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Catéchisme de la médiation

universelle de Notre‑Dame

(XII)

 

 

 

par Filius Ancillæ

 

 

 

On trouvera les dix premières parties de cette étude dans les numéros 20, 22, 24, 26, 27, 29, 31, 34, 37, 39 et 41 du Sel de la terre. L’article publié ici fait immédiatement suite à celui de notre numéro 41 et continue l’examen des textes liturgiques en faveur de la médiation universelle de la Vierge Marie : après la liturgie latine, voici le témoignage de la liturgie orientale.

Le Sel de la terre.

 

 

Article 4 : Le témoignage de

la Tradition ecclésiastique

 

1. La liturgie (suite)

 

 

61e question : Quelles sont les liturgies orientales où l’on peut trouver des prières faisant appel à la médiation de la très sainte Vierge ?

 

Réponse : La classification des Églises d’Orient et de leurs rites étant assez complexe [1], on divisera sommairement celles-ci selon trois liturgies principales, rattachées à Byzance, Antioche et Alexandrie.

La liturgie byzantine, qui est la plus importante par son influence – bien que moins ancienne – emploie surtout la langue grecque. Celle d’Antioche, confinée à la Syrie et ses provinces limitrophes, utilise le syriaque. Celle d’Alexandrie est célébrée en Égypte (idiome copte) et en Éthiopie (guèze).

Dans certaines d’entre elles et d’autres de moindre importance, l’hérésie ou le schisme ont pu altérer plus ou moins la vérité doctrinale de quelques textes, mais leur ancienneté commune leur a valu de conserver de nombreuses prières qui confirment heureusement la croyance générale en la médiation universelle de Notre‑Dame.

 

 

*

 

62e question : Est-ce que la liturgie byzantine employait le terme de « médiatrice » (mesi`ti~, mésitis) ?

 

Réponse : Oui, et à plusieurs reprises. Il faut cependant reconnaître qu’il n’est pas toujours facile de discerner dans certains cas si, dans l’esprit des byzan­tins, ce mot se limitait au consentement à l’incarnation, ou s’étendait aussi à une actuelle distribution des grâces. Cette question est importante, car elle fournit une des principales objections des mariologues « minimalistes [2] » et de leurs amis schismatiques orthodoxes. Pour nous éclairer sur ce sujet, citons seulement saint Germain Ier, Patriarche de Constantinople, Père de l’Église grecque, et qui ne fut pas le moindre de ses liturgistes : « La Vierge divinement brillante et pleine de grâce, a été médiatrice tout d’abord par son enfantement surnaturel, et main­tenant par l’intercession de sa maternelle protection [3]. »

On pourra s’étonner, à la lecture des pages suivantes, qu’une telle place ait été accordée à la liturgie byzantine. Plusieurs raisons nous invitent cependant à l’étudier plus en détail :

— Tout d’abord, ces prières liturgiques ayant été presque toutes composées entre le VIe et le Xe siècle, c’est-à-dire avant le schisme vis-à-vis de Rome, elles sont pleinement catholiques et font partie du patrimoine liturgique de l’Église universelle.

— C’est dans le rite byzantin que nous trouvons pour la première fois men­tion explicite du terme de « médiatrice », dès le VIe siècle, et de manière fré­quente dans les siècles suivants. Notons bien que ce titre de médiatrice est déjà décerné à Marie dans la prière officielle de toute une Église, et non dans cer­taines liturgies locales, comme en Occident.

— Depuis plus de sept siècles, les Byzantins, très fidèles à leur tradition, ont procédé à très peu de changements dans leurs offices liturgiques. Il faut aussi souligner que les mêmes textes liturgiques – à quelques exceptions près – sont utilisés par les Grecs catholiques comme par les orthodoxes [4].

— La liturgie byzantine est sans doute la plus mariale de toutes. De nom­breuses prières, hymnes et antiennes à la sainte Vierge jalonnent le cérémonial quotidien des offices et de la liturgie eucharistique. Il en résulte une multitude si variée de louanges à la Mère de Dieu, qu’il est très laborieux de les étudier toutes et que nous avons dû nous limiter – avec regret – dans nos recherches comme dans nos citations.

— La médiation universelle de Notre‑Dame étant contestée de nos jours par des théologiens orthodoxes, par réaction anti-romaine, et par leurs collègues mo­dernistes, minimalistes surtout par souci d’œcuménisme [5], il convient d’autant plus de mettre au grand jour ces textes si explicites sur ce point de doctrine, qu’ils peuvent se passer de tout commentaire.

La prière la plus remarquable des Byzantins à Marie Médiatrice, tant par son antiquité que par sa popularité (tous la savent par cœur depuis leur enfance), est le Kontakion de saint Romain le Mélode († vers 560) : « Patronne inaltérable des chrétiens, médiatrice indéfectible (mesiteiva ajmetavqete) auprès du Créateur, ne méprisez pas les voix suppliantes des pécheurs ; venez dans votre bonté au se­cours de ceux qui crient vers vous avec foi : empressez-vous de prier, hâtez-vous de supplier, ô Théotokos qui intercédez toujours pour ceux qui vous honorent [6]. » La liturgie byzantine étant particulièrement riche en prières évoquant la média­tion de la très sainte Vierge, nous les classerons donc selon les différentes moda­lités de celle-ci :

 

A) Médiation dans l’ordre de la rédemption objective

 

1) Par le libre consentement à l’incarnation :

— « Le Seigneur s’est adjoint Marie, étant vierge et innocente, comme mé­diatrice dans ce mystère [7]. »

— « Ô Vierge, vous avez réconcilié les hommes avec Dieu d’une manière admirable, intervenant comme une médiatrice entre lui et nous [8]. »

— « Salut à vous, la bénie de Dieu, le Seigneur est avec vous ; lui qui a dé­truit la mort, et qui, se servant de vous, ô Mère vierge et Reine, comme d’une médiatrice, a délivré l’homme de sa malédiction [9]. »

— « Jacob vit mystérieusement de ses yeux spirituels l’attente des nations, Dieu incarné de vous qui nous délivre par votre médiation [10]. »

 

2) Par l’enfantement de l’Homme-Dieu :

— « Nous vous acclamons, ô Vierge Théotokos, vous la médiatrice du salut de notre race (mesiteuvsasan th;n swthrivan tou` gevnou~ hJmw`n) : Votre Fils, en effet, notre Dieu, en la chair qu’il a reçue de vous, assuma la souffrance de la croix et nous libéra de la corruption, lui l’ami des hommes [11]. »

— « La condamnation de l’antique malédiction a pris fin par votre média­tion (ejn th/` sh/` mesiteiva/), ô Vierge sans tache, car le Seigneur apparaissant en vous a fait fleurir la bénédiction [sur tous] dans sa grande bonté [12]. »

— « Vous êtes devenue médiatrice (provxeno~) de l’incarnation et de l’inef­fable changement, ô vous qui avez enfanté celui qui fut engendré par le Père avant le soleil ; par vous la nature humaine fut unie à Dieu et placée sur le trône de gloire [13]. »

— « Vierge pure, avec les hommes vous avez réconcilié notre Dieu, vous qui avez servi entre nous et lui de surnaturelle médiatrice ; en effet, grâce à vous parvinrent à l’unité les natures jadis séparées, et nous avons obtenu les divines délices et l’héritage du ciel [14]. »

— « Vous êtes apparue pour tous la médiatrice du salut (provxeno~ swthriva~ pa`si), ô Mère de Dieu tout acclamée, quand vous avez enfanté le Sauveur, le Verbe de Dieu [15]. »

 

3) Incarnation au principe de toutes les grâces :

— « Le Sauveur s’incarna de votre sang très pur pour donner la pénitence aux hommes par votre médiation (mesiteivai~) [16]. »

— « Votre sein, ô toute immaculée, apparut au monde comme un tas sur une aire sainte, portant le froment de vie qui nous nourrit tous. Aussi nous vous célébrons ensemble, nous tous les fidèles comme la cause de tous les biens [17]. »

— « En donnant de votre sang virginal un corps à Dieu, ô Vierge, vous avez divinisé le genre humain ; aussi délivrez-moi par vos prières [18]. »

 

B) Médiation dans l’ordre de la rédemption subjective

 

a) Sous forme de médiation « ascendante »

 

1) Par sa place unique dans l’économie du salut :

— « Ô toute pure, qui seule (movnh) avez été établie médiatrice (mesiteuvsasa) entre le Créateur et les hommes d’une manière qui dépasse l’entendement, priez votre Fils d’être miséricordieux envers vos serviteurs [19]. »

— « Ô souveraine, seul guide et entrée vers Dieu, seule médiatrice des biens éternels, ayez pitié de moi [20] ! »

— « Nous n’avons pas d’autre médiatrice (mesiteivan) auprès de Dieu dans les dangers et les tribulations [21]. »

— « Vous êtes la seule protectrice du genre humain [22]. »

 

2) Par ses relations privilégiées avec Dieu :

— « Vous êtes à la droite du Christ comme Reine, […] ô pleine de la grâce divine, nous obtenant le royaume des cieux par votre médiation (mesiteiva/), par vos prières [23]. »

— « Ô Vierge qui portez dans vos mains celui qui porte tout par sa puis­sance, délivrez-moi par votre médiation (th/` mesiteiva/ sou) de la main de l’autre [Satan [24]].

— « C’est vous que j’ai pour médiatrice (mesivtrian), ô Vierge toute sainte, devant Dieu qui est né de vous [25]. »

— « Vous êtes notre rempart et notre havre de salut, la plus sûre médiatrice (prevsbun eujprovsdekton) auprès de Dieu que vous avez conçu [26]. »

 

3) Intercession continuelle dans le temps :

— « Impressionnant est votre patronage… Vous ayant comme médiatrice (mesi`tin) auprès de votre Fils et Créateur, nous serons tous sauvés par votre prière qui ne dort point [27]. »

— « Ô Vierge Théotokos, […] intercédez constamment (iJkevteue ejktenw`~) pour que nous soyons sauvés [28]. »

— « Heureux sommes-nous de vous avoir comme avocate [29], car, nuit et jour, vous intercédez pour nous [30]. »

— « Ô Marie, divine Épouse, intercédez sans cesse (ajpauvstw~) auprès du Christ pour nous [31]. »

 

4) En assumant nos demandes (une fonction propre au médiateur) :

— « Portez nos prières à votre Fils et Dieu, afin que, par vous, il sauve nos âmes [32]. »

— « Recevez vite nos prières, ô Souveraine, et apportez-les à votre Fils et Dieu [33]. »

— « Recevez, ô Dieu, notre prière par les intercessions (tai`~ presbeivai~) de la Mère de Dieu [34]. »

— « Rempli de toute espèce de péchés, je viens à vous, médiatrice en prières (mesi`tin kai; prevsbun) auprès de votre Fils ; ô Vierge, répondez pour moi [35]… »

 

b) Sous forme de médiation « descendante » :

 

— Médiation pour toutes sortes de besoins et de grâces

 

1) Grâces de conversion :

— « Redressement de ceux qui sont tombés, médiatrice (mesi`tiı) pour les pécheurs [36]. »

— « Soyez pour moi la route qui me guide vers les tabernacles divins, car j’ai perdu mon chemin, et j’enfonce dans le gouffre du mal, délivrez-m’en par votre sainte médiation (mesiteiva/ sou) [37]. »

— « Médiation pour les pécheurs (aJmartwlw`n mesi`tiı) [38]. »

— « Brisez les liens de mes péchés par votre médiation (th/` sh/` mesiteiva/), ô Vierge, car vous êtes l’espoir des désespérés qui ont recours avec foi à votre di­vine protection [39]. »

 

2) Grâces d’expiation :

— « Déchirez par votre médiation (mesiteiva/) la cédule de mes péchés [40]. »

— « Régente de l’univers […] effacez la multitude de mes péchés par votre sainte médiation (ejn th/` sh/` mesiteiva/) et votre divine intercession [41]. »

— « Mon âme est souillée par de nombreux péchés ; je vous supplie ins­tamment, ô tabernacle immaculé, lavez-la de toute souillure par votre média­tion [42]. »

— « [Le Seigneur], par votre secourable médiation (th/` sh/` crhsth/` mesiteiva/) accorde la pénitence à ceux qui vous honorent [43]. »

 

3) Grâces de sanctification :

— « Maintenant par votre médiation (Nu`n sh/` mesiteiva/), ô Vierge, j’obtiens le salut [44]. »

— « Vous, la médiatrice dont les intercessions auprès du Seigneur nous rendent participants de ses biens [45]. »

— « Souveraine, secours du monde, Mère de Dieu, sanctifiez-nous [46] ! »

— « Ne méprisez pas mon âme rendue stérile et défaillante par la privation des choses divines, mais nourrissez-la des divines grâces de votre Fils [47]. »

— « [Le Verbe] sauve par votre médiation, ô Immaculée, ceux qui vous considèrent comme Mère de Dieu [48]. »

— « Réveillez-moi [de ma torpeur], ô toute-pure, par votre médiation tou­jours vigilante (th/` sh/` ajgruvpnw/ mesiteiva/), et sauvez-moi [49] ! »

 

4) Grâces ultimes du salut éternel :

— « Délivrez-moi par votre médiation (mesiteiva/) de la mort éternelle [50]. »

— « C’est vous ma médiatrice devant le Dieu miséricordieux ; qu’il ne me reproche pas mes œuvres devant les anges ; je vous en supplie, venez vite m’aider [51] ! »

— « Soyez ma médiatrice (mesi`tiı), ô très bonne, auprès du Seigneur qui est né de vous, afin qu’il me préserve des flammes de l’enfer, et me rende digne du royaume des cieux [52]. »

— « Seule guide et porte d’entrée vers Dieu, seule médiatrice des biens éternels [53]. »

— « Ô Vierge théonymphe, soyez donc la médiatrice (mesi`tiı) de ceux qui viennent de trépasser à Dieu ; soyez pour eux la porte du salut et conduisez-les à Dieu [54]. »

 

— Médiation universelle dans son étendue

 

1) Quant aux hommes (spécialement aux fidèles) :

— « Ô Vierge bénigne, répandez sur tous les hommes les bienfaits signalés de votre miséricorde [55]. »

— « Qu’elle soit toujours médiatrice (ajei; presbeuvoi), ô Jésus Dieu, pour tous (pavntwn) les fils de la terre qui croient en vous [56]. »

— « Puissante patronne des hommes sur la terre, Vierge immaculée, sauvez-nous qui avons recours à vous, car c’est en vous que nous avons mis notre espoir avec Dieu [57]. »

— « Salut, vous qui avez réuni ce qui est de la terre avec ce qui est du ciel ; salut espérance, protection et assistance de toutes les parties de l’univers [58]. »

— « Salut, doux encens de la prière ; salut, propitiation du monde entier (panto;~ tou` kovsmou ejxivlasma) [59]. »

— « Vous êtes la protectrice (prostasiva) de tous les humains (pavntwn tw`n ajnqrwvpwn) [60]. »

— « [Dieu] vous donna aux pécheurs comme une puissante espérance et un rempart. Par vous tout ce qui respire vient à Dieu [61]. »

 

2) Quant à la distribution des grâces :

— « Porte par laquelle non seulement la grâce incréée [Notre‑Seigneur Jésus‑Christ], mais toute grâce, tout bien descend sur nous. Marie est la dispensa­trice des dons célestes [62]. »

— « Offrons nos acclamations à la très pure et très sainte Vierge Marie : car c’est d’elle (di∆ aujthv~) que découlent sur nous, au-delà de tout ce qui se peut concevoir, les grâces célestes : elle est le torrent de la bonté divine [63]. »

« A ceux qui vous chantent, Mère inépousée, avec le Verbe éternel qui est né de vous, distribuez largement la grâce de Dieu [64]. »

— « Rien n’est impossible à votre intercession [65]. »

 

3) Quant à la protection contre les maux :

— « Qui ne reçoit prompte délivrance des maux s’il a recours à votre pro­tection, […] car il trouve en vous un secours qui ne déçoit jamais, une patronne, une inébranlable ; ô Mère de Dieu toute immaculée, défenseur des chrétiens, soyez médiatrice (mesivteuson) pour sauver nos âmes [66]. »

— « Si vous ne dirigiez l’intercession (eij mhv ga;r su; proi?staso presbeuvousa), qui nous délivrerait de tant de périls [67] ? »

— « Propitiation des fidèles, vous êtes leur refuge universel (koino;n katafuvgion), leur chaleureuse médiation (mesiteiva qermhv) [68]. »

— « Délivrez-nous tous de tous les malheurs (ajpo; pavsh~ rJu`sai sumfora`~ a{panta~), et préservez-nous tous des châtiments futurs [69]. »

 

4) Et pour toutes les nécessités :

— « Puissant secours du monde, protégez de toutes nécessités vos servi­teurs par vos prières, ô seule bénie [70]. »

— « Ô Vierge, puissiez-vous guérir toute douleur corporelle… [71] »

— « Intendante de la Providence des cieux [72]. »

 

C) Médiation dans l’ordre de

la rédemption objective et (ou) subjective

 

— « Salut, vous qui êtes la réconciliation, la médiation auprès de Dieu (pro;~ qeo;n mesivtria), plus puissante, plus sainte que tous les séraphins, ô combien digne de vénération [73] ! »

— « Salut, médiatrice auprès de celui qui nous a façonnés (mesivtria pro;~ to;n plavsanta) ! Salut, délivrance de l’antique malédiction ! Nous tous qui jouis­sons toujours de vos abondants bienfaits, nous vous offrons comme il se doit cette hymne de reconnaissance [74]. »

— « Nous approchons de la médiatrice (presbeivan), Mère de Dieu [75]. »

— « Vous êtes apparue comme la conciliatrice (sunaptikhv) de ceux qui étaient séparés ; c’est en effet par vous, ô Vierge Théotokos, que les hommes sont vraiment devenus les cohéritiers du ciel avec les anges [76]. »

— « Salut, échelle céleste par laquelle Dieu est descendu ; salut, pont (gevfura) qui mène les hommes jusqu’au ciel [77] ! »

— « [Le Verbe] s’est fait homme véritablement, et comme source de grâces il vous a montrée à nous les fidèles [78]. »

 

 

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63e question : Peut-on encore ajouter d’autres observations sur la liturgie byzantine ?

 

Réponse : Oui, en particulier en ce qui concerne le culte de la Vierge dans la liturgie eucharistique. De nombreuses prières y font appel à son intercession [79], comme celle-ci, récitée par le célébrant durant la prothèse : « En l’honneur et à la mémoire de notre glorieuse Dame, bénie par-dessus tout, la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie ; par son intercession, recevez, Seigneur, ce sacrifice à votre céleste autel [80]. »

Avant le trisagion et l’épître, le chœur chante, aux fêtes ordinaires de la semaine, ce tropaire à la Vierge médiatrice : « Ô secours des chrétiens qui ne saurait être confondu, vous qui êtes la médiation immuable à l’égard du Créateur, ne dédaignez pas les cris suppliants des pécheurs ; mais accourez, dans votre bonté, à notre secours, à nous qui crions avec foi : Hâtez-vous de vous faire notre avocate et empressez-vous d’intercéder pour nous, ô Théotokos, constante protectrice de ceux qui vous honorent [81]. »

Cette médiation revêt bien un caractère universel, apte à secourir tous les hommes dans tous leurs maux : « Notre protectrice assidue, ô Mère de Dieu cé­leste, priez votre Fils, le Christ notre Dieu, pour nous tous, et obtenez-nous le sa­lut à nous tous qui accourons sous votre protection ; protégez-nous tous, ô Notre‑Dame, notre Reine et souveraine, dans les dangers et les tribulations et les maladies ; […] et, puisque nous avons tout notre espoir en vous, délivrance de tous les maux, accordez-nous à tous votre aide et sauvez-nous tous, ô Vierge, Mère de Dieu, car vous êtes la divine Providence de vos serviteurs [82]. »

Remarquons enfin que la Vierge est mentionnée avant tous les autres saints dans le Canon de la liturgie eucharistique, et ceci, dès le milieu du IVe siècle [83]. Cette pratique liturgique, mettant en honneur la Mère de Dieu au cœur du saint sacrifice, se généralisera rapidement [84] et mérite d’être signalée : « La mention ex­plicite de Marie dans le Canon de toutes les messes de tous les rites de l’Église universelle est un fait doctrinal de la plus haute importance [85]. »

Quant à l’office divin byzantin, nous nous contenterons de cette remarque autorisée à son sujet : « Il n’est pour ainsi dire point de pièce liturgique un peu importante, soit par la dimension, soit par le caractère, qui ne comporte une mention spéciale, un recours particulier à la très sainte Mère de Dieu. Cette men­tion (strophe, tropaire, etc.) porte le nom commun de Théotokion (de Théotokos : Mère de Dieu). […] L’extension de cette particularité dans le rite byzantin est, à elle seule, très significative : on peut dire que, dans l’ordre de la prière, rien ne s’y fait que par et avec Marie [86]. »

Concluons donc cette partie consacrée au rite byzantin, qui est la prière of­ficielle de la principale Église d’Orient : le titre de médiatrice (mesi`tiı) y est cou­ramment employé, dans le sens de la rédemption objective ou subjective, et dans un contexte général d’intercession toute particulière de la Théotokos pour les di­vers besoins des hommes.

 

 

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64e question : Quels témoignages peut-on trouver dans la liturgie syriaque ?

 

Réponse : Cette liturgie ancienne, originaire d’Antioche, qui s’est perpétuée dans l’Église maronite, nous offre avant même Éphèse (431) une prière liturgique qui évoque implicitement la médiation universelle de Marie : « Priez Dieu, qui naquit de vous, que par vous il donne paix et prospérité à son Église. Puisse-t-il par la puissance de votre prière, ô Mère du Très-Haut, pacifier entièrement la terre et ses habitants [87]. » Comme dans les autres Églises d’Orient et d’Occident, on y trouve aussi mention explicite de son intercession, et ceci de manière univer­selle : « Pitié sur nous, en tout temps, par son intercession [88]. »

La liturgie syro-maronite retransmet les mêmes thèmes : « Ainsi nous, les fi­dèles, nous montons au ciel par son intercession [89] », et illustre par la métaphore biblique et suggestive de l’échelle cette médiation mariale : « La Vierge est l’échelle par laquelle les êtres inférieurs s’élèvent vers le ciel. […] La Vierge est l’échelle de Jacob par laquelle montent avec élan vers le ciel ceux qui sont sau­vés [90]. »

A la liturgie syriaque d’Antioche s’apparente la liturgie chaldéenne (catholique), dont la langue est le syriaque oriental. Les fidèles chaldéens s’hono­rent de ne pas avoir suivi l’hérésie nestorienne et professent hardiment la média­tion universelle de la Mère de Dieu : « Ô Christ, qui avez exaucé les prières de votre Mère quand elle était sur terre, et qui maintenant exaucez et aidez toujours ceux qui ont recours à elle et vous appellent par sa médiation, ayez pitié de nous [91] ! »

« Ô Reine des reines, riche en tout, enrichissez de vos bienfaits vos servi­teurs, ô Mère du Très-Haut ! Car il vous a rendue intendante de ses trésors et maîtresse universelle de tout. Par votre bonté, répandez sur tous les dons dont ils ont besoin, afin que le monde entier vous tresse toujours une couronne d’actions de grâces [92]. »

 

 

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65e question : Quel est le témoignage de la liturgie d’Alexandrie en faveur de Marie médiatrice ?

 

Réponse : « Le témoignage de l’Église copte présente un intérêt capital pour le théologien et l’historien des dogmes. » En effet, la communauté chrétienne d’Égypte peut se vanter de remonter à l’époque apostolique. « Si l’on ajoute qu’elle a toujours, tant avant qu’après le schisme, mis un soin jaloux à préserver fidèlement ses coutumes et ses enseignements de tout changement, au point de devenir une des églises les plus fixistes de l’Orient, on comprendra pourquoi sa dévotion mariale si constante et si élaborée peut apporter à ceux qui se penchent sur les problèmes de la mariologie des indications et des certitudes des plus pré­cieuses [93]. »

« […] Les Coptes emploient indifféremment les mots de “médiation”, “intercession”, et “rédemption” à propos du rôle de Marie. La confusion même des termes montre qu’ils ne doutent pas du caractère illimité de l’intercession de la Mère de Dieu. En fait, ils la prennent comme médiatrice entre le peuple et le Christ. Nombreuses sont les prières où ils s’adressent à elle pour présenter leurs requêtes à son Fils [94]. »

Le P. Gabriel Giamberardini, un spécialiste du Centre d’études orientales du Caire, a composé un ouvrage traitant ex professo de la médiation mariale dans la liturgie égyptienne [95]. A la fin de cette étude, il conclut à une croyance implicite en l’universalité de cette médiation. Parmi les nombreuses citations que l’on peut rassembler pour prouver la croyance des Coptes en l’intercession singulière de Marie et son rôle de distributrice de grâces en tout genre, certaines ont été tra­duites avec un vocabulaire explicite de médiation :

— « Ô Médiatrice auprès du Créateur [96] ! »

— « Au-delà de la médiation des anges et des saints, se tient celle de la Vierge Marie, la Mère de Dieu [97]. »

— « Ô vous qui êtes devenue médiatrice et qui intercédez auprès de votre Fils bien-aimé [98] ! »

— « Votre médiation dépasse celle des chérubins et des séraphins, car vous êtes vraiment le renom de notre race, et celle qui intercède pour nos âmes. Parlez en notre faveur auprès du Rédempteur [99]… »

 

D’autres prières la professent en termes analogues :

— « Vous êtes devenue celle qui intercède pour nous devant Dieu [100]. »

— « Je vous prie, ô pure première née, de vous faire mon intermédiaire au­près du Christ [101]. »

— « Vous êtes l’échelle vue par Jacob, celle qui de la terre atteint jusqu’au ciel, par laquelle montent et descendent les anges de Dieu [102]. »

— « Ô Intercesseur fidèle pour le genre humain [103] ! »

 

Cette intercession est permanente :

— « La Mère de Dieu intercède pour nous perpétuellement auprès de son Fils bien-aimé [104]. »

— « Marie, la Vierge parfaite, prie sans cesse pour notre race [105]. »

— « Ah ! [ô Marie] intercédez pour nous le jour et la nuit [106] ! »

— « Son intercession s’exerce sans cesse pour nous [107]. »

— « Demandons-lui donc en tout temps d’intercéder pour nous [108]. »

 

Elle a un caractère universel :

« L’universalité, qui est la raison pour laquelle la médiation peut être consi­dérée comme un privilège marial, demeure prouvée de la façon la plus certaine [chez les Coptes] : quant au temps, quant aux créatures, quant aux dons. […] Les dons distribués par l’intermédiaire de Marie s’étendent aux trois ordres de la créa­tion, de l’élévation surnaturelle, de la glorification. Pour les Coptes, le fait est cer­tain : c’est par Marie que se réalise la distribution des grâces et des dons aux créatures [109]. »

Un bel exemple de cette médiation universelle se trouve dans une hymne pour la dédicace d’une église. On y répète comme un refrain invariable : « Par le moyen de Marie, Mère de Dieu » :

— « Venez et louons, en disant : Par le moyen de Marie, Mère de Dieu, car toute aide est accordée aux chrétiens : Par le moyen de Marie, Mère de Dieu,

— Le Seigneur notre Dieu a sauvé son peuple : Par le moyen de Marie, Mère de Dieu,

— Si aujourd’hui les fidèles se rassemblent en fête : C’est par le moyen de Marie, Mère de Dieu,

— […] La couronne des saints et des martyrs : C’est par le moyen de Marie, Mère de Dieu,

— La beauté de nos cœurs et la joie des peuples : C’est par le moyen de Marie, Mère de Dieu,

— Gloire à vous, ô Bénie ! Intercédez pour nous auprès du Seigneur, afin qu’il nous aide [110] ! »

 

Concluons donc pour la liturgie copte : « Une des églises les plus véné­rables de l’Orient chrétien porte un témoignage des plus précis et des plus constants à l’égard du rôle médiateur de Marie, entre le Christ et les hommes, et professe implicitement l’universalité de cette médiation [111]. » Ce témoignage est d’autant plus intéressant que cette liturgie a peu évolué depuis les premiers siècles, et que l’antiquité de son culte marial est confirmée par la découverte du Sub tuum sur un papyrus du IIIe siècle [112].

 

A l’Église d’Alexandrie se rattache celle d’Éthiopie, convertie au IVe siècle par saint Frumence, et qui eut à subir bien des vicissitudes, tant politiques que doctrinales (monophysisme hérité des Coptes). La dévotion mariale des Éthiopiens a été très influencée par les Pères alexandrins, saint Cyrille en particu­lier, et explique le culte spécial qu’ils professent pour la Waladita Amlâk (« Génératrice », Mère de Dieu) [113].

Dans leur doctrine mariale, « le ministère de Marie est celui de la miséri­corde. La justice ne la concerne pas, car le caractère essentiel de la Waladita Amlâk est celui de médiatrice et de dispensatrice de pardon, médiatrice entre Dieu et les hommes, spécialement les pécheurs, et Jésus, son Fils [114] ». D’où cette prière à Marie :

« Réjouissez-vous, ô vous de qui nous implorons le salut, ô sainte remplie de gloire, Vierge en tout temps, génératrice de Dieu, faites monter notre prière vers les cimes où est Jésus, votre Fils bien-aimé, afin qu’il nous pardonne nos pé­chés.

Réjouissez-vous, ô vous qui avez enfanté pour nous la lumière de justice véritable, le Christ notre Dieu. Ô Vierge sainte, intercédez pour nous auprès de Notre‑Seigneur, afin qu’il fasse miséricorde à nos âmes et qu’il nous pardonne nos péchés.

Réjouissez-vous, ô Vierge Marie, génératrice de Dieu, sainte, orante [115] véri­table pour la famille humaine, demandez pour nous au Christ votre Fils qu’il nous rende dignes du pardon de nos péchés.

Réjouissez-vous, ô Vierge, Reine véritable. Réjouissez-vous, ô gloire de notre race, qui avez enfanté pour nous l’Emmanuel. Nous vous prions de vous souvenir de nous, ô suppliante [116] véritable auprès de Notre‑Seigneur Jésus‑Christ, afin qu’il nous pardonne nos péchés [117]. »

Pour en terminer avec la liturgie éthiopienne, signalons une anaphore ma­riale du XVe siècle, qui salue Notre‑Dame comme « la rédemptrice de tout le monde [118] ».

 

 

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66e question : Quels sont les témoignages liturgiques d’autres Églises orien­tales indépendantes, à l’appui de notre thèse ?

 

Réponse : La liturgie arménienne mérite particulièrement d’être citée, car elle est elle aussi très ancienne, et encore célébrée de nos jours par sa diaspora en de nombreux pays. Les Arméniens monophysites donnent à la très sainte Vierge le titre de mijnord (médiatrice [119]), et le terme parexosia (intercède, sois notre avocate), revient très souvent dans leurs prières.

Pour les Arméniens catholiques, la très sainte Vierge est « notre avocate au­près du Seigneur [120] », la « médiatrice entre Dieu et le genre humain [121] », qui « ne cesse d’intercéder pour nous [122] » et même « qui intercède pour toute la terre [123] ». « Médiatrice de la Loi et de la grâce [124] », elle est « Reine de l’univers [125] », « avocate du monde [126] » et « distributrice des grâces [127] ».

« Point particulièrement important à noter, et qui demanderait une étude spéciale : la Vierge est constamment nommée lors de la célébration des sacre­ments et des sacramentaux, ce qui semble indiquer la croyance de l’église armé­nienne en la médiation mariale des grâces sacramentelles [128]. »

Ajoutons encore une prière de saint Grégoire de Narek qui, sans appartenir à la liturgie officielle, n’en fait pas moins partie du recueil de prières le plus uti­lisé par les Arméniens, et traduit bien leur croyance commune : « Avec votre sain­teté immaculée, vous êtes notre avocate [129] tutélaire. Recevez de moi qui vous ac­clame cette prière de supplication, présentez-la, offrez-la à Dieu… » Prière de celui qui est « par vous toujours secouru et comblé de vos bienfaits [130] ».

 

Pour la liturgie slave orthodoxe (gréco-russe), on peut citer l’office du « Pokrof » ou « Protection », qui est solennisé d’une manière singulière en Russie le 1er octobre, depuis le XIIe siècle, à la suite d’une apparition où la Vierge se mon­tra les bras étendus, priant pour le monde et couvrant ses enfants de son voile. « Au cours de cet office, le mot pokrof revient sans cesse, tantôt pour désigner le voile que la Vierge étendit sur les fidèles présents dans l’église des Blachernes lors de l’apparition, tantôt la protection dont elle entoure les chrétiens, symboli­sée par ce voile. Enfin, ce mot prend parfois valeur d’apposition, d’attribut et dé­signe la Vierge en personne. Marie incarne en quelque sorte la céleste protec­tion [131]. » Nous nous limiterons à quelques formules extraites des 3e et 4e kondaks, qui se terminent tous par cette invocation : « Protégez-nous de tout mal par votre saint pokrof » :

— « Vous êtes l’unique, ô toute sainte et très pure Mère de Dieu, à qui soit donné de voir sa prière toujours exaucée. »

— « Etendez jusqu’aux extrémités de la terre vos mains secourables, ô sou­veraine de bonté surabondante. »

— « Par vous tout à tous est donné, chacun selon ses besoins. »

— « Assistez-nous, souveraine, au milieu des maux sans fin qui nous acca­blent. Tenez-vous près de l’autel du Seigneur. Levez vos mains vers le ciel. Suppliez le Roi de gloire d’accueillir notre indigne prière, d’exaucer la prière des vôtres qui invoquent votre nom [132]. »

Force est de reconnaître que si le terme de « médiatrice » n’apparaît pas dans ces prières, la notion n’en est pas moins présente, et de manière univer­selle : « Par vous tout à tous est donné… » On pourrait encore évoquer le chant liturgique de l’Otvierzou ousta moia, que tous les Russes ont appris par cœur, et où ils prient ainsi la « Mère du Dieu vivant » : « Couvrez-nous de votre grâce lu­mineuse et divine [133] », ou encore ce théotokion : « Échelle céleste qui atteint de la terre au ciel par laquelle le Verbe de Dieu descendit aux hommes, pure, bénie, merveille inouïe, vision inimaginable, sauvez ceux qui ont recours à vous [134]. »

 

Il y aurait encore sans doute dans d’autres Églises particulières des éléments intéressants à relever, comme par exemple cette prière du propre grec de Jérusalem : « Envoyez sur nous votre grâce, vous qui êtes le salut des fidèles [135] », ou encore dans tel office de la liturgie roumaine, où de nombreux tropaires « rappellent sans cesse le rôle de médiatrice de la Mère de Dieu [136] ».

 

Le tour d’horizon qui vient d’être fait sur les liturgies orientales est donc as­sez probant pour nous permettre d’affirmer que la croyance en la médiation de Marie, sa protection assurée contre tous les maux, son intervention efficace pour obtenir toutes sortes de grâces, son intercession pour le monde entier, sont des vérités inscrites dans la prière officielle de l’ensemble de cette importante portion de chrétienté ; et cela avant même – ou malgré – les divers schismes et diver­gences doctrinales qui ont séparé de l’Église latine la majorité de son clergé.

 

 

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67e question : En conclusion générale, que peut-on dire au sujet de la mé­diation universelle de la très sainte Vierge dans la liturgie de l’Église ?

 

Réponse : La liturgie est un lieu théologique important, exprimant le contenu de la foi sous l’autorité non pas d’un docteur mais d’une Église ; il serait vain cependant de rechercher le terme technique de « médiation universelle » dans des offices liturgiques, qui préfèrent présenter à l’esprit des fidèles des images variées et sensibles, plutôt que les notions condensées et abstraites de la théologie spéculative.

Mais si l’on prend la peine d’étudier plus attentivement ces textes litur­giques, tant d’Orient que d’Occident, on est amené à constater qu’ils traduisent tous la croyance des peuples en la singulière et toute-puissante intercession de l’unique Mère de Dieu, et de la nécessité de recourir à elle pour nous procurer toutes sortes de biens et nous éviter tous les maux.

Seize siècles séparent la version primitive copte du Sub tuum de l’oraison romaine à Marie Médiatrice de toutes grâces, mais c’est toujours la même foi confiante en l’« omnipotentia supplex », même foi pour les chrétiens de tous les âges, exprimée publiquement avec les accents propres au génie de chaque peuple et de chaque langue envers la « médiatrice indéfectible [137] », notre avocate qui intercède constamment pour nous auprès de Dieu par ses prières et ses mé­rites, notre Mère céleste qui nous distribue toutes les grâces divines dont nous avons besoin et est capable de nous protéger de tout ce qui peut nous menacer.

 


[1] — Voir Janin R., Les Églises orientales et les rites orientaux, (2e édition), Paris, Bayard, 1926, 655 p.

[2] — Voir, par exemple, Laurentin R. : Court traité sur la Vierge Marie, Paris, Lethielleux, 1968, p. 153-154.

[3] — Germain de Constantinople saint († 729), Homélie pour la délivrance de Constantinople (718) ; texte découvert récemment, et cité par Javelet R. : Marie, la Femme médiatrice, Paris O.E.I.L., 1984, p. 73.

[4] — Nous avons utilisé comme livres liturgiques de référence l’édition grecque révisée de Michel Salivos (= MS), éditée à Athènes dans les années 1930, qui est encore utilisée actuellement. Sauf pour les Ménées, éditées par la Diaconie apostolique (= DA), à Athènes, dans les années 1960. Il existe aussi une traduction officielle en français du Triode de Carême (= TF) et du Pentecostaire (= PF), éditée par la Diaconie apostolique, Parme, 3e édition, 1993 et 1994. Les textes cités d’après la Patrologie grecque de Migne (= PG) sont d’anciennes prières liturgiques que nous n’avons pas retrouvées dans les livres liturgiques actuels. Il en est de même de quelques citations provenant du Specilegium du cardinal A. Maï, t. IV, Rome, 1839 (= SP), ou d’autres ouvrages.

[5] — Voir Le Sel de la Terre 39, p. 154-157.

[6] — Horologion, aux typiques de sexte (MS 143), trad. du père J. Ledit S.J., Marie dans la liturgie byzantine (= MB), « Théol. hist. » nº 39, Paris, Beauchesne, 1976, p. 257.

[7] — Ménées (= offices des saints pour l’année) du 20 novembre, ode 6, (Sylloge monumentorum 2, 154-155).

[8] — Pentecostarion (= offices de Pâques à l’octave de la Pentecôte) Théotokion du jeudi après la Pentecôte, PG 105, 1408 (de saint Joseph l’Hymnographe, † 886).

[9] — Triodion, (= offices de la Septuagésime à Pâques) ; PG 87, 3881 (pièce à attribuer non à saint Sophrone, mais à saint Joseph l’Hymnographe).

[10] Octoékhos  ou Paraklétiké  (= offices du 1er dimanche après la Pentecôte jusqu’à celui de la Septuagésime ; ce livre est divisé en huit parties, correspondant chacune à une semaine ayant son ton musical propre), dimanche 6e semaine, 3e canon des matines, 1ère ode, 3e stychère (trad. MB 304).

[11]Octoékhos, samedi 3e semaine, 1er cathisme du début des matines (trad. MB 305 et TF 636a). Voir aussi PF 151a : « Médiatrice du salut pour le genre humain » (invocation fréquente).

[12]Octoékhos, vendredi 6e semaine, au 2e canon des matines, ode 3 (trad MB 50). Voir aussi MB 245 : « Dieu qui voulut bien s’incarner de vous…, vous manifesta comme Mère, médiatrice de la vie » ; et MB 304 : « [Le genre humain] a reçu l’adoption divine par votre médiation, car Dieu parut incarné de vous de façon indicible. »

[13]Ménées du 2 septembre, 1er canon des matines, 5e ode (saint Théophane Graptos, † 845) ; DA 17 (trad. MB 304). Voir aussi PF 468a : « En vous s’est uni ce qui était séparé. »

[14]Pentecostarion, vendredi 8e semaine, à complies, ode 9 (saint Joseph l’H., IXe s.) ; PF 438.

[15]Ménées du 9 octobre, 1er canon des matines, 8e ode, (saint Théophane Graptos, IXe s.) ; DA 51 (trad. MB 304). Voir aussi MB 289 : « Médiatrice du salut… en enfantant le Sauveur. »

[16]Octoékhos, mardi 7e semaine, 1er canon des matines, 4e ode (saint Joseph l’H., IXe s.) ; MS 397 (trad. MB 305).

[17]Octoékhos, mardi 4e semaine, au 1er canon des matines, ode 8 (saint Joseph l’H., IXe s.) ; MS 214 (trad. MB 278).

[18]Octoékhos, jeudi 2e semaine, ode 7, 3e tropaire (trad. MB 274).

[19]Octoékhos, dimanche 3e semaine, 1er canon des matines, 6e ode (saint Jean Damascène, † 749) ; MS 135 (trad. MB 303). Voir aussi PG 87, 3842 : « Seule auxiliatrice (bohqov~) des pécheurs » ; PF 461b : « Vous êtes notre unique propitiation devant le Christ. »

[20]Octoékhos, dimanche 1ère semaine, aux complies, ode 6, 4e stychère (saint Jean Damascène, VIIIe s.) ; trad. MB 285. Voir aussi PF 393b : « Vous seule, Vierge sainte, vous êtes pour l’univers le pont qui mène vers Dieu les mortels. »

[21]Octoékhos, mercredi 2e semaine, théotokion de l’Apostiche des vêpres ; MS 103 (trad. MB 307). Même formule en PF 373b ; voir aussi MB 301 : « Nous n’avons pas d’autre Patronne avec Dieu » ; PF 95 a : « Auprès du Créateur et Seigneur, nous n’avons d’autre refuge que vous » ; PF 457a : « Après Dieu vous êtes le seul appui » ; TF 519a : « Après Dieu vous êtes notre seul recours. »

[22]Triodion, vendredi 2e semaine, ode 8, théot. 4 (trad. TF 200b). Voir aussi MB 172 : « Seule intercession et protectrice des fidèles » ; MB 268 : « La seule patronne du genre humain. »

[23]Octoékhos, jeudi 5e semaine, 2e canon des matines, 3e ode (saint Joseph l’H., IXe s.) ; MS 290 (trad. MB 305). Voir aussi PF 95a : « Mon ambassadrice ».

[24]Ménées du 9 novembre, 2e canon des matines, 9e ode (saint Joseph l’H., IXe s.) ; DA 66.

[25]Ménées du 15 décembre, exapostilaire ; DA 109 (trad. MB 308). Voir aussi MB 286 : « Vous pouvez tout ce que vous voulez, car vous êtes la Mère du Dieu de toutes choses. »

[26]Triodion, samedi des défunts, aux petites vêpres, tropaire t. 8 ; MS 14 (trad. TF 21). Voir aussi PF 383b (ce tropaire revient assez souvent dans les offices liturgiques ; prevsbun a plutôt le sens d’« ambassadeur »).

[27]Ménées du 27 janvier, exapostilaire ; DA 229 (trad. MB 305). Voir aussi MB 256 : « Vous qui sauvez le monde par vos incessantes prières. »

[28]Octoékhos, jeudi 5e semaine, 2e ode (saint André de Crête, † 740) ; MS 284.

[29] — Voir aussi MB 61 : « Avocate lumineuse et vigilante » ; MB 238 : « Donnée à tous les hommes comme avocate » ; PF 95a : « Mon avocate, c’est vous » ; PF 262a : « Avocate qui intercède pour nous » ; TF 366b : « Avocate auprès du Seigneur », etc.

[30] — 3e ode des matines de l’Assomption ; cit. par J. Druwé dans Maria, I, p. 546. Voir aussi MB 254 : « Jour et nuit vous priez pour nous » ; MB 301 : « Je vous ai pour patronne la nuit et le jour. »

[31]Triodion, samedi des défunts, exapostilaire ; MS 20 (trad. TF 30). Voir aussi PF 128a : « Intercédez sans répit auprès du Christ notre Dieu. »

[32]Triodion, hymne du Jeudi saint ; PG 98, 482 (Cosmas de Jérusalem, † 781). Voir aussi MB 254 : « Apportez nos prières à votre Fils notre Dieu, et demandez-lui de sauver nos âmes » ; PF 460a : « Havre des chrétiens, vous portez leurs prières devant votre Fils. »

[33]Octoékhos, jeudi 4e semaine, 1er cathisme du début des matines (trad. MB 247). Voir aussi PF 332-333 : « Recevez la prière de vos serviteurs, et portez-la devant le Dieu de l’univers. »

[34]Triodion, aux complies du Lundi saint, ode 8 ; PG 97, 1408 (saint André de Crête, † 740).

[35]Octoékhos, mercredi 3e semaine, 2e canon des matines, 5e ode (trad. MB 307).

[36]Triodion, vendredi de tyrophagie, 2e canon des matines, 8e ode (saint Joseph de Thessalonique, † 832) ; MS 48 (trad. MB 309). Voir aussi MB 301 : « Patronne des pécheurs. »

[37]Triodion, 2e dimanche de Carême, aux matines, 1ère ode, théot. 4 ; MS 184 (trad. TF 210b).

[38]Théotokion aux vêpres du mercredi ; PG 105, 1358 (saint Joseph l’H., IXe s.).

[39]Ménées du 15 février, 5e ode (saint Théophane Graptos, † 845) ; DA 88 (trad. MB 306).

[40]Triodion, vendredi de tyrophagie, aux matines, 4e ode (saint Joseph de Th., IXe s.) ; MS 46 (trad. TF 60).

[41]Triodion, jeudi de tyrophagie, aux matines, cathisme 2, 8e ode ; MS 43 (trad. TF 57a). Voir aussi PG 87, 2867 : « Effacez nos péchés par vos maternelles ambassades (presbeivai~). »

[42]Octoékhos, mercredi 1ère semaine, à complies, ode 6 (trad. MB 282).

[43]Octoékhos, SP 231. Voir aussi MB 308 : « Par votre bonne médiation, conduisez-moi aux avenues de la pénitence et sauvez-moi. »

[44]Triodion, SP 6 et 498. Voir aussi MB 267 : « Sauvés par votre médiation » ; PF 328b : « Passerelle vers le Créateur, tous elle nous conduit vers le salut. »

[45]Triodion, pièce attribuée à saint André de Crête par le P.H. Marraci, dans sa Polyanthea mariana (éd. Summa Aurea, Paris, Migne, 1862, t. IX, p. 1452). Voir aussi MB 185 : « Revêtez-moi de la parure des biens. »

[46]Octoékhos, mercredi 1ère semaine, à complies, ode 4 (trad. MB 273). Voir aussi PF 194a : « Priez-le sans cesse de sanctifier nos âmes. »

[47]Octoékhos, mercredi 4e semaine, au 2e canon des matines, ode 6 (saint Joseph l’H., IXe s.) ; trad. MB 278. Voir aussi PF 453a : « Dame toute sainte, faites de moi aussi le temple de la grâce de Dieu par vos prières. »

[48]Ménées du 19 novembre, 1er canon des matines, 3e ode (saint Théophane Graptos, IXe s.) ; trad. MB 304.

[49]Octoékhos, mardi 2e semaine, 2e canon des matines, 6e ode (saint Joseph l’H., IXe s.) ; MS 91 (trad. MB 306). Voir ausi TF 49a : « Faites-moi lever de la paresse et du sommeil par votre médiation. »

[50]Octoékhos, samedi 4e semaine, 1er canon des matines, 6e ode ; MS 244 (trad. MB 308). Voir aussi MB 285 : « Sauvez-moi par votre médiation… afin que j’exalte votre intervention. »

[51]Octoékhos, mardi 1ère semaine, exapostilaire (trad. MB 308).

[52]Théotokion aux matines du samedi, PG 105, 1288 (saint Joseph l’H., IXe s.). Voir aussi MB 307 : « Par vos divines médiations, délivrez-moi du feu à venir. »

[53]Octoékhos, dimanche 1ère semaine, aux complies, 9e ode, 4e stychère (trad. MB 310).

[54]Octoékhos, samedi 4e semaine, à matines, cathisme 2 ; MS 241 (trad. MB 308). Voir aussi MB 92 : « Porte de la grâce, qui ouvrez aux mortels les portes du ciel. »

[55]Ménées du 14 août (saint Théophane Graptos, IXe s.), trad. Ass. de N.-D., p. 91.

[56]Triodion, aux complies du Mardi saint, ode 3 ; PG 97, 1412 (saint André de Crête, VIIIe s.). Voir aussi MB 238 : « Donnée à tous les hommes comme avocate. »

[57]Octoékhos, dimanche 1ère semaine, aux apostiches des vêpres (trad. MB 301). Voir aussi MB 299 : « Notre patronne et protectrice et médiatrice et grand refuge » ; MB 299 : « Patronne du monde » ; MB 300 : « La divine patronne de toute notre race » ; MB 300 : « Patronne des hommes » ; MB 300 : « Patronne de tous les fidèles. »

[58]Octoékhos ; SP 111. Voir aussi TF 657a : « Espoir des confins de l’univers » ; PF 176a : « Puissante auxiliatrice de l’univers » ; PF 190b : « Intercédez pour le monde constamment. »

[59]Triodion, samedi 5e semaine à matines, hymne Akathistos, ikos 5, MS 308 (trad. Marie V, 5, p. 32b). Voir aussi MB 91 : « Vous êtes le salut du genre humain. »

[60]Triodion, vendredi 4e semaine, à matines, cathisme 2, ode 6, (saint Joseph l’H. IXe s.) ; MS 250 (trad. TF 292a). Voir aussi TF 370b : « Protectrice universelle » ; TF 391a : « Protectrice du genre humain » ; TF 173 b : « Auxiliatrice de tous » ; MB 286 : « Souveraine qui venez au secours de tous. »

[61]Octoékhos, samedi 2e semaine, aux complies, 8e ode (MB 251).

[62]Ménées du 2 juillet, ode 8. (Nous n’avons pu retrouver ce texte dans l’édition de la Diaconie apostolique).

[63]Ménées du 17 janvier, ode 21 (saint Théophane Graptos, IXe s.) ; DA 152.

[64] — Mercredi de la mi-Pentecôte, à matines, ode 4, t. 4 (PF 182a).

[65]Ménées du 6 décembre, aux stichères des laudes (trad. MB 246).

[66]Ménées du 29 septembre, aux stichères des vêpres ; DA 177 (trad. MB 309).

[67]Triodion, dimanche de tyrophagie, aux matines, cathisme t. 4 (Christophe de Mitylène, XIe s.) ; MS 63 (trad. TF 81a). Voir aussi PF 182b : « Ne cessez pas d’intercéder pour nous, afin de nous délivrer de tout péril. »

[68]Octoékhos, samedi 4e semaine, à matines, cathisme 2 ; MS 241 (trad. MB 308).

[69]Triodion, samedi 5e semaine, à matines, hymne Akathistos, ikos 24, MS 313 (trad. Marie V, 5, p. 34b). Voir aussi PF 503b : « Sous l’ombre de vos ailes, gardez-nous de tout danger. »

[70]Octoékhos, mardi 3e semaine, 1er cathisme des matines (trad. MB 298).

[71]Pentecostarion ; PF 41a.

[72]Triodion, samedi 5e semaine, à matines, hymne Akathistos, ikos 17 (TF 369b).

[73]Ménées du 28 septembre, à vêpres (DA 173).

[74]Ménées du 14 février, à vêpres (DA 83). Voir aussi : PF 142a : « Médiatrice de la joie » ; TF 647a : « Sauvés par votre sainte médiation. »

[75]Triodion, aux complies de la Semaine sainte, ode 9 ; PG 97, 1404 (saint André de Crête, VIIIe s.). Voir aussi dans la Summa aurea, ibid., p. 1453 : « Notre médiatrice » ; « Notre médiatrice terrestre auprès de Dieu. »

[76]Pentecostarion ; SP 264.

[77]Triodion, samedi 5e semaine, à matines, hymnes Akathistos, ikos 3 ; MS 308 ; TF 366a (trad. Marie V, 5, p. 32a). Voir aussi MB 67 : « Jacob vous dit d’avance, ô Vierge, comme l’échelle qui nous conduit à la hauteur du ciel » ; PG 87, 2847 : « Pont nous unissant au créateur » ; PF 320a : « Échelle et porte du ciel » ; TF 359b : « Passerelle conduisant à la vie en Dieu. »

[78]Pentecostarion, lundi de Pentecôte, à complies, ode 9 (PF 427a).

[79] — Voir Nasrallah J., L’Antimension Marie dans la sainte et divine liturgie suivant le rite byzantin, dans Marie IV, 4, p. 68 à 71. Voir aussi Salaville S., ibid., p. 300 à 304.

[80] — Dans Marie IV, 4, p. 68b, et Maria I, p. 301.

[81]Théotokion pour la petite entrée (Isodon) ; trad. Salaville S., dans Maria I, p. 303 (voir aussi dans Marie IV, 4, p. 71a).

[82]Théotokion pour Notre-Dame de Kazan (22 octobre) ; trad. Ph. de Régis dans « La Sainte Vierge et l’Orient chrétien », Maria, IV, p. 723.

[83] — Voir le Court traité…, ibid., p. 54.

[84] — En ce même IVe s., la sainte Vierge Marie figure aussi au Canon de la messe dans la liturgie syriaque dite « des 12 apôtres », et dans celle des Coptes (de saint Basile).

[85] — De Margerie B., « La doctrine de la maternité spirituelle de Marie et les liturgies de l’Église catholique » dans Ephemerides mariologicæ, vol. XXV, 1975, Madrid, p. 96.

[86] — Dumont Ch. O.P., « L’Intercession de Marie dans la tradition orientale » dans La Vie spirituelle, janvier 1939, t. LVIII, n. 1, Paris, Cerf, p. [12]. L’auteur relève aussi l’invocation fréquente : « Très sainte Mère de Dieu, sauvez-nous », d’une audace inconnue dans la liturgie latine, et qui manifeste la puissance singulière de Marie médiatrice (p. [16]).

[87]Hymne de la Nativité (composé par Balaï), dans Mariologisches aus des vorephesinischen Liturgie, d’O. Menzinger, Ratisbonne, 1932, p. 108 (trad. E. Druvé, Maria I, p. 543).

[88]Hymne de Mar Yacoub, au 1er nocturne du lundi dans l’Office férial ; Shimo, Sarfeh, 1902 ; trad. M. Doumith, Maria I, p. 339.

[89] — Voir Hobeiqa J. et P., Titres de la très sainte Vierge Marie d’après le bréviaire et les offices divins, Beyrouth, 1903, p. 33.

[90]Ibid., note 27.

[91]Office de Notre-Dame gardienne des semences (15 mai), trad. A. Massonat O.P., Maria, I, p. 348.

[92]Office de l’Immaculée Conception (8 décembre), ibid. p. 349.

[93] — Séguy J., « Le Témoignage de l’Église copte sur l’Assomption et la Médiation de Marie », dans les Études franciscaines, juin 1954, t. V, nº 12, p. 6.

[94]Ibid., p. 8.

[95] — Giamberardini G. OFM, La Mediazione di Maria nella Chiesa Egiziana, Cairo, 1952. Voir aussi son article : « Marie dans la liturgie copte », dans Maria, V, au ch. II, nº 5 (« La Médiation universelle »), p. 109-112.

[96] Kitâb al ibsalmûdîah al muqaddasah al kîahkîah (Le livre de la sainte psalmodie de Kîahk), éd. du Caire, 1921, p. 5 ; voir La Mediazione…, ibid., p. 21.

[97]Shihâtah, p. 119 ; voir La Mediazione…, ibid., p. 24.

[98] Kitâb al… kîahkîah, p. 578 ; trad. Maria V, p. 115.

[99] — Cité sans référence par le P. Arnould van Lantschoot O. Præm., « Le Culte de la sainte Vierge chez les Coptes », dans Alma Socia Christi, Académie mariale, Rome, 1952, vol. V, fasc. II, p. 107.

[100]Kitâb al… kîahkîah, p. 28 ; voir La Mediazione…, ibid., p. 22.

[101] Kitâb al… kîahkîah, p. 76 ; voir La Mediazione…, ibid., p. 26.

[102] — Cité sans référence par le P. Arnould Van Lantschoot, ibid.

[103] Kitâb al ibsalmûdîah al muqaddasah as-sanaûîah (Le livre de la sainte psalmodie annuelle), éd. du Caire, 1908, p. 244 ; cit. La Mediazione…, ibid., p. 27.

[104]Kitâb al… kîahkîah, p. 454 (voir aussi p. 578) ; trad. Maria V, p. 111.

[105]Ibid., p. 780 ; voir La Mediazione…, ibid., p. 56 ; trad. Maria V, p. 111.

[106]Ibid., p. 972 ; trad. Maria V, p. 111.

[107]As Sanksâr (Le Synaxaire), mémoire du 21 de chaque mois ; cit. La Mediazione…, ibid., p. 55.

[108] — Cité sans référence par le P. Arnould Van Lantschoot, ibid.

[109] — Giamberardini G., « Marie dans la liturgie copte », Maria, V, p. 111-112. On trouvera l’argumentation détaillée de chacune de ces affirmations dans La Mediazione…, ibid., p. 54 à 89.

[110]Kitâb al ibsalmûdîah uâ at turûhât (Le livre de la psallie et des turûhât), éd. du Caire, 1913, p. 131-135 ; trad. Maria, V, p. 103-104.

[111] — Séguy J., Le Témoignage de l’Église copte…, ibid. p. 9.

[112] — Voir Le Sel de la terre 41, p. 181 (Question 61).

[113] — Voir Nollet G., « Le Culte de Marie en Éthiopie », dans Maria, t. I, p. 365-370.

[114]Ibid., p. 371.

[115] — Sumner C. SJ, professeur universitaire en Éthiopie, traduit ici par « avocate ». Voir dans Marie XIII, 6, p. 23b.

[116] La Maxima Bibiotheca veterum Patrum (t. XXVII, p. 629) traduit ici par « médiatrice ».

[117] — Prières pendant l’encensement de la messe ; trad. G. Nollet, ibid., p. 375.

[118] — « Anaphore de Notre‑Dame agréable parfum de sainteté » ; traduction latine par le P. Mario de Abiy-Addi, OFM Cap., dans Marianum 30 (1968), p. 187.

[119]Charakan Hogevor Yergots (Livre des hymnes), éd. de Jérusalem, 1936, p. 946-947.

[120] — Bénédiction des fiançailles, Mashdotz, éd. de Vienne, 1902, p. 39 ; trad. V. Tekeyan, dans Maria I, p. 355.

[121] — Livre des hymnes (Charagnotz) ; voir V. Tekeyan, dans Maria I, p. 357.

[122]Ibid., p. 360.

[123] — Synaxaire de Ter Israël, au 15 août (Narsès, XIIIe s.) ; Patrologia orientalis, t. V, p. 389.

[124] — Livre des hymnes, Maria, I, p. 359.

[125] — Livre des hymnes, ibid.

[126] — Liturgie du 3e jour après l’Épiphanie ; voir Maria I, p. 358.

[127] — Livre des hymnes, Maria I, p. 360.

[128] — De Margerie B., La Doctrine de la maternité spirituelle…, ibid., p. 72.

[129] — Passaglia C. S.J., traduit ici par mediatrix. (De Imm. Deip. S. V. Conc., t. III, Rome, 1855, p. 1468).

[130] — Grégoire de Narek saint (†1010), Livre de prières, 80e prière, nº 1 ; trad. I. Kéchichian S.J., dans Sources chrétiennes, nº 78, Paris, Cerf, 1961, p. 429-430.

[131] — « L’Intercession universelle de Marie dans l’office du Pokrof », dans La Vie Spirituelle, février 1938, t. LIV, nº 2, Paris, Cerf, p. 188.

[132]Ibid., p. 191-192.

[133] — « Matines de certaines fêtes de la très sainte Vierge », trad. J-.H. Ledit, dans Marie IV, 1, p. 28b.

[134]Ménées slaves, au 11 juillet, au 1er canon des matines, 1er théotokion (trad. MB 67).

[135] — 1er tropaire pour la cérémonie au tombeau de la Vierge, au 15 août, voir dans Maria I, p. 285.

[136] — Gherman P., « Le culte marial en Roumanie », dans Marie IV, p. 786.

[137] — 1er emploi du terme de « médiatrice » dans la prière officielle de l’Église, dès le VIe siècle.

Informations

L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 42

p. 124-142

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