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La circoncision

et le nom de Jésus

 

 

 

par le frère Th.-M. Thiriet O.P.

 

 

 

A la demande du pape Urbain IV, saint Thomas d’Aquin, alors à l’apogée de son génie, composa sur les quatre Évangiles une chaîne formée des textes des pères grecs et latins, qui reçut bientôt le nom de Catena aurea, Chaîne d’or [1]. Ce travail a servi de base au livre du père Thiriet dont nous donnons ici un extrait.

Le Sel de la terre.

 

*

  

 

 

« ET le huitième jour auquel l’enfant dut être circoncis, on lui donna le nom de Jésus qui avait été désigné par l’ange avant qu’il fût conçu dans le sein de sa mère » (Lc 2, 21).

L’évangéliste s’étend moins longuement sur la circoncision de Jésus que sur celle de Jean : en effet celui-ci appartenait encore à la loi ancienne : le rite par lequel il devenait enfant d’Israël avait donc pour lui une importance plus considérable. Pour Jésus, la circoncision n’est qu’un incident qui sert surtout à rappeler l’imposition du nom ; toutefois il y a dans ce fait de grands enseignements que nous devons recueillir.

La circoncision était le signe distinctif des enfants d’Abraham. Par elle les nouveau-nés devenaient membres du peuple élu et héritiers des promesses qui lui avaient été faites. Ce signe, qui imprimait sur la chair une trace indélébile prouvait que l’alliance contractée par Dieu avec son peuple était éternelle. « On ne peut nier, dit Bossuet, que la circoncision donnée à Abraham ne soit une grande grâce, puisque c’est, comme dit saint Paul, le sceau de la justice (Rm 3, 2) dans ce patriarche, le gage, le sacrement de l’alliance de Dieu avec lui et toute sa race (Rm 4, 11). Mais regardons toutefois ce que c’est que cette circoncision. C’est après tout une flétrissure, une marque dans la chair, telle qu’on la ferait à des esclaves : on n’y marque que les esclaves, comme une espèce d’animaux nés pour servir. Vous porterez mon alliance dans votre chair, disait Dieu à Abraham.  Écoutons : dans votre chair : c’est une marque servile et charnelle, plus capable de faire un peuple d’esclaves que de faire un peuple d’enfants, ou pour parler plus simplement, une famille [2]. »

Et cette marque affirmait aussi que l’homme était pécheur, et pécheur par le fait de son origine. Il devait travailler sans cesse à se dépouiller des causes du péché, pratiquer la circoncision spirituelle. « Ce rite, dit saint Cyrille, affirmait le besoin où l’homme était d’être délivré de la concupiscence charnelle. »

 

Pourquoi Jésus se soumet à la circoncision

 

Jésus-Christ n’était point obligé à ce rite puisqu’il y avait entre lui et son Père non pas seulement alliance, mais union. En s’y soumettant de lui-même, il prouve au peuple juif qu’il lui appartient : il vivra au milieu de lui, soumis à ses lois, il l’aimera d’un amour de prédilection. Ah ! si ce peuple avait voulu répondre à cet amour, quelles richesses le plus grand de ses enfants aurait répandues en lui !

En devenant membre de ce peuple, il s’engageait à en observer toutes les lois ; en recevant la circoncision, il devenait, dit saint Paul, le débiteur de toute la loi (Ga 5, 3). Et en effet, jusqu’à sa mort, il l’a observée avec ponctualité, lui qui était l’auteur de cette loi. La loi, au témoignage de saint Pierre, était dure. Elle était faite pour un peuple à la tête dure qu’elle devait contenir, diriger, purifier, exercer, assouplir (Ac 15, 3). Elle était faite pour des pécheurs qu’elle devait humilier et rappeler au sentiment de leurs fautes et de leur dépendance envers Dieu : et Jésus l’innocent, le saint, le Fils de Dieu, accepte d’être sous le joug de cette loi ! « Il a voulu, dit saint Épiphane, honorer cette cérémonie de la circoncision qui avait été instituée pour préparer son avènement. Il voulait que son peuple ne pût invoquer contre lui aucune excuse et ne pût pas le repousser, puisqu’il était devenu l’un de ses membres et avait pratiqué toutes ses observances [3]. »

« Il voulait aussi affirmer la vérité de sa chair contre ceux qui voudraient la nier, affirmer qu’il y a en lui deux éléments, la chair et la divinité, et que cette chair il ne l’a pas apportée du ciel, mais qu’il l’a reçue du peuple qu’il était venu sauver [4]. »

En acceptant la marque des pécheurs, Jésus-Christ accepta d’être traité comme un pécheur. Si dans ce moment il ne répand que quelques gouttes de sang, ainsi qu’il convenait à la faiblesse d’un enfant, plus tard il répandra son sang jusqu’à la dernière goutte.

« Mais en se soumettant, lui le législateur, aux lois qu’il a lui-même portées, il élève nos pensées à des mystères très élevés, dit saint Cyrille. Paul, le docteur sublime, nous les révèle. Quand nous étions encore enfants, nous étions assujettis aux premières et aux plus grossières instructions que Dieu a données au monde. Mais, lorsque la plénitude des temps fut arrivée, Dieu envoya son Fils formé d’une femme, assujetti à la loi, pour racheter ceux qui étaient sous la tutelle de la loi et pour nous amener à l’adoption des enfants de Dieu (Ga 4, 3-5). Il voulut par son obéissance volontaire réparer la désobéissance d’Adam ; et de même que par la désobéissance d’un seul beaucoup sont devenus pécheurs, par l’obéissance d’un seul beaucoup deviendront justes [5] » (Rm 5, 19).

Ce rite grossier auquel se soumettait le Sauveur nous préparait au sacrement par lequel il devait faire de nous au lieu de serviteurs des enfants de Dieu. L’apôtre saint Paul disait : « La circoncision n’est rien (1 Co 7, 19). Et, si elle n’était rien, pourquoi donc Dieu l’imposait-il avec tant de rigueur et en punissait-il les transgressions avec tant de sévérité ? Elle n’était rien, mais elle était la figure d’un mystère très élevé. Jésus-Christ, ressuscitant au huitième jour, nous impose une circoncision spirituelle qui se fait par le baptême. Josué fit circoncire le peuple après le passage du Jourdain. Jésus aussi nous fait traverser le Jourdain en nous faisant participer à sa mort ; et après ce passage il nous fait participer, par la vertu de l’Esprit-Saint, à une circoncision qui purifie l’âme. Vous avez en lui été circoncis d’une circoncision qui n’est pas faite de main d’homme, de la circoncision même du Christ, et qui est le retranchement des passions charnelles. Vous avez été ensevelis avec lui par le baptême et vous êtes ressuscités avec lui par la foi dans la puissance qui l’a ressuscité. Vous étiez morts dans vos péchés et l’incirconcision de votre chair ; et il vous a fait revivre avec lui » (Col 2, 11).

« C’est pour nous qu’il est mort, pour nous qu’il est ressuscité, pour nous qu’il a été circoncis. Il est mort pour nous faire mourir avec lui ; il est ressuscité pour nous faire ressusciter avec lui ; il a voulu être circoncis pour nous affranchir de la servitude et nous amener à la liberté des enfants de Dieu, et à la vie nouvelle. Car il y avait trois choses dans la circoncision : elle distinguait les enfants d’Abraham des autres peuples ; elle était la figure du baptême qui nous fait entrer au nombre des enfants de Dieu ; elle figurait la vie nouvelle de celui qui a reçu le baptême et qui doit, avec le glaive tranchant de la foi et de la mortification chrétienne, délivrer son cœur de toutes les passions et de tous les troubles des sens [6]. »

En prenant sur lui cette marque des pécheurs qu’il n’aurait point dû porter et qu’il porte uniquement à cause de nous, il lui fait produire tous ses effets. Nous sommes morts avec lui quand il mourait ; nous sommes ressuscités avec lui quand il ressuscitait ; de même nous fûmes circoncis avec lui quand il accepta cette humiliation. Nous pouvons maintenant jouir de la délivrance que nous a apportée celui qui s’est fait serviteur pour nous [7].

 « Aujourd’hui, dit saint Bernard, pour guérir la maladie qui était dans tout le corps, on applique le remède à celui qui est à la tête. En célébrant la fête de Noël, nous célébrions son avènement dans notre prison : aujourd’hui nous le remercions d’avoir pris sur lui nos chaînes (…). Il est tout à nous, ayant répandu son sang pour nous [8]. » En nous donnant aujourd’hui les prémices de son sang, il s’engage à le répandre tout entier pour nous ; et ce sang sera le sang d’une nouvelle alliance, de l’alliance éternelle.

Ce fut le huitième jour.

« Dans cette circonstance que la circoncision se donnât le huitième jour, n’y avait-il pas une lumière, dit saint Athanase, l’indication du renouvellement qui se fait par le baptême ? Car le huitième jour recommence la semaine suivante [9]. » « L’octave, dit saint André de Crète, c’est l’achèvement de la semaine qui vient de s’écouler et le commencement de la suivante [10]. »

 

Le nom de Jésus

 

On lui donna le nom de Jésus. C’était après la circoncision, après avoir été incorporé à son peuple que le nouveau-né recevait un nom : il commençait à compter parmi ce peuple. Jésus-Christ reçoit son nom après avoir commencé à donner son sang pour son peuple. Il s’est humilié, anéanti, en prenant la forme du serviteur, en se faisant obéissant jusqu’à la mort ; et c’est pourquoi Dieu l’a exalté et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom (Ph 2, 7-9).

Un nom est toujours une chose importante dans l’histoire d’un homme. On attend avec intérêt de connaître le nom qui sera donné à un enfant, le nom par lequel nous entrerons en rapport avec lui. Que de choses pourra contenir ce nom ! Chez le peuple hébreu, le nom avait une importance particulière : il avait habituellement une signification tirée des circonstances de la naissance de l’enfant ou de l’avenir que l’on pronostiquait pour lui. Aussi le choix du nom était-il réservé au père.

Dieu lui-même avait choisi pour son Fils le nom qu’il devait porter. L’ange l’avait révélé à Marie ; le même ange en avait porté la révélation à Joseph, afin que Joseph, image et représentant du Père céleste, eût la gloire d’imposer ce nom à celui que l’on regardait comme son fils. On lui donne donc le nom de Jésus qui avait été désigné par l’ange avant sa conception. Ce nom veut dire Sauveur, ou Jéhovah sauve ; et en effet, avait dit l’ange à Marie, il sauvera son peuple de tous ses péchés. Ce nom, dit saint Bernard, ne lui fut pas imposé par les hommes : il avait été désigné par l’ange avant sa conception, comme le remarque expressément l’évangéliste. Ce nom, il l’avait depuis l’éternité. Il avait été imposé par Dieu, révélé par l’ange, indiqué par la Vierge Marie, indiqué par Joseph [11]. « La sainte Écriture avait dit que l’on devait croire au témoignage de deux ou trois témoins : ici nous trouvons trois témoins qui témoignent de la signification de ce nom : l’ange, Marie et Joseph [12]. » Avec quels sentiments ils le firent, car ils en connaissaient la signification !

Aucun nom n’avait été et ne devait être aussi glorieux que celui-là. On a pu donner à certains hommes le titre de sauveurs de la patrie, Jésus seul a porté le nom de Sauveur pris au sens absolu, le nom de Sauveur du monde. « Josué ou Jésus, fils de Nun, succédant à Moïse, avait introduit le peuple de Dieu dans la terre promise. Jésus-Christ, venant substituer une autre loi à la loi de Moïse, Jésus-Christ, roi du véritable peuple de Dieu, l’introduit dans le royaume du ciel [13]. »

« Il est appelé Sauveur par les anges et par les hommes, remarque saint Bernard ; il est en effet le Sauveur de l’ange et de l’homme, de l’homme depuis son incarnation, de l’ange depuis le commencement de la création [14]. »

L’apôtre saint Paul, peu d’années après Jésus-Christ, disait : Dieu a voulu qu’à ce nom tout genou fléchît au ciel, sur la terre et dans les enfers, afin que devant ce fait, ajoutait saint Paul, toute langue confesse que Jésus-Christ est dans la gloire de son Père (Ph 2, 10-11).

Aucun autre nom n’a été plus glorieux sur terre. « Le nom de Jésus, disait Origène, est digne de toute adoration, car il a été apporté du ciel par les anges [15]. »

Mais l’apôtre saint Pierre le glorifiait davantage en disant devant le Sanhédrin : Il n’y a pas d’autre nom sous le ciel qui ait été donné aux hommes pour leur salut (Ac 4, 12). Et en effet tout homme qui a eu des espérances fermes de la vie éternelle les a fondées sur ce nom qu’il a invoqué, sur les mérites de Jésus-Christ dont il s’est couvert. « Comment pourrait-il désespérer, dit saint Augustin, celui pour qui le Fils de Dieu s’est abaissé à ce point [16] ? »

Déjà les merveilles qu’accomplit ce nom relèvent le Sauveur des humiliations qu’il a acceptées pour nous. « Il semble qu’il y ait opposition entre ces deux choses, la circoncision et l’acceptation d’un nom qui signifie Sauveur. La circoncision ne s’applique-t-elle pas à celui qui a besoin du salut plutôt qu’au Sauveur ? N’appartient-il pas au Sauveur de circoncire plutôt que d’être circoncis ? »

« C’est ici le cas de reconnaître le vrai médiateur de Dieu et des hommes, qui unit le divin à l’humain, ce qu’il y a de plus haut à ce qu’il y a de plus bas. Il naît d’une femme, mais sans léser sa virginité ; il est enveloppé de langes, mais ces langes sont honorés par les anges ; il est caché dans une crèche, mais révélé par une étoile. La circoncision prouve la vérité de la nature assumée, et ce nom qui est au-dessus de tout nom révèle sa majesté. Il est circoncis comme étant vraiment le fils d’Abraham, et il est appelé Jésus comme étant le vrai Fils de Dieu. Et ce nom n’est pas pour mon Jésus un nom vide comme il l’a été pour ceux qui l’ont porté avant lui : il est son nom véritable [17]. »

« C’est de ce nom, dit saint Bernard, que l’Église chante : Votre nom est une huile qui se répand (…). Il y a certainement des rapports entre l’huile et le nom de l’époux. L’huile est lumière, nourriture, lénitif : le nom de Jésus, étant prêché est une lumière ; une nourriture quand on le médite ; un remède quand on l’invoque.

« D’où s’est répandue dans le monde tout à coup une si grande lumière, si ce n’est de la prédication du nom de Jésus ? N’est-ce pas par la lumière de ce nom que Dieu nous a appelés à son admirable lumière et que saint Paul pouvait dire : Vous étiez autrefois ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur ? N’est-ce pas ce nom, le nom de Jésus, et de Jésus crucifié, que Paul prêchait ? N’est-ce pas la lumière de ce nom qui éclatait quand Pierre disait au paralytique : Au nom de Jésus de Nazareth, lève-toi et marche ?

« Et toutes les fois que vous le méditez, ne vous sentez-vous pas réconfortés ? Il nourrit l’esprit, fortifie les vertus, dirige et soutient la vie, excite les affections chastes. Toute nourriture est sèche à mon âme, si elle n’est pas imbibée de cette huile ; fade, si elle n’est pas relevée de ce sel. Quand vous écrivez, quand vous parlez, je ne trouve aucun goût à vos paroles si je n’y trouve Jésus (…). Jésus est un miel dans la bouche, une harmonie dans l’oreille, une joie dans le cœur.

« Et ce nom est un remède. L’un de vous est-il triste ? Que Jésus vienne en son cœur, qu’il monte à ses lèvres, et la lumière qui jaillira de ce nom dissipera tout nuage. Quelqu’un tombe dans une faute : il va, désespéré, à l’abîme de la mort : en invoquant ce nom de vie, il respirera la vie (…). La dureté du cœur, l’aigreur de l’âme, la lâcheté, la tiédeur pourront-elles tenir devant ce nom ? Ne ranime-t-il pas la source desséchée des larmes ? Ne dissipe-t-il pas le doute et la crainte [18] ? »

Origène, témoin des merveilles qu’opérait la vertu de ce nom et de ses victoires sur la magie, disait : « Nous aussi, chrétiens, nous avons nos incantations, mais elles sont spirituelles, et elles s’accomplissent par le nom de Jésus et par le rappel de ses actes. Souvent par ce nom, l’homme a vaincu le démon. Ce nom, prononcé avec une foi entière et un sincère amour, a une puissance irrésistible. Sa puissance est si grande que, même employé par des méchants, il a produit des effets [19]. »

 

Les gloires du nom de chrétien

 

Nous aussi, nous avons un nom, celui de chrétiens, et ce nom, nous l’avons emprunté à celui du Christ. Nous avons été faits chrétiens par une participation à l’onction qui a fait du Christ le Fils de Dieu. « Dans votre circoncision spirituelle, dit Bède, vous avez été faits participants du nom de Jésus. Comme celui de Jésus, votre nom avait été désigné par Dieu lui-même, avant que vous fussiez, par la foi, conçu dans le sein de l’Église, et même avant tous les siècles (…). Il faut que du nom du Sauveur, vous portiez le nom de sauvés [20]. »

Ce nom de chrétien est donc le plus glorieux de tous les noms. « Pour moi, disait Origène, je veux recevoir mon nom, non pas d’un hérésiarque, mais du nom du Christ, de ce nom qui est béni par toute la terre. Je veux par mes œuvres et mes sentiments être et mériter d’être appelé chrétien [21]. » Il faut, disait saint Paul, que le nom de Jésus-Christ soit glorifié en vous, afin que vous soyez glorifiés en lui (2 Th 1, 12). Il doit accomplir de grandes choses en nous, produire en nous la sainteté et la gloire : il faut que nous le glorifiions par la confiance et en le faisant entrer dans toutes nos actions.

O Jésus, si un jour je suis sauvé, je le serai par vous et je bénirai votre nom. Oh ! puissé-je éternellement bénir ce nom de Sauveur, puissé-je éternellement chanter Jésus ! Et dès maintenant, faites-moi sentir tout ce qui est contenu dans ce nom, faites-moi sentir que vous êtes l’admirable, le conseiller, le fort, le Dieu, le Père du siècle futur, le prince de la paix. Faites-moi sentir que vous êtes le Sauveur, et sauvez-moi : sauvez-moi du péché, sauvez-moi de la tentation, sauvez-moi des germes mauvais qui sont en moi, sauvez mon âme de la mort éternelle, et un jour sauvez mon corps du tombeau : Pour la gloire de votre nom, sauvez-nous, Seigneur. Et il est impossible, si l’on invoque ce nom comme il doit être invoqué, que l’on périsse.

Et, si nous glorifions ce nom, nous assurons notre salut si, comme nous le recommande saint Paul, tout ce que nous faisons en parlant ou en agissant, nous le faisons au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ (Col 3, 17). L’âme de nos actions, c’est notre intention, notre intention qui va au but dans lequel nous voudrions toujours nous arrêter, et qui donne à notre vie son vrai caractère. L’intention est devant Dieu, qui regarde d’abord le cœur, la chose capitale de la vie. Jésus, dans sa vie, avait ses intentions qui étaient pures, larges, sublimes. Quand nous agissons au nom de Jésus-Christ, nous entrons dans ses intentions, et nous nous revêtons de sa vertu. En union avec Jésus faisant son entrée dans la vie, offrant à son Père avec les prémices de son sang tout son sang et toute sa vie, offrons à Dieu tous les jours de cette année et toute notre vie.

 


 

Sages-femmes lavant l’Enfant-Jésus.

Tradition apocryphe. Vitrail du Mans


 


[1] — La Chaîne d’or de saint Thomas d’Aquin est en cours de réédition. Texte français seul, en reprint de l’édition Vivès de 1868 (17 tomes vendus ensemble). Parution des six premiers tomes (Mt) en décembre 1997, et des onze autres (Lc, Mc et Jn) fin 1998. Envoi automatique et franco aux souscripteurs. Prix public : 1789 F. ; prix souscription : 1289 F. Possibilité de paiement fractionné.

A commander à : Éditions pamphiliennes, rue Saint-Louis, F – 84400 Saignon.

[2] — Bossuet, Élévations, 18e semaine, 9e élévation.

[3] — Saint Épiphane, Contra hæres., l. 30, c. 28.

[4] — Ibidem.

[5] — Saint Cyrille, in Luc, P.G., t. 72, p. 495-499.

[6] — Id., ibidem.

[7] — Origène, Homilia 14 in Luc.

[8] — Saint Bernard, Serm. 3 de Circumc., n. 3 et 4.

[9] — Saint Athanase, De Sabb. et Circumc, n. 5 (Dub).

[10] — Saint André de Crète, In Circumcisione Domini nostri.

[11] — Saint Bernard, Serm. 2 de Circumcisione.

[12] — Id., Serm. 1 de Circumcisione, n. 3.

[13] — Saint Jean Chrysostome, Homilia 2 in Matt., n. 3.

[14] — Saint Bernard, Serm. 1 de Circumcisione, n. 2.

[15] — Origène, Homil. 14 in Luc.

[16]Quis de se desperet, pro quo tam humilis esse voluit Filius Dei ? Saint Augustin.

[17] — Saint Bernard, Serm. 1 de Circum., n. 2.

[18] — Saint Bernard., Serm. 15 in Cantic., n. 5 et 6.

[19] — Origène, l. 1, Contr. Cels.

[20] — Saint Bède, in Luc.

[21] — Origène, Homilia 16 in Luc.

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 23

p. 10-17

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