Plantes et animaux :
Comment survivre à l’hiver
par Olivier Dugon
Cette nouvelle étude de notre ami Olivier Dugon sur les merveilleuses de la création nous parle de la survie des plantes et des animaux pendant les froids de l’hiver.. Dieu a tout prévu.
Le Sel de la terre.
Plantes : tout dépend de leur taille
Tulipes et crocus passent l’hiver sous forme de bulbes bien enterrés qui, le printemps venu pointeront le bout de leur nez.
Marguerites et gentianes restent également cachées tout l’hiver sous forme de rhizomes qui ont accumulé des réserves pendant la belle saison. De plus, en montagne où les hivers sont beaucoup plus rigoureux, il y a toujours une couche de neige pour protéger le sol.
D’autres plantes plus fragiles, comme les coquelicots, passeront l’hiver sous forme de graines. C’est la longueur du jour au printemps et la température qui déclencheront le processus de leur germination après la période de dormance pendant laquelle elles sont « programmées » pour ne pas donner naissance à de fragiles plantules qui gèleraient à coup sûr.
La résistance au froid devient plus délicate pour les arbres dont toute la partie au-dessus du sol est exposée au gel :
Perdre ses feuilles…
Telle est la solution utilisée par les arbres à feuilles caduques. Celles-ci sont très riches en eau : un grand arbre évapore par ses feuilles 500 litres d’eau par jour. Elles ne peuvent donc pas résister au gel.
Comme leur situation, à l’entrée de l’hiver, est d’avance perdue, mieux vaut pour elles organiser la retraite en bon ordre : la diminution de la durée du jour est enregistrée à l’automne par l’arbre grâce à ses photorécepteurs. Les cellules des feuilles produisent alors de l’éthylène qui attaque la chlorophylle. Ainsi les feuilles passent du vert au jaune ou au rouge, mort lente et magnifique dont la beauté nous émerveille au passage. Le gros de la sève redescend dans les racines et celle qui reste exposée au froid devient plus concentrée et craint donc moins le gel.
… Ou garder ses aiguilles
Comme le font presque tous les résineux. Les aiguilles sont protégées du gel par une couche de cire. Les troncs ne risquent rien car la résine, l’hiver, est pauvre en eau.
Pour les isoler du froid, résineux et feuillus ont aussi du liège dans leur écorce.
Certains arbres ont deux ou trois cents ans ou plus. Leur vieillesse prouve donc que la nature est bien faite et qu’ils ont résisté aux hivers les plus rigoureux.
Comme toujours ici-bas, des accidents peuvent arriver, comme le gel exceptionnel de beaucoup d’oliviers en 1956 dans le Midi.
Animaux : diverses stratégies face à l’hiver
