moyens surnaturels – Doctrine :

1 Prédication.

2 Catéchisme.

3 Direction.

4 Avis.

5 Bulletin.

B. Moyens naturels :

1 En général : utilité et dangers. Donc, bien jauger en quels sens « naturels » (acceptables ; si proportionnés à la fin, autrement à rejeter).

2 En particulier :

a) Divertissements, jeux de cours, grands jeux, jeux de salle, gymnastique, promenades, histoires, chants (voir Maurice Maignen).

b) Réunions récréatives, théâtres, charades, soirées de famille, banquets.

c) Formation intellectuelle, conférences d’études, chorale, musique, bibliothèque.

d) Formation professionnelle, corporation, placement en apprentissage, bureau de placement, visite des ateliers, cours du soir, caisse d’économie, société de secours mutuel.

e) Encouragements : récompenses, jetons de présences.

 

III. Membres

1°) Recrutement, admission, renvois, question du nombre.

2°) Réunions :

a) Garanties internes pour un bon déroulement, conditions, local, contrôle, surveillance, traditions et règlements.

b) Garanties externes de protection, pour parer à divers dangers et inconvénients, pour soins urgents en cas d’accidents.

c) Variété, réunion du jeudi, réunion du dimanche, réunion temps de vacances, colonies, camps de vacances, maison de famille.

3°) Des sections en général.

4°) Des diverses sections, enfants, adolescents, apprentis, jeunes gens, soldats, anciens.

5°) Des membres, aides de la direction, congréganistes : pivot d’action, dignitaires, chefs de jeux.

 

IV. Fonctionnement

1°) Esprit qui doit présider aux diverses manifestations de la vie d’œuvre, esprit de prière, esprit de famille, esprit de simplicité, esprit de dévouement et d’apostolat.

2°) Vie sacramentelle, confessions, communions, confirmation : préparation et cérémonie ; mariage : préparation, instruction, nécessité d’en parler, fréquentation, fiançailles, devoirs des époux, vocation au mariage. Vocation sacerdotale, religieuse, éveil… soutien… journées des vocations.

3°) Vie de prière :

a) Prière liturgique, messes… vêpres… complies, fêtes religieuses, chant liturgique ; plain-chant.

b) Prière non liturgique, exercices de piété divers : Rosaire… retraites fermées, mensuelles, annuelles.

4°) Associations pieuses :

a) Congrégation.

b) Enfants de chœur, service de l’autel, chorale…

c) Conférences de Saint-Vincent-de-Paul.

5°) Rapports avec le dehors :

a) Rapports avec les personnes, visites de famille, bienfaiteurs, patrons, clergé, évêque, curés…

b) Rapports avec diverses associations :

• rapports positifs, société d’assurances, législation (État).

• rapport négatif, quant au sport officiel et organisé, cinéma, TV, média, scoutisme, groupes de jeunesse « catholique ».

 

Fruits divers — résultats

Vocations, foyers chrétiens, élite sociale, élus, gloire de Dieu.



[1] — 1 Th 4, 3.

[2] — 2 Co 2, 15.

[3] — Toute la jeunesse, en raison du nivellement des classes, fin XXe siècle.

[4] — Toute la jeunesse en cette fin du XXe siècle en raison du nivellement des classes dans un climat social universellement corrompu

Informations

L'auteur

Ordonné prêtre le 4 juillet 1937 dans la congrégation des frères de saint Vincent de Paul (SV) le père Jean Reynaud (1912-1997) y fut initié à la pédagogie du patronage.

Fidèle à la messe traditionnelle, il fut aumônier du Mouvement de la Jeunesse Catholique de France (MJCF) à partir de 1975.

Le numéro

Le Sel de la terre n° 13

p. 171-181

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