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Éditorial

 

La nouvelle messe

et le magistère ordinaire universel

 

 

 

 

NOUS avons reçu d’un lecteur la lettre suivante :

 

Mon Père,

Vous avez sans doute lu le compte rendu de l’abbé Aulagnier sur les propos de Dom Gérard à Rome. Ce dernier persiste dans son bulletin en affirmant que la nou­velle messe est orthodoxe… Cela me paraît hallucinant, je crois rêver. C’est extrême­ment grave et cela peut jeter le trouble dans les esprits ; trouble salutaire pour les ral­liés, moins pour les autres.

Le Sel de la terre compte-t-il réagir ? Je vais relire le Bref Examen, le Père Calmel, Lettre aux catholiques perplexes… Mais il serait bon que vous répondiez sur quelques questions du style :

— Qu’est-ce que « l’orthodoxie » ?

— Qu’est-ce que « l’hérésie » ? Peut-on dire que la messe de Paul VI est héré­tique ?

— Le magistère ordinaire universel est-il infaillible ? s’applique-t-il dans ce cas précis ?

Pardonnez-moi si la revue a déjà répondu à ces questions ; je n’ai pas tout en mémoire et n’ai pas tout dépouillé encore.

Si vous êtes trop occupé, ne prenez pas le temps de me répondre… Je compren­drai ; mon courrier n’a pour seul but que de vous donner des idées et de connaître nos attentes.

Merci pour le travail accompli et je vous adresse l’assurance de mes sentiments respectueux.

 

*

  

 

Puisque nous fêtons le trentième anniversaire du funeste Novus Ordo Missæ (3 avril 1969), il nous semble utile de rappeler ici les jugements autorisés sur la nouvelle messe. Notre lecteur nous indique les bonnes sources. Relisons-les donc :

 

— Le jugement des cardinaux Ottaviani [1] et Bacci, dans une lettre adres­sée au pape Paul VI le 5 juin 1969 :

 

Très Saint Père,

Après avoir examiné et fait examiner le nouvel Ordo Missæ préparé par les experts du « Comité pour l’application de la Constitution sur la liturgie », après avoir lon­guement réfléchi et prié, nous sentons le devoir, devant Dieu et devant Votre Sainteté, d’exprimer les considérations suivantes :

Comme le prouve suffisamment l’examen critique ci-joint, si bref soit-il, œuvre d’un groupe choisi de théologiens, de liturgistes et de pasteurs d’âmes, le nouvel Ordo Missæ, si l’on considère les éléments nouveaux, susceptibles d’appréciations fort di­verses, qui y paraissent sous-entendus ou impliqués, s’éloigne de façon impression­nante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte messe, telle qu’elle a été formulée à la XXe session du concile de Trente, lequel, en fixant définitivement les « canons » du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l’intégrité du Mystère (…) [2] .

 

— Le jugement du Père Calmel :

 

Je m’en tiens à la messe traditionnelle, celle qui fut codifiée, mais non fabriquée, par saint Pie V, au XVIe siècle, conformément à une coutume plusieurs fois séculaire. Je refuse donc l’Ordo Missæ de Paul VI.

Pourquoi ? Parce que, en réalité, cet Ordo Missæ n’existe pas. Ce qui existe c’est une révolution liturgique universelle et permanente, prise à son compte ou voulue par le pape actuel, et qui revêt, pour le quart d’heure, le masque de l’Ordo Missæ du 3 avril 1969. C’est le droit de tout prêtre de refuser de porter le masque de cette Révolution liturgique. Et j’estime de mon devoir de prêtre de refuser de célébrer la messe dans un rite équivoque.

Si nous acceptons ce rite nouveau, qui favorise la confusion entre la messe catho­lique et la cène protestante – comme le disent équivalemment deux cardinaux et comme le démontrent de solides analyses théologiques [3] – alors nous tomberons sans tarder d’une messe interchangeable (comme le reconnaît du reste un pasteur protes­tant) dans une messe carrément hérétique et donc nulle. (…)

En revanche, le prêtre qui se plie au nouveau rite, forgé de toutes pièces par Paul VI, collabore pour sa part à instaurer progressivement une messe mensongère où la pré­sence du Christ ne sera plus véritable, mais sera transformée en un mémorial vide ; par le fait même, le sacrifice de la croix ne sera plus réellement et sacramentellement offert à Dieu ; enfin la communion ne sera plus qu’un repas religieux où l’on mangera un peu de pain et boira un peu de vin ; rien d’autre ; comme chez les protestants. – Ne pas consentir à collaborer à l’instauration révolutionnaire d’une messe équivoque, orientée vers la destruction de la messe, ce sera se vouer à quelles mésaventures tempo­relles, à quels malheurs en ce monde ? Le Seigneur le sait dont la grâce suffit. (…)

Je reconnais sans hésiter l’autorité du Saint Père. J’affirme cependant que tout pape, dans l’exercice de son autorité, peut commettre des abus d’autorité. Je soutiens que le pape Paul VI commet un abus d’autorité d’une gravité exceptionnelle lorsqu’il bâtit un rite nouveau de la messe sur une définition de la messe qui a cessé d’être ca­tholique. « La messe, écrit-il dans son Ordo Missæ, est le rassemblement du peuple de Dieu, présidé par un prêtre, pour célébrer le mémorial du Seigneur. » Cette définition insidieuse omet de parti pris ce qui fait catholique la messe catholique, à jamais irré­ductible à la cène protestante. (…)

La simple honnêteté donc, mais infiniment plus l’honneur sacerdotal, me deman­dent de ne pas avoir l’impudence de trafiquer la messe catholique, reçue au jour de l’ordination. Puisqu’il s’agit d’être loyal, et surtout en une matière d’une gravité di­vine, il n’y a pas d’autorité au monde, serait-ce une autorité pontificale, qui puisse m’arrêter (…) [4].

 

— Le jugement de Mgr Marcel Lefebvre :

 

La nouvelle messe, comme la nouvelle Église conciliaire, est en rupture profonde avec la Tradition et le magistère de l’Église. C’est une conception plus protestante que catholique qui explique tout ce qui a été indûment exalté et tout ce qui a été diminué. (…) La réforme liturgique de style protestant est l’une des plus grandes erreurs de l’Église conciliaire et des plus ruineuses de la foi et de la grâce [5].

Le Novus Ordo Missæ s’aligne sur les conceptions protestantes de la messe, ou tout au moins s’en rapproche dangereusement. (…) La nouvelle messe, même dite avec piété et dans le respect des normes liturgiques (…) est imprégnée d’esprit protestant. Elle porte en elle un poison préjudiciable à la foi [6].

Il est évident qu’on ne peut participer à des messes sacrilèges, ni à des messes qui mettent notre foi en danger. Or il est aisé de démontrer que la messe nouvelle, telle qu’elle a été formulée par la Commission de liturgie, avec toutes les autorisations don­nées par le Concile d’une manière officielle, avec toutes les explications de Mgr Bu­gnini, manifeste un rapprochement inexplicable avec la théologie et le culte protes­tants. (…) On peut donc, sans exagération aucune, dire que la plupart de ces messes sont sacrilèges et qu’elles pervertissent toute[s] la foi en la diminuant. La désacralisa­tion est telle que cette messe risque de perdre son caractère surnaturel, son « mystère de la foi » pour n’être plus qu’un acte de religion naturelle [7].

 

Ainsi, selon nos auteurs, la nouvelle messe n’est pas qualifiée d’hérétique. Mais elle « s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte messe » ; elle est « une messe équivoque, orientée vers la destruction de la messe », « l’expression de la révo­lution liturgique universelle et permanente », « bâtie sur une définition de la messe qui a cessé d’être catholique » ; elle est « en rupture profonde avec la Tradition et le magistère de l’Église », « imprégnée d’esprit protestant » ; « elle porte en elle un poison préjudiciable à la foi » ; elle « pervertit la foi en la diminuant ».

 

*

  

 

A ces arguments d’autorité, Dom Gérard, longtemps défenseur de la messe traditionnelle, oppose un autre argument d’autorité qu’il prétend supé­rieur : le fameux magistère ordinaire universel.

Le raisonnement est le suivant : la nouvelle messe est orthodoxe d’après l’enseignement du magistère ordinaire universel de l’Église. Or le magistère or­dinaire universel est infaillible. Donc la nouvelle messe est orthodoxe [8].

Pour répondre à ce sophisme, il faut commencer par bien définir les no­tions que nous employons.

Qu’est-ce ce que le magistère ? On le définit comme « un pouvoir d’ensei­gner les vérités révélées divinement avec une autorité suprême telle que tous doivent y assentir [9] ».

Et qu’est donc ce fameux magistère ordinaire universel ? Nous en avons déjà parlé dans la revue [10]. Donnons ici une définition tirée d’une lettre de Pie IX : « Le magistère ordinaire universel est ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consentement unanime et universel par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi [11]. »

L’objet du magistère ordinaire universel, la matière de son enseignement, ce sont donc les vérités appartenant à la foi, c’est-à-dire les vérités révélées. Comme pour le magistère solennel [12], on peut étendre cet objet aux vérités qui sont liées nécessairement à la révélation. Mais, dans les deux cas, il faut que cet enseignement soit présenté comme une vérité à croire de façon ferme et définitive :

 

Thèse 13. Les évêques, successeurs des apôtres, sont infaillibles lorsque, d’accord entre eux et sous le pontife romain, ils imposent aux fidèles une doctrine à tenir de manière définitive, soit en concile, soit hors du concile [13].

 

Et le même auteur donne comme exemple d’exercice du magistère ordi­naire infaillible :

 

583. Scholion 3. L’exercice du magistère ordinaire infaillible est très fréquent. Depuis le début de l’Église jusqu’à notre temps, les évêques l’ont utilisé pour prescrire les symboles de foi devant être professés par les adultes avant le baptême ; pour urger l’obligation de la profession de la vraie foi par leurs troupeaux ; pour combattre et ré­futer les graves erreurs en matière de foi et de mœurs qui apparurent souvent au fil des temps ; pour déclarer et urger la grave obligation par laquelle les fidèles sont tenus de recevoir les définitions solennelles des souverains pontifes et des conciles œcumé­niques ; en un mot, pour garder, proposer et déclarer à leurs fidèles les doctrines de foi et de mœurs qui sont considérées comme nécessaires pour l’instruction morale et reli­gieuse de tous. (...)

 

Or c’est précisément ce lien nécessaire avec la foi catholique, d’où découle l’obligation d’accepter, qui fait défaut dans les enseignements à partir du concile Vatican II, et en particulier dans celui sur la nouvelle messe. Mgr Lefebvre n’a jamais caché son opposition à certains textes du concile et au Novus Ordo Missæ. Et pourtant, les autorités romaines ne l’ont pas accusé de se tromper dans des questions dogmatiques.

En ce qui concerne le nouvel Ordo et l’absence d’obligation le concer­nant, nous renvoyons ici aux études sur la nouvelle messe qui ont montré que le Novus Ordo Missæ n’a jamais été réellement imposé légalement [14].

Nous nous contenterons de raconter ici l’histoire de l’ancien curé d’Issi­geac dans le Périgord. Ce bon prêtre décida, en 1980, de reprendre la messe traditionnelle. Il l’annonce en chaire à ses paroissiens. Émoi à l’évêché, visite de l’évêque courroucé. « Monseigneur, lui répond le curé, montrez-moi un texte faisant autorité m’obligeant à célébrer la nouvelle messe. » Malgré de longues recherches, l’évêque ne put fournir ce texte, et le curé célébra la messe tradi­tionnelle pendant de nombreuses années jusqu’à sa mise à la retraite.

On pourrait encore ajouter ce que Jean Madiran appelait « la preuve par Campos » : pendant une vingtaine d’années, tout un diocèse, celui de Campos au Brésil, conserva la liturgie traditionnelle à la suite de son évêque Mgr de Cas­tro Mayer, en manifestant ouvertement son opposition à la nouvelle messe. Or jamais cet évêque ni ses prêtres ne furent condamnés comme ayant des opi­nions contraires à la foi, ni même comme désobéissant à une loi imposant l’utilisation du nouvel Ordo.

Le nouvel Ordo n’a jamais été imposé légalement. Les autorités conci­liaires n’ont jamais non plus imposé de reconnaître son orthodoxie. Certes, pour bénéficier de l’indult, il faut reconnaître cette orthodoxie. Mais c’est là une dé­claration libre pour bénéficier d’un avantage, et qui n’est pas imposée avec au­torité à tous les prêtres de l’Église comme une marque nécessaire de la vraie foi.

 

*

  

 

Ainsi, pour bénéficier de l’infaillibilité du magistère ordinaire universel, il ne suffit pas que le magistère actuel présente certaines de ses doctrines comme une expression de la Tradition [15]. Il faudrait qu’il précise que cet enseignement est immuable et lié nécessairement à la révélation divine. On sait qu’une telle précision coûterait beaucoup aux membres actuels de la hiérarchie qui ont bien du mal à admettre une vérité immuable et obligatoire.

Il ne suffit pas non plus qu’un objet du magistère soit universellement ré­pandu, pour que nous soyons dans le cas du magistère ordinaire universel. Il faut encore qu’il soit donné avec une autorité suffisante.

Pour répondre au sophisme de notre abbé bénédictin, nous disons donc que la « majeure [16] » de son raisonnement est fausse : l’orthodoxie de la nouvelle messe n’est pas enseignée par le magistère ordinaire universel, mais seulement par le magistère conciliaire [17].

Par conséquent, nous pouvons continuer en toute sécurité de conscience à dire que la nouvelle messe « s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte messe » ; qu’elle est « une messe équivoque, orientée vers la destruction de la messe », « l’expression de la révolution liturgique universelle et permanente », « bâtie sur une définition de la messe qui a cessé d’être catholique » ; qu’elle est « en rupture profonde avec la Tradition et le magistère de l’Église », « imprégnée d’esprit protestant » et qu’« elle porte en elle un poison préjudiciable à la foi ». Et nous estimons qu’il est du devoir des prêtres de refuser de célébrer la messe dans un rite équivoque et du devoir des laïcs de refuser d’y assister.

 


 

Le Christ et les pèlerins d’Emmaüs

 

 


[1] — Théologien éminent, ancien secrétaire du Saint-Office, président de la Commission théologique préparatoire au concile Vatican II, etc.

[2] — Bref Examen critique de la nouvelle messe, présenté à Paul VI par les cardinaux Ottaviani et Bacci, supplément à Introïbo nº 95, Association Noël Pinot, 54 rue Delaâge, 49100 Angers, p. 2 et 3. Texte réédité récemment par Clovis dans : La Raison de notre combat, la messe catholique, Clovis, BP 88, 91152 Étampes cedex, 130 F.

[3] — Entres autres, La Pensée catholique 122 et Le Courrier de Rome depuis le n° 49.

[4] — Le Sel de la terre 12 bis, p. 146-147. Texte également réédité par Clovis dans La Raison de notre combat, la messe catholique.

[5] — Lettre ouverte au pape, supplément au nº 37 de Fideliter, janvier-février 1984, p. 10.

[6] — Lefebvre Mgr Marcel, Lettre ouverte aux catholiques perplexes, Paris, Albin Michel, 1985, p. 36 et 43.

[7] — Lefebvre Mgr Marcel, Cor Unum (Bulletin interne de la Fraternité Saint-Pie X) nº 4, novembre 1979, p. 4.

[8] — Les Amis du monastère (Lettre aux amis du Barroux) nº 89, 22 février 1999, p. 3.

Notons que dans une conférence de retraite diffusée en cassette par l’abbaye du Barroux : « Retraite sur la vie intérieure par un moine bénédictin », Dom Gérard explique pourquoi il a accepté de concélébrer la nouvelle messe avec le pape : « Parce que je savais que pour lui et pour les cardinaux, c’était le signe d’une communion dans la foi. Pourquoi lui refuser ce signe puisqu’il y attache tant d’importance ? D’autre part, cette messe, elle est catholique, bien sûr ; sans doute, elle est insuffisante, évoluante et équivoque, tout ce qu’on voudra, surtout hélas ! dans l’aboutissement de son processus évolutif, mais elle est catholique, sinon l’Église ne serait plus l’Église. (…) [Mgr Lefebvre] a toujours refusé de dire qu’elle était hérétique (…). Il serait impie de prétendre qu’elle est hérétique. »

Nous voulons bien croire que « pour le pape et pour les cardinaux, c’était le signe d’une communion dans la foi », mais dans la foi conciliaire, œcuménique, non dans la foi catholique. Quant à la nouvelle messe, elle « pervertit la foi en la diminuant », ce qui ne convient guère à une cérémonie catholique. Certes Mgr Lefebvre ne la qualifiait pas d’hérétique, mais il la disait favens hæresim (favorisant l’hérésie).

[9] — D’après Zubizarreta, Theologia dogmatico-schoslatica, vol. I, Bilbao, 1948.

[10] — Voir par exemple Le Sel de la terre 18, p. 240-241 et 26, p. 46-47 qui donne la définition du magistère ordinaire universel (MOU) par le second schéma préparatoire du concile Vatican I : « Tout ce qui est tenu ou enseigné comme étant indubitable (indubitata) en matière de foi ou de mœurs en tout lieu de la terre soumis aux évêques attachés au siège apostolique. »

[11] — Lettre du pape Pie IX à l’archevêque de Munich du 21 décembre 1863, DS 2880 (FC 443). Voir aussi l’intervention, au nom de la députation pour la foi, de Mgr Martin, le 6 avril 1870, au concile Vatican I.

[12] — Le magistère solennel comprend les définitions ex cathedra du pape et les jugements solennels des conciles œcuméniques.

[13] — Salaverri, Sacræ Theologiæ Summa, tome I : Theologia Fundamentalis, 5e éd., Madrid, B.A.C., 1962, p. 665.

[14] — Salleron Louis, La Nouvelle Messe, 2e édition, Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1981, p. 97 sq. ; Da Silveira Arnaldo Xavier, La Nouvelle Messe de Paul VI : Qu’en penser ?, Chiré, DPF, 1975, p. 209-211 ; Madiran Jean, « L’abus de pouvoir », avec les deux annexes I et II « Précisions sur l’interdiction » et « Le sophisme de l’infaillibilité », Itinéraires 205, p. 1 sq.

Voir aussi cette déclaration de l’autorité promulgante : « Le rite et les rubriques respectives ne sont pas en eux-mêmes une définition dogmatique ; ils sont susceptibles de qualification théologique de valeur variable, selon le contexte liturgique auquel ils se réfèrent » (Discours de Paul VI du 19 novembre 1969, à propos du nouvel Ordo).

[15] — Ou encore comme « fondées dans la révélation », « conformes à la révélation », « gardées ou transmises par l’Église », « décrétées dans le Saint-Esprit », pour reprendre des formules utilisées dans la déclaration Dignitatis humanæ.

[16] — C’est-à-dire la première proposition du raisonnement.

[17] — Pour plus de détail sur l’autorité du magistère conciliaire (qui est voisine de zéro), nous renvoyons à l’exposé du père Pierre-Marie au deuxième congrès de Si Si No No : « L’autorité du concile », in Église et Contre-Église au concile Vatican II, Actes du IIe congrès théologique de Si Si No No, janvier 1996, Versailles, Publications du Courrier de Rome, 1996, p. 287 sq.

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L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 29

p. 1-7

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