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Chemin de croix

en réparation

 

pour la répétition du scandale d’Assise,

le jeudi 24 janvier 2002

 

 

 

Ce chemin de croix est celui de la cérémonie de réparation organisée à Bruxelles par la Fraternité Saint-Pie X, le dimanche 13 septembre 1992, en présence de 2500 fidèles, contre la VIIe rencontre mondiale des religions pour la paix.

En réponse à ce blasphème, la journée commença par une messe ponti­ficale célébrée par S. Exc. Mgr de Galarreta et s’acheva par des prières pu­bliques à la cathédrale de Bruxelles.

Le Sel de la terre.

 

*

  

 

Prière préparatoire

 

O JÉSUS, notre doux Sauveur, nous voici humblement prosternés à vos pieds afin d’implorer votre infinie miséricorde pour nous, pour les pécheurs, pour les mourants et pour les âmes des fi­dèles trépassés. Daignez nous appliquer les mérites de votre sainte passion que nous allons méditer.

Nous vous offrons ce chemin de croix spécialement en réparation de l’ou­trage et du blasphème portés contre votre divinité par la XVIIe rencontre mon­diale des religions pour la paix, qui se déroule aujourd’hui à Assise à l’initiative du pape Jean-Paul II.

Par les mérites infinis de votre très saint Cœur et ceux du Cœur Immaculé de Marie, nous vous demandons le retour des autorités de la sainte Église ro­maine à la foi catholique et la conversion des infidèles.

 

1 – Jésus est condamné à mort

 

L’alliance de la Rome conciliaire avec les ennemis de l’Église nous fait re­dire les paroles de Notre-Seigneur à ceux qui venaient l’arrêter : « C’est ici votre heure et la puissance des ténèbres » (Lc 22, 52-53). L’Église est livrée par les princes des prêtres, défigurée, tournée en ridicule.

Mon Dieu, je crois en l’Église, une, sainte, catholique et apostolique.

 

2 – Jésus est chargé de sa croix

 

L’Église va à sa passion comme son maître. Comme son maître, elle est reniée par les princes des prêtres : pour eux, elle n’est plus l’unique épouse du Christ hors de laquelle il n’y a point de salut. Toutes les religions se valent di­sent-ils, toutes mènent les hommes à Dieu. Quel affront pour notre mère la sainte Église ! Aimons-la de toute notre âme et restons lui fidèles jusqu’à la mort.

Mon Dieu, nous confessons qu’en dehors de l’Église il n’y a point de salut !

 

3 – Jésus tombe une première fois

 

Notre-Seigneur est étendu par terre, humilié, brisé. Mais c’est bien à lui qu’a été donné tout pouvoir au ciel et sur la terre (Mt 28, 18). « En son nom, tout genou doit fléchir au ciel, sur la terre et aux enfers » (Ph 2, 10-11).

Seigneur Jésus, nous vous adorons ! O Christ-Roi, nous vous glorifions ! Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel !

 

4 – Jésus rencontre sa très sainte mère

 

Vierge Marie, vous êtes la Mère du Sauveur ; il est venu nous enseigner qu’il est, lui seul, « la Voie, la Vérité, la Vie » (Jn 14, 6). Gravez profondément dans notre cœur l’horreur du péché et particulièrement l’horreur du péché d’infidélité, l’horreur du péché d’idolâtrie qui retire au seul vrai Dieu l’honneur qui lui est dû. Il n’y pas de péché plus grave que de déshonorer Dieu !

O Notre-Dame de fidélité, vous qui avez vaincu toutes les hérésies, gar­dez-nous fidèles à la foi de notre saint baptême !

 

5 – Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

 

Parce qu’il accepta d’aider Jésus à porter sa croix, Simon de Cyrène, de païen qu’il était, reçut la grâce de devenir chrétien. Et ses deux fils, Rufus et Alexandre, moururent martyrs !

Seigneur Jésus, nous pleurons avec vous sur les infidèles qui restent « assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort » (Lc 1, 79), parce qu’il n’y a plus de missionnaires pour leur apporter la lumière de la foi catholique. L’Église que vous avez fondée est missionnaire, elle n’est pas œcuménique. Donnez-nous, Seigneur, cet esprit missionnaire !

 

6 – Sainte Véronique essuie la face de Jésus

 

Votre sainte Église est traînée dans le panthéon des religions pour y être ridiculisée. Satan triomphe, il pense que l’heure de sa victoire a sonné.

Donnez-nous, Seigneur, la force de sainte Véronique pour résister aux in­jures de vos ennemis ; donnez-nous assez de charité pour essuyer par nos sacri­fices votre sainte face couverte des crachats de la nouvelle religion.

« Quiconque aura rougi de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme rougira de lui lorsqu’il viendra dans sa gloire, dans celle du Père et des saints anges » (Lc 9, 26).

 

7 – Jésus tombe une deuxième fois

 

« Parce que l’iniquité abondera, la charité de plusieurs se refroidira » (Mt 24, 12).

Vous vous relevez Seigneur Jésus, pour nous montrer la voie de la persé­vérance. Comment pourrions-nous tenir debout dans cette tempête, si vous ne veniez à chaque instant nous réconforter ? Comment persévérer jusqu’à la fin, comment être sauvés sans votre grâce, Seigneur Jésus ?

La fidélité est une grâce. Par votre deuxième chute, O Jésus, accordez-la nous !

 

8 – Jésus console les filles de Jérusalem qui le suivent

 

Jérusalem rejeta son Sauveur et le crucifia, et Jérusalem fut détruite comme Notre-Seigneur l’avait prophétisé aux femmes qui pleuraient sur son passage.

Nos nations chrétiennes ont rejeté la royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ, obligées à cela depuis trente ans par la hiérarchie de l’Église conci­liaire. Elles ne connaîtront pas la paix mais le châtiment de Dieu.

La rencontre de la paix d’Assise se fait contre le Prince de la paix (Is 9, 6), qui peut seul donner la paix aux hommes blessés par le péché originel. « Je vous donne ma paix », a dit Notre-Seigneur à ses apôtres, « Je ne vous la donne pas comme le monde la donne » (Jn 14, 27).

Notre-Dame du Rosaire de Fatima disait à Lucie le 13 juillet 1917 : « Si l’on satisfait à mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix : sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde propageant les guerres et les persécu­tions contre l’Église ».

 

9 – Jésus tombe une troisième fois

 

Par votre troisième chute, Seigneur, gardez-nous du péril de l’indifféren­tisme religieux.

La répétition du blasphème d’Assise pour la seizième fois arrache toujours davantage de catholiques à la foi de leur saint baptême, elle est pour eux une occasion de scandale et un grave danger pour leur fidélité dans la foi. Du fait de cet œcuménisme diabolique, ils se retrouveront enfin réunis aux infidèles, certes, mais dans leur « ruine commune » comme le dénonçait le pape Pie XII (Humani generis, 1950).

Gardez-nous, Seigneur Jésus, parmi les sept milliers d’hommes qui ne flé­chissent pas le genou devant Baal.

Sauvez-nous, nous périssons !

Notre Père qui êtes aux cieux... délivrez-nous du mal !

 

10 – Jésus est dépouillé de ses vêtements

 

La tunique sans couture du Sauveur n’a pas été déchirée. Les Pères de l’Église y voient l’image de l’Église qui conservera toujours son unité. « Et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle » (Mt 16, 18). Plus le démon s’acharne contre l’Église, pensant la rabaisser au rang des fausses religions, plus son triomphe sera éclatant.

« A qui irions-nous, Seigneur ? Vous seul (et votre sainte Église) avez les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 18).

 

11 – Jésus est attaché à la croix

 

« Quand j’aurai été élevé de terre j’attirerai tout à moi » (Jn 12, 32).

Votre défaite est votre victoire, votre croix est l’instrument du salut.

Mais « beaucoup marchent aujourd’hui en ennemis de la croix » (Ph 3, 18) ; les fausses religions ont la haine de la croix : islam, bouddhisme, judaïsme ou animisme. Faites de nous des amis de la croix.

« Ce signe de la croix sera dans le ciel lorsque le Seigneur viendra juger : alors tous les serviteurs de la croix s’approcheront du Christ juge avec une grande confiance » (Imitation de Jésus-Christ, l. 2, ch. 12, 1).

 

12 – Jésus meurt sur la croix

 

« Ayez confiance, j’ai vaincu le monde » (Jn 16, 23). Le Vendredi saint du­rera pour l’Église le temps fixé par son Époux et pas davantage. Parce que les hommes n’ont pas voulu de la vérité, « ils se tourneront vers des fables » (2 Tm 4, 4) ; parce que les avertissements des papes, notamment ceux de saint Pie X et de Pie XII, n’ont pas été écoutés par les hommes d’Église, Dieu se retire et les ténèbres s’étendent. Voilà le plus grand châtiment ici-bas.

Mais le triomphe de la croix est bien là, Satan est vaincu : notre salut est acquis si nous croyons en notre unique Sauveur : « Ayez confiance, j’ai vaincu le monde » (Jn 16, 23).

 

13 – Jésus est remis à sa mère

 

« Spes nostra, salve ! O Marie, notre espérance, nous vous saluons ! »

Vous veillez sur l’Église depuis sa fondation sur la croix. Là où vous êtes, nous sommes sûrs de trouver l’Église.

Vous avez écrasé la tête du serpent de votre pied virginal, vous vaincrez les hérésies de la nouvelle religion propagée depuis le Concile !

Vous avez dit à Fatima : «A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ! »

Nous voulons partager ce triomphe en vous priant et en vous servant.

 

14 – Jésus est mis dans le tombeau

 

« Détruisez ce temple et, en trois jours, je le rebâtirai » (Jn 2, 19). Le troi­sième jour vous êtes ressuscité et nous ressusciterons avec vous pour l’éternité glorieuse si nous sommes trouvés fidèles à l’instant de notre mort. Nous qui sommes accablés par l’épreuve de l’Église mal défendue par ses chefs et occu­pée par un parti, demandons cette ferme espérance qui nous fera passer victo­rieusement à travers la passion de l’Église.

Faites, Seigneur Jésus, « que nous soyons conduits par votre passion et par votre croix à la gloire de la résurrection ».

 



Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 40

p. 190-194

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