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+ La forêt pétrifiée

du parc de Yellowstone

 

 

Nous donnons ici un résumé d’Impact nº 268 (« The Yellowstone Petrified Forests » par John Morris Ph.D), Acts and Facts, vol. 24, nº 19, octobre 1995 [1].

Cette revue est faite par des créationistes américains. Ces créationistes sont des protestants fondamentalistes. C’est dire que nous ne partageons pas leurs opinions religieuses, opinions qui entraînent parfois des erreurs ou des interprétations forcées de la Bible [2].

Cela dit, ils font des études intéressantes pour lutter contre l’évolutionisme, système de pensée utilisé pour détruire la croyance en la Bible. Il nous semble utile de faire connaître à nos lecteurs certaines de ces études.

Le Sel de la terre.

 

 

Au parc national de Yellowstone, dans l’état de Wyoming aux États-Unis, se trouvent des forêts entières d’arbres pétrifiés : matière intéressante pour le débat entre géologistes « évolutionistes » et « créationistes ». On y trouve des collines où l’érosion a fait apparaître parfois plus de 50 couches de pierre qui contiennent chacune plusieurs arbres pétrifiés dont certains sont debout, en position de croissance. On compte jusqu’à 1 000 d’anneaux de croissance sur ces arbres.

Selon les évolutionnistes il s’agit d’arbres vivants ensevelis par de la cendre volcanique et d’autre débris. Les couches auraient été formées chacune successivement, de nouvelles forêts croissant sur les débris des anciennes. Cette théorie demande un temps très long pour former le dépôt actuel, puisque pour la formation de chaque couche il faut que s’écoule d’abord le temps nécessaire pour la croissance des arbres (au moins 1000 ans, selon le nombre d’anneaux de croissance, pour certains) ; ensuite le temps nécessaire pour leur ensevelissement par l’activité volcanique ; enfin, le temps nécessaire pour la décomposition de la cendre volcanique en terre apte à produire une nouvelle forêt (il faut environs 200 ans pour cela). Ainsi, pour former ces collines, il faut au moins plusieurs dizaines de milliers d’années. A cela il faut ajouter encore le temps nécessaire pour l’érosion, un temps assez considérable parce que l’érosion est très lente [3].

Contre cette théorie, certains créationistes font les remarques suivantes :

1) Le niveau organique du sol mesure seulement environ 3 cm dans chaque couche, ce qui est trop mince pour être un sol de forêt. On n’y trouve aucun fossile d’animaux, tandis que dans la terre d’une forêt on trouve des signes abondants de vie animale. En revanche, on trouve une très grande variété d’espèces de plantes, bien trop grande, semble-t-il, pour permettre d’imaginer que toutes ces plantes croissaient ensemble dans une seule forêt [4]. De plus, on ne trouve dans ces couches aucune trace d’argile, laquelle est normalement le résultat final de la décomposition de la cendre volcanique. Ceci implique que la formation des couches s’est passée trop vite pour que cette décomposion ait pu avoir lieu.

2) Même les arbres qui sont debout en position de croissance ne sont pas nécessairement des arbres qui croissaient lors de leur ensevelissement à l’endroit où ils se trouvent actuellement. Après l’irruption du Mont Hélène on a trouvé beaucoup d’arbres ensevelis debout dans des endroits très éloignés du lieu de leur croissance. On observe aussi que les racines des arbres trouvés à Yellowstone se terminent soudainement au niveau du sol, tandis que, dans un arbre qui croît, le système des racines est souvent plus grand que l’arbre lui-même. De plus (ce fait souvent n’est pas rapporté) certains arbres en position verticale traversent plusieurs couches. Si la couche supérieure s’était formée au cours d’un long processus, la partie exposée de l’arbre aurait été décomposée, alors qu’elle est parfaitement intacte.

3) On a découvert que les arbres sont orientés dans la même direction, ce qui peut s’expliquer facilement par le mouvement des fluides qui auraient déposé des arbres dans leurs emplacements actuels, mais ce qui s’explique difficilement dans une forêt vivante.

4) Une étude des « signatures » des arbres, c’est-à-dire des caractéristiques qui permettent de savoir que des arbres donnés ont crû au même endroit et à la même époque, révèle que certains arbres actuellement situés dans des couches différentes ont pourtant crû ensemble, ayant la même « signature ».

5) Les couches de fossiles organiques sont presque toujours horizontales, tandis que, dans les forêts vivantes (surtout celles qui se trouvent sur les flancs de volcans), la surface de la terre peut avoir une pente très raide. Même une forêt horizontale, couverte horizontalement par de la cendre volcanique ou de la boue, développera en peu d’années un système de drainage par des ruisseaux : or, on n’a trouvé aucun signe d’un tel relief topographique.

 

Comment expliquer, alors, les dépositions à Yellowstone ? H. A. Coffin, dans son livre Origin by Design, propose l’explication suivante :

 

L’activité volcanique dans la région eut lieu pendant qu’elle était au moins en partie submergée dans l’eau. Des arbres, dont certains étaient en position verticale, furent apportés avec de la boue et du gravier, ou bien flottaient dans l’eau en même temps que des débris organiques. Lorsque les arbres et cette matière végétale ont été saturés d’eau, ils ont sombrés au fond avec la brèche [5] volcanique. Après un espace de temps relativement court, un autre glissement de terrain a recouvert les arbres et le débris organique ; puis d’autres arbres et de nouveaux débris débris, portés par l’eau, ont formés une nouvelle couche, et ainsi de suite. Ainsi plusieurs couches d’arbres et de matière organique se sont formées dans une période de temps relativement courte [6].

 

 

Impact nº 268 (« The Yellowstone Petrified Forests » par John Morris Ph.D), Acts and Facts, vol. 24, nº 19, octobre 1995.


[1] — L’Institute for Creation Research envoie gratuitement cette revue à ceux qui en font la demande : Acts & Facts, PO Box 2667, El Cajon, CA 92021, USA.

[2] — Comme tous les protestants, ils n’ont pas la Tradition pour les aider à interpréter correctement l’Écriture sainte. La tendance des fondamentalistes est de n’admettre que le sens littéral primaire pour tous les passages de la Bible. Par exemple ils diront que les jours de la Genèse sont des jours de 24 heures.

[3] — Cf. Fritz W. J., Roadside Geology of the Yellowstone Country, Mountain Press, 1985.

[4] — Certaines espèces viennent de déserts semi-arides, d’autres de forêts en milieu pluvieux. Voir Coffin H. A., Origin by Design, Review and Herald, 1983, p. 139.

[5] — Terme géologique que le dictionnaire Larousse définit ainsi : « Conglomérat formé d’éléments anguleux soudés par un ciment gréseux ou calcaire. »

[6] — Coffin H. A., Origin by Design, Review and Herald, 1983, p. 150.

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 18

p. 235-237

Les thèmes
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L'évolutionnisme

Science et Philosophie : La Hiérarchie des Savoirs et l'Ordre de la Nature

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