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La nouvelle Église

 

 

 

d’après le chanoine Roca (1830-1893)

 

 

 

Né en 1830, prêtre en 1858, nommé chanoine honoraire de Perpignan en 1869, l’abbé Roca découvre vers cette époque le gnosticisme et les sciences occultes. Il commence alors une active propagande auprès des ec­clésiastiques et de la jeunesse. Interdit par Rome, il n’en continue pas moins de prêcher l’avènement de la « divine synarchie » sous l’autorité d’un pape converti au christianisme scientifique. Il fréquente les hautes sociétés secrètes, les rosicruciens, martinistes, kabbalistes, occultistes, etc.

Il nous annonce que l’Église catholique devra s’aligner. Sa présence au monde devra être une véritable incorporation à une Église supérieure, celle du « Christ-Esprit » et par conséquent subir non pas quelques réformes, mais une totale transformation [1]. Laissons donc maintenant le chanoine apostat nous parler avec son assurance prise à bonne source, du formidable complot ourdi contre l’Église.

Le Sel de la terre.

 

 

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TANT qu’elle ne sortira pas des formes temporelles d’un passé qui se meurt et qui ne saurait revivre, la papauté des vieux âges n’a plus rien à dire aux âges modernes qui d’ailleurs manquent d’oreilles pour l’entendre. Elle n’a rien à faire non plus dans le nouvel ordre social qui a dû pour des raisons majeures s’inau­gurer tant bien que mal hors de Rome, sans Rome, malgré Rome, contre Rome… La vieille papauté rompra le silence à l’heure où sera terminée l’œuvre tout évangélique de cette glorieuse palingénésie [2]. Alors, se retournant dans son sépulcre, Pierre vérifiera l’oracle du Christ. Il « confirmera ses frères », c’est-à-dire tous les peuples chrétiens dans les voies nouvelles où leur rédempteur les a fait entrer avant lui. Il consacrera la civilisation moderne ; il la proclamera fille de l’Évangile, héritière des promesses dominicales et du véritable esprit des paraboles.

Prononçant sa propre déchéance, la papauté romaine déclarera urbi et orbi qu’ayant terminé sa mission et son rôle d’initiatrice, elle se dissout librement dans sa vieille forme, pour laisser le champ libre aux opérations supérieures du nouveau pontificat de la nouvelle Église et du nouveau sacerdoce qu’elle insti­tuera canoniquement elle-même avant d’exhaler le dernier souffle.

Puis, retombant épuisée sur sa couche funèbre, elle s’endormira pour tou­jours du sommeil de la mort dans le baiser du Christ dont elle aura somme toute mieux rempli qu’on ne le pense les miséricordieux desseins.

Ainsi se passaient les choses autrefois dans la crypte des temples primitifs durant le cycle des savantes initiations.

 

Dès qu’il sera visible aux yeux de tous que l’ordre nouveau ressort logi­quement de l’ordre ancien… la vieille papauté et le vieux sacerdoce abdique­ront volontiers devant le pontificat et devant les prêtres de l’avenir qui seront ceux du passé convertis et transfigurés en vue de l’organisation de la planète dans la lumière de l’Évangile.

Et cette nouvelle Église, bien qu’elle ne doive peut-être rien conserver de la discipline scolastique et de la forme rudimentaire de l’ancienne Église, rece­vra néanmoins de Rome l’ordination et la juridiction canonique.

Il faut que le dégagement s’opère et que la loi d’évolution reprenne son cours divin dans le cycle ouvert par le saint Évangile sous les pas de l’humanité nouvelle.

La synarchie est de taille à opérer cette rénovation générale [3].

 

Extraits de P. Virion, Mystère d’iniquité, 3e éd., Saint-Cénéré,

Éd. Saint-Michel, 1967, p. 147 et 148.


[1] — Roca, Le Socialiste chrétien, Paris, 1891.

[2] — Régénération universelle du monde. (NDLR.)

[3] — Roca, Glorieux centenaire, Monde nouveau, nouveaux cieux, nouvelle terre, par l’auteur de la « Fin de l’ancien monde », Paris, A. Ghio, 1889, p. 457-469.

Informations

L'auteur

Licencié en droit et diplômé d’études supérieures en histoire, Pierre Virion (1899-1988) collabora à la Revue Internationale des Sociétés Secrètes de Mgr Ernest Jouin (1844-1932) sous les pseudonymes de J. Boicherot et Lefrançois.

Pendant le concile Vatican II, il publia sous le pseudonyme de Vidiacus, deux ouvrages importants qu’il réédita dès 1966 sous son vrai nom : « Bientôt un Gouvernement Mondial » et « Mystère d'Iniquité ». Il revint sur le sujet en 1969 avec la brochure « Le Complot» puis en 1974 avec « Le Nouvel Ordre du Monde ».

Il présida également l’Association Universelle des Amis de Jeanne d'Arc (fondée avec le général Weygand) et publia en 1972 « Le Mystère de Jeanne d’Arc et la politique des nations ».

Le numéro

Le Sel de la terre n° 23

p. 202-203

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