Brèves informations
Nous voudrions signaler ici quelques brèves informations recueillies dans des revues spécialisées ou peu connues, et qui peuvent intéresser nos lecteurs.
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• Lu dans Vers la Tradition, journal de tendance gnostique s’inspirant de René Guénon :
Aujourd’hui la présence d’une communauté islamique européenne s’accompagne de l’action directe des confréries initiatiques islamiques en Occident. (…) Il n’est plus possible d’affirmer qu’il n’y a pas d’organisations initiatiques complètes en Occident car, en réalité, elles existent et elles sont bien représentées par l’ésotérisme islamique [1].
Cet aspect de la pénétration de la gnose à la faveur de l’islamisme en France ne doit pas être négligé. Il est reconnu par les milieux gnostiques eux-mêmes.
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• La Croisade du Rosaire Apostolique, revue de l’Opus Mariæ (situé à Gap dans les Hautes-Alpes), dans son numéro 63 de juillet-septembre 1997, fait le récit de la bénédiction abbatiale du père Wladimir-Marie de Saint-Jean, supérieur de l’Opus Mariae en présence de trois cardinaux (Mayer, Stickler, Felici), de l’évêque de Gap (connu de nos lecteurs) et de nombreux prélats et supérieurs d’instituts religieux : dom Gérard (abbé du Barroux), l’abbé (pseudo Mgr) Wach, etc.
Cette plaquette nous renseigne :
Pentecôte 1997
Au Monastère du Saint-Cœur à Gap, Monseigneur Camille Perl, Secrétaire de la Commission Pontificale Ecclesia Dei et délégué du Saint-Siège, fait lecture du Décret d’érection abbatiale au cours de la Messe qu’il célèbre et que préside Monseigneur Lagrange, Evêque de Gap.
A l’issue de l’Office vespéral, lecture solennelle d’un second Décret romain, en vertu duquel est institué notre premier Abbé.
Après qu’il a reçu la croix pectorale, Monseigneur Perl et Monseigneur Lagrange le conduisent à la stalle abbatiale.
Visitation 1997
Abbé nommé, Monseigneur Wladimir est béni en la Basilique patriarcale Saint-Paul, à Rome.
Trois Cardinaux, notre évêque, de nombreux prélats et Supérieurs d’Instituts religieux s’unissent à la joie de la Communauté.
Précédent illustre, Dom Guéranger, restaurateur de la vie bénédictine en France et fondateur de Solesmes, y reçut la bénédiction abbatiale en 1837. [Le père Wladimir futur Dom Guéranger du XXIe siècle ?]
La plaquette fait remarquer encore que les rites de la bénédiction abbatiale diffèrent peu du sacre épiscopal (est-ce un souhait déguisé ?). De fait on voit les photographies de la crosse, de la mitre et de l’anneau du nouvel abbé.
La plaquette comprend encore de nombreuses photographies et est émaillée de citations de Mgr Perl et du cardinal Mayer.
Voilà donc un deuxième abbé pour la fausse tradition. C’est le salaire de ceux qui acceptent de se taire devant les erreurs et les trahisons de l’Église conciliaire.
Déjà silencieux avant, ils le seront encore plus après. Il serait inconvenant de leur part de critiquer ceux qui leur ont fait un si beau cadeau.
Et pourtant il n’y a que la vérité qui sauve, et non pas les faux honneurs trompeurs d’ici-bas, fussent-ils ecclésiastiques.
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• Dans La Jaune et la Rouge, journal des polytechniciens, nº 526 juin-juillet 1997, page 43-50, et nº 527 août-septembre 1997, page 69-77, on lit les réponses de Maurice Allais, prix nobel d’économie, aux observations des lecteurs sur ses expériences relatives à la théorie de la relativité [2].
Nous avons déjà signalé à nos lecteurs dans le numéro 22 de notre revue (page 234 sq.) l’intérêt de ces expériences.
La Jaune et la Rouge est un des rares endroits où des scientifiques peuvent exprimer (relativement) librement leur opinion. On voit que la théorie de la relativité est loin d’être acceptée universellement : Maurice Allais a reçu neuf courriers d’adversaires de la relativité contre six de relativistes convaincus. Il remarque ceci :
Dans l’ensemble, ce qui apparaît comme tout à fait essentiel, c’est qu’aucun correspondant ne conteste explicitement l’existence des régularités sous-jacentes aux observations de Miller que j’ai mises en évidence [3].
Au regard des régularités que j’ai mises en évidence dans les observations de Miller, il est certain que les propriétés de « contraction des corps suivant leurs vitesses » et de « temps local » du mémoire de 1905 d’Einstein, conséquences de la théorie de la relativité restreinte, ne peuvent être maintenues [4].
Il paraît intéressant de souligner que la réfutation de la théorie de la relativité faite par Maurice Allais, scientifique de renommée internationale, s’appuie non pas sur des considérations théoriques mais sur des faits d’expérience.
Par ailleurs il est aussi à noter que l’auteur se plaint de l’intolérance des milieux relativistes vis-à-vis de tout ce qui pourrait remettre en cause leur théorie :
En fait, les expériences de 1925-1926 de Miller ont été systématiquement écartées et méconnues [5] pour cette seule raison qu’elles venaient contredire les « vérités établies ». Pour préserver la théorie de la relativité, on a fait un silence presque total sur le Mémoire de 1933 de Miller, et lorsqu’on en a fait état, on a attribué ses observations à des effets de température. A vrai dire la Science officielle ignore systématiquement tout ce qui peut déranger ses certitudes.
Les quelques oppositions, souvent très vives, qui se sont manifestées sont pratiquement restées sans effet, et une atmosphère de dogmatisme et d’intolérance s’est peu à peu développée qui a indûment retardé le progrès de la Science [6].
On constate aujourd’hui une espèce de domination dogmatique et intolérable de certains tenants des théories relativistes. Pour eux, la théorie de la relativité est devenue une espèce de religion qu’il est interdit de contredire ou même de discuter.
Autant Einstein et ses successeurs immédiats pouvaient à l’origine justement se plaindre de l’opposition faite à leurs critiques des théories classiques, autant aujourd’hui l’intolérance et le dogmatisme de certains tenants des théories relativistes sont devenus tout à fait insupportables.
A chaque époque les conceptions nouvelles n’ont cessé d’être rejetées par la puissance tyrannique des « vérités établies ». De tout temps un fanatisme dogmatique et intolérant n’a cessé de s’opposer au progrès de la science et à la révision des axiomes correspondant aux théories admises lorsque de nouveaux faits viennent les invalider.
Comment de telles situations peuvent-elles se constater ? La raison en est toute simple. L’opinion dite scientifique ne cesse d’être aveuglée par la répétition incessante de toutes parts de pseudo-vérités et par des préjugés erronés. En fait, plus les idées dominantes sont répandues, plus elles se trouvent en quelque sorte enracinées dans la psychologie des hommes. Si erronées qu’elles puissent être, elles finissent par acquérir par leur simple et incessante répétition le caractère de vérités établies qu’on ne saurait mettre en doute sans s’opposer à l’ostracisme actif des « establishments » [7].
Ainsi l’establishment scientifique actuel n’hésite pas à adopter une attitude intolérante empêchant le progrès de la science, dans le temps même où l’on reproche (indûment) à l’Église d’avoir agi de cette manière au temps de Galilée. Bonne application de la parabole de la paille et de la poutre.
Souhaitons pour terminer cette brève note, que La Jaune et la Rouge ait un jour le courage de soulever le lièvre de l’évolutionisme. La pression de l’establishment scientifique y est encore plus forte et intolérable.
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• Nous avons lu dans la Contre Réforme Catholique 342 de janvier 1998, page 3, cette remarque pertinente à propos des « JMJ » (Journées mondiales de la jeunesse, en août dernier à Paris) :
Jean-Paul II fait à la très sainte Vierge une place si insignifiante que c’en est stupéfiant : pas un mot dans la méditation du Champ de Mars du 21 août ; quatre lignes dans son message de la veillée de prière pour les vocations, en finale : « Affermissez votre confiance filiale en la Mère de Dieu, car les ministres ordonnés et l’Église tout entière ont beaucoup à apprendre de Marie » (DC 2166, des 7 et 21 septembre 1997, page 767) ; pas un mot dans l’homélie de la béatification d’Ozanam ; une demi-ligne dans son message aux jeunes détenus le lendemain, 22 août, en la fête du Cœur Immaculé de Marie ! à laquelle il ne sera pas fait la moindre allusion ; trois mots dans le discours à la cathédrale d’Evry, le même jour. Quatre lignes dans l’homélie de la messe à Saint-Étienne-du Mont pour les délégués du Forum des jeunes, le lendemain 23 ; pas un mot dans la méditation à la veillée de Longchamp, le même jour. Une seule allusion, en finale des salutations ajoutées en français : « Déjà nous pouvons rendre grâces dans la joie de l’oraison avec le cantique de la Vierge Marie, le Magnificat »... pour accompagner le lâcher des cerfs-volants... Pas un mot dans l’homélie de la messe de Longchamp, le 24.
Et tout cela, quelques jours après la fête de l’Assomption, au Royaume de Marie, en la terre de France, au pays de la Médaille miraculeuse, de Notre-Dame des Victoires, de La Salette, de Lourdes, de Pontmain. Étonnante, affligeante relégation !
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• Le Bulletin des Chevaliers de Notre-Dame [8] (observance des Saints-Cœurs de Jésus et Marie) publie dans son nº 52 (25 avril 1997, page 2 à 6) un intéressant article sur « Les fautes de gouvernement des ordres militaires ». L’analyse porte principalement sur l’Ordre du Temple dissous en 1312 et l’Ordre de Malte qui perdit son caractère militaire en 1798.
Comme toujours ce sont les trois concupiscences qui sont à l’origine des chutes tant des individus que des sociétés.
En l’occurrence ce fut l’orgueil de la vie manifesté dans la recherche du pouvoir. Ainsi en fut-il quand les Templiers mirent à leur tête des gens bien en cour aux dépens d’authentiques Chevaliers, ou quand l’Ordre de Malte, composé en majorité de Français, pour ne pas déplaire aux rois de France alliés des Turcs depuis François Ier, finit par s’entendre lui aussi avec les Turcs au début du XVIIIe siècle.
L’infiltration, par la franc-maçonnerie en particulier, s’y ajouta à partir du XVIIIe siècle. Et bien sûr, elle continue… L’auteur rappelle que saint Bernard voulait que les Templiers soient des religieux, donc liés par les trois vœux d’obéissance, pauvreté et chasteté, et non des mondains qui n’auraient formé qu’une « milice séculière » ou mieux encore, toujours selon saint Bernard, une « malice séculière ».
[1] — Vers la Tradition 69, sept.-nov. 1997, p. 33.
[2] — La Jaune et la Rouge, nº 526 juin-juillet 1997, p. 43-50, et nº 527 août-septembre 1997, p. 69-77, faisant suite à un article paru dans le numéro d’août-septembre 1996.
[3] — La Jaune et la Rouge, nº 526, p. 43
[4] — La Jaune et la Rouge, nº 527, p. 73.
[5] — Souligné dans le texte, de même dans la suite.
[6] — La Jaune et la Rouge, nº 527, p. 74.
[7] — La Jaune et la Rouge, nº 527, p. 75.
[8] — Adresse : Mme H. Saclier de la Bâtie, Route de Brusc, 86700 Romagne.

