Lettres de l’abbé Berto :
suites
Les extraits des lettres du Concile de l’abbé Berto publiés dans notre numéro 43, ne sont pas passés inaperçus. Ils ont même soulevé d’étranges passions dans le camp des catholiques dits Ecclesia Dei. Les dominicaines de Pontcalec ont cru devoir diffuser une brochure intitulée « Réponse à la revue Le Sel de la terre n° 43 [1] ». Le mensuel La Nef s’est empressé de la recommander à ses lecteurs, « pour éclairer les âmes qui auraient pu être troublées par cette publication [2] ». Jean Madiran, de son côté, est revenu deux fois sur le sujet dans Présent (1er février et 18 avril 2003). Enfin, sans doute pour nous rassurer (car son retard à intervenir avait quelque chose d’inquiétant, et nous craignions qu’il ne fût malade), Yves Chiron a tenu à apporter ses critiques dans Alètheia du 4 mai 2003 [3].
Visiblement, la parution, quelques mois auparavant, de la biographie de Mgr Lefebvre a contribué à amplifier ces passions [4]. Pontcalec, La Nef et Jean Madiran ont tous les trois, chacun à sa façon, réagi aux lettres de l’abbé Berto de la même manière qu’ils avaient réagi à cette biographie. Ce qui se comprend aisément : un des grands mérites du beau travail de Mgr Tissier de Mallerais est de fournir une magistrale illustration de la vraie romanité. Toute l’action pastorale, missionnaire, puis anti-conciliaire de Mgr Lefebvre y apparaît comme l’écoulement d’une eau qu’il ne cessa jamais de puiser à la source de la Rome éternelle. Tout son combat fut mené selon les principes qu’il avait reçus, séminariste, du siège de Pierre lui-même. Or, c’est à cette même romanité que rendent témoignage les lettres du Concile de l’abbé Berto.
