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L’apostolat doctrinal

  

Au siècle dernier, saint Antoine-Marie Claret, le saint Grignon de Montfort espagnol, avait compris l’importance de la diffusion de bons livres. Il fonda des imprimeries apostoliques destinées à fournir le plus possible de livres et brochures bon marché à tous les “combattants catholiques” : prêtres, catéchistes, étudiants, religieux, religieuses... De ces imprimeries, plus de huit millions de volumes sortirent, et le saint lui-même composa plus de 150 livres et brochures sans toucher un centime de droit d’auteur. Même au confessional, après l’absolution, il donnait un livre au pénitent : ainsi continuait-il à prêcher et à enseigner [1]. Des millions d’âmes furent sauvées, et l’Espagne resta une nation nettement catholique jusqu’au concile Vatican II.

Plus près de nous, nous avons l’exemple de saint Maximien Kolbe qui, en plein vingtième siècle, fonda tout un groupe d’édition. Sa principale revue, Le chevalier de l’Immaculée, tirait à la veille de la seconde guerre mondiale à près d’un million d’exemplaires. Et la cité de l’Immaculée, sorte de couvent-usine qui imprimait avec les machines les plus perfectionnées venues des États-Unis, “employait” plus de 700 religieux.

 

En France, les âmes se perdent par millions parce qu’il n’y a plus personne pour leur rompre le pain de la bonne doctrine. Plusieurs centaines de milliers de Français de souche se sont faits musulmans [2], et les “proclamateurs” de la secte des témoins de Jehovah sont deux ou trois fois plus nombreux [3] dans notre pays que les prêtres catholiques. Dans l’Europe, ce sont 500 000 Européens de souche qui seraient devenus bouddhistes. Et nous ne parlons pas du New-Age qui toucherait déjà 500 000 Allemands et de toutes les sectes néo-païennes qui renaissent après 2 000 ans de christianisme !

 

Une des principales raisons de cette apostasie, sinon la première de toutes, c’est que la majorité des prêtres et des évêques de l’Église catholique, en tournant le dos à la Tradition, ont cessé de faire connaître la vérité religieuse qui seule peut satisfaire les âmes. Il suffit d’ouvrir un quelconque catéchisme “officiel” ou de parcourir les livres et brochures de la “presse catholique” pour s’en convaincre. Les âmes se sont alors tournées ailleurs, quand elles ne sont pas mortes de faim et de soif.

 

Il est de toute urgence de faire connaître aux hommes de bonne volonté la vérité que Notre-Seigneur a révélée. Beaucoup d’âmes viendraient à l’Église si cette vérité leur était présentée de manière adaptée. Il ne s’agit pas de répéter des formules plus ou moins bien comprises. Nos contemporains sont gavés des “slogans” qu’ils entendent ou lisent constamment dans les médias. Il s’agit de leur présenter la doctrine et la spiritualité catholiques de façon intelligente, c’est-à-dire en s’adressant à leur intelligence, porte de leur cœur.

 

Un des objectifs du Sel de la terre est précisément d’être un instrument d’apostolat au service de Notre-Seigneur et en particulier de sa Tradition en cherchant à donner l’intelligence de la foi. Il voudrait montrer que la Tradition catholique est bien vivante, non pas au sens moderniste d’une évolution de la vérité qui finirait par se contredire, mais au sens qu’elle produit toujours des fruits et notamment dans le domaine de la pensée et de la vie intérieure. Car la Tradition n’est pas d’abord une histoire de latin et de soutane, ni même une question de sensibilité, mais une question d’attachement à Notre-Seigneur Jésus-Christ, à son enseignement et à sa grâce tels qu’ils nous ont été transmis par l’Église. Il y a dans la Tradition catholique une doctrine, une pensée, une vérité capables de nourrir les intelligences et de donner aux âmes la vraie vie : « Le juste vit de la foi » (Ro 1/17). La lumière de la foi, quand elle se répand librement, est capable d’éclairer tous les domaines de l’intelligence et de la pensée, et d’apporter aux hommes la vraie liberté, celle de la vie intérieure : « Veritas liberabit vos, la vérité vous rendra libres » (Jn 8/32).

 

Avec ce numéro 3 du Sel de la terre, vous êtes en mesure d’apprécier déjà les possibilités qu’il vous apporte de faire connaître cette vérité vivante de la vraie foi. Nous voudrions vous donner les moyens de faire connaître plus facilement la revue à vos amis et connaissances. Dans ce but, nous proposons à chaque abonné du Sel de la terre  la possibilité de se procurer avec une forte réduction plusieurs exemplaires de la revue pour les offrir à leurs amis et connaissances : voyez le formulaire à la fin de ce numéro. Et puisque ce numéro paraîtra pour les fêtes de Noël, ce sera pour nous le moyen d’offrir à tous nos abonnés un petit “cadeau de Noël”, en souhaitant que la paix de l’Enfant-Jésus descende dans leur cœur.





[1] — P. Andrieu-Guitrancourt, Une noble figure de la Catholique Espagne. Saint Antoine-Marie Claret (1807-1870), Paris, Grasset, 1953.

[2] — Lisbeth Rocher et Fatima Cherqaoui (D’une foi l’autre. Les conversions à l’Islam en Occident. Paris, Seuil, 1986) disaient déjà 200 000.

[3] — La Tour de garde du 1er janvier 1992 donne le chiffre de 118 038  ; dans le monde ils sont 4 278 820, quatre fois plus qu’il y a 23 ans. Leur Receuil d’histoires bibliques, beau livre alléchant mais empoisonné, a été édité en 66 langues et tiré à 23 millions d’exemplaires.

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L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 3

p. 1-2

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