Brèves informations
Tradition catholique et tradition gnostique
La gnose est la « sagesse » de la franc-maçonnerie et des autres sociétés secrètes qui sont en train d’instaurer le Nouvel Ordre Mondial. Il n’est donc pas étonnant de voir cette pensée pénétrer tous les milieux et tenter même de pénétrer les milieux catholiques de Tradition.
Voulant mettre en garde nos lecteurs contre ce danger, nous leur signalerons ici les tentatives de pénétration que nous remarquons, comme les mises en garde et les résistances de nos amis.
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Una Voce, bulletin romand de l’association pour la défense de la foi, du latin et du chant grégorien publie dans son numéro 5 de septembre-octobre 1998 rien moins qu’un texte de René Guénon (page 17). Texte bref, sans doute, mais sans aucune mise en garde. Il s’agit d’un extrait tiré de la revue Regnabit, revue catholique consacrée au Sacré-Cœur, à laquelle Guénon collabora quelques temps lorsqu’il essaya de pénétrer les milieux catholiques.
Lucien Méroz, rédacteur de la revue Una Voce, connaît pourtant bien René Guénon auquel il a consacré un livre publié chez Plon.
Il y a quelque temps Lucien Méroz a organisé à Genève une conférence de Jean Borella. Borella a un peu modifié sa pensée et maintenant il critique certaines positions de Guénon. Mais cela ne signifie pas qu’il a abandonné la gnose. Ce n’est pas parce qu’un auteur gnostique en critique un autre (ce qui est assez fréquent dans ce milieu où ne règne pas la charité de Notre-Seigneur, il suffit de lire les œuvres de Guénon lui-même pour voir qu’il se disputait avec beaucoup de monde) qu’on peut être assuré qu’il n’est plus gnostique.
On voit qu’une personne s’est vraiment convertie lorsqu’elle dénonce la gnose elle-même, en ayant conscience de son caractère satanique et anti-chrétien. Or voici ce qu’écrit Borella encore en 1996 : « Il existe quelques écoles de pensée qu’on peut appeler “traditionalistes”, en particulier dans certaines branches de la FM, telles que la GLNF, sans parler des divers groupes de catholiques qui demeurent fidèles au ritus antiquus de la messe, et au latin [1]. » Sans commentaire.
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Lectures Françaises (86190 Chiré-en-Montreuil) nous a fait l’honneur de nous citer dans son nº 500. Cette revue relève les « Brèves informations » que nous avions données dans notre nº 26 sur l’infiltration des idées païennes et gnostiques dans les milieux de Tradition. Et elle conclut en souhaitant une « clarification nette » sur ces questions.
Cette brève notule n’a pas plu au Libre Journal qui proteste dans son nº 166 du 11 novembre 1998 contre « un amalgame aventuré par les bons pères d’Avrillé à propos du vote catholique, des chansons du docteur Merlin, de la publication d’une revue FN consacrée à Julius Evola et d’une collaboration d’Arnault Guyot-Jeanin et Christophe Levallois au Libre Journal voici neuf mois ». Et il conclut : « Notre famille aurait-elle besoin d’un sujet supplémentaire de querelle et de division ? »
Il est vraisemblable que le Libre Journal se soit contenté de lire Lectures Françaises et ne soit pas allé lire Le Sel de la terre, car il aurait vu que nous n’avons pas parlé du vote catholique, et que ce que le Libre Journal appelle un « amalgame » est en réalité une tentative faite par certains de concilier les inconciliables : le paganisme et le christianisme, la gnose et la foi.
Quant à la division, il est clair qu’elle est nécessaire. Nous ne devons rien avoir de commun avec un docteur Merlin violemment anti-chrétien, ni avec un Julius Evola ou un René Guénon [2]. Et tant que le Libre Journal n’aura pas rompu avec ces gens-là, nous lui ferons une juste querelle.
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