Au milieu des ténèbres, la vérité tout entière
Captivus ductus est populus meus, quia non habuit scientiam.
Mon peuple a été emmené en captivité parce qu’il n’avait pas la science.
Is 5, 13.
Je ne crains pas la guerre (…). Si je ne suis pas aimée, tant pis ! Moi, je dis la vérité tout entière ; qu’on ne vienne pas me trouver si l’on ne veut pas la savoir. Il ne faut pas que la bonté dégénère en faiblesse.
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, 18 avril 1897.
Un de nos lecteurs, professeur d’Histoire de l’art à l’université, nous racontait récemment deux anecdotes illustrant la profonde ignorance de la jeunesse.
Dans un cours de DEUG, le professeur montre à ses élèves une reproduction d’une œuvre d’art où se trouvait Moyse. Aucun des 57 élèves présents ne sait qui est Moyse.
Dans un autre cours, un seul des 26 élèves présents sait qui est saint François d’Assise représenté dans une scène de crucifixion.
La Révolution continue son œuvre inéxorablement. Nous sommes devenus des étrangers dans notre propre pays. Nos jeunes compatriotes sont des barbares, incapables de comprendre leur propre civilisation et leur propre culture.
Le démon sait bien qu’il doit préparer pour l’Antéchrist une génération complètement ignorante et abrutie, déracinée, en sorte qu’il puisse la dominer et arriver à se faire adorer comme Dieu au milieu du Temple.
Alors réagissons. Travaillons à sauver et à transmettre la culture chrétienne. Au milieu de l’abrutissement général prenons le temps de lire, le temps d’étudier, le temps de nous imprégner de la vérité et des bons principes. Le Sel de la terre veut vous aider à cela.
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Le Sel de la terre, vous le savez, n’a pour but que de vous faire connaître la véritable doctrine catholique. Son seul objectif est de défendre la vérité, la vérité tout entière ; ce qui impose de lutter contre l’erreur, partout où elle se trouve, quel que soit le masque dont elle cherche à se recouvrir. Or, en ce temps de libéralisme et de « désorientation diabolique », l’erreur nous environne de toute part, elle cherche à se glisser partout. Vous comprenez l’importance d’une revue qui l’attaque à fond, sans respect humain et sans fard, et qui donne la véritable doctrine en l’appuyant sur les sains principes du Docteur commun et de la Tradition.
Cette revue n’est aidée que par ses lecteurs. Alors continuez à le faire : aidez-la, faites-la connaître, abonnez vos amis et surtout vos ennemis, afin d’accomplir le précepte du Seigneur qui nous demande d’aimer nos ennemis et de leur faire du bien.
Et, au terme de ces quatre années de parution, nous remercions nos lecteurs qui se sont montrés si fidèles, et nous les assurons de nos prières et de notre dévouement auprès de Notre Seigneur, le Christ Roi, et de Notre-Dame, reine de France et de l’univers.

