Catéchisme de la
Somme théologique
par le fr. Thomas Pègues O.P.
Depuis le numéro 6 du Sel de la terre, nous donnons le texte du livre paru en 1918 sous le titre de La Somme théologique de saint Thomas d’Aquin en forme de catéchisme pour tous les fidèles. Nous avons utilisé l’édition de Privat-Téqui de 1929.
ERRATUM : Le texte que nous publions ci-dessous, qui comprend les paragraphes 15 à 20, aurait dû paraître dans Le sel de la terre 18, où nous avons par erreur édité les paragraphes 21 à 26. Veuillez nous en excuser.
Le Sel de la terre.
Deuxième partie
L’homme
(venu de Dieu et devant retourner à Dieu)
Deuxième section
Vue détaillée du retour de l’homme à Dieu
15. Des vices opposés à la prudence : l’imprudence ;
la précipitation ; l’inconsidération ; l’inconstance ;
la négligence ; la fausse prudence ; la prudence de la chair ; l’astuce ; le dol ; la fraude ; la fausse sollicitude
— Y a-t-il des vices qui soient opposés à la vertu de prudence ?
— Oui, il y a des vices qui lui sont opposés par défaut ; et d’autres qui lui sont opposés par excès.
— Comment s’appelle le groupe des vices opposés par défaut à la vertu de prudence ?
— On les appelle du nom général d’imprudence (q. 53).
— Pourriez-vous me dire ce qu’est l’imprudence considérée en général ?
— On appelle du nom d’imprudence, en général, tout acte de la raison pratique fait par l’homme en s’écartant des règles qui assurent la droite raison de la prudence (q. 53, a. 1).
— Est-ce qu’il peut y avoir péché mortel dans l’acte d’imprudence ?
— Oui ; et cela arrive, quand la raison de l’homme ordonne son action à l’encontre des règles divines : tel, celui qui, méprisant et repoussant les avertissements divins, agit avec précipitation (q. 53, 1).
— Et quand est-ce qu’il n’y aurait que péché véniel ?
— C’est quand l’homme agit en dehors des règles divines, mais sans qu’il y ait mépris de sa part, et sans compromettre ce qui est de nécessité de salut (q. 53, a. 1).
— Le péché d’imprudence se trouve-t-il joint à tout autre péché ?
