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Éditorial

 

« Pro omnibus » ou « pro multis » ?

 

 

 

DANS LA VERSION OFFICIELLE en latin de la dernière encyclique de Jean-Paul II, Ecclesia de eucharistia, le pape transcrit ainsi les paroles de la consécration du précieux sang :

 

Accipite et bibite omnes : hic calix novum æternumque testamentum est in sanguine meo, qui pro vobis funditur et pro omnibus in remissionem peccatorum (Prenez et buvez tous : ce calice est l’Alliance nouvelle et éternelle dans mon sang, lequel est versé pour vous et pour tous pour la rémission des péchés). (Voir Mc 14, 24 ;  Lc 22, 20 ; 1 Cor 11, 25).

 

Ce qui est frappant dans ce texte, ce sont les paroles « pro omnibus (pour tous) »  qui ne sont conformes ni à la sainte Écriture, ni à la Tradition, ni même au texte du missel de Paul VI [1].

 

La sainte Écriture

 

Si l’on se reporte au texte de l’Écriture donné en référence dans l’encyclique, on ne lit pas « pro omnibus », mais « pro multis » (en grec : uJpe;r pollw`n) [2]. En la­tin comme en grec, le texte des Évangiles est clair : le sang de Jésus est versé « pour beaucoup », « pour plusieurs », mais non pas « pour tous ».

Il n’y a dans l’appareil critique des Évangiles de saint Matthieu et de saint Marc aucune variante qui contiendrait les mots « pro omnibus » dans la Vulgate la­tine, ou « uJpe;r pantw'n » dans le texte grec.

Toutefois, on trouve chez certains exégètes à tendance moderniste un com­mentaire qui nous permettra de donner une explication possible au changement opéré par Jean-Paul II dans les paroles mêmes de la consécration.

On lit par exemple dans l’Analysis philologia novi Testamenti græci du père Max Zerwick S.J. ce commentaire :

 

« Polloij », sémitisme : peut signifier la multitude en même temps que la tota­lité = tous qui sont beaucoup [3].

 

Même en supposant que cette explication de Zerwick soit valable (dato, non concesso [4]), et que Notre-Seigneur se soit servi d’une expression sémitique qui signifient à la fois « beaucoup » et « tous », cela n’autoriserait pas à traduire par « pour tous ». Car l’Écriture doit être lue selon la Tradition, et celle-ci nous dit que Notre-Seigneur a voulu signifier ici l’efficacité de son sacrifice, et donc que son sang était répandu « pour beaucoup », mais non pas « pour tous ». Voyons cela.

 

La Tradition

 

Elle est unanime : Jésus, dans ce passage, a voulu signifier « beaucoup » et non pas « tous ».

Voici, par exemple, ce qu’on lit dans le Catéchisme du concile de Trente :

 

Les mots : « pour vous et pour plusieurs », sont empruntés les uns à saint Matthieu (Mt 26, 28), et les autres à saint Luc (Lc 22, 30). Et c’est l’Église qui, ins­pirée par l’Esprit de Dieu, les a réunis. Ils servent à exprimer les fruits et les avan­tages de la passion. Si nous en considérons en effet la vertu [5], nous sommes obligés d’avouer que le sang du Seigneur a été répandu pour le salut de tous. Mais si nous examinons le fruit que les hommes en retirent, il est évident que plusieurs seule­ment, et non pas tous, en profitent. Lorsque Jésus-Christ dit : pour vous, il entendait par là, à l’exception de Judas, ceux qui étaient présents, et à qui il parlait, ou bien les élus d’entre les Juifs, tels que ses disciples. En ajoutant : « pour plusieurs », il voulait désigner tous les autres élus, soit d’entre les Juifs, soit d’entre les Gentils. Ainsi c’est avec raison qu’il n’a pas été dit : pour tous, puisqu’il s’agissait en cet endroit du fruit de la passion, qui n’a procuré le salut qu’aux élus seulement. C’est dans ce sens qu’il faut entendre ces paroles de l’Apôtre : « Jésus-Christ n’a été immolé qu’une fois pour effacer les péchés de plusieurs » (He 9, 26) ; et ce que dit Notre-Seigneur dans saint Jean : « Je prie pour eux, je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que vous m’avez donnés, parce qu’ils sont à vous » (Jn 17, 9) [6].

 

Cette explication est l’écho de toute la Tradition.

Saint Thomas d’Aquin dans sa Chaîne d’or sur saint Marc cite saint Jérôme : « Le sang sera versé pour beaucoup, car il ne purifie pas tous (non enim omnes emundat). » Et dans sa Chaîne d’or sur saint Matthieu, il cite Remi [7] qui re­marque que Notre-Seigneur « n’a pas dit pour peu, ni pour tous, mais pour beau­coup : car il était venu pour racheter non pas un seul peuple, mais plusieurs parmi tous les peuples [8] ».

Et dans son propre Commentaire sur saint Matthieu, saint Thomas explique la différence des deux expressions :

 

Pour beaucoup, et aussi pour tous ; car si nous considérons la suffisance, « lui-même est mort pour nos péchés, et non pas seulement pour les nôtres, mais pour ceux du monde entier » (1 Jn 2, 2). Mais si nous considérons l’effet, cela n’a d’effet que chez ceux qui se sauvent, de par la faute des hommes [9].

 

Saint Thomas reprend la même distinction dans son Commentaire des Sentences :

 

Le sang du Christ est répandu pour tous quant à la suffisance, mais pour les élus seulement quant à l’efficacité. Et pour qu’on ne croit pas qu’il soit répandu pour les seuls Juifs, à qui la promesse a été faite, il dit « pour vous » qui êtes Juifs, et « pour beaucoup », c’est-à-dire pour la multitude des Gentils [10].

 

On trouve une explication semblable dans le Commentaire sur la première épître aux Corinthiens :

 

Ce sang a été répandu pour la rémission des péchés, non seulement pour beau­coup, mais pour tous, selon 1 Jn 2, 2 : « Lui-même est mort pour nos péchés, et non pas seulement pour les nôtres, mais pour ceux du monde entier. » Cependant, comme certains se rendent indignes de recevoir un tel effet, quant à l’efficacité il est dit répandu pour beaucoup, pour ceux en qui la passion du Christ a un effet [11].

 

Enfin dans la Somme théologique : « La passion du Christ a été profitable à tous quant à la suffisance, mais à beaucoup quant à l’efficacité [12]. »

 

Nous pourrions multiplier les citations, sans en trouver une seule discordante. Toute la Tradition affirme la différence entre la suffisance de la passion du Christ (la passion est bien suffisante pour sauver tous les hommes) et son efficacité (de fait tous les hommes ne se sauvent pas, mais seulement « beaucoup [13] »). Et toute la Tradition affirme que Notre-Seigneur a utilisé dans les paroles de la consécra­tion un mot qui signifie « beaucoup » et non pas « tous », car il avait en vue l’effi­cacité de son sacrifice et non pas sa suffisance.

 

Le missel de Paul VI

 

Le missel de Paul VI, lui-même, qui pourtant a modifié les paroles de la consécration du corps et du sang du Christ, n’a pas osé toucher à ce point-là.

Voici les paroles de la consécration du sang du Christ dans le Missel de Paul VI :

 

Accipite et bibite ex eo omnes : hic est enim calix Sanguinis mei, novi et æterni tes­tamenti, qui pro vobis et pro multis effundetur in remissionem peccatorum [14].

 

On voit donc que le pape Jean-Paul II va encore plus loin que son prédéces­seur dans le domaine de la nouvelle théologie.

 

Tentative d’explication

 

On peut penser que le pape n’a pas écrit son encyclique en latin. Or dans un grand nombre de langues modernes, pour les paroles de la consécration de la nouvelle messe on a traduit incorrectement le pro multis latin par « pour tous ». En français, la traduction « pour la multitude » est ambiguë, mais ce n’est pas le cas de la traduction anglaise : for all.

Et précisément, quant on lit le texte anglais du Vatican de la dernière ency­clique, on trouve ceci :

 

Take this, all of you and drink from it : this is the cup of my blood, the blood of the new and everlasting covenant. It will be shed for you and for all, so that sins may be for­given (cf. Mt 14, 24 ; Lk 22, 20 ; 1 Cor 11, 25).

 

Il est donc vraisemblable que le pape a écrit « pour tous » en suivant le texte d’une traduction moderne de la nouvelle messe. Puis le secrétariat des Lettres Latines du Vatican a retraduit en latin, en mettant pro omnibus, sans s’apercevoir que ce texte n’est pas conforme à la référence donnée.

 

On peut maintenant se demander pourquoi dans les traductions en vernacu­laire de plusieurs langues modernes, on a traduit pro multis par « pour tous ».

Pour comprendre cela, il faut avoir dans l’esprit les deux principes d’applica­tion du concile Vatican II exposés par le cardinal Wojtyla, encore archevêque de Cracovie, dans son livre Aux sources du renouveau [15].

Le premier principe est celui de « l’enrichissement de la foi [16] ». Le Concile a été l’occasion, sous l’inspiration du Saint-Esprit, d’un « enrichissement du contenu de la foi [17] ».

En quoi consiste cet enrichissement ? Précisément, si l’on en croit Dörmann [18], dans la prise de conscience que la rédemption n’est pas limitée à quelques hommes, fussent-ils « beaucoup », mais qu’elle est universelle : « tous » sont sauvés.

Le deuxième principe d’application du Concile est le « principe de complé­mentarité réciproque [19] » : il s’agit « de retrouver et, pour ainsi dire, “relire”, le magistère du dernier Concile dans la totalité du magistère précédent de l’Église [20] ».

On le voit, en vertu de la « compénétration des vérités » et de la « cohésion or­ganique » il s’agit autant d’interpréter la Tradition à la lumière du Concile, que le Concile à la lumière de la Tradition, les deux étant l’œuvre du Saint-Esprit.

Pour retrouver « l’enseignement du Concile » sur la rédemption universelle (« pour tous ») dans le magistère précédent (« pour beaucoup »), il faudra un peu d’imagination et se servir d’explications comme celle Zerwick (voir ci-dessus) en faisant croire que le soubassement hébraïque est un terme qui peut signifier aussi bien « pour tous » que « pour beaucoup ». Jésus ne savait pas très bien ce qu’il voulait dire.

Ensuite on commencera par changer la formule dans certaines langues verna­culaires. Ainsi la réaction catholique sera limitée : il s’agit, pensera-t-on, d’une « faute de traduction ».

Enfin il restera à modifier le texte latin lui-même. Après quarante ans de révo­lution conciliaire, il n’y a pratiquement plus de résistance catholique. Et, de fait, en dehors du cercle relativement restreint de la « Tradition », on n’a relevé jusqu’à présent aucune réaction : pas un cardinal, pas un évêque, pas un prêtre, même chez les « ralliés », n’a protesté publiquement contre cette forfaiture.

 

Conclusion

 

Quelle que soit l’explication qu’on puisse donner à cette transformation du pro multis en pro omnibus, les conséquences de ce changement sont fort graves.

En effet nous avons vu que la Tradition est unanime à affirmer que, dans ce passage, Notre-Seigneur a employé à dessein une expression qui signifie « pour beaucoup », car il avait en vue l’efficacité de son sacrifice, et non pas sa suffisance.

Or, si ces paroles font partie de la forme même du sacrement (comme le pense saint Thomas d’Aquin [21]), un tel changement affecte la substance du sa­crement. Et l’on sait que l’Église n’a pas de pouvoir sur la substance des sacrements.

Autrement dit, si un prêtre prononce les paroles de la consécration en disant pro omnibus au lieu de pro multis, on peut avoir un doute sérieux sur la validité de la consécration.

Nous posons alors publiquement la question à tous les prêtres de l’Église conciliaire, y compris aux prêtres « ralliés » : acceptez-vous pacifiquement cette encyclique de Jean-Paul II ?

Car, si vous l’acceptez, c’est que vous admettez l’équivalence des deux for­mules pro multis et pro omnibus, et qu’on puisse trafiquer le cœur même de la messe, risquant de la rendre invalide.

De plus, en acceptant pacifiquement cette encyclique, vous vous rendez com­plice d’une falsification grave de la sainte Écriture et de la liturgie romaine.

Enfin, en ne protestant pas contre cette encyclique, vous acceptez que soit fa­vorisée, par la Chaire de Rome elle-même, l’hérésie du salut universel.

Vraiment, continuez-vous à penser que cette encyclique est « bonne », qu’elle « va dans le bon sens » et qu’elle manifeste « un désir de restauration dans la sainte Église » ?


[1] — La congrégation pour le Culte divin, dans l’instruction Inæstimabile donum (3 avril 1980) se plaignait déjà de la manipulation des textes liturgiques. Malheureusement, le Saint-Père ne donne pas l’exemple. Sur d’autres textes faussement cités par Jean-Paul II, voir l’éditorial du Sel de la terre 34, p. 4 ; Le Sel de la terre 36, p. 222, n. 2 ; et l’éditorial du Sel de la terre 38.

[2] — Le pape se réfère à Mc 14, 24. Mt 26, 28 a le même texte que Marc. Les deux autres textes donnés en référence par le pape ne rapportent pas ces mots.

[3] — Zerwick Max S.J., Analysis philologia Novi Testamenti græci, Rome, 1966 (3e édition), p. 68. Il y a bien deux mots différents en hébreu pour signifier « beaucoup » et « tous ». La retroversion de Delitsch rend « beaucoup » par µyBiræ (rabbîm) en Mt 26, 28, et « tous » par µL;KU (coulam) en 2 Co 5, 14. Mais certains « exégètes » comme J. Jeremias (luthérien) pensent que rabbîm peut avoir un sens exclusif (beaucoup, mais pas tous) et un sens inclusif (la totalité qui englobe beaucoup d’hommes). Ces explications paraissent bien légères au regard des personnes compétentes et, de toute manière, le sens inclusif – même s’il était grammaticalement possible – est ici exclu par la Tradition, qui est l’interprète de l’Écriture, comme nous le dirons plus loin.

[4] — Dato, non concesso : je le suppose pour la discussion à titre d’hypothèse, je ne concède pas que cela soit prouvé (voir la note précédente).

[5] — La traduction française ajoute ici à tort les mots « et l’efficacité » qui n’ont pas de correspondants dans le texte latin et qui ne font qu’embrouiller les choses (c’est de la « suffisance » qu’il est question ici et non de « l’efficacité »).

[6] — Catéchisme du concile de Trente : « Du sacrement de l’eucharistie, § III forme de l’eucharistie ». Dans l’édition Desclée (traduction reprise par Itinéraires), 1923, p. 272. Nous avons retouché quelques mots pour rendre la traduction plus conforme à l’original que voici :

« Sed verba illa, quæ adduntur, pro vobis et pro multis, e Mattheo et Luca singula a singulis sumpta sunt ; quæ tamen sancta ecclesia, spiritu Dei instructa, simul conjunxit ; pertinent autem ad passionis fructum, atque utilitatem declarandam. Nam si ejus virtutem inspiciamus, pro omnium salute sanguinem a Salvatore effusum esse fatendum erit ; si vero fructum, quem ex eo homines perceperint, cogitemus, non ad omnes, sed ad multos tantum eam utilitatem pervenire facile intelligemus. Cur igitur, pro nobis, dixit, vel eos qui aderant, vel delectos ex judæorum populo, quales erant discipuli, excepte Juda, quibus eum loquebatur, significavit. Cum autem addidit, pro multis, reliquos electos ex judæis aut gentibus intelligi voluit. Recto ergo factum est, ut pro universis non diceretur ; cum hoc loco tantummodo de fructibus passionis sermo esset, quæ salutis fructum delectis solum attulit. Atque huc spectant verba illa Apostoli : Christus semel oblatus est ad multorum exhaurienda peccata (He 9, 28) ; et quod Dominus apud Joannem inquit : ego pro eis rogo non pro mundo rogo sed pro his quos dedisti mihi quia tui sunt (Jn 17, 9). »

[7] — Il s’agit de Remi d’Auxerre (IXe siècle) et non pas de saint Remi de Reims qui baptisa Clovis.

[8] — Non ait : pro paucis, aut : pro omnibus ; sed pro multis ; quia non venerat unam tantum gentem redimere, sed multos de omnibus gentibus.

[9] — Commentaire in Mt 26, 28 : Pro multis, et pro omnibus, quia si consideretur sufficientia, ipse est propitiatio pro peccatis nostris; non pro nostris autem tantum, sed et pro totius mundi Sed si consideremus effectum, non habet effectum nisi in his qui salvantur, et hoc ex culpa hominum.

[10] — 4 Sent., lib. 4 d. 8 q. 2 a. 2 qc. 3 ad 7. Sanguis Christi effusus est pro omnibus quo ad sufficientiam, sed pro electis tantum quo ad efficaciam; et ne putaretur effusus pro Judaeis tantum electis, quibus promissio facta fuerat, ideo dicit, vobis, qui ex Judaeis, et multis, scilicet multitudine gentium.

[11]Effusus est siquidem sanguis in remissionem peccatorum, non solum pro multis, sed etiam pro omnibus, secundum illud I Io. II, 2: ipse est propitiatio pro peccatis nostris, non pro nostris autem tantum, sed etiam pro totius mundi. Sed quia quidam se reddunt indignos ad recipiendum talem effectum, quantum ad efficaciam dicitur esse effusus pro multis, in quibus habet effectum passio Christi. In I Co 11, l. 6.

[12]Passio Christi, ut supra habitum est, ad sufficientiam profuit omnibus, quantum vero ad efficaciam profuit multis. III q. 78, a. 3, arg. 8. Voir encore le commentaire sur l’épître aux Hébreux, c. 10, l. 3 ; et le deuxième commentaire de l’Apocalypse, c. 5.

[13] — Par exemple, saint Bède dans son commentaire sur Mc 10, 45 : « Il ne dit pas qu’il est venu donné sa vie en rédemption pour tous, mais pour beaucoup, c’est-à-dire pour ceux qui veulent croire [Non dixit “dare animam suam redemptionem pro omnibus”, sed “pro multis”, id est pro eis qui credere volunt]. » (PL 92, 236B).

[14]Missale Romanum, editio typica tertia, Cité du Vatican, 2002, p. 575.

[15] — Wojtyla Karol, Aux Sources du renouveau, étude sur la mise en œuvre du concile Vatican II, Le Centurion, 1981. L’édition originale a été publiée à Cracovie en 1972.

[16] — C’est l’objet du premier chapitre du livre.

[17] — Wojtyla Karol, Aux Sources du renouveau, p. 14

[18] — Voir les recensions de Dörmann dans ce numéro du Sel de la terre et dans les numéros 5, 16 et 33.

[19] — Wojtyla Karol, Aux Sources du renouveau, p. 32 et sq.

[20] — Wojtyla Karol, Aux Sources du renouveau, p. 34.

[21] — III, q. 78, a. 3.

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L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 46

p. 1-6

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