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Courrier des lecteurs

 

 

 

— I —

 

Nous avons reçu cette lettre d’un confrère au sujet de l’article de Jean Dumont paru dans notre numéro 27 (« Attention ! une France peut en cacher une autre »). Elle apporte un éclairage intéressant sur la vocation propre de la France par rapport à celle des autres pays, que nous sommes heureux de faire partager à nos lecteurs.

Le Sel de la terre.

 

 


Chers amis,

 

A propos de la thèse de Jean Dumont je voudrais apporter un complément : Dumont donne des faits qui mériteraient d’être complétés par une vision théolo­gique de la vocation des nations.

Il est certain que les histoires de la chrétienté pèchent par manque de vision surnaturelle ; elles ne ressemblent pas à l’histoire d’Israël vue par les écrivains ins­pirés.

Je me souviens d’avoir constaté avec surprise qu’un converti, éminent par la piété et la valeur intellectuelle comme l’était Newman, n’arrivait pas à com­prendre le point de vue irlandais, tant l’affection nationale oblitérait son juge­ment. Et je me suis dit que nous, Français, nous sommes pareils : l’Espagnol est abo­minable, le pape suspect et le bon roi de France toujours dans son droit. La thèse de Jean Dumont se résume ainsi : aux XVIe-XVIIe siècles, c’est l’Espagne qui a été le bras séculier de la chrétienté, qui s’y est épuisée parce que ce n’était pas sa vocation, tandis que la France était, hélas, le bras sé­culier du « mystère d’iniquité ». Cette thèse est soutenable très solidement par les faits.

Pour voir plus clair, il faut voir surna­turellement le déroulement de l’histoire et la destinée des nations. La France est pré­destinée pour la défense du Saint-Siège et la protection des missions ou des chrétien­tés persécutées. Le contrat est dans son acte de baptême, un peu comme l’Alliance pour Israël. Si elle sort de sa vocation, elle en meurt. Les autes nations : Angleterre, États-Unis d’Amérique, Allemagne, Russie, peuvent ne pas remplir ce devoir de charité envers les frères chrétiens, ce n’est pas leur vocation, le pays n’en meurt pas. Mais si la France essaie d’imiter l’Angleterre ou les États-Unis d’Amérique, elle en meurt. Ce qui fait leur prospérité la tue, comme le royaume de Juda est mort d’avoir voulu imiter la politique des nations alentour, plus païennes, plus pécheresses, mais dont la vocation n’était pas de préparer les voies du Messie, et que Dieu ne châtiait pas pour leur impiété.

En conséquence, un gouvernement non-chrétien politiquement n’est pas un gouvernement français : il est comme un corps étranger. C’est un pouvoir ennemi menteur et despotique. Ce qui n’est pas nécessairement le cas en Allemagne, en Angleterre, ou aux États-Unis d’Amérique où le pouvoir anti-chrétien ne veut pas né­cessairement le mal commun temporel et ne se perçoit pas lui-même comme un étranger idéologique campé par la violence et la ruse dans le pays, et qui se sent d’au­tant plus en sécurité que le pays est plus affaibli. (L’Espagne et la Russie semblent partager avec la France le redoutable privi­lège de ne pouvoir vivre hors de l’esclavage que sous un gouvernement chrétien).

Dans l’histoire, des nations ont eu des gouvernements qui étaient le bras séculier du mystère d’iniquité. En quel sens ? En intervenant par les armes pour empêcher les chrétiens persécutés d’échapper à l’oppression impie. Et il faut dire que c’est la France qui a commencé cette sinistre be­sogne : empêcher que les pouvoirs protes­tants soient vaincus. Empêcher que les ca­tholiques ébranlent l’Islam.

Cela n’empêche pas le roi de France d’être pieux personnellement, de désirer l’envoi de missionnaires et la sanctification de ses sujets (François Ier pour le Canada, ou Richelieu avec saint Vincent de Paul). Cela n’empêche pas les Français d’être pieux et bons chrétiens. Mais on a l’im­pression de deux mondes qui ne se com­prennent plus : le pays réel et le pays légal. Témoin Bossuet qui croyait sincèrement que Louis XIV allait prendre la tête de la croisade. Il vénérait un roi chrétien parce qu’il connaissait la piété personnelle de Louis, et ne voyait pas le technocrate laïc qui gouvernait avec Colbert et Louvois et voyait dans la religion un des leviers du pouvoir politique. Par un aveuglement in­compréhensible, ils ruinent le pays dans des guerres qui vont au rebours de l’intérêt national et qui, de fait, n’ont pour résultat que de maintenir les catholiques sous le joug de pouvoirs politiques impies… D’où vient cette « efficace d’erreur » comme dit Bossuet ? Je crois qu’on peut répondre : de l’oubli de la vocation du pays. Ce jugement est confirmé par les faits : toutes les fois que le pouvoir politique français se rap­proche de la vocation de la France – protection du Saint-Siège et des mis­sions –, il réussit avec peu de forces, le pays est prospère et en paix, et son prestige in­ternational grandit. Les grâces de sagesse politique ne sont données au prince qu’à condition que sa priorité soit la vocation surnaturelle du pays. L’exemple le plus im­pressionnant est celui de Napoléon III, pe­tit pantin politique sans convictions mais qui mène, par calcul électoral – on dirait : par erreur – une politique chrétienne pen­dant dix ans. La France connaît alors une prospérité et un prestige inouïs depuis longtemps. Les dix ans de politique inverse mèneront l’empire à sa fin dans une mépri­sable impuissance. Ces grâces de lucidité politique semblent indépendantes de la piété personnelle du monarque.

A ce sujet, vous devriez prendre connaissance du résumé d’une thèse sur le Canada français publié dans l’Action Fami­liale et Scolaire nº 144. Il est très instructif de voir le pouvoir royal changer de pers­pective sous Louis XIV et donner la prio­rité au commerce pour imiter l’Angleterre. Les missionnaires deviennent alors des gê­neurs, et les gouverneurs reçoivent des ordres pour limiter leur influence.

Bien entendu, on est puni par où l’on a péché : c’est l’Angleterre qui viendra ac­caparer comme son droit un territoire où règne le mercantilisme.

La France est un cas particulier : aucun autre pays n’a eu de sainte Jeanne d’Arc, ni de message du Sacré-Cœur au roi. En au­cun autre, les mystiques n’ont dit au roi qu’il était le lieutenant de Dieu, qui est le vrai roi de France, et qu’il ne tient son royaume qu’en commande.

Après la France, l’Angleterre : c’est elle qui fomente la guerre de Crimée unique­ment pour empêcher qu’un pays islamique, la Turquie, soit vaincue par un pays chré­tien, la Russie. C’est encore l’Angleterre qui soutiendra très efficacement les mou­vements révolutionnaires italiens. La révo­lution de 1830 semble avoir eu pour cause la volonté d’empêcher à tout prix que le gouvernement français catholique ne favo­rise la conversion des musulmans en Algé­rie. Le premier acte du gouvernement de Louis-Philippe sera d’interdire l’apostolat catholique en Algérie et de financer la construction des mosquées. Répétons qu’un pouvoir politique antéchrist n’est pas le diable en personne : l’Angleterre qui soutient l’Islam est la même qui, en poli­tique intérieure, émancipe les catholiques, ne fait pas obstacle à l’épanouissement ca­tholique qui suit le mouvement d’Oxford, commence à mener une politique plus humaine envers les Irlandais.

L’Islam semble être l’axe autour du­quel tourne la politique du diable. Si l’on demande quel gouvernement est au­jourd’hui le bras séculier du mystère d’ini­quité, il suffit de regarder quel pays favorise systématiquement l’Islam et intervient pour que les chrétiens ne parviennent ja­mais à secouer le joug islamique.

 

Annexe

 

Peut-on deviner la prédestination d’autres nations que la France ?

Je pense que oui, mais, à part la Russie et l’Espagne, dont la vocation est surnatu­relle, celle des autres nations devra être cernée uniquement d’après les circons­tances historiques et le résultat. Par exemple, il est évident que les États-Unis d’Amérique peuvent servir de modèle à toutes les nations pour la rationalité de l’exploitation des biens matériels. C’est le produit d’une civilisation née des pion­niers, disposant d’un capital culturel et d’un savoir-faire évolué, qui, dans le milieu culturel propre au calvinisme, se sont voués à l’enrichissement par le travail. Le propre de l’Allemagne est le sens de la discipline et du courage, tant dans l’ordre militaire que dans l’organisation sociale. Ce n’était pas fatal, les peuples nordiques sont poètes et sentimentaux en même temps que discipli­nés, mais le joug de la Prusse a modelé le tempérament national. L’Angleterre a une vocation essentiellement mercantile. Son développement colonial a été tout entier marqué de cette empreinte. Ce n’était sans doute pas sa vocation originale, mais le protestantisme a tué le mysticisme anglo-saxon.

On ne peut parler de vocation qu’à partir d’un certain développement d’une civilisation nationale, d’un certain degré d’universalisme des valeurs nationales. L’intérêt de l’identifier, c’est qu’on peut comprendre plus facilement la géopoli­tique, un pays émergeant qui cherche à tout prix le développement de sa produc­tion tombera nécessairement dans l’orbite américaine ; un pays mercantile tombera sous le joug anglais ; et une nation devenue anti-chrétienne et révoltée tombera sous le joug communiste.

 

Abbé Philippe Marcille

 


 

 

— II —

 

Nous avons reçu cette lettre d’un prêtre de la Fraternité Saint-Pie X :

 

 


Le 14 octobre 1999

Chers Pères,

Soyez remerciés pour vos mises en garde contre monsieur Chiron. Vous êtes les dignes successeurs de Mgr Delassus, sentinelles vigilantes et sûres. Il n’est pas une seule des nouveautés dogmatiques ou des erreurs gnostiques sur laquelle vous n’ayez appelé l’attention de vos lecteurs. Il ne s’agit pas de mauvaise humeur ou de querelles de personne. Il s’agit de la Foi, de la vérité et des bonnes mœurs. L’erreur et l’hérésie produisent nécessairement des vices et des péchés très charnels.

Il semble, au premier abord, que les livres de Borella, Evola ou Schuon soient réservés à une petite élite intellectuelle qui se perd dans des abstractions fumeuses.

La réalité est beaucoup plus scabreuse. Je puis en témoigner, puisque j’ai exercé mon ministère sacerdotal dans le canton de Vaud où j’ai très bien connu quelques membres, anciens et actuels, de la târiqâ de F. Schuon (confrérie soufi). J’ai recueilli ainsi de nombreuses confidences sur la manière dont les adeptes vivent la gnose dans leur vie familiale et religieuse. Jean Borella a fait partie de cette târiqâ pendant des années. Il se sépara ensuite de Schuon, car il n’acceptait pas sa pratique obsession­nelle de la nudité (Schuon vendait des ta­bleaux représentant une vierge à l’enfant totalement nue ainsi que lui-même dans une tenue obscène). Diviniser et spirituali­ser la sexualité est bien la caractéristique de la fausse mystique.

Monsieur Chiron lui-même, du temps où il collaborait étroitement avec les édi­tions Pardès, écrivait dans la revue Rebis, dont le thème général était : Sexualité et Tradition. Cette revue, qui se réclamait de la pensée d’Evola et qui a cessé de paraître, présentait des articles et des gravures tota­lement immorales.

Les idées brumeuses d’Evola et de Guénon ne demeurent jamais dans la stra­tosphère de la pensée. Elles plongent au contraire l’esprit dans la chair en théorisant sur la « métaphysique du sexe » pour re­prendre un livre d’Evola.

Même si certains lecteurs du Sel de la terre sont dépassés par les théories gnos­tiques, que l’immoralité de ses fondateurs et de ses propagateurs leur serve de critère de discernement. « Vous reconnaîtrez l’arbre à ses fruits... »

Malheureusement, monsieur Chiron ne trouve rien d’autre à dire aux lecteurs catholiques du journal Présent du 26 juillet 1997, à propos de Métaphysique du sexe d’Evola : il « méconnaît par trop la loi na­turelle. » Par contre, en conclusion, mon­sieur Chiron engage le lecteur de Présent à lire Julius Evola afin « de mesurer son ori­ginalité dans sa critique du monde mo­derne. » De qui se moque-t-on ? Où est la dénonciation de la nocivité morale de cet auteur ? Un tel auteur aurait été mis à l’In­dex en d’autres temps, mais monsieur Chi­ron, lui, prétend qu’il faut lire Julius Evola.

Quant à l’ouvrage de Jean Borella Le Sens du Surnaturel, la deuxième édition est précédée d’un avant-propos daté de juillet 1996 qui commence par ces mots : « Il y a exactement cinquante ans, le père de Lubac publiait Surnaturel – études historiques. Au­tour de ce livre devait se développer un des principaux débats théologiques [1] du ving­tième siècle. Presque ignoré du public, il fut pourtant l’occasion d’affrontements ra­dicaux où s’opposèrent quelques théolo­giens illustres de l’Église catholique. A juste titre, car il touche à l’essentiel. Le savant jésuite (…) faisait œuvre de théologien en montrant que la tradition ecclésiastique, sauf aux deux derniers siècles, n’avait ja­mais posé, comme deux réalités radicale­ment hétéronomes, l’idée d’une “pure na­ture” et celle d’une “pure surnature”. » Après avoir cité l’encyclique Humani Gene­ris qui condamnait la thèse de de Lubac, Borella commente : « Cette semi-condam­nation, dans laquelle il voyait surtout une mécompréhension de ses propres thèses, fut durement ressentie par le futur cardi­nal. Il s’inclina cependant, en fils obéissant de l’Église, et renonça à enseigner la théo­logie. (…) Nous croyons précisément que, mieux comprise, la pensée du père de Lu­bac aurait permis d’éviter quelques drames et bien des destructions où l’on vit s’écrou­ler des pans entiers de la théologie la plus traditionnelle et la plus fondamentale. » Et Borella prend ensuite la défense du père de la Nouvelle théologie à l’encontre de ses cri­tiques, et attaque Aristote pour sa concep­tion naturaliste de l’ordre naturel. J. B. se situe donc bien dans ce courant de pensée qui tend à confondre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel. Comme tous les héré­tiques, de Lubac et Borella sont de grands incompris...

Je prie pour une véritable conversion de monsieur Chiron et de monsieur Bo­rella, que je croirai sincères lorsqu’ils dé­nonceront publiquement les hérésies gnos­tiques avec leur cortège d’immoralité, et qu’ils rétracteront celles qu’ils ont écrites eux-mêmes [2].

 


 

 

— III —

 

Par ailleurs, toujours à propos de M. Chiron, Antoine de Motreff nous écrit :

 

 


Dans Présent du 2 octobre, Yves Chi­ron parle encore de Crombette pour dire qu’il « a proposé, dans une œuvre très abondante, une méthode inédite de déchif­frement » des hiéroglyphes. Et il donne les références d’un livre d’un crombettiste acharné, avec l’adresse où se le procurer.

Certes M. Chiron dit que « des cri­tiques ont été apportées à la validité de la nouvelle méthode de lecture » (s’il ne s’agissait que de cela [3] !) « particulièrement par Dominique Viain dans Crombette et le crombettisme ». Mais là, curieusement, la référence ne s’y trouve pas. Si bien que les lecteurs de Présent, comme ceux des Ecrits de Paris [4], peuvent se procurer le poison et non pas le contre-poison. Peut-être M. Chiron va-t-il nous expliquer que, là en­core, c’est par inadvertance que la référence a été omise [5]. Vraiment il est poursuivi par la malchance !

M. Chiron dit aussi qu’il est « hors de ses compétences de prendre la mesure des critiques apportées à la nouvelle méthode de lecture ». Puisqu’il connaît le livre Crombette et le crombettisme, il doit savoir que ce livre prétend « porter un jugement objectif et définitif sur le crombettisme et son incompatibilité avec la foi catholique ». M. Chiron est-il si incompétent qu’il ne puisse juger de cette incompatibilité ? Ou bien pense-t-il qu’il ne doit pas la signaler ? Dans les deux cas, il nous semble que M. Chiron ne devrait pas écrire dans des jour­naux s’adressant à des catholiques, car il met leur foi en danger.


 

— IV —

 

Au sujet de l’article de l’abbé Guillaume Devillers (« Essai de doctrine sociale et politique… ») paru dans le nº 30, p. 33 et sq, nous avons reçu une lettre d’un lecteur d’Outre-Atlantique qui s’intéresse aux questions fran­çaises. Voici des extraits de cette lettre :

 

 


(…) Cet article est intéressant et la matière est très importante. Il y a beaucoup de choses vraies, même si le présentation déconcerte un peu, car on passe d’un style thomiste au style d’un article ordinaire. Peut-être que cela correspond aussi au fait qu’on quitte le domaine des certitudes pour entrer dans celui des opinions ?

Toujours est-il que je trouve l’auteur trop bienveillant pour Léon XIII dans la question du Ralliement. Dans le numéro 7 de la revue de l’Institut Saint-Pie X Vu de Haut, paru il y a une dizaine d’années, on trouve quelques études tendant à montrer que Léon XIII était lui-même légèrement atteint par les faux principes du XIXe siècle (par l’intermédiaire de Taparelli, qui écri­vait à la Civilta Catholica et dont le tho­misme n’était pas parfait). Cette déviation légère dans les principes a entraîné des dé­viances plus graves dans la pratique. Parvus error in principio, magnus in fine [6]. Pour ma part, tout en n’étant pas très expert en la question, je trouve cette explication inté­ressante.

Peut-être dira-t-on que Léon XIII avait des principes justes, mais qu’il les appli­quait mal ? En tout cas le Ralliement fut un désastre dans les faits, il aurait fallu le signaler davantage.

Je souhaiterais que d’autres, plus com­pétents que moi, entreprennent cette étude sur le Ralliement et ses causes. Qu’en disait Mgr Delassus ?

Il me semble qu’il serait aussi utile de discerner le bien et le mal dans Maurras. (…)

 

*

 

Notre lecteur pose de bonnes questions. Nous faisons appel aux compétences de nos autres lecteurs pour nous aider à répondre.

Il est possible que les principes de Léon XIII n’aient pas été mauvais, et que son libéralisme (horrendo refe­rens) n’ait été que pratique. On peut avoir de bonnes pensées, mais dévier dans la pratique. Il semble que tel était plutôt le jugement de Mgr Lefebvre sur les pontificats de Léon XIII et de Pie XI.

On peut ajouter que ces deux papes manquaient peut-être d’une connaissance approfondie du libéra­lisme et qu’ils n’ont pas su discerner les pièges qu’on leur a tendus [7].

 


 

— V —

 

Le numéro 30 a été particulièrement bien apprécié de nombreux lec­teurs. Parmi les encouragements reçus, citons ceux-ci :

 

 


« La série d’articles sur Mgr Delassus me semble remarquable ; votre dernier numéro (automne 1999) est remarquable et bien adapté aux circonstances si sem­blables, et bien plus tragiques, à un siècle de distance, que celles où se trouvait l’Église à la fin du règne de Léon XIII. Dieu nous donne un autre saint Pie X ! » (un évêque).

 

*

 

« Je crois avoir compris, grâce à la re­lecture de plusieurs études du Sel de la terre, que ce qui constitue peut-être le res­sort de l’attitude des quelques fidèles évo­qués [dans l’éditorial], c’est la prétention de tout comprendre, de tout expliquer, sans s’arrêter, pour les contempler seule­ment, devant les mystères qui, sans la contredire, dépassent infiniment la raison humaine. D’où leur tendance à s’enticher de systèmes plus ou moins gnostiques. Le numéro 30 est aussi passionnant que ses devanciers ; on y est constamment renvoyé aux numéros précédents, dont l’ensemble constitue pour l’abonné une véritable bi­bliothèque, dans laquelle le tableau des ar­ticles et documents permet d’évoluer aisé­ment » (un lecteur laïc).


 

 



[1] — En italique dans le texte

[2] — Le seul document public de Chiron jusqu’à ce jour est une mise au point parue dans Fideliter de janv. 1993. Celle-ci n’est qu’une justification de ce que des auteurs mal intentionnés auraient interprété de manière erronée. Aucune rétractation, aucune réfutation, aucun rejet catégorique d’Evola. Chiron se perd dans les méandres habituels de son style insaisissable.

Monsieur Borella, quant à lui, loue la Grande Loge Nationale de France comme étant un groupe traditionnel. Cela se passe de commentaires ! cf. Enquête sur la tradition aujourd’hui, édit. Trédaniel, 1996, p. 42.

[3] — Les lecteurs du Sel de la terre, eux, savent bien le danger des écrits de Crombette : voir Sel de la terre 3, p. 125 ; 7, p. 203 ; 20, p. 138 ; 21, p. 8.

[4] — Voir les « brèves informations » du nº 29.

[5] — Nous complétons « l’omission » de M. Chiron en donnant ici la référence : Père Pierre-Marie OP, Dominique Viain et Georges Salet, Crombette et le crombettisme, Versailles, éditions Saint-Edme, 1994. Le livre est disponible auprès de la revue pour la somme de 95 F (port en sus).

[6] — Une petite erreur dans les principes entraîne de graves erreurs dans les conclusions.

[7] — Pour nos lecteurs nous recommandons Le Libéralisme est un péché de Don Félix Sarda y Salvany, Publication du Sel de la terre, disponible auprès de la revue (110 F).

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 31

p. 225-231

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Courrier des Lecteurs et Questions Doctrinales

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