Mondialisme et immigration
par Paul Lambert
Nous reproduisons, en complément de l’article de M. Bourcier de Carbon, cet article de Paul Lambert, président de Voix des Français–Renaissance 95, paru dans le nº 256 (25 mars 2000) de Les 4 Vérités hebdo, DIP, 70 rue Compans, 75019 Paris.
Le Sel de la terre.
*
LE NEW YORK TIMES du 20 février, sous la plume de son correspondant à Vienne Roger Cohen, nous apprend que le gouvernement américain a demandé des explications au chancelier autrichien M. Schüssel sur la politique qu’il comptait mettre en œuvre en matière d’immigration.
Ce dernier a répondu qu’il avait contraint le FPÖ de Jörg Haider à renoncer à sa politique « Immigration zéro », et que l’Autriche poursuivait sa politique passée d’acceptation d’un quota d’environ 10.000 immigrés par an, auquel s’ajoutent 10.000 travailleurs saisonniers chaque année. Le chancelier Schüssel a ajouté que l’Autriche était un petit pays de moins de 10 millions d’habitants, qu’il ne pouvait faire plus, et que c’était une position raisonnable d’ouverture limitée, n’ayant rien à voir avec la xénophobie.
La moindre des questions à se poser est : en quoi la politique d’immigration de l’Autriche peut-elle concerner les États-Unis, au point qu’il est même question dans l’article d’un « American Benchmark », c’est-à-dire en quelque sorte d’un « examen de passage » imposé par les américains ?
La réponse à cette question se trouve sans doute dans cette déclaration faite en juillet 1999 par le Général Wesley Clark, commandant en chef de l’OTAN, au cours d’une interview sur le Kosovo diffusée par CNN : « N’oublions pas l’origine du problème : il ne doit plus y avoir de place en Europe pour les peuples non métissés. Les peuples non mélangés appartiennent aux idées périmées du XIXe siècle. Pour passer au XXIe, il ne doit plus exister que des États multi-ethniques. »
Et pourquoi les États-Unis veulent-ils transformer l’Europe en un ensemble multi-ethnique ?
— La première partie de la réponse se trouve sans doute dans la déclaration inaugurale, à la session de juin 1991 du Bilderberg group, de David Rockefeller, Président du CFR (Council for Foreign Relations) et de la Commission Trilatérale : « Le monde est préparé à marcher vers un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et des banquiers mondiaux est certainement préférable aux décisions nationales qui se pratiquent depuis des siècles. »
— La deuxième partie de la réponse se trouve dans la déclaration de James-Paul Warburg (1896-1969), administrateur de la banque Kuhn et Loeb (banque de Rockefeller, devenue depuis la Chase Manhattan), et membre du CFR, le 17 février 1953, dans un discours devant le Sénat des États-Unis : « De gré ou de force, nous aurons un gouvernement mondial. Que ce soit par conquête ou par consentement (Willing or not, we will have a world government. Will it be by conquest or consent ?) »
— La troisième partie se trouve dans un article paru dans Le Monde du 4 mars 1997 et signé Jacques Attali, (très proche du groupe Lazard Brothers de New York), intitulé « Géopolitique et immigration », inspiré de son article publié dans le numéro spécial de l’hiver 1996 de la revue américaine Time Magazine sous le titre « For a new political order » et où il écrit : « Si la France et l’Europe décidaient de s’affirmer comme un club chrétien, elles devraient se préparer à l’affrontement avec un milliard d’hommes, à une véritable guerre de civilisation, avec, en prime, en France, une guerre civile, car la France, en raison de ses choix géopolitiques antérieurs, est une nation musulmane. »
Dans ce second article, M. Attali rappelle « la stricte obligation américaine faite aux États de l’Union européenne d’intégrer la Turquie, alliée stratégique des États-Unis, comme membre à part entière de l’Union ».
— La quatrième partie se trouve dans la déclaration d’un membre éminent de la Commission Trilatérale, Edmond de Rothchild, lors d’une interview accordée au mensuel Entreprise en 1978 : « Le verrou qui maintenant doit sauter, c’est la nation. »
— Enfin ajoutons en complément qu’en 1937, au cours d’un congrès tenu à New York au Waldorf Astoria, Nicholas Murray Butler, Président du CFR et collaborateur de Jacob Schiff, Prix Nobel de la paix 1931, a déclaré : « Le communisme est l’instrument avec lequel nous abattrons les gouvernements nationaux en faveur d’un Gouvernement mondial, d’une police et d’une monnaie mondiales. »
Ces éléments de réponse forment donc un tout clair : les dirigeants mondialistes du CFR veulent mettre en place un gouvernement mondial, dirigé par leurs banquiers et multinationales, et pour cela détruire les nations européennes qui seules sont en mesure de les concurrencer dans le domaine économique, et faire de l’Europe un ensemble multiconfessionnel et multi-ethnique soumis à leur pouvoir.
Pour ce faire, le moyen le plus sûr est de noyer les peuples européens sous une immigration de culture musulmane qui les submerge, les désintègre, en détruise la culture, l’identité et les racines. Il n’y a dans tout cela pas le moindre souci humaniste de remédier à la misère et à la famine régnant dans les pays sous-développés, au déracinement dramatique des émigrés fuyant cette situation, à l’inadaptation totale de ces immigrés arrivant dans les pays développés d’Europe qui ont besoin d’une main-d’œuvre culturellement développée, et lorsque ces immigrés sont culturellement développés, au drame que cela représente pour leur pays, qui perd, avec eux, sa substance vitale.
Les immigrés ne serviront que de moyen pour détruire les nations européennes, afin de permettre aux banquiers et multinationales américaines d’asservir le monde.
L’adoration des idôles |

