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Catéchisme de la médiation

universelle de Notre-Dame

 

 

 

par Filius Ancillae

 

 

 

Nous continuons la publication de ce catéchisme de la médiation universelle de Notre-Dame, commencée dans nos numéros 20 et 22.

Le Sel de la terre.

 

 

 

Article 2 : le témoignage

de l’Ancien Testament (suite)

 

 

« Il n’est aucune page des Écritures divinement inspirées où l’œil avisé ne découvre les noms et les symboles de la Vierge. » Saint André de Crête [1].

 

— 25e question : Après le Protévangile, y a-t-il d’autres textes annonçant la très sainte Vierge dans l’Ancien Testament ?

 

Réponse : Oui, mais ils sont peu nombreux au sens littéral [2], et sans rapport avec la médiation de Marie. Tout au plus peut-on relever l’association faite par la sainte Écriture entre le futur Messie et sa mère.

Par contre, au sens spirituel, l’Ancien Testament abonde de figures humaines ou corporelles par lesquelles Dieu veut déjà montrer aux hommes non seulement le Sauveur promis [3], mais aussi son « associée dans le mystère de la Rédemption [4] ». En effet, comme le notait justement Dom Renaudin :

 

Si Notre-Seigneur a été figuré dans l’Ancien Testament par des types prophétiques voulus de Dieu, il est à croire que la très sainte Vierge, inséparable de son Fils dans l’œuvre de la Rédemption, a eu le même privilège. De même que Dieu a montré à l’avance le Verbe incarné, ainsi a-t-il annoncé de la même manière, sinon dans les mêmes figures, la mère toute belle et toute pure, que sa Providence avait préparée dès l’éternité à cette mission unique [5]

 

Toute la Tradition, tant grecque que latine, nous le confirme, de saint Taraise : « Elle est en effet le miroir et l’annonce glorieuse des prophètes, et le terme des choses qu’ils prophétisent [6] », à Nicolas Cabasilas [7] : « Les prophètes, en leurs discours inspirés, chantaient déjà la bienheureuse Vierge ; et ce qu’il a pu y avoir en ces temps anciens de plus vénérable – le tabernacle, l’arche, la tente de Moyse, bref tout ce dont se glorifiaient les hébreux – figurait par avance les merveilles de la Vierge. Si toutes ces choses étaient bien, de fait, dignes de vénération – et cela depuis toujours – c’est uniquement en tant qu’elles la représentaient avant la lettre, et l’annonçaient aux hommes [8]. »

Pour l’Église latine, il suffira de citer saint Bonaventure, l’un de ses plus grands Docteurs :

 

L’excellence de la glorieuse Vierge est telle que toute langue est impuissante à la raconter et à la louer : les Écritures sont impuissantes, et les images paraboliques le sont aussi. C’est pourquoi le Saint-Esprit, parlant par la bouche des prophètes, la loue non seulement par des paroles, mais encore par des figures et des images paraboliques ; et parce qu’aucune image parabolique ne suffit parfaitement à exprimer son excellence, les similitudes et les métaphores ont été multipliées en vue de mieux célébrer sa louange [9].

 

Nous pouvons donc affirmer, avec un théologien récent, que ces figures

 

ont été vraiment voulues par Dieu, et elles nous montrent le sens, non littéral, mais typique de la sainte Écriture. C’est pourquoi non seulement l’orateur sacré peut recourir à ces comparaisons pour enflammer la piété des fidèles, mais le théologien lui-même, s’appuyant sur la tradition ecclésiastique, pourra se servir de ces images, pour exposer, illustrer et défendre la doctrine mariale. Car tel était le but de la divine Sagesse en

ordonnant ces diverses figures : rendre plus facile l’étude approfondie de la glorieuse Mère de Dieu, et ouvrir ainsi le chemin à une connaissance plus parfaite du Christ lui-même [10].

 

— 26e question : Pour défendre la vérité de notre doctrine, est-il vraiment utile et nécessaire de recourir à cette interprétation allégorique [11] de l’Écriture ?

 

Réponse : Oui, car cette méthode d’exégèse a aussi été utilisée par les docteurs de la Loi, Notre-Seigneur lui-même, les apôtres et, à leur suite, les Pères et les grands Docteurs de l’Église, pour appuyer leur enseignement doctrinal. Y renoncer, ce serait négliger non seulement une tradition divine, mais aussi les besoins mêmes de notre psychologie humaine, si sensible au symbolisme.

Saint Grégoire le Grand, qui s’exprime avec l’autorité d’un pape canonisé, d’un Père et d’un Docteur de l’Église, nous avertit que…

 

…l’intelligence de la parole sacrée doit être pesée de telle façon [entre le sens littéral et le sens spirituel], que les deux plateaux soient maintenus égaux ; afin que le poids d’une discussion trop subtile n’altère pas la vraie signification du premier et, à l’inverse, que l’incurie de la paresse ne nous empêche pas de pénétrer ce que contient le second. Beaucoup de passages, en effet, sont tellement chargés d’allégorie que, si l’on voulait s’en tenir au seul sens littéral, on se priverait par cette négligence d’en comprendre la vraie portée [12]

 

Treize siècles plus tard, le pape Léon XIII reprendra cette monition dans son encyclique consacrée à l’étude de la sainte Écriture :

 

Celui qui interprète les Écritures se gardera aussi de négliger le sens allégorique ou analogique attaché par les saints Pères à certaines paroles, surtout lorsque cette signification découle naturellement du sens littéral et s’appuie sur un grand nombre d’autorités. L’Église, en effet, a reçu des apôtres ce mode d’interprétation et l’a approuvé par son exemple, ainsi que cela ressort de la liturgie [13].


 

Enfin, face au mépris de l’exégèse moderne – ou plutôt moderniste – envers l’interprétation spirituelle, il est bon de citer aussi le pape Pie XII, encore si proche de nous, qui rappelait cet enseignement constant de l’Église dans son encyclique Divino afflante :

 

Les paroles et les faits de l’Ancien Testament ont été merveilleusement ordonnés et disposés par Dieu de telle manière que le passé préfigurait d’avance d’une manière spirituelle ce qui devait arriver sous la nouvelle alliance de la grâce. C’est pourquoi l’exégète, de même qu’il doit rechercher et exposer le sens littéral des mots, tel que l’hagiographe l’a voulu et exprimé, ainsi doit-il exposer le sens spirituel, pourvu qu’il résulte certainement qu’il a été voulu par Dieu. Dieu seul, en effet, a pu connaître ce sens spirituel et nous le révéler. Or ce sens, notre divin Sauveur nous l’indique et nous l’enseigne lui-même dans les saints Évangiles ; également, à l’exemple du Maître, les apôtres le signalent ouvertement dans leurs paroles et leurs écrits ; la tradition constante de l’Église le montre ; enfin, l’antique usage de la liturgie l’exprime chaque fois qu’on est en droit d’appliquer l’adage connu : « La loi de la prière est la loi de la croyance ». Ce sens spirituel donc, voulu et fixé par Dieu lui-même, les exégètes catholiques doivent le mettre en lumière et le proposer avec le soin qu’exige la dignité de la parole divine.

 

Après avoir bien recommandé de ne pas confondre ce sens spirituel et typique avec une interprétation toute métaphorique des choses, le pape explique plus loin comment procéder :

 

Pour s’acquitter de sa tâche, l’exégète pourra trouver une aide très appréciable dans l’étude sérieuse des œuvres que les saints Pères, les Docteurs de l’Église et les plus illustres exégètes des temps passés ont consacrées à l’explication des saintes Lettres. Ceux-là, en effet, bien que parfois leur érudition profane et leurs connaissances linguistiques fussent moins poussées que celles des exégètes modernes, l’emportent en raison du rôle que Dieu leur a attribué dans l’Église, par une sorte de suave intuition des choses célestes et par une admirable pénétration d’esprit, grâce auxquelles ils vont plus avant dans les profondeurs de la parole divine et mettent en lumière tout ce qui peut servir à expliquer la doctrine du Christ et à faire progresser la sainteté de la vie [14].

 

Résumons donc ces indispensables préliminaires exégétiques par quelques recommandations d’auteurs approuvés :

 

L’interprète doit faire une grande attention au sens typique des Écritures et l’expliquer avec soin parce que, non moins que le sens littéral, ce sens est la parole de Dieu [15]. D’autre part, cependant, l’interprète doit se garder de présenter des allégories

arbitraires, comme étant un sens typique de l’Écriture [16]. Qu’il n’admette donc aucun sens typique qui ne s’appuie sur des arguments du moins probables.

Ces arguments, l’interprète les trouvera : a) dans les livres sacrés eux-mêmes, lorsqu’en termes formels ils affirment que tel personnage ou telle chose sont un type (Rm 5, 14, etc.) ou qu’ils le supposent clairement (He 1, 5, etc.) ; b) dans l’accord unanime [17] des Pères interprétant un texte au sens typique. Il trouvera d’autres arguments, mais moins certains : a) dans l’usage que la liturgie fait de quelques textes, car l’Église, dans sa liturgie, recourt aussi au sens accommodatice ; b) dans une analogie évidente [18], qui se rencontre entre les personnages et les faits de l’Ancien Testament et ceux du Nouveau [19].

 

En conclusion, il faut beaucoup de circonspection avant d’affirmer ou de nier que telle figure de l’Ancien Testament a vraiment été suscitée par Dieu pour annoncer la Vierge Marie dans le Nouveau et que l’interprétation allégorique qui en est faite est un sens authentique de l’Écriture, pouvant démontrer notre doctrine mariale.

Comme il nous est malaisé de discerner la pensée exacte de Dieu à ce sujet, faisons donc confiance aux saints Pères et Docteurs de l’Église, dont la sainteté et les miracles ont confirmé la justesse de la doctrine transmise, plutôt qu’à notre jugement propre, le plus mauvais des maîtres, selon saint Jérôme. En effet, aurions-nous cru que le rocher du désert était une authentique figure du Christ si nous l’avions appris seulement par quelques Docteurs ? Or nous savons indubitablement par saint Paul que ce rocher figurait – mieux : il était – le Christ dans la pensée divine (Nb 20, 11 et 1 Co 10, 4).

Lorsque l’on compare les écrits des commentateurs contemporains avec ceux des siècles passés, on est frappé par cette rupture de la tradition du sens spirituel de l’Écriture, et l’on comprend cette plainte de Pie XII :

 

Il est certes regrettable que ces précieux trésors de l’antiquité chrétienne soient si peu connus de maints écrivains de notre temps et que les historiens de l’exégèse n’aient

pas encore accompli tout ce qui semblerait nécessaire pour une étude méthodique et une juste appréciation de cette matière si importante [20].

 

Ce désir du pape ayant trouvé peu d’écho jusqu’à présent [21], en particulier en exégèse mariale, il nous faut ici tenter de réhabiliter ce sens typique de la sainte Écriture, si familier à nos grands anciens. En espérant que cette étude sommaire sera reprise bientôt par de vrais spécialistes, capables de  sélectionner et d’exposer avec art les plus belles perles de ces « précieux trésors de l’antiquité chrétienne », de cette admirable richesse de figures humaines et matérielles destinées à exalter la mère du Messie, dès le début de l’Histoire sainte.

 

— 27e question : Quelles sont les figures humaines de la très sainte Vierge dans l’Ancien Testament ?

 

Réponse : Ce sont ces femmes célèbres qui ont jalonné l’histoire du peuple de Dieu. Il importe de préciser ici que, pour comprendre en quoi elles furent des figures de Notre-Dame, il faut avoir ce qu’on appelle le « sens de l’analogie » : c’est-à-dire cette intuition qui permet de discerner, aussi bien dans les types de l’Ancien Testament que dans les paraboles du Nouveau, ce qui convient avec la réalité signifiée, et ce qui ne peut pas lui convenir. Pour tout chrétien, il est incontestable que Moïse, David et Salomon ont été d’éminentes figures de Notre Seigneur Jésus-Christ, par exemple en tant que législateur, prophète et roi. Mais personne n’oserait en inférer que Jésus ait pu être meurtrier au début de sa vie publique [22], adultère au milieu [23], et idolâtre à la fin [24].

De par la nature des choses, toute image ne peut être qu’une représentation imparfaite de son modèle. Ne cherchons donc pas dans les grandes femmes de l’Ancien Testament des figures où chaque détail rapporté par l’Écriture doit s’appliquer spirituellement à Marie. Mais ne refusons pas pour autant le caractère figuratif qui leur est dû, surtout comme mères ou épouses de personnages figurant expressément le Messie [25]. Retenons plutôt ce que nos pères dans la foi ont su découvrir en elles, éclairés qu’ils étaient par la Tradition et les lumières du Saint-Esprit qui veut, au fil des siècles, nous faire connaître de mieux en mieux les grandeurs de sa sainte Épouse.


 

Ève. — Si, dès les premièrs siècles, les Pères insistent surtout sur le fait qu’Ève est l’antithèse de Marie, ils ne manquent pas néanmoins de nous montrer en quoi elle est aussi sa figure :

 

Tertullien lui-même a souvent mis en relief la valeur typologique des premiers chapitres de la Genèse. Il est même le premier à voir préfiguré dans le rôle d’Ève, comme aide d’Adam semblable à lui – adjutorium simile sibi (Gn 2, 18) – celui de Marie auprès du Christ. Montrant la bonté divine à l’œuvre dans la création : « Cette même bonté, écrit-il [26], pourvut Adam d’une aide, dit-elle, pour que rien de bon ne fît défaut. Car il n’est pas bon, dit-elle, que l’homme soit seul. Elle savait de quel secours lui serait la femme en Marie, et ensuite dans l’Église. » [27]

 

De même,

 

…c’est Marie saluée pleine de grâce qu’Ève représentait, quand, sous le voile d’une figure, elle reçut le nom de mère des vivants (Gn 3, 20). En effet, Ève fut appelée la mère des vivants, après qu’elle eut entendu la sentence : Tu es terre et tu retourneras à la terre, c’est-à-dire après son péché. Ce n’est donc pas un léger sujet d’étonnement de lui voir attribuer un pareil nom après sa déchéance. A regarder l’ordre extérieur et sensible, c’est de cette Ève qu’est issue toute la race humaine sur la terre, mais en réalité c’est par Marie que la vie même a été introduite dans le monde. Ayant porté dans son sein le Vivant par excellence, elle est devenue la mère des vivants. Donc c’est à Marie sous la figure d’Ève que s’applique ce nom de Mère [28]

 

Oui, vous êtes véritablement…

 

…notre Ève, la mère de tous les vivants par la grâce [29].

 

Sara

 

C’est elle [Marie] la vraie Sara, qui se traduit par princesse, qui a engendré le vrai Isaac, à savoir le Fils de Dieu, dans la descendance duquel seront bénies toutes les nations (Gn 22, 18) [30].

 

On peut ajouter, avec d’autres auteurs, que Marie fut l’épouse très belle et très aimée du vrai Abraham, le « Père d’En-Haut de qui vient toute postérité au ciel et sur la terre » (Ep 3, 15). Mère – comme Sara – d’un Fils unique après la promesse d’un ange, malgré sa stérilité, elle s’écrie avec allégresse : « Dieu m’a donné une grande joie, tous ceux qui l’apprendront me diront bienheureuse [31] ». En effet, le Seigneur avait dit d’elle : « Je la bénirai, et je lui donnerai un fils que

je bénirai » (Gn 22, 16). Et toutes les générations lui répèteront : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. »

Sara, en se disant sœur d’Abraham [32], permit à ce dernier de recevoir de nombreux présents de la part du puissant roi d’Égypte et d’être à l’abri du danger. Vous aussi, qui êtes notre Médiatrice auprès du roi des rois, dites-lui que vous êtes notre sœur, afin de nous obtenir de lui tous les biens et que nous soyons préservés de tout mal.

 

• Rébecca

 

Rébecca, dit la Genèse (24, 16), était une jeune fille charmante ; elle était vierge et très belle, et aucun homme ne l’avait approchée. Rébecca signifie celle qui a beaucoup reçu et désigne la Vierge Marie qui a vraiment beaucoup reçu puisqu’elle a conçu le Fils de Dieu [33].

 

Pour saint Alphonse,

 

…c’est une bien belle figure de Marie que Rébecca, à qui le serviteur d’Abraham demande un peu d’eau pour étancher sa soif, et qui s’empresse d’en verser abondamment non seulement à lui-même, mais à ses chameaux : Je puiserai de l’eau, lui dit-elle, même pour vos chameaux, jusqu’à ce que tous aient bu. Ô notre reine, (…) vous êtes bien plus charitable et généreuse que Rébecca, aussi vous ne vous contentez pas de dispenser les grâces de votre immense miséricorde seulement aux fidèles serviteurs de Dieu figurés par le serviteur d’Abraham, vous les accordez encore aux pécheurs figurés par les chameaux [34].

 

On connaît bien la belle interprétation mystique que donne saint Louis-Marie Grignion de Montfort [35] de la scène où Rébecca obtient pour son fils cadet Jacob la bénédiction réservée à son aîné. Avant lui, M. Olier écrivait :

 

Au Calvaire, Marie accomplit en notre faveur cette figure, nous substituant nous-mêmes dans la personne de saint Jean à son Fils premier né ; elle nous présente à Dieu le Père, ainsi que Rébecca couvrit Jacob des habits précieux d’Esaü [36].

 

• Rachel

 

Marie est cette Rachel, cette brebis très douce et très humble. (…) Si Rachel fut louée pour sa beauté (Gn 24, 17), combien plus celle-ci ! (…) Le patriarche Jacob fut

épris d’amour pour elle, et la demande en mariage ; mais maintenant, c’est Dieu qui est épris de la Vierge : Vous avez trouvé grâce auprès de Dieu (Lc 1, 30) [37].

 

Marie donnera à son Dieu le vrai Joseph, Sauveur d’Israël ; et puis Benjamin, le frère bien-aimé de Joseph, le chrétien, fils adoptif de Marie, frère du doux Jésus. La naissance de Joseph n’apporte à Rachel que de la joie ; la naissance de Benjamin lui apporte la mort. La Vierge Marie enfantera Jésus dans les ravissements d’une joie céleste, elle enfantera le chrétien sur le Calvaire, au pied de la Croix, dans les douleurs que jamais l’esprit de l’homme ne pourra concevoir [38].

 

Myriam (ou Marie, sœur de Moïse). — Après le passage de la mer Rouge, Myriam, la prophétesse, sœur d’Aaron (Ex 15, 20), chanta un cantique d’action de grâces au Seigneur.

 

Dans l’Ancien Testament, une vierge des Hébreux conduisit leur armée au travers de la mer ; dans le Nouveau Testament, c’est une vierge, devenue le palais d’un céleste enfant, qui a été choisie pour l’œuvre de notre salut [39].

 

Encore que Moïse fût gouverneur et conducteur de toute l’armée également, des femmes comme des hommes, néanmoins Marie, sa sœur, participait à cette gloire, d’autant qu’elle était comme la maîtresse et conductrice de celles de son sexe. Ce qui ne se faisait pas seulement pour la bienséance et civilité, mais encore par une spéciale providence de Dieu qui le permettait ainsi, pour montrer par diverses figures et exemples, les prérogatives, les faveurs et les grâces qu’il devait faire à la sacrée Vierge Notre-Dame, qui devait être la reine et conductrice du genre humain [40].

 

Noémi. — Noémi, dont le nom signifie agréable ou belle, était veuve d’Elimélek, ce qui veut dire mon Dieu est roi.

 

Marie, en la Passion de son Fils, a été vraiment abreuvée d’amertume quand le glaive transperça son âme. C’est bien elle qui a pu s’écrier comme dans le livre de Ruth (Ch 1, 21) : « Ne m’appelez plus Noémi, mais appelez-moi Mara (c’est-à-dire amère), parce que le Tout-Puissant m’a toute remplie d’amertume. » Noémi, belle par la sanctification de l’Esprit-Saint, et amère par la Passion de son Fils. Les deux fils de Marie sont : Dieu et l’homme. Elle est mère de l’un corporellement, mère de l’autre spirituellement. (…) Or ces deux fils de Marie sont morts tous les deux dans la Passion : l’un en son corps, l’autre en son âme ; l’un par les déchirements de la Croix, l’autre par

l’infidélité de son esprit, et ainsi les entrailles de Marie ont été remplies d’amertume outre mesure [41].

 

Ruth

 

Ruth est la figure de Marie et son nom veut dire : celle qui voit et qui se hâte. Telle est bien Marie : elle est celle qui voit notre misère et qui se hâte d’exercer sa miséricorde [42].

 

Elle est notre Ruth, recueillant dans le champ de l’Église les épis qui restent, suivant fidèlement le passage des moissonneurs [43].

 

Au moment où Ruth s’apprêtait à retourner vers les siens dont elle s’était momentanément éloignée, Booz lui dit : « Étends ton manteau et tiens-le de tes deux mains. » Et Ruth tenant ainsi son manteau ouvert, Booz y versa six mesures de froment. Ruth alors rentra dans la cité. Et comme on lui demandait : « Que s’est-il passé ? » Elle répondit : « Voici les provisions dont le seigneur Booz a rempli mon manteau et mes mains et il m’a dit : je ne veux pas que tu retournes vers les tiens les mains vides. Nolo te vacuam reverti » (Rt 3, 17). Jésus-Christ n’est pas moins généreux que son ancêtre Booz. Il a vu cette nouvelle Ruth et il lui a dit : « Tiens ton manteau ouvert et élargi, tiens-le à deux mains. Expande pallium et tene utraque manu » (Rt 3, 15). Et il y a versé six grandes mesures de froment, c’est-à-dire qu’il y a mis une grande provision de ses grâces les plus exquises. Car le Seigneur ne veut pas que Marie revienne vers nous les mains vides [44].

 

Anne

 

De même que Samuel portait la figure du Christ, ainsi Anne, sa mère, préfigurait Marie, la Mère bienheureuse du Christ. Elle est en effet la véritable Anne, c’est-à-dire la pleine de grâce, comme l’a saluée l’Archange Gabriel. (…) Elle était vraiment très chérie de son divin Époux (1 R 1, 5). Si elle ne fut pas une femme stérile rendue féconde par une faveur divine, elle fut une vierge perpétuelle fécondée par Dieu. (…) Comme Anne, sous l’inspiration de l’Esprit-Saint, elle chanta un cantique d’actions de grâces au Seigneur. (…) Anne avait cru à l’homme de Dieu lui prédisant la conception de Samuel. Marie a cru à l’Archange Gabriel. Anne, sainte et ornée de toutes les vertus, se rendit au Temple du Seigneur à Siloh, et y offrit son fils premier-né ; Marie, très sainte et ornée de vertus supérieures à celles des hommes et des anges, a présenté son Fils unique et premier-né à Dieu dans son très saint Temple, (…) don incomparable à n’importe quel titre : c’est le don d’un vrai Dieu, d’une infinie majesté, le plus digne de tous les dons ; (…) Quelle est cette femme, qui peut offrir un tel don au Dieu si haut,

au Roi des rois ? (…) Elle ne peut être que Reine, Reine non seulement de la terre, mais du Ciel [45].

 

Abigaïl

 

Vous êtes la très prudente et très belle Abigaïl, qui avez apaisé par vos prières et votre intercession la très juste indignation de David (1 R 25, 35), c’est-à-dire de Dieu, contre le stupide Nabal, c’est-à-dire l’homme pécheur [46].

 

David s’apaise vis-à-vis de Nabal à cause d’Abigaïl, et le Seigneur se réconcilie avec l’impie par la médiation de Marie. Ce sont les paroles, les présents d’Abigaïl qui touchent le cœur de David, et c’est par les prières et les mérites de Marie que le Seigneur calme sa colère. Abigaïl empêche une vengeance temporelle, et Marie, une vengeance éternelle ; l’une arrête le glaive de l’homme, l’autre le glaive de Dieu [47].

 

Elle est donc cette Abigaïl, qui a réjoui son père Adam, triste et pleurant son péché, par lequel nous avions tous été condamnés. En effet, Abigaïl se traduit par joie de son père. (…) Ainsi, elle prie sans cesse pour nous autres, qui aurions dû être détruits depuis longtemps [48].

 

Bethsabée

 

Bethsabée fut sa figure, elle dont le nom signifie puits d’abondance, à cause de sa plénitude de grâces, et qui obtint par ses prières que David donne le royaume à son fils Salomon (3 R 1, 30) [49].

 

« Bethsabée se rendit auprès du roi Salomon, on plaça un trône pour la mère du Roi, et elle s’assit à sa droite. Puis elle dit : J’ai une petite demande à vous faire, ne me la refusez pas. Et le roi lui dit : Demandez, ma mère, car je ne saurais vous refuser » (3 R 2, 19-20). Aujourd’hui, vous êtes reçue par lui dans son royal palais, et comme la mère digne d’un tel Salomon, vous avez, la première, des honneurs magnifiques [50].

 

Elle fut donc placée à la droite de son Fils, et le ciel vit réalisé ce qui ne s’était passé qu’en figure sur la terre. (…) Si Salomon a rendu ainsi honneur à sa mère, avec combien plus de raison Dieu, qui nous a donné le précepte d’honorer notre père et notre mère, aura-t-il établi la Vierge sainte tout auprès de lui, à sa droite [51] !


 

Judith

 

Judith veut dire en hébreu le confesseur, qui loue, glorifie Dieu. Cela convenait particulièrement à Judith, qui s’était séparée de la foule afin de prier et louer Dieu toute la journée dans son oratoire (Jdt 8, 5). Au sens allégorique, Judith fut une figure de la sainte Vierge : retirée dans sa chambre, suppliant Dieu par des jeûnes et des gémissements inénarrables pour obtenir le salut du monde, elle mérita de devenir elle-même cette médiatrice de paix. Holoferne, lui, est la figure du diable, dont la tête fut meurtrie par la vraie Judith, la bienheureuse Vierge, en vertu de l’oracle divin prononcé dans la Genèse (3, 15). Dans ce combat singulier, comme en un duel sans pitié, elle l’abattit sans qu’il pût toucher à sa vertu. Et de même que les Assyriens prirent peur et s’enfuirent, tous les démons craignent et fuient devant la sainte Vierge. Après la victoire, tous vinrent à sa rencontre et louèrent Judith d’une seule voix : Vous êtes la gloire de Jérusalem, la joie d’Israël et l’honneur de votre peuple. (…) Et ainsi on vous bénira éternellement. Notre-Dame, elle, est la joie, l’honneur et la gloire bien plus que de la seule Jérusalem, mais de toute la terre ; bien plus que d’Israël, de toutes les nations. Judith chanta à son tour un cantique d’actions de grâces, que tout le peuple répétait après elle. Chaque jour l’Église répète dans son cantique du Magnificat : Toutes les générations me diront bienheureuse [52].

 

Esther

 

Il n’est pas besoin de beaucoup de paroles pour faire ressortir les analogies frappantes de l’histoire d’Esther avec le rôle de la sainte Vierge, Épouse du roi céleste, bien-aimée de Dieu, reine de l’Église, protectrice et libératrice du véritable Israël. Saint Bonaventure et plusieurs autres saints Docteurs les ont exposées avec une science digne de leur piété [53].

 

Ce qui dans l’Écriture est dit au sujet d’Esther, se rapporte d’une manière bien plus élevée et parfaite, par une vue spirituelle, à la bienheureuse Vierge ; en effet, Esther en fut la figure aussi bien en raison de son nom que de son histoire. Car Esther se traduit par préparée dans le temps ou élevée au-dessus de son peuple, et elle fut l’épouse du roi Assuérus, qui était souverain sur tous les royaumes ; alors qu’elle était de très modeste condition, elle devint reine, et elle figure ainsi la sainte Vierge, qui fut préparée dans le temps, élevée au-dessus de son peuple, et prise comme épouse par le souverain roi, afin d’être Mère de Dieu [54].

 

Elle trouva grâce et faveur auprès du roi, plus que toutes les autres femmes (Est 2, 17). Cela ne peut convenablement être dit, au sens mystique, d’aucune autre femme que de la glorieuse Vierge, qui fut pleine de grâce. (…) Le Saint-Esprit survint en elle avec une telle surabondance de grâces que l’on peut à juste titre lui appliquer cet éloge [adressé à

la « femme forte »] du livre des Proverbes (31, 29) : Beaucoup de filles ont réuni de grandes richesses, mais vous, vous les surpassez toutes. C’est pour cela que, si nous voulons obtenir la grâce, il n’y a pas de meilleur conseil que d’aller à elle. (…) En effet, on ne peut pas trouver une meilleure grâce que par l’intercessiion de celle à qui l’ange a dit : Vous avez trouvé grâce auprès de Dieu (Lc 1, 30) [55].

 

Nous aurions pu aussi évoquer Débora, la prophétesse qui dirigea Israël au temps des Juges (Jg 4, 4) ; Jahel, « la femme bénie entre les femmes », qui brisa la tête du général ennemi (Jg 5, 24) ; la fille de Jephté, la vierge qui s’offrit en sacrifice sur la montagne, pour obéir à son père et sauver la nation (Jg 11, 38) ; la reine de Saba, qui apporta plus que quiconque des présents au roi Salomon et en reçut une abondance de bénédictions (3 R 10, 10) ; la mère des Macchabées, qui s’associe aux souffrances de ses fils, soutient leur courage et les enfante à la vie éternelle en les voyant mourir (2 M 7).

Sans parler des « femmes idéales » : la Fille de Sion de Jérémie ; la reine en vêtements d’or, à la droite du roi, du psaume 44 ; l’Épouse du Cantique des Cantiques ; la femme forte du Livre des Proverbes, etc.

 

Ainsi s’esquissent et se profilent de siècle en siècle ces traits de grâce, de force, de simplicité, de courage, de foi, de sainteté, qui, réunis dans une seule figure, prendront enfin un corps et un nom, formeront un type unique et rappelleront d’un mot quarante siècles d’attente et d’espoir. Cette femme n’a pas dans la Bible d’autre nom que celui-ci : La Vierge [56]

 

En effet, « toutes ces femmes n’étaient que des figures de la bienheureuse Vierge, (…) car ce qui ne fut qu’en partie chez les autres, le fut chez Marie en plénitude [57] ».

(à suivre)

 


 

Présentation de la Vierge


[1]— († 740) In nativitate B.M.V., hom. IV, PG, 97-868 b.

[2]— On cite Is 7, 14 : « Une vierge concevra et elle enfantera un Fils… » ; Mi 5, 3 : « Jusqu’au temps où celle qui doit enfanter enfantera » ; et probablement Jr 31, 22 : « Le Seigneur a créé une chose nouvelle sur la terre : une femme environnera un homme. » Traduction de l’abbé L.-Cl. Fillion, d’après la Vulgate.

[3]— Par exemple : le grand-prêtre Melchisédech, le roi David, le prophète Élie, etc. ; l’agneau pascal, la manne, le serpent d’airain, etc. Il est très important de noter ici que ces figures ainsi interprétées par Notre-Seigneur lui-même ou par ses apôtres, ne relèvent pas du sens accommodatice, mais bien d’un sens spirituel véritable, prévu et voulu par Dieu, auteur principal de chaque livre de la Bible.

[4]— Expression traditionnelle reprise par Léon XIII, lettre encyclique Adjutricem populi, 1895, AAS, t. V, p. 36.

[5]— Renaudin Dom Paul O.S.B., « La définibilité de l’Assomption de la très sainte Vierge », RT 1, mars 1902, (reprint 1965), p. 30.

[6]— († 806) In Deiparæ præsentatione, n. 9 et 15, PG 98, 1492 d et 1500 a.

[7]— DTC, t. II, col. 1292 : Cabasilas fut « une des lumières de l’Église grecque [orthodoxe] au XIVe siècle ».

[8]— († 1363) Homilia in dormitione, Pat. Orient., t. XIX, p. 495.

[9]— († 1274) De nativitate B. Virginis Mariæ, Serm. II, Opera omnia, Éd. critiq. Quaracchi, Florence, 1901, t. IX, p. 708 a.

[10]— Plessis père A. S.M.M., Manuel de mariologie dogmatique, Séminaire des Missions de Monfort, 1947, p. 38 (voir la note 3, q. 24, Le Sel de la terre 22, p. 157).

[11]— Rappelons ici brièvement, avec Dom Renaudin, la division classique du sens spirituel (appelé typique ou même mystique) : « Le sens spirituel se divise en allégorique, tropologique et anagogique, selon que la signification vise l’économie de la loi nouvelle, la vie morale ou la félicité céleste ; ce qui montre, dans l’Écriture, l’existence de trois espèces de types bien distincts : les types allégoriques ou prophétiques, qui annoncent Notre-Seigneur, l’Église et ses membres, les types tropologiques, qui indiquent la manière de se conduire, les types anagogiques qui nous élèvent à la contemplation de la béatitude éternelle. » Dom Renaudin poursuit – ce qui vaut tout autant pour notre étude sur la médiation – : « Les premiers seuls, on le comprend, nous occuperont ici, puisque nous recherchons si l’Ancien Testament renferme des allégories ordonnées par Dieu à prédire le privilège de Marie, s’il contient des types prophétiques de l’Assomption » (ibid., p. 23-24).

[12]— Cité sans référence par de Monléon Dom Jean O.S.B., Les Patriarches (Histoire Sainte, t. I), Paris, Éd. de la Source, p. 276.

[13]— Léon XIII, lettre encyclique Providentissimus Deus du 18 novembre 1893, AAS XIII, p. 346.

[14]— Pie XII, lettre encyclique Divino afflante du 30 septembre 1943, AAS XXX, p. 297.

[15]— « Le sens mystique a Dieu pour auteur aussi bien que le sens littéral. Il a donc en soi la même valeur démonstrative », Cheminant père, Précis d’introduction à la lecture et à l’étude des saintes Écritures, Paris, Éd. Blot, 1940, t. II, p. 202.

[16]— « En définitive, la typologie est un allégorisme très modéré, très prudent, attentif à ne rien avancer qui ne se puisse prouver », Amann E., DTC, article « Type », t. XV, col. 1944.

[17]— « Bien entendu, il suffit d’une unanimité morale : l’autre serait pratiquement inconstatable et n’existe pour ainsi dire jamais. Cette unanimité morale est du reste assez difficile à vérifier. On peut en acquérir une assurance suffisante au profit d’une interprétation scripturaire quand elle apparaît notablement répandue, fermement affirmée chez des pères d’écoles différentes et d’incontestable autorité, sans soulever nulle part d’opposition. A ces critères, il faut toujours ajouter celui du temps. Il ne suffit pas que l’unanimité existe à un moment donné ; il faut toujours encore qu’elle s’affirme et qu’elle dure » DTC, art. « Interprétation scripturaire », t. VII, col. 2325.

[18]— « Une remarquable correspondance enfin, basée sur le sens littéral, entre le type et l’antitype (c’est-à-dire ce qui est figuré par le type) donnera, semble-t-il, même en dehors de tout témoignage traditionnel explicite, un sens typique vraisemblable ou possible », Cheminant, ibid,. p. 228.

[19]— Pères Cornely et Merk S.J., Manuel d’introduction à toutes les saintes Écritures, 2e édition, Paris, Éd. Lethielleux, 1930, p. 304.

[20]— Pie XII (suite du texte déjà cité).

[21]— Pour mieux comprendre la valeur de l’interprétation spirituelle et se faire une idée du mépris de l’exégèse moderne et « scientifique » envers celle-ci, on lira avec intérêt la préface de Dom Jean de Monléon O.S.B., dans son livre Moïse (Histoire Sainte, t. II), Paris, Éd. de la Source, 1956.

[22]— Moïse tuant un Égyptien (Ex 2, 12).

[23]— David et Bethsabée (2 R 11, 4).

[24]— Salomon adorant des dieux étrangers (3 R 11, 5 et 33).

[25]— « Quant à moi, autant je suis convaincu de l’erreur de ceux qui excluent toute allégorie des récits de l’Écriture, autant je trouve de témérité à vouloir tout envelopper de voiles mystiques » (Augustin saint, De Civitate Dei, XVII, III, 2 ; PL 41, 526).

[26]— Tertullien († 220) : Adversus Marcionem, II, 4 ; PL 2, 288.

[27]— Druwé père S.J., La Médiation universelle de Marie, dans Maria, t. I, p. 476.

[28]— Épiphane saint († 413), Adversus Hæreses, 78, 18 ; PG, XLII-727.

[29]— Albert le Grand saint (Docteur de l’Église, † 1280), Postillis super Lucam, cap. I, Summa aurea, t. IX, col. 1155.

[30]— Bernardin de Sienne saint († 1444), Sermo III de glorioso nomine Mariæ, Éd. Quaracchi, t. VI, p. 89.

[31]— Gn 21, 6, d’après la version chaldéenne.

[32]— Gn 12, 13 (Sara étant par ailleurs sa proche parente, elle ne mentait pas ; voir les « sœurs » de Jésus en Mt 12, 56 et Mc 6, 3).

[33]— Antoine de Padoue saint (Docteur de l’Église, † 1231), Hom. in annuntiationem, Éd. crit., Padoue, 1979.

[34]— Alphonse de Liguori saint (Docteur de l’Église, † 1787) : Les Gloires de Marie, Éd. Saint Paul, 1987, ch. IX, p. 179.

[35]— († 1716) Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge, ch. VI, a. 1.

[36]— († 1657) Vie intérieure de la sainte Vierge, Rome, 1866, t. II, ch. 13, p. 86.

[37]— Laurent de Brindes saint (Docteur de l’Église, † 1619), Mariale, Padoue, 1964, p. 90, 352 et 133.

[38]— de Ségur Mgr († 1881), La sainte Vierge dans l’Ancien Testament, Paris-Tolra, 1893, ch. XV, p. 94. Pour comprendre, il faut se souvenir que Rachel donna deux enfants à Jacob : Joseph et Benjamin.

[39]— Ambroise saint (Docteur de l’Église, † 397), Lettre 81 (ou 7) au pape Sirice. Voir Brev. Rom., Off. S. M. in Sabb., lect. Januarii.

[40]— François de Sales saint (Docteur de l’Église, † 1622), « Sermon de la nativité de Notre-Dame », Œuvres complètes, Paris-Béthune, 1833, t. IV, p. 298-299.

[41]— Conrad de Saxe († 1279), Speculum B.V.M., Leçon III. Cet ouvrage fut longtemps attribué à saint Bonaventure : Œuvres spirituelles, Paris, Vivès, 1854, t. II, p. 24.

[42]— Alphonse de Liguori saint, ibid., p. 82.

[43]— Albert le Grand saint, Biblia Mariæ, Super lib. Ruth. (authenticité controversée).

[44]— Pie Mgr († 1880), Discours sur le rétablissement de la statue de la sainte Vierge à Chartres.

[45]— Laurent de Brindes saint, Sermo I in purificationem B.V.M., ibid., p. 506-507.

[46]— Robert Bellarmin saint (Docteur de l’Église, † 1621), Contio II super Missus est, Summa aurea, t. IX, col. 861.

[47]— Conrad de Saxe, ibid., leçon XIV, p. 170.

[48]— Vincent Ferrier saint († 1419), Sermo de annontiatione B.V.M., Summa aurea, t. IX, col. 861.

[49]— Antonin de Florence saint († 1459), Summa, part. IV, tit. XV, cap. 20.

[50]— Pierre Canisius saint (Docteur de l’Église, † 1597), De Maria Deiparæ Virgine, Lib. V, ch. 6. (Matines du 15 août, 9e leç.).

[51]— Louis de Grenade vénérable († 1588), De coronatione B.V.M., in Vita D. N. J. C.

[52]— Compilation de commentaires de Cornelius a Lapide († 1637), In Judith, cap. 8, 13 et 15, Paris, Vivès, 1866, t. IV, p. 331 et 351.

[53]— de Ségur Mgr, ibid., p. 154.

[54]— Bonaventure saint, Sermo IV de assumtione B.V.M., édition critique citée, p. 695 b.

[55]— Id., Sermo III de nativitate B.V.M., p. 713 a.

[56]— Besson Mgr, Le Décalogue, Paris, Retaux, 1897, t. I, p. 189.

[57]— Bonaventure saint, Sermo II de annuntiatione B.V.M., ibid., p. 666 b.

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 24

p. 118-130

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