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Discours sur la vocation

de la nation française

(14 février 1841)

 

 

 

par le R.P. Lacordaire O.P.

 

 

 

Ce discours a été prononcé à Notre-Dame de Paris pour l’inauguration du retour de l’ordre des frères prêcheurs en France. Pour la première fois depuis la Révolution dite française, un prêtre portait en public l’habit blanc des dominicains [1]. Sans être dupes du libéralisme de son auteur [2], nous publions les meilleurs passages de son discours qui décrit élégamment et justement certaines fidélités et infidélités de la France aux promesses de son baptême et mentionne les germes de renouveau que Dieu y suscita au XIXe siècle.

Le Sel de la terre.

 

 

 

La vocation de la France

 

CEPENDANT le christianisme se répand dans le monde, il envahit l’empire romain ; trois siècles de persécutions ne font qu’accroître sa force : il porte Constantin sur le trône, et Constantin l’associe à la majesté souveraine qu’il a reçue de lui. Toutefois, près de deux cents ans après Constantin, il n’y avait pas encore au monde de nation chrétienne. L’empire était formé de vingt races diverses rapprochées par un lien administratif, mais séparées par leurs souvenirs et leurs mœurs, et au sein desquelles l’arianisme, hérésie féconde et vivace, avait jeté un nouveau germe de division. Les peuplades barbares, qui serraient de près l’empire romain avec une convoitise toujours croissante, étaient adonnées à l’idolâtrie ou subjuguées par l’arianisme, qui avait trouvé le secret de pénétrer jusqu’à elles. Alors, écoutez ce que Dieu fit. Non loin des bords du Rhin, un chef barbare livrait bataille à d’autres barbares : ses troupes plient ; il se souvient dans le péril que sa femme adore un Dieu dont elle lui a vanté la puissance. Il invoque ce Dieu et, la victoire ayant suivi sa prière, il court se prosterner devant le ministre du Dieu de Clotilde : « Doux Sicambre, lui dit saint Remi, adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré. » Ce Dieu, messieurs, c’était le Christ ; ce roi, cette reine, cet évêque, cette victoire, c’était la nation franque, et la nation franque était la première nation catholique donnée par Dieu à son Église. Ce n’est pas moi qui décerne cette louange magnifique à ma patrie ; c’est la papauté, à qui il a plu, par justice, d’appeler nos rois les fils aînés de l’Église. De même que Dieu a dit à son fils de toute éternité : « Tu es mon premier-né », la papauté a dit à la France : « Tu es ma fille aînée ». Elle a fait plus, s’il est possible ; afin d’exprimer plus énergiquement ce qu’elle pensait de nous, elle a créé un barbarisme sublime : elle a nommé la France le royaume christianissime, – christianissinum regnum. Ainsi, primogéniture dans la foi, excellence dans la foi, tels sont nos titres, telle était notre vocation.

 

 

La réponse à la vocation

 

Y avons-nous répondu ? Car il ne suffit pas d’être appelé, il faut répondre à sa vocation. Avons-nous répondu à la nôtre ? C’est demander ce que notre patrie a fait pour Jésus-Christ et son Église.

L’Église a couru trois périls suprêmes : l’arianisme, le mahométisme, le protestantisme ; Arius, Mahomet, Luther, les trois grands hommes de l’erreur, si toutefois un homme peut être appelé grand lorsqu’il se trompe contre Dieu.

 

Arius

 

L’arianisme mit en question le fond même du christianisme, car il niait la divinité de Jésus-Christ, et la divinité de Jésus-Christ, c’est tout le christianisme. Si, en effet, l’arianisme dit vrai, Jésus-Christ n’est plus qu’un grand homme qui a eu des idées, et qui est mort pour ses idées. Or cela s’est vu, et pour l’honneur de l’humanité cela se verra encore ; c’est l’histoire de Socrate. Mais mourir quand on est Dieu, quand on ne peut pas mourir, quand on a la toute-puissance pour faire régner ses idées ; mourir afin de susciter l’amour dans les cœurs, voilà ce que les hommes ne font pas, ce qu’a fait Jésus-Christ, et ce qui constitue le mystère du christianisme, mystère né de l’amour pour produire l’amour. Arius fut soutenu dans son hérésie par le rationalisme et l’esprit de cour : le rationalisme, qui s’accommodait naturellement d’un philosophe substitué à un Dieu ; l’esprit de cour, qui était effrayé de la croix, et qui, en la transportant d’un Dieu à un homme, croyait en éloigner de ses viles épaules le rude fardeau. Le rationalisme prêta aux ariens l’appui d’une dialectique subtile ; l’esprit de cour, la double force de l’intrigue et de la violence. Cette combinaison mit l’Église à deux doigts de sa perte, si toutefois il est permis d’user de pareilles expressions, de ne juger que d’après la superficie des choses, d’oublier que le christianisme a en soi une puissance infinie de dilatation, et qu’il la conserve toujours, alors même que les yeux infirmes de l’homme le croient anéanti, comme si dans l’invisible unité d’un point mathématique ne pouvaient pas tenir des mondes. Mais, sans aller jusqu’à des expressions qui sembleraient douter de l’immortalité de l’Église, toujours est-il que le succès de l’arianisme fut immense, et qu’après avoir corrompu une partie de l’Orient, il menaçait l’Occident par les barbares, qui, en y portant leurs armes, y portaient son esprit. Ce fut alors que notre aïeul Clovis reçut le baptême des mains de saint Remi, et que, chassant devant lui les peuplades ariennes, il assura en Occident le triomphe de la vraie foi.

 

Mahomet

 

L’arianisme penchant vers son déclin, Mahomet parut ; Mahomet releva l’idée d’Arius à la pointe du cimeterre. Il voulut bien reconnaître que Jésus-Christ était un grand prophète ; mais, comme son prédécesseur, il en nia la divinité. Il lui sembla qu’Arius n’avait pas assez donné à la corruption, il lui donna davantage ; et ce moyen ne devant pas suffire à la conversion de l’univers, il déchaîna les armes. Bientôt le mahométisme attaquait par tous les points à la fois la chrétienté. Qui l’arrêta dans les champs de Poitiers ? Encore un de nos aïeux, Charles-Martel. Et plus tard, le péril ne faisant que s’accroître avec les siècles, qui songea à réunir l’Europe autour de la croix pour la précipiter sur cet indomptable ennemi ? Qui eut le premier l’idée des croisades ? Un pape français, Sylvestre II. Où furent-elles d’abord inaugurées ? Dans un concile national, à Clermont ; dans une assemblée nationale, à Vézelay. Vous savez le reste, ces deux siècles de chevalerie, où nous eûmes la plus grande part dans le sang et dans la gloire, et que couronne glorieusement saint Louis mourant sur la côte africaine.

 

Luther

 

Après ces deux honteuses défaites, le démon comprit qu’il n’atteindrait jamais son but en s’attaquant directement à Jésus-Christ. Car Jésus-Christ et l’Évangile, c’est la même chose, et l’Évangile va trop droit au cœur des hommes pour espérer de l’y détrôner. Mais l’Église, ce n’est plus Jésus-Christ qu’indirectement ; elle est composée d’hommes sujets aux faiblesses et aux passions de l’humanité : on pouvait peut-être, dans ce côté humain, ruiner l’œuvre divine. Luther vint au monde ; à sa voix l’Allemagne et l’Angleterre se séparèrent de l’Église et, si une grande nation de plus, si la France eût suivi leur terrible invitation, qui peut dire, le miracle à part, ce que fût devenue la chrétienté ? La France n’eut pas seulement la gloire de se tenir ferme dans la foi ; elle eut à combattre dans son propre sein l’expansion de l’erreur représentée par Calvin, et la révolte d’une partie de sa noblesse, un moment appuyée de la royauté. L’élan national la sauva ; on la vit, confédérée dans une sainte ligue, mettre sa foi plus haut que tout, plus haut même que la fidélité à ses souverains, et ne consentir à en reconnaître l’héritier légitime qu’après que lui-même eut prêté serment au Dieu de Clovis, de Charlemagne et de saint Louis.

 

Les États pontificaux

 

Tel fut le rôle de la France dans les grands périls de la chrétienté ; ainsi acquitta-t-elle sa dette de fille aînée de l’Église. Encore n’ai-je pas tout dit. Au moment où la papauté, à peine délivrée des mains tortueuses du Bas-Empire, était menacée de subir le joug d’une puissance barbare, ce fut la France qui assura sa liberté et sa dignité par ses armes d’abord, ensuite et d’une manière définitive par une dotation territoriale à laquelle était annexée la souveraineté. Le chef de l’Église, grâce à Charlemagne, cessa de dépendre d’une autorité qui, moins que jamais, par la formation des peuples modernes, gardait un caractère d’universalité, et il put étendre sur les nations, dont il était le père commun, un sceptre pacifique, où tous eussent la joie de ne plus lire que le nom de Dieu.

 

Ce grand ouvrage fut le nôtre : je dis le nôtre, car nos pères, n’est-ce pas nous ? Leur sang n’est-il pas notre sang, leur gloire notre gloire ? Ne vivons-nous pas en eux, et ne revivent-ils pas en nous ? N’ont-ils pas voulu que nous fussions ce qu’ils étaient, une génération de chevaliers pour la défense de l’Église ? Nous pouvons donc le dire, confondant par un orgueil légitime les fils avec les pères, nous avons accepté le contrat proposé par le Fils de Dieu au libre arbitre des nations : nous avons connu, aimé, servi la vérité. Nous avons combattu pour elle les combats du sang et de l’esprit. Nous avons vaincu Arius, Mahomet, Luther, et fondé temporellement la papauté. L’arianisme défait, le mahométisme défait, le protestantisme défait, un trône assuré au pontificat, voilà les quatre couronnes de la France, couronnes qui ne se flétriront pas dans l’éternité. De même que le prêtre, les apôtres, les docteurs, les vierges, les martyrs, ont dans le ciel leur signe distinctif, parce que rien ne se perd de ce qui est fait pour le Seigneur, et que nous retrouvons près de lui la gloire que nous lui rendons sur la terre, pourquoi les peuples fidèles, les peuples serviteurs de Dieu, ne conserveraient-ils pas à jamais le signe de leurs services et de leurs vertus ? Les liens de famille ne sont pas brisés dans le ciel ; Jésus-Christ, en élevant sa mère au-dessus des saints et des anges, nous a fait voir que la piété filiale est une vertu de l’éternité. Pourquoi les liens des nations seraient-ils rompus ? Pourquoi ne reconnaîtrions-nous pas nos chevaliers, nos rois, nos prêtres, nos pontifes, à un caractère qui rappelât leurs travaux communs pour le Seigneur et pour son Christ ? Oui, j’aime à le croire, sur leur robe nuptiale, lavée dans le sang de l’Agneau, brilleront, ineffaçables et merveilleusement tissées, les quatre couronnes de la France. (…)

 

 

La persévérance

 

Comme tous les peuples, la France avait été appelée ; la France, nous l’avons vu, la première entre toutes les nations et au-dessus de toutes les autres, répondit à sa vocation. Mais il ne suffit pas de répondre à sa vocation, il faut persévérer. La France a-t-elle persévéré ? A cette question, messieurs, j’ai à faire une triste, une cruelle réponse ; je la ferai. Je dirai le mal, comme j’ai dit le bien ; je blâmerai, comme j’ai loué, toujours sans exagération, mais toujours avec énergie.

En suscitant Luther, en inventant le protestantisme, l’esprit de ténèbres savait ce qu’il faisait ; il avait bien prévu que des peuples longtemps nourris de la doctrine divine seraient bientôt rassasiés de cette doctrine humaine. Il avait calculé qu’après avoir pris le mensonge pour la vérité, les hommes seraient amenés par le dégoût du mensonge au dégoût de la vérité même ; et que des abîmes de l’hérésie ils tomberaient dans les abîmes de l’incrédulité. Le protestantisme, d’ailleurs, n’était pas une hérésie ordinaire ; il ne niait pas seulement un dogme particulier, mais l’autorité même, qui est le soutien du dogme, et sans laquelle il n’est plus qu’un produit de la raison. La raison, exaltée, devait tôt ou tard s’affranchir des derniers langes de la foi, et le protestantisme tomber dans le rationalisme. Ce fut ce qui arriva, et ce qui arriva par l’Angleterre, la grande nation protestante. A Dieu ne plaise que j’en parle avec amertume ! Lorsque je pense à tout ce qu’il faut de travaux, de vertus, d’héroïsme, pour faire un peuple et perpétuer sa vie, je m’en voudrais mortellement d’abuser de la parole contre une nation. Mais, si l’injure est indigne, la vérité ne l’est jamais. Nous ne pouvons cacher des fautes que tout l’univers a connues ; et, résolus de ne pas taire les nôtres, il nous est permis de rappeler de qui nous en reçûmes l’exemple. Ce fut donc en Angleterre que l’incrédulité naquit. La France alla l’y chercher, et, une fois qu’elle en eut rapporté le germe, il mûrit sur son sol avec une rapidité et sous une forme qui ne s’étaient jamais vues. Jusque-là, quand on attaquait la religion, on l’attaquait comme une chose sérieuse ; le XVIIIe siècle l’attaqua par le rire. Le rire passa des philosophes aux gens de cour, des académies dans les salons ; il atteignit les marches du trône ; on le vit sur les lèvres du prêtre ; il prit place au sanctuaire du foyer domestique, entre la mère et les enfants. Et de quoi donc, grand Dieu ! De quoi riaient-ils tous ? Ils riaient de Jésus-Christ et de l’Évangile ! Et c’était la France !

Que fera Dieu ?… Ici, messieurs, je commence à entrer dans les choses contemporaines ; il ne s’agit plus du passé, mais de ce que nos yeux ont vu. Plaise à la sagesse d’où découle la nôtre, que je ne dise rien qui ne soit digne d’être entendu par une assemblée d’hommes qui estiment la vérité !

La France avait trahi son histoire et sa mission ; Dieu pouvait la laisser périr, comme tant d’autres peuples déchus, par leur faute, de leur prédestination. Il ne le voulut point ; il résolut de la sauver, par une expiation aussi magnifique que son crime avait été grand. La royauté était avilie : Dieu lui rendit sa majesté, il la releva sur l’échafaud. La noblesse était avilie : Dieu lui rendit sa dignité, il la releva dans l’exil. Le clergé était avili : Dieu lui rendit le respect et l’admiration des peuples, il le releva dans la spoliation, la misère et la mort. (…) Ainsi Dieu sauva-t-il la France ; ainsi releva-t-il tout ce qu’elle avait abattu ; ainsi l’environna-t-il de la majesté du malheur et de l’expiation.

Un peuple traité de la sorte est-il un peuple abandonné ? Le signe de la résurrection n’est-il pas visiblement sur nous ? Comptez, s’il vous est possible, les œuvres saintes qui, depuis quarante ans, élèvent dans la patrie leur tige florissante. Nos missionnaires sont partout, aux échelles du Levant, en Arménie, en Perse, aux Indes, en Chine, sur les côtes d’Afrique, dans les îles de l’Océanie ; partout leur voix et leur sang parlent à Dieu du pays qui les verse sur le monde. Notre or court aussi dans tout l’univers, au service de Dieu ; c’est nous qui avons fondé l’Association pour la propagation de la foi, ce trésor de l’apostolat tiré sou par sou de la poche du pauvre, et qui porte chaque année des ressources royales aux missions les plus lointaines de la vérité. Les frères des écoles chrétiennes, revêtus de leur humble habit, traversent incessamment les rues de nos villes, et, au lieu des outrages qu’ils y recevaient trop souvent, ils n’y rencontrent plus que les regards bienveillants de l’ouvrier, le respect des chrétiens, et l’estime de tous. (…)

Regardez, voici des adolescents, des étudiants, des jeunes hommes placés à l’entrée de toutes les carrières civiles et industrielles, sans distinction de naissance et de fortune ; la charité chrétienne les a réunis, non pour assister le pauvre d’un argent philanthropique, mais pour le visiter, lui parler, le toucher, voir et sentir sa misère, et lui porter, avec le pain et le vêtement, le visage pieux d’un ami. Chaque ville, sous le nom de Conférence de Saint-Vincent-de-Paul, possède une fraction de cette jeune milice, qui a placé sa chasteté sous la garde de sa charité, la plus belle des vertus sous la plus belle des gardes. (…)

Je n’ai pas fini, messieurs, de vous dire toutes les causes d’espérance qui réjouissent dans notre pays le cœur du chrétien. Où s’est réfugiée, dites-moi, la pénitence chrétienne ? Où découvrirez-vous, dans le reste du monde, rien qui égale la solitude, le travail et l’austérité de la Trappe ? Après avoir erré, durant ving-cinq années, de la Suisse à l’Autriche, de l’Autriche à la Russie, de la Russie à la Prusse, partout victime d’une hospitalité passagère et sans entrailles, la Trappe est revenue à la France, son berceau ; elle y a multiplié ses maisons, sous la protection de la liberté commune [3], et jamais, en aucun temps, la vertu de la croix n’a mieux et plus largement fleuri que sous le froc fécond de ces descendants de saint Bernard et de Rancé. Ne voyez-vous pas aussi, sous toutes les formes, ressusciter l’esprit monastique, cet esprit qui s’éteignait dans l’ancienne France avant même que des lois usurpatrices eussent frappé du marteau les vieux cloîtres tant aimés de nos aïeux ? Le chartreux, le jésuite, le capucin, le bénédictin rapportent à la France leur dévouement multiple, la prière, la science, la parole, la contemplation et l’action, l’exemple de la pauvreté volontaire, le bénéfice de la communauté. Et aujourd’hui même, devant cette foule qui m’écoute et qui ne s’en étonne pas, apparaît, sans audace et sans crainte, le froc séculaire de saint Dominique. (…)

Que sera-ce, si vous arrêtez votre pensée sur les maisons religieuses où les femmes ont réuni leurs vertus sous la tutelle de la pauvreté, de la chasteté et de l’obéissance ? Là il ne vous sera pas possible de nombrer les ordres et les œuvres. La charité a mis le doigt sur les nuances mêmes des besoins ; elle a des mains pour les cicatrices autant que pour les blessures. Et pas un scandale depuis quarante ans ! pas une plainte ! pas un murmure !

La France est toujours le pays des saintes femmes, des filles de la Charité, des sœurs de la Providence et de l’Espérance, des mères du Bon Pasteur, et quel nom pourrai-je créer, que leur vertu n’ait baptisé déjà ?

Mon dernier regard sera sur une église de Paris solitaire il y a peu d’années, aujourd’hui le rendez-vous des âmes de cent pays, qui y prient de près et de loin pour la conversion des pécheurs : c’est vous rappeler Notre-Dame-des-Victoires, et terminer cette courte revue des travaux de la France dans le bien par un nom trop heureux pour qu’il ne soit pas le dernier. (…)

 

 

Œuvres du R.P. H.-D. Lacordaire, Paris, J. de Gigord, 1914, t. 9, p. 206 à 219.

 


[1] — Pour le contexte voir Le Sel de la terre 15, p. 124 et 125.

[2] — Le Sel de la terre 16 l’a mentionné, p. 142 et 143, à propos de la célèbre parole du dominicain : « J’espère mourir en religieux pénitent et en libéral impénitent. »

[3] — Cette incise « sous la protection de la liberté commune » est un bel exemple du libéralisme philosophique et religieux de Lacordaire qui n’admettait pas que seule la vérité a des droits. (NDLR.)

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 19

p. 70-76

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