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Mgr Marcel Lefebvre face à la réforme de la messe

 

par S. Exc. Mgr Bernard Tissier de Mallerais, évêque auxiliaire de la Fraternité Saint-Pie X

 

A l’occasion du dixième anniversaire du rappel à Dieu de S. Exc. Mgr Marcel Lefebvre, Mgr Tissier de Mallerais a bien voulu nous communiquer, à l’intention des lecteurs du Sel de la terre, ce chapitre ex­trait de la biographie du fondateur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X qu’il est en train de rédiger. Nous l’en remercions sincèrement.

L’article raconte la résistance que Mgr Lefebvre opposa à la « messe normative », ébauche de la nouvelle messe concoctée par le sinistre père Bugnini. Plusieurs détails de cette narration sont inédits et mettent bien en lumière le sens catholique de Mgr Lefebvre, qui le fit se dresser, dès le dé­but et presque seul, contre la révolution programmée du saint sacrifice de la messe.

Le Sel de la terre.

 

*

  

Participation active et compréhension facile * 

 

C’est la liturgie et son cœur, le saint sacrifice de la messe, que voulait corrompre la gnose hérétique des novateurs, sous le pré­texte de la « participation pleine, consciente et active » réclamée pour les fidèles par la constitution conciliaire sur la liturgie (n. 14) promulguée le 4 décembre 1963. Or, dès mars 1963, Mgr Lefebvre s’était dressé contre ce principe équivoque :

L’intelligence des textes n’est pas la fin ultime de la prière, qui est l’union à Dieu ; il est une attention aux textes qui peut y faire obstacle. L’âme trouve plutôt l’union à Dieu dans le chant religieux, la piété de l’action liturgique, le recueille­ment, la beauté architecturale, la noblesse et la piété du célébrant, la décoration symbolique, l’odeur de l’encens, etc [1].

Or le Consilium pour l’exécution de la réforme liturgique, institué le 26 février 1964, confié, sous la présidence du cardinal Lercaro, au père Bugnini, entreprenait aussitôt non pas la « révision » demandée par le Concile (Sacrosanctum concilium, n. 5), mais une refonte radicale et systématique, de la messe en particulier, « une véritable création » dirait Bugnini, selon le prin­cipe déjà énoncé avant le Concile par le père Ferdinando Antonelli, membre du Consilium :

Tout est ordonné à un but : faire en sorte que les fidèles 1) comprennent faci­lement les rites et, 2) puissent redevenir ce qu’ils doivent être : participants actifs et pas seulement spectateurs des actions liturgiques [2].

Ces deux choses, disaient en chœur Antonelli et Bugnini, étaient perdues depuis des siècles. Trouvant plus tard cette assertion affirmée dans La Riforma liturgica di Annibale Bugnini [3], Mgr Lefebvre s’indignerait :

C’est faux ! L’enseignement réel de l’histoire prouve le contraire. Aller dire que tous les fidèles qui étaient là pendant des siècles – bien avant que Bugnini existât – ont participé à la messe d’une manière muette, en spectateurs, comme étrangers ! Rien n’est plus faux. La participation active des fidèles, n’est-ce pas leur participation spirituelle, qui est bien plus importante que la participation exté­rieure [4] ?

Mais, à la lecture de La Riforma, Mgr Lefebvre discernait, derrière ces principes faux, une erreur doctrinale, une hérésie sous-jacente :

Il y a là-dessous – je dis dessous, pas formellement – une hérésie : c’est que le sacerdoce des fidèles et le sacerdoce des prêtres, c’est le même ; que tout le monde est prêtre, que le peuple de Dieu doit offrir le saint sacrifice de la messe.

Antonelli reprochait lui-même à Bugnini « d’avoir introduit dans le travail [du Consilium] des gens capables, mais de coloration progressiste théologique­ment, sans leur résister parce qu’on ne pouvait pas contrecarrer certaines ten­dances ». Il reconnaissait que « les théories courantes parmi les théologiens avancés retombent sur la formule et sur le rite [5] ».

Ces théories étaient celles de la « nouvelle théologie ». Procédant par de subtils déplacements d’accent, elle mettait en avant le « sacerdoce commun » des baptisés [6], faisait dépendre le ministère du prêtre à la messe de l’exercice, par les fidèles, de leur sacerdoce [7], une théologie du « mystère pascal [8] » mettait de côté la croix de Jésus et la théorie « mystérique » de l’action liturgique [9] pro­pagée par Maria-Laach [10] achevait de réduire la messe à un « mémorial », etc., etc. Sans compter la théorie de la transsignification, qui prétendait remplacer avantageusement la transsubstantiation [11].

Ces influences délétères d’une gnose multiforme, cohérente et omnipré­sente, échappaient aux non-initiés ; Mgr Lefebvre en discernait certains traits, inscrits dans la logique des bouleversements liturgiques successifs et comme savamment gradués : retournement des autels, relégation du tabernacle, enva­hissement du vernaculaire, suppression des « prières individuelles » du prêtre (prières au bas de l’autel), de signes de croix, etc. ; canon récité à voix haute et donc, finalement, la langue vernaculaire supplantant totalement le latin, toutes réformes approuvées par Paul VI de 1965 à 1967 [12].

L’association Una Voce pour la préservation du latin liturgique et du chant grégorien protesta, le 25 mai 1967, auprès de Paul VI contre cette généralisation du vernaculaire, contraire à Sacrosanctum concilium (n. 36, § 1) et Mgr Romoli, évêque de Pescia, en écrivit le 17 août à la conférence épiscopale italienne ; Mgr Lefebvre publia cette lettre dans Fortes in fide.

Mais, jusqu’ici, les réformes n’étaient que des « retouches » provisoires. Pour Bugnini et le Consilium, « il s’agissait de donner des structures nouvelles à des rites entiers […] et, pour certains points, d’une nouvelle création ». En at­tendant celle-ci, les évêques devaient « prendre des initiatives, proposer des adaptations et des expériences, etc. », sous peine, par « immobilisme », d’être débordés par des expérimentations individuelles et arbitraires [13], dont Paul VI était amèrement mécontent [14]. Contre cette révolution permanente dans la litur­gie, encouragée « d’en haut » et stimulée par « la base », s’élevait l’abbé Dulac dans le Courrier de Rome.

 

La messe normative

 

Le 21 octobre 1967, s’ouvre le synode des évêques ; on y apprend que le père Bugnini, secrétaire du Consilium, va venir présenter sa « messe norma­tive », ébauche d’une nouvelle messe. Elle va appliquer dans sa logique inexo­rable Sacrosanctum concilium, qui prévoit des « rites d’une brièveté remar­quable » (n. 34), une « lecture de l’Écriture sainte plus abondante » (n. 35), la remise en ordre logique de l’Ordo Missæ, la suppression des « doublets intro­duits au cours des âges » (n. 50) – l’offertoire sacrificiel en est un : ne fait-il pas double emploi avec la consécration qu’il anticipe illogiquement, selon le père Bugnini ? – « le rétablissement de certaines choses disparues » (n. 50), etc.

En outre, cette messe normative, ainsi nommée parce qu’elle doit devenir la norme des rites de toutes les célébrations de la messe rénovée, est conçue à dessein comme une « célébration avec assistance de peuple », dépréciant ainsi la valeur essentielle de la messe, indépendante du concours de fidèles, rappelée par le concile de Trente (DS 1747, 1758).

Mgr Lefebvre voit aussitôt le danger. De son collaborateur le père Gerald Fitzgerald C.S.Sp., il obtient un article : « A propos de la messe normative », qui, retouché par l’archevêque, est à la hâte polycopié et distribué en sous-main aux Pères synodaux avant la séance du 24 octobre, sous la couverture de Fortes in fide [15].

La messe normative, y conclut le prélat, ou ce qui sert de base à la réforme li­turgique, ne peut pas être celle qui comporte la participation des fidèles, cette par­ticipation étant accidentelle et non essentielle à la messe.

L’« effet Lefebvre » fut appréciable : la majeure partie des Pères, reconnaît Bugnini, se rendit à la Sixtine, le 24 octobre, « avec un esprit prévenu et mal disposé » pour assister à une messe de type « normatif » célébrée en italien par le liturge lui-même : rite d’accueil, brève cérémonie pénitentielle commune, Gloria, trois lectures, Credo, prière universelle, brévissimes prières de « déposi­tion des dons », canon entièrement nouveau, paroles des consécrations modi­fiées, signes de croix et génuflexions réduits, etc [16].
Aussitôt, en signe de protestation, plusieurs évêques, dont Mgr Slipyj, quittèrent la chapelle [17].
« L’expérience n’avait pas réussi, avoue Bugnini, elle produisait même l’effet contraire, pesant sur les votes en un sens négatif » : le 26 octobre, répon­dant à la question « la structure de la messe normative en ligne générale vous plaît-elle ? », sur 180 Pères, 71 répondirent oui, 43 non et 62 juxta modum. Paul VI demanda au Consilium de se remettre au travail pour réaliser une messe apparemment moins révolutionnaire, mais qui donnerait néanmoins, comme le voulait A. Bugnini, « une image complètement différente de ce qu’elle était auparavant [18] ».

En décembre 1967, lors d’une assemblée de l’Union mondiale des supé­rieurs généraux à laquelle se trouvait Mgr Lefebvre, le père Annibale Bugnini fut invité à venir exposer sa messe normative ; il le fit avec beaucoup de bon­hommie : pour la participation des fidèles, dit-il, on allait changer toute la pre­mière partie de la messe, supprimer l’offertoire qui faisait double emploi avec le canon, ainsi que les oraisons du prêtre avant la communion, changer et diversi­fier les prières eucharistiques…

En entendant cette conférence qui dura une heure, raconte l’archevêque, je me disais : « Ce n’est pas possible que ce soit cet homme-là qui ait la confiance du Saint-Père, que ce soit lui que le pape ait choisi pour faire la réforme de la litur­gie ! » Nous avions devant nous un homme qui piétinait la liturgie ancienne avec un mépris, une désinvolture inimaginables. J’étais effondré et moi qui prends assez facilement la parole, comme je l’avais fait au Concile, je ne me suis pas senti le courage de me lever. Les mots s’étouffaient dans ma gorge. Cependant deux supérieurs généraux se levèrent. Le premier dit : « Mon père, si je comprends bien, après avoir supprimé le confiteor, l’offertoire, raccourci le ca­non, etc., une messe privée va durer dix à douze minutes ! » Le père Bugnini ré­pondit : « On pourra toujours ajouter quelque chose ! » On voyait le peu de cas qu’il faisait de la messe et de la manière de la dire. Le second, un abbé bénédictin, intervint : « La participation active, est-ce une participation corporelle, ou bien spirituelle ? » – La bonne question ! – « La messe normative est prévue pour une assistance de fidèles ; mais nous, bénédictins, qui disons nos messes sans fidèles, qu’allons-nous faire maintenant ? » Voici la réponse que fit Bugnini : « A vrai dire, on n’y a pas pensé ! » Cela dit bien l’ambiance de cette réforme [19].

 

Mais qui est ce Bugnini * ?

 

Mgr Lefebvre avait appris de son ami Mgr Pintonello que, dès 1955, A. Bugnini faisait traduire à ce dernier des ouvrages allemands de protestants traitant de liturgie. Il était notoire que Jean XXIII avait relevé le père de sa chaire d’enseignement de la liturgie au Latran – « On m’accusait d’iconoclastie », avoue Bugnini. On savait que c’était Annibale qui avait demandé la présence de six pasteurs protestants comme observateurs pendant les séances plénières du Consilium. Bugnini n’avait-il pas retouché dès 1965 les oraisons solennelles du Vendredi saint « en écartant, disait-il, toute pierre qui pourrait constituer ne serait-ce que l’ombre d’un risque d’achoppement ou de déplaisir » pour les frères séparés [20] ?

 

Par ailleurs, Mgr Lefebvre avait entendu Mgr Cesario D’Amato, abbé de Saint-Paul-Hors-les-Murs [21] lui dire : « Monseigneur, ne me parlez pas du père Bugnini, j’en sais trop sur lui, ne me demandez pas ce qu’il est ! » Et, sur l’insis­tance du prélat, l’abbé reprit : « Je ne puis pas vous parler de Bugnini. » Ferdi­nando Antonelli écrivait de même : « Je pourrais en dire beaucoup sur cet homme. Je dois ajouter que Paul VI s’est toujours tenu derrière lui. Sa faille la plus notable est le défaut de formation théologique et l’absence de sens théolo­gique [22]. »

Visitant en février 1969 le cardinal Amleto Cicognani, encore secrétaire d’État, pour lui présenter ses regrets sur les nouveaux canons, Mgr Lefebvre demanda :

— « Éminence, vous n’allez pas laisser passer cela ! C’est une révolution dans la liturgie, dans l’Église ! » — « Oh, Monseigneur, répondit le cardinal en se prenant la tête entre les mains, je suis bien de votre avis. Mais que voulez-vous que je fasse ? Le père Bu­gnini peut se rendre dans le bureau du Saint-Père et lui faire signer tout ce qu’il veut ! » Je ne suis pas le seul à l’avoir entendu, précisait l’archevêque ; c’est à moi qu’il s’adressait mais d’autres personnes, dans le bureau du secrétaire d’État, l’ont en­tendu comme moi [23].

Passant ensuite à la sacrée congrégation des Rites avec l’abbé Coache, Mgr Lefebvre en vint à parler de la communion dans la main (dont le décret de permission était en préparation au Consilium) au cardinal Gut, qui lui avoua, en présence de Mgr Antonelli, secrétaire de la congrégation : « Je suis préfet de la S. C. des Rites, mais ce n’est pas moi qui commande et vous devinez bien qui est celui qui commande… » Et, se tournant vers Antonelli, il poursuivit : « Si tou­tefois on me demande ce que je pense, j’irai me mettre à genoux aux pieds du Saint-Père pour le supplier de ne pas permettre une chose pareille, mais, si on me le demande [24] ! »


L’influence d’A. Bugnini sur Paul VI et le mode « dictatorial » de ses déci­sions, passant par-dessus les têtes des préfets des Rites, étaient une énigme pour Mgr Lefebvre : « Il est certain, disait-il en 1974, que certaines choses inad­missibles se sont passées entre le Saint-Père et les organismes qui sont entre les mains de Mgr Bugnini… Tout cela se saura plus tard [25]. »

L’archevêque crut « le savoir » lorsque Paul VI, à l’occasion de la fusion de la S. C. du Culte divin dans celle des Sacrements, le 11 juillet 1975, fit cesser les activités de Mgr Bugnini [26], pour le nommer, seulement six mois plus tard, pro-nonce à Téhéran. Le bruit courut qu’une serviette compromettante, égarée par A. Bugnini, avait révélé son appartenance à la franc-maçonnerie. Il affirma pourtant à Paul VI tout ignorer de la maçonnerie, « de ce qu’elle est, de ce qu’on y fait, de ses buts [27] ». En 1976, circulait une correspondance apocryphe de Bugnini avec un pseudo grand-maître et des listes d’affiliation de nombreux prélats de Curie et d’autres, à une société secrète romaine, de 1963 à 1971. Bu­gnini, « Buan » pour les initiés, y aurait été inscrit le 23 avril 1963…

Mgr Lefebvre ajouta foi à la rumeur et aux documents suspects et publia : « On apprend à Rome que celui qui a été l’âme de la réforme liturgique est un franc-maçon [28]. » Le mystère ou la mystification demeure…

 

Il ne resterait à Annibale Bugnini que deux étapes à faire franchir à Paul VI : l’approbation de trois nouvelles « anaphores », c’est-à-dire de trois nouveaux canons, avec modification des paroles de la consécration, notamment le rejet du « mysterium fidei » à la fin, comme acclamation du peuple exerçant son sacerdoce et effectuant le « mémorial » du mystère sauveur : tel était bien le but pervers de cette réforme. Et, seconde étape, Bugnini ferait approuver le reste de son Novus ordo Missæ, en particulier la suppression de l’offertoire de type sacrificiel et l’application des paroles nouvelles de consécration au canon romain qui était jusque-là resté intègre.

C’est contre cette révolution de la messe que se dressera Mgr Lefebvre en faisant réaliser par un groupe de théologiens et liturgistes, en mai-juin 1969, un Bref examen critique du N.O.M., que les cardinaux Alfredo Ottaviani et A. Bacci acceptèrent de présenter au pape Paul VI en signant une lettre de présentation estimant que :

Le Novus Ordo Missæ, si l’on considère les éléments nouveaux susceptibles d’appréciations fort diverses, qui paraissent sous-tendus ou impliqués, représente un éloignement impressionnant, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théo­logie catholique de la sainte messe, telle qu’elle a été formulée à la XXIIe session du concile de Trente, lequel, fixant définitivement les « canons » du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l’inté­grité du mystère.

Datée du 3 septembre 1969, mais signée par les deux cardinaux les 13 et 28 septembre, la lettre, malgré tous les efforts de Mgr Lefebvre, ne put recueillir d’autres signatures de cardinaux et d’évêques. Elle fut remise à Paul VI le 21 octobre.

 

Ému par l’autorité des signataires, Paul VI fit examiner le B.E.C. par des théologiens de la S. C. pour la Doctrine de la foi du cardinal Seper. Puis, pour couper l’herbe sous le pied au mouvement de protestation et de résistance qui s’organisait contre le Novus Ordo, il fit publier, le 30 octobre, une instruction temporisatrice et tranquillisante, qui reportait au 28 novembre 1971 l’entrée en vigueur soi-disant « obligatoire » de la nouvelle messe.

Aussi, « l’effet Lefebvre » n’exerça pas tout son efficace et, dans l’intervalle de deux années, la plupart des prêtres qui avaient fait mine de refuser le N.O.M. cédèrent à l’entraînement, à la fausse idée d’une « obligation » et aux menaces et persécutions de tout genre dont les poursuivirent les épiscopats. Seuls les plus courageux demeurèrent fidèles. Honneur à eux ! Grâces en soient rendues à saint Pie V, à Mgr Lefebvre et à Mgr de Castro Mayer.



* — Mgr Lefebvre, conférence à Montréal, 1982, Fideliter 85.

[1] — Bulletin général de la congrégation du Saint-Esprit 708 (mars-avril 1963), p. 428 et 430, résumé par nous.

[2] — N. Gianpietro, Il cardinale Ferdinando Antonelli, Roma, Studia Anselmiana, 1998, p. 60, 64, 73, 79, 89, 101, 200, 203-204.

[3] — CLV, ed. Liturgiche, Rome, 1e éd., p. 50 ; 2e éd., p. 55.

[4] — Conférence spirituelle à Écône (COSPEC) 11 A, 12 juin 1982. Le chant grégorien vulgarisé par Solesmes n’était-il pas la plus traditionnelle et efficace participation extérieure ?

[5] — Antonelli, Diario, avril 1969, in Gianpietro, ibid., p. 264 et 257.

[6] — Y. Congar, Jalons pour une théologie du laïcat, Paris, Cerf, 1953, p. 155, 178, 199-200, 243-244 ; combattu par l’abbé Berto, La Pensée catholique 11 (1949), p. 31-46.

[7] — Lumen gentium, n. 28.

[8] — J. Lecuyer, Le Sacerdoce dans le mystère du Christ, Paris, Cerf, 1957.

[9] — Voir Odo Casel, « Faites ceci en mémoire de moi », Lex Orandi 34 (1962), p. 165.

[10] — Abbaye bénédictine allemande très engagée dans le « mouvement liturgique ». (NDLR.)

[11] — Y. de Montcheuil, La Présence réelle, polycopié diffusé à la main, analysé par Garrigou-Lagrange (1946) et Piolanti (1951) ; – Éd. Schillebeeckx, « Une question de théologie eucharistique : transsubstantiation, transfinalisation, transsignification », in Revista di pastorale liturgica 16 (1966), p. 228-248, Queriniana, Brescia, analysé par Mgr Ugo Emilio Lattanzi : Il Misterium fidei nella teologia nuova e nella rivelazione, 23 mars 1967, polycopié pour Mgr Lefebvre.

[12] — Instruction Inter œcumenici, 26 septembre 1964 ; Tres abhinc annos, 4 mai 1967.

[13] — A. Bugnini, conférence de presse, 4 janvier 1967.

[14] — Allocution au Consilium, 19 avril 1967, DC 1493, p. 769 sq.

[15] — A. Bugnini, ibid., 2e éd. 1977, p. 347 et note 14 ; – Archives Lefebvre, Écône. – Le nom de Mgr Lefebvre n’apparaissait pas.

[16]DC 1506, p. 2077.

[17]COSPEC 86 A, 24 juin 1981.

[18] — A. Bugnini, conférence de presse, 4 janvier 1967, déjà citée.

[19]COSPEC 30 B, 26 mars 1976 ; 85 B, 23 juin 1981 ; Fideliter 85, p. 13.

* — Mgr Lefebvre à A. Cagnon, Les relations de Rome et d’Écône, coll. de doc. dactyl., p. 17-24.

[20]OR 19 mars 1965 ; DC 1445, p. 604.

[21] — Nommé en 1960 membre de la commission pour la réforme liturgique, dont faisait déjà partie Antonelli et Bugnini (Gianpietro, ibid., p. 46-47).

[22]30 Tage 11 (1998), p. 73 ; d’après Antonelli, Note sulla Riforma liturgica, 1968-1971, ms. Arch. SCCS., lors de la nomination de Bugnini au secrétariat de la congrégation du Culte divin unissant la S.C. des Rites et le Consilium, le 8 mai 1969.

[23]COSPEC 30 B, 26 mars 1976 ; Retraite prêchée à Écône, 20 septembre 1979, 2 A.

[24]COSPEC 86 A, 24 juin 1981. Le cardinal signa avec une grande peine l’instruction permettant la communion dans la main, seulement pour faire la volonté du pape (instr. du 29 mai 1969) : La Riforma, p. 101.

[25]COSPEC, 12 mars 1974.

[26] — A. Bugnini était en outre, depuis 1969, secrétaire de la S.C. du Culte divin, créée parallèlement à celle des Rites.

[27] — Lettre à Paul VI, 22 octobre 1975, La Riforma, p. 104 (1ere éd. p. 101). C’était à la fois trop dire et trop peu…

[28]Lettre aux amis et bienfaiteurs 10, 27 mars 1976 ; – Itinéraires 204.

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L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 36

p. 21-28

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