Les colliers du « fier » Sicambre
par François Salé
MICHEL ROUCHE a publié cette année un Clovis [1] qui ne manque pas d’intérêt, notamment par la vaste érudition mise en œuvre et par les divers documents qui y sont présentés. Mais le professeur Rouche défend aussi dans ce livre quelques opinions qui nous semblent discutables : par exemple, il met en doute la date de 496 pour le baptême de Clovis [2], il nie que ce baptême ait été accompagné d’un sacre [3], et il propose une traduction originale de la fameuse phrase de saint Remi à Clovis lors du baptême : Mitis depone colla Sicamber [4].
C’est ce dernier point que nous voudrions examiner ici. Citons d’abord le professeur Rouche :
« Dépose humblement tes colliers »
De l’imagination historique des contemporains du baptême, revenons maintenant à Clovis descendant les marches du baptistère. Remi lui dit : « Dépose humblement tes colliers, fier Sicambre, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré. » On traduisait autrefois : « Courbe humblement la tête. » Il faut désormais ranger cette formule au rang des anecdotes périmées. Le verbe deponere n’a qu’une signification possible : déposer, tandis que colla (cou) est une gourmandise littéraire, une métonymie pour collaria, colliers, au même titre que Sicambre pour Franc. Quant à la phrase : « Adore ce que tu as brûlé », elle est extraite de la liturgie du baptême. Elle fait suite aux questions posées par l’évêque au néophyte : « Renonces-tu à Satan ? », etc. Les dieux païens et leurs idoles sont identifiés au démon. Remi demande donc solennellement à Clovis de jeter à terre ses colliers, insignes de sa royauté sacerdotale. Nous savons, par d’autres témoignages, que les prêtres païens wisigoths portaient des colliers de bras et de cou (en allemand baugen). Ces véritables talismans, desquels émanait une puissance sacrée, faisaient partie intégrante de leur costume, comme l’ont prouvé les fouilles archéologiques de la culture de Tcherniakov. Saint Ambroise se plaignait même d’avoir vu un évêque arien d’origine romaine se vêtir et s’orner de ces emblèmes (Epist., 2, 10, 9). Le roi-prêtre germanique était possédé par le heil, qui le rendait victorieux. Alaric Ier, le pilleur de Rome, avait, nous l’avons vu, la réputation de jouir d’un charisme invincible. De même le collier de Pietroasa, issu d’une riche tombe royale gothique de Roumanie, porte ce souhait de bonheur inscrit en caractères runiques heilag.
Dans la mythologie germanique et scandinave, le collier porté orgueilleusement sur la poitrine des chefs était celui de la déesse Freyja rayonnant de prospérité et de gloire. Il avait été arraché à la porteuse de vie et de mort pour semer ensuite à travers l’histoire les heurs et malheurs des hommes. Les hommes-dieux avaient alors combattu victorieusement les hommes-loups. Mais vint le moment où ils se heurtèrent à l’agneau. Le roi des Francs, en jetant les symboles de son pouvoir charismatique, franchissait le pas qui le faisait entrer dans la sphère chrétienne d’un pouvoir délégué par Dieu : il séparait le roi du prêtre. Il n’était plus un possédé, même s’il gardait ses cheveux longs. Avit évoque en effet dans sa lettre cette autre marque d’élection païenne que garda jusqu’au bout la dynastie mérovingienne : grâce à l’onction du saint-chrême, elle est alors christianisée. Rappelons que cette onction est celle du sacrement de confirmation, puisque la liturgie de cette époque unit les deux sacrements; elle n’a rien d’un sacre, contrairement à ce que l’on prétendit à l’époque carolingienne [5].
« Il faut désormais ranger cette formule au rang des anecdotes périmées » : le jugement semble sans appel. Toutefois nous nous permettrons de faire modestement quelques remarques.
Les dictionnaires
Commençons en consultant les dictionnaires. Deux questions sont en cause :
1. Le sens de deponere. Ce verbe peut-il signifier : baisser, incliner, ou, au contraire, comme l’enseigne Michel Rouche, signifie-t-il obligatoirement : déposer ?
2. Le sens de colla. Ce mot peut-il être pris pour collaria ?
1.— Les dictionnaires classiques, c’est certain, traduisent deponere par : déposer, mettre à terre, appuyer ; on trouve chez Ovide l’expression deponere caput [6], mais l’auteur précise deponere caput terrae (appuyer sa tête contre le sol) : il s’agit bien de faire reposer sur un point d’appui et non simplement d’incliner. De même deponere corpus (Virgile) ou deponere latus (Horace) signifie : s’étendre, se coucher ; il y a toujours l’idée d’être posé sur quelque chose.
Toutefois le professeur Trouillet (de l’Université de Poitiers) nous signale chez Plaute (poète comique des IIIe et IIe siècles avant Jésus-Christ) l’expression caput deponit, condormiscit [7], que certains n’hésitent pas à traduire : « il penche la tête et s’endort [8] » ; le poète ici n’indique aucun point d’appui (même si l’on peut arguer, il est vrai, qu’il le sous-entend).
Par ailleurs n’oublions pas que le baptême de Clovis a eu lieu à la fin du Ve siècle et que saint Grégoire de Tours, qui rapporte la phrase de saint Remi, est un auteur du VIe siècle (538-594) : la langue a évolué depuis l’époque classique. Le Dictionnaire des auteurs chrétiens de Blaise [9], consacré aux auteurs postclassiques, indique comme sixième sens de deponere : baisser, abaisser, et donne plusieurs exemples ; il précise même que ce verbe a déjà parfois ce sens chez Quintilien (Ier siècle après Jésus-Christ).
2.— Quant à colla pour collaria, nous n’avons pas trouvé d’exemples dans les dictionnaires en notre possession. Nous regrettons que le professeur Rouche n’ait pas donné les références précises qui lui permettent d’avancer cette traduction.
L’avis des anciens
Un petit recueil des diverses traductions proposées a été fourni, à la fin du siècle dernier, par Barthélemy dans une de ses études historiques. L’objet de son travail est un peu différent du nôtre : il s’élève contre le qualificatif « fier », ajouté, on ne sait pourquoi, par certains traducteurs [10], et qui ne figure pas dans le texte latin ; ce qualificatif, explique-t-il, s’oppose au vrai sens de la phrase de saint Remi.
Suivons-le dans cette démonstration : nous y cueillerons, au passage, l’avis de plusieurs historiens sur la traduction de cette phrase.
« Courbe la tête, fier Sicambre. »
Le XVIIIe siècle – qui avait déjà la déplorable manie de dramatiser l’histoire – est l’inventeur responsable de ce prétendu mot historique, que saint Remi n’a jamais prononcé en baptisant le premier roi chrétien de France. C’est en vain qu’on feuilleterait nos historiens les plus sérieux, pour y trouver cette parole aussi peu chrétienne que peu politique ; elle n’y est pas.
Saint Grégoire de Tours, le père de notre histoire, racontant la conversion et le baptême de Clovis, dont il tenait les détails de la bouche des fils du roi franc, s’exprime ainsi :
« Le roi demanda le premier le baptême au pontife. Nouveau Constantin, il s’avance vers le bain qui doit guérir en lui la vieille lèpre et laver dans une eau nouvelle les taches qui souillaient sa vie passée. Comme il était entré pour recevoir le baptême, le saint de Dieu commença de sa bouche éloquente, en disant : — “Fléchis le cou, Sicambre adouci ; adore ce que tu brûlais, brûle ce que tu adorais [11]”. Mitis depone colla Sicamber, dit le texte latin. La traduction de cette parole – que nous venons d’emprunter à M.H. Bordier [12] – nous semble la meilleure et la plus exacte.
Voici comment divers historiens ont rendu ces mots :
Le père Daniel [13] : « Humiliez-vous, prince, sous la toute-puissante main du maître de l’univers. » Baillet [14] : « Abaissez ici votre fierté, ô Sicambre, et pliez le cou sous le joug de Dieu. » Godescard [15] : « Humiliez-vous, ô Sicambre. » Viallon [16] : « Sicambre, baisse la tête et humilie ton cœur. »
Ces auteurs sont du XVIIIe siècle ; ils paraphrasent plutôt qu’ils ne traduisent.
A notre époque, M. Michelet [17] a traduit : « Sicambre, baisse docilement la tête », et M. H. Martin [18] : « Adoucis-toi, Sicambre, et courbe la tête. » C’est mieux, mais ce n’est pas encore la vraie traduction, dont la palme est à M. H. Bordier.
Fier Sicambre est d’ailleurs un pléonasme si fort, si manifeste, qu’il aurait dû sauter aux yeux. Sicambre veut dire fier et même féroce ; pourquoi répéter deux fois le même mot ? Mitis Sicamber est la parole dont se servit saint Remi ; elle est fort belle – avons-nous dit ailleurs [19] –, en ce qu’elle présente un contraste admirable entre Clovis païen (Sicamber) et Clovis devenu chrétien (mitis). La douceur, voilà la vertu à laquelle Jésus-Christ veut qu’on reconnaisse ses disciples : Discite a me, quia mitis sum, et humilis corde (Mt 11, 29). Beati, mites, quoniam ipsi possidebunt terram (Mt 5, 4). « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. » « Bienheureux ceux qui sont doux, parce qu’ils possèderont la terre. »
« Le prêtre Fortunat, dans les Actes de saint Médard, dit, en parlant de Clotaire Ier, fils de Clovis : Mitis Sicamber (le doux Sicambre), lui conservant ainsi comme un surnom l’épithète que saint Remi avait donnée à son père le jour de son baptême, et dont l’auteur gardait encore le souvenir au moment où il écrivait la vie du saint évêque de Noyon [20]. »
Il y a plus encore. Ce nom de Sicambre indique la noblesse de la race d’où sortait Clovis ; les Sicambres étaient, en effet, une tribu importante – noble entre toutes, – de la nation des Francs. Saint Remi appelait Clovis Sicambre, comme plus tard on a nommé Henri IV, un Bourbon, le premier des Bourbons. Mitis Sicamber est à la fois une leçon chrétienne sous la forme d’un éloge et une prophétie, et c’est à ce double titre que saint Grégoire de Tours la nomme une parole éloquente (ore facundo) [21].
La phrase, on le voit, a déjà été examinée sous différents angles sans que personne ne propose de traduire colla par colliers [22].
L’avis des spécialistes
Toutefois nous n’aurions pas osé défendre une opinion opposée à celle d’un professeur d’Université sans avoir aussi pris conseil auprès de spécialistes en langues anciennes. Nous avons donc consulté Jacques Fontaine, professeur de latin en Sorbonne, membre de l’Institut et spécialiste incontesté du latin chrétien, et Youri Kouskoff, maître de conférences à l’université d’Angers. Voici quelques extraits de leurs réponses.
Jacques Fontaine nous répond :
« Incline la tête avec douceur, ô Sicambre », me paraît la bonne traduction. D’accord avec vous contre la traduction Rouche : colla n’est pas collaria – mais le pluriel colla a une allure poétique (…). Vos auteurs anciens ont plus de justesse que mon collègue (et ami) Rouche qui est… historien et point latiniste !… Nous avons tous deux avec nous (vous et moi) le latin et le bon sens. Mais je soupçonne Grégoire de Tours d’avoir écrit un morceau de bravoure où l’authenticité historique du détail reste discutable (entre la lecture naïve et l’hypercritique, bien sûr) [23].
Youri Kouskoff, de son côté, nous écrit :
Mitis depone colla Sicamber. Cette phrase (ainsi que les diverses traductions qui en sont proposées) me laisse perplexe. Faut-il la traduire selon les données du latin classique, ou bien tenir compte du caractère souvent fantaisiste du latin de Grégoire de Tours ?
Le latin de cette époque est une langue en décadence (pensons au français actuellement en usage sur les médias) : l’on s’exprime à l’aide de clichés dont on n’analyse plus le sens premier ; l’on a aussi perdu le sens des nuances, et l’on emploie fréquemment un terme pour un autre (crime pour meurtre, par exemple) ; c’est dans cette optique que l’on peut étudier la phrase de saint Remi.
Des quatre mots qui la composent, le dernier, Sicamber, est le plus clair, et nous le laisserons de côté, mais voyons les trois autres :
— Mitis : « doux », au sens physique ou moral ; concerne aussi bien les fruits (s’oppose à acerbus), les animaux (s’oppose à ferus) que le caractère (s’oppose à durus) ; équivalent sémantique pour les êtres animés : mansuetus, c’est-à-dire habitué à la main, apprivoisé.
— Depone : « pose à terre » ; ce verbe est employé au propre ou au figuré : arma deponere, « déposer les armes » ; togam deponere, « quitter la toge », c’est-à-dire cesser une activité d’orateur (politique ou judiciaire) ; mais aussi iram deponere, « abandonner sa colère » ; le sens de « baisser » ne convient pas, à première vue, mais nous reviendrons sur la question.
— Colla : « le cou » ; remarquons l’emploi du pluriel : généralement, pour le cou d’un être humain, on emploie le singulier ; mais Virgile, en parlant d’animaux, use du pluriel, que l’on peut traduire par l’échine ; et l’on attendait une formule du genre colla demittere pour décrire l’attitude de l’animal ferus qui devient mitis.
Il semble y avoir interférence entre deux formules (ou clichés) : superbiam deponere et caput demittere, qui ont la même signification : abandonner sa superbe et baisser la tête ; cette confusion est d’autant plus probable que, dans la langue parlée mittere, ayant pris le sens de mettre, est devenu l’équivalent de ponere, poser.
Cela incite à préférer l’interprétation traditionnelle, même si celle du professeur Michel Rouche est séduisante. Deux considérations viennent renforcer ce point de vue.
En premier lieu, je vois mal comment fonctionnerait la métonymie [24] faisant employer colla pour collaria ; je la verrais plutôt fonctionner dans l’autre sens.
En second lieu, on ne voit pas pourquoi saint Remi demanderait à Clovis d’abandonner les signes extérieurs de sa fonction temporelle, alors que nous sommes dans le domaine spirituel ; et toutes les considérations sur ces colliers-talismans me semblent relever d’un goût assez contestable pour un folklore approximatif [25].
M. Kouskoff a précisé sa pensée dans une deuxième réponse :
En qualifiant de séduisante l’interprétation du professeur Rouche, je dois préciser qu’il faut prendre l’épithète dans son sens premier le plus fort : seducere veut dire écarter du droit chemin. Ainsi le double faux sens que j’y décèle (l’un sur colla, l’autre sur mitis, sur lequel je reviendrai) aurait pour effet, si l’on n’y prenait garde, de justifier un formidable contresens sur la signification du baptême de Clovis.
En effet, en dépouillant Clovis des signes de sa fonction royale, on réduit la cérémonie à un simple baptême, en oubliant (volontairement ou non) le caractère sacerdotal de cette fonction royale. Mais ce n’est pas mon domaine, et j’arrête là mon commentaire, pour revenir au texte et à son interprétation :
— Mitis ne signifie ni humble, ni docile. Comme je l’ai indiqué ci-dessus, il veut dire doux, calme, apaisé, comme l’est un animal sauvage qui s’apprivoise ; au risque de me répéter, je vois, dans la phrase de saint Remi, une métaphore d’inspiration virgilienne ; toutefois, l’on pourrait aussi y voir une métonymie, non pas celle proposée avec légèreté par le professeur Rouche, mais une autre, plus originale et plus subtile.
— Colla : au lieu de la métonymie colla-collaria (qui ne fonctionne qu’en sens inverse, chez le boucher, à qui vous demandez non pas du cou, mais du collier d’agneau), l’on peut en supposer une autre plus plausible :
L’on associe certaines parties du corps humain à des « comportements » : la tête à l’intelligence, le cœur à la bonté, etc. En latin, manus est associé à la puissance, frons à la pudeur… ; c’est ainsi que collum (ou colla) pourrait représenter une certaine raideur de la nuque, et la formule depone colla serait de la catégorie depone iram, c’est-à-dire qu’elle signifierait : abandonne ta raideur, cesse d’être raide, détends-toi (car tu entres dans la paix du Christ) [26].
La meilleure explication nous semble être celle de la première réponse : la contamination entre superbiam deponere et caput demittere. Mais le débat reste ouvert – ouvert à toute solution raisonnable et argumentée, s’entend.
En conclusion, lorsque Michel Rouche nous parle de « l’imagination historique des contemporains du baptême », nous ne pouvons nous empêcher de penser que nos contemporains n’en sont pas dépourvus non plus.
*
Cet article était prêt à être livré à l’impression quand nous avons eu connaissance du livre de Michèle Laforest, professeur d’histoire à la Sorbonne, Clovis, un roi de légende, (Paris, Albin Michel, 1996). L’auteur remarque : « Une nouvelle traduction fait apparaître à la place du “courbe la tête” traditionnel, “enlève tes colliers”, supposant des colliers d’amulettes païennes. On imagine mal Clovis, catéchumène, gardant ses colliers pour se présenter au baptême, si tant est qu’il en ait jamais mis. » Puis, comme nous, elle recourt à l’autorité des dictionnaires et à des exemples d’auteurs anciens.
[1] — Michel Rouche, Clovis, Paris, Fayard, 1996.
[2] — Sur cette question, voir l’article de Michel Defaye, « Autour du baptême de Clovis », dans ce numéro, et aussi la lettre de saint Avit dans la partie « Documents » du numéro 17.
[3] — Sur cette question, voir l’article du Chanoine Cerf, « Du sacre de Clovis et des mérovingiens », dans ce numéro. La vraie rigueur historique exigerait, semble-t-il, que la non-existence du sacre soit prouvée, avant d’être affirmée.
[4] — Récit de Grégoire de Tours ; voir Le Sel de la terre 17, p. 191.
[5] — Rouche Michel, Clovis, Paris, Fayard, 1996, p. 280-281.
[6] — Ovide, Amores, III, 5, 19-20.
[7] — Plaute, Curculio, v. 360.
[8] — Pr. Trouillet, lettre du 13 juillet 1996.
[9] — Blaise, Dictionnaire latin-français des auteurs chrétiens, Turnhout (Belgique), Éd. Brepols, 1954, p. 256.
[10] — Dont Michel Rouche, on l’aura remarqué.
[11] — Historia ecclesiastica Francorum, lib. II, cap. XXXI.
[12] — H. Bordier, traduction nouvelle de l’Histoire ecclésiastique des Francs, par saint Grégoire, etc. (2 vol. in 18, Didot, Paris, 1859), tome I, p. 90 et 91.
[13] — Histoire de France (1755 in-4), tome I, p. 28.
[14] — Vie des Saints, 1eroctobre, saint Remi.
[15] — Vie des Pères, ler octobre, saint Remi.
[16] — Clovis le Grand, premier roi chrétien, etc. (1788, in-12), p. 265.
[17] — Histoire de France (2e édit. 1835), tome I, p. 199.
[18] — Histoire de France (4e édit. 1855), tome I, p. 424 et 425.
[19] — Dans notre traduction annotée de la Vie de saint Éloi, par saint Ouen (1853, in-8). Introduction, p. 14, note.
[20] — Apud dom Luc d’Acheru : Spicilegium, p. 73 du 2e vol. de l’édit. in-fol.
[21] — M. Ch. Barthélemy, Erreurs et mensonges historiques, Paris, Blériot, 1876, 2e série, p. 74 à 77.
[22] — Il est vrai que certains ont cru y trouver mention de perruque ! La palme de l’originalité, en matière d’interprétation du Mitis depone colla, revient certainement à Scipion Dupleix qui, dans son Histoire générale de France (1639, t. 1, p. 58), racontait ainsi le baptême :
« L’heure de la veille de Pâques, à laquelle le roi devait recevoir le baptême de la main de saint Remi, étant venue, il s’y présenta avec une contenance relevée, une démarche grave, un port majestueux, très richement vêtu, musqué, poudré, la perruque pendante, curieusement peignée, gaufrée, ondoyante, crêpée et parfumée, selon la coutume des rois français. Le sage prélat, n’approuvant pas telles vanités, mêmement en une action si sainte et religieuse, ne manqua pas de lui remontrer qu’il fallait s’approcher de ce sacrement avec humilité ! »
C. Barthélemy, à qui nous empruntons cette citation, commente : « Dans Sicambre, il a trouvé la perruque que l’on vient de voir » (op. cit., p. 77-78).
[23] — Lettre du 19 août 1996.
[24] — Métonymie : figure de mots par laquelle on exprime une chose au moyen d’un terme désignant une autre chose qui lui est unie par une relation nécessaire (par exemple : boire un verre, c’est-à-dire le contenu d’un verre). (NDLR.)
[25] — Lettre du 19 août 1996.
[26] — Lettre du 20 août 1996.

