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Courrier des lecteurs

 

 

Kasper

 


A propos de l’article sur le cardinal Kasper paru dans le numéro 39 (pages 211-220 ; reproduction, complétée par quelques commentaires, d’un article original du Courrier de Rome de 1989), un lecteur nous écrit :

 

Je vous remercie du bel article sur le cardinal (sic) Kasper. Ce personnage il­lustre parfaitement la boutade de Ernest Hello à propos des rationalistes : « Ils font le grand miracle de changer le vin en eau ! »

Quel désastre ! Sans compter qu’il pourrait être papabile, tant qu’ils y sont !

Il faut donc poursuivre votre œuvre de salubrité, en dénonçant avec une ferme courtoisie ces impostures. Soyez comme disait encore Ernest Hello, les tenants de la vraie bonté : « celle qui est terrible ».

Saint Noël et bon millénaire.

Lettre signée.


 

 

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Le Père Deseille

 

 


Nous publions volontiers cette autre lettre que nous avons reçue et qui contient d’importantes informations sur un livre dont nous avons donné une re­cension dans notre nº 39 (p. 243-245). Le recenseur terminait sa recension en re­marquant que l’auteur du livre « s’appuie sur une vue générale de l’histoire de la Chrétienté qui n’est pas la nôtre et qui n’est pas explicitement annoncée ». On comprendra mieux pourquoi en lisant cette lettre.

 

Mon Père,

 

Lectrice du Sel de la Terre, je vous re­mercie de nous donner quatre fois par an une nourriture spirituelle substantielle dont nos âmes ont besoin.

Sur le conseil de Monsieur l’Abbé XXX, je vous envoie quelques renseigne­ments à propos d’une recension faite dans le nº 39.

 

Sel de la Terre nº 39 : — Archi­mandrite P. Deseille : l’Évangile au dé­sert, Recension de G. Bedel.

 

Plus communément connu sous le nom de Père Placide cet ancien cistercien (de Bellefontaine ?) a apostasié sa foi au mo­ment du Concile et s’est fait rebaptisé dans la religion orthodoxe du Mont Athos.

C’est le directeur spirituel d’une com­munauté orthodoxe dont les membres sont sans exception d’anciens catholiques « rechrismés » (c’est-à-dire rebaptisés) dans la religion orthodoxe.

Il est fondateur et actuellement direc­teur du Monastère Saint‑Antoine Le Grand (26190 - St-Laurent en Royans dans le Vercors) et d’un monas­tère de femmes à Solan (dans le Gard). Il est l’auteur de nombreux ouvrages de spi­ritualité orthodoxe.

Il est difficile de parler d’une église or­thodoxe, car il y a une pléiade d’églises orthodoxes toutes autocéphales.

Ces orthodoxes ont une aversion très marquée pour la religion catholique. Ils ne supportent pas saint Thomas d’Aquin et la scolastique. Ils ne croient pas à l’éternité de l’enfer, ni au purgatoire. Ils se moquent de notre sacrement de confirmation. Le Saint‑Esprit ne procède pas du Père et du Fils, mais du Père seu­lement. La consécration du vin et du pain ne se fait pas sans la participation des fidèles. La transsubstantiation n’a pas lieu quand le prêtre dit : « Ceci est mon corps » mais quand le prêtre invoque tout de suite après, le Saint‑Esprit. Il n’y a pas de conservation des saintes espèces, donc pas de culte de l’eucharistie… etc.

Pratiquant l’iconographie, je fréquente les fidèles depuis des années, sans toutefois me mêler à eux étant bien consciente du fossé qui nous sépare.

Je vous prie de croire en l’assurance de mes sentiments respectueux.

 

Lettre signée.


 

 

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Apparition de la sainte Vierge

à saint Dominique, au Puy

 

 


Monsieur l’abbé Philippe Godard, de la Fraternité Saint-Pie X, nous commu­nique ces précisions, suite à l’article sur le rosaire paru dans notre numéro 38 :

 

Le 24 de décembre 2001

 

Mon Révérend Père,

 

Achevant la lecture toujours fort ins­tructive du dernier (avant-dernier depuis quelques jours) numéro du Sel de la Terre, je me permets de vous écrire à pro­pos de votre excellent article sur le Ro­saire.

Vous parlez des traditions de l’appari­tion de la sainte Vierge à saint Dominique à propos du Rosaire à Toulouse, à Prouille et au Puy.

Je ne connaissais pas l’existence de celle de Toulouse.

Pour celle du Puy, c’est la très ancienne tradition locale, mentionnée non au jour octave de la Dédicace de la cathédrale (où il n’y a pas de leçons propres), mais au jour même (11 juillet), où il y a trois leçons historiques propres, dans lesquelles je crois me rappeler que le fait est men­tionné (je n’ai pas le texte ici), dans l’office actuel (qui doit dater de la prise du rit romain au XIXe siècle), tandis que dans l’ancien office (qui doit dater du XVIIIe siècle), la mention n’en était pas faite (il est vrai que les leçons s’étendaient sur de si nombreux faits, privilèges, pèle­rinages, reliques qu’il n’y avait pas la place de tout dire) ; j’ignore si l’on conserve encore l’ancien office d’avant le XVIIIe siècle (parce que, hélas ! les des­tructions révolutionnaires ont été telles qu’il ne semble pas subsister un seul bré­viaire complet du XVIIe siècle). Mais tous les chroniqueurs et historiens vellaves, notamment au XVIIe siècle, mentionnent le passage de saint Dominique, son appa­rition de la sainte Vierge à propos du Rosaire et sa fondation du couvent jaco­bin ponot (laquelle était mentionnée dans les leçons de la fête de saint Dominique dans l’ancien office d’avant le rit ro­main).

Ces diverses traditions sur le lieu de l’apparition m’ont autrefois étonné. Mais j’ai vu dans les vies de saint Dominique que celui-ci avait eu de nombreuses ap­paritions de la sainte Vierge tout au long de sa vie et ce, depuis son enfance.

La solution de la difficulté n’est-elle pas la suivante ? La sainte Vierge, qui avait l’habitude de parler à saint Dominique, ne lui a-t-elle pas parlé plusieurs fois du saint Rosaire ? Cela ex­pliquerait l’au moins triple tradition du lieu. D’ailleurs l’apparition du Puy ne peut avoir la prétention d’être l’unique, puisque saint Dominique est passé par Le Puy dans l’année qui a précédé sa mort ; il y avait alors longtemps qu’il prêchait le Rosaire.

Cela semble facilement acceptable, puisque le saint a eu nombre d’appari­tions mariales, et résout facilement la difficulté, sans remettre en cause quoi que ce soit.

Que vous en semble ? Je laisse cela à votre réflexion et à votre étude. […]


 

 

 

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Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 40

p. 265-267

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