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Informations et commentaires

 

Paille ou poutre ?

 

 

O

N N’ARRÊTE PAS le progrès.

Surtout celui de la calomnie.

Lancée par une main experte, elle va toujours grossissant, à la façon d’une boule de neige dévalant une pente enneigée.

 

Ce printemps, on nous a accusé de « couper » les citations, « de façon à ne pas faire apparaître » ce qui nous gênait, et, ainsi, de mieux nous « annexer » des écrits qui ne correspondaient « en rien » à l’esprit de notre revue [1].

Dans la foulée, un autre auteur – qui n’en savait pas plus que le premier, n’ayant eu, lui non plus, aucun accès aux originaux – se crut autorisé à préciser que nous étions coupables de « coupures importantes et graves [2] ».

Il s’agissait, à l’époque, de textes de l’abbé Berto, publiés dans notre numéro 43 ; nous avons fait justice de ces allégations mensongères.

 

L’accusation ressort cet automne. Perfectionnée, comme il se doit. Tout est dans l’adverbe : nous voilà maintenant accusés de « tronquer méticuleusement » les textes. On nous imagine attentivement penchés sur les écrits d’autrui, studieu­sement occupés à les rogner, cisailler, tailler, déformer systématiquement, pour en forger des textes à notre guise. Nous y mettons un soin d’orfèvre, mais, en même temps, une maladresse insigne : malgré tous nos efforts, la teneur des pas­sages escamotés demeure « évidente » pour le justicier masqué qui nous surveille dans l’ombre, et qui peut déclarer, à la page 96 d’un livre qu’il vient de faire pa­raître sous le titre La Paille et le sycomore :

 

Le Sel de la terre 39 a méticuleusement tronqué une lettre de lecteur qui à l’évi­dence citait les jugements des papes.

 

Il ne s’agit plus de l’abbé Berto, mais de Dante. L’auteur cherche à faire croire que nous sommes très gênés – allez savoir pourquoi – par les louanges adressées par les papes au poète italien, et que nous nous appliquons « méticuleusement » à les cacher.

 

Mises au point

 

L’attaque appelle trois remarques :

— 1. D’abord, rien ne contraint une publication à publier in extenso le cour­rier qu’elle reçoit. Nous avons publié, dans Le Sel de la terre 39 (p. 259-260), la première partie d’une lettre, parce qu’elle nous posait une question à laquelle nous estimions utile de répondre publiquement. Nous avons omis la suite – en le signalant par les points de suspension habituels – parce qu’elle abordait une autre question. C’est tout. Nous n’avons fait qu’exercer notre droit le plus strict, et seul un parti pris malveillant peut qualifier cela de tronquage méticuleux. Cette malveillance étonne d’ailleurs chez un auteur qui a auparavant proclamé (p. 31) refuser « toute querelle de personne, toute mise en cause de la droiture d’inten­tion » et mener son examen « froidement, sans passion autre que la vérité ».

— 2. L’auteur de l’accusation ne sait en vérité rien de ce que contenait la par­tie de la lettre que nous avons omise. Il imagine d’abord qu’elle citait les juge­ments des papes sur le sujet. Puis il en vient, par une curieuse illusion, à prendre ce fruit de son imagination pour une évidence, et à le proclamer tel.

Cette propension à confondre imagination et évidence est assez fâcheuse. Surtout dans un ouvrage que l’éditeur présente comme « un modèle de méthodo­logie en matière de science catholique » (p. 15), vantant « la précision des réfé­rences, la rigueur de l’analyse, la densité de la démonstration […] le respect des personnes […] ».

A tous ces points de vue, l’accusation portée contre Le Sel de la terre 39 est ef­fectivement exemplaire. La référence précise ? Une lettre dont on invente pure­ment et simplement le contenu. La rigueur de l’analyse, la densité de la démons­tration ? Une prétendue « évidence » assénée comme un coup de massue. Et que dire du « respect des personnes » lorsqu’elles sont gratuitement accusées de « tronquer méticuleusement » les textes ?

— 3. Enfin, et surtout, cette affirmation n’est pas seulement malveillante, elle est fausse, objectivement calomnieuse. La lettre en question, pourtant longue (c’est pourquoi, malgré son intérêt, nous n’avions publié que la première partie), ne disait pas un mot des papes ni de leurs jugements. Nos lecteurs qui en trouve­ront le texte intégral en annexe, pourront juger sur pièce.

 

Une double expérience

 

Pourquoi relever ainsi ce qui peut sembler n’être qu’un détail ?

Pour mettre en pratique les leçons d’une double expérience.

— D’abord (l’expérience a été faite, à leurs dépens, par beaucoup de contre-révolutionnaires, entre autres Mgr Delassus [3]), les jugements téméraires et les calomnies, notamment sur le degré de fiabilité d’une revue, se répandent très vite et laissent des traces durables. Même réfutés, ils continuent leur mauvais travail auprès de ceux qui n’ont pas accès aux réfutations, ou de ceux qui, sans vouloir prendre la peine de juger en profondeur, se disent que, de toute manière, il n’y a pas de fumée sans feu. Faute d’une rectification rapide, claire et publique, le mal peut être considérable, pour la publication attaquée et pour les vérités qu’elle défend.

Voir ici, puis là, et encore ailleurs, notre honnêteté mise en cause – fût-ce sans y insister, et apparemment sur des détails – ne peut que semer la suspicion et dissuader a priori tel ou tel lecteur potentiel de notre revue, s’il ne trouve pas sur sa route le bon Samaritain qui, lecteur du Sel de la terre, lui prouvera par A+B la fausseté de ces allégations. Nous nous devons donc de réagir.

— Par ailleurs, ce fait a valeur de signe. Car – autre constat d’expérience – ceux qui nous accusent de falsification se révèlent souvent, en fin de compte, eux-mêmes coupables des procédés qu’ils nous imputent [4].

La Paille et le sycomore échapperait-il à la règle ? Un rapide examen nous a prouvé que non. Nous y reviendrons ultérieurement, après une étude plus appro­fondie. Voilà, en tout cas, nos lecteurs avertis. En publiant ci-après la lettre du professeur Pasqualucci, nous rendons flagrante une des déformations opérées par La Paille et le sycomore : ni  la plus grosse, ni la plus grave, mais celle que nous pouvions seuls dénoncer, puisque seuls nous possédions le texte incriminé.

 

 

Annexe

 

Lettre du professeur Pasqualucci (texte intégral) :

Le 27 août 2001

Très Révérends Pères

Dans le dernier numéro de votre belle revue (nº 37, Été 2001), j’ai trouvé une note en bas de la page 131 (dans l’article « Le petit catéchisme de la Contre-Église », par Dominicus), sur le prétendu ésotérisme de Dante, qui m’a bien déconcerté. L’auteur écrit que Étienne Couvert « pense avoir trouvé des traces de gnose chez Dante : mais des initiés comme Guénon l’ont dit avant lui (Guénon a écrit un livre sur l’ésotérisme de Dante). D’autres auteurs catholiques ont fait des critiques sévères du grand poète italien. Voir par exemple : E. Arnoux [erratum pour Aroux], Dante hérétique, révolutionnaire et socialiste, Paris, Niclaus, 1939. L’auteur déclare… que… “Dante était, par sa foi et ses doctrines, en dehors de la communion romaine, que, bien plus, il était un de ses adver­saires les plus acharnés, etc.” ». Dominicus partage-t-il, au moins implicitement, ces cri­tiques « sévères » ? Sévères ou plutôt délirantes ? Leur bien-fondé m’échappe totalement.

A propos du « livre » dédié par Guénon en 1925 à l’ésotérisme de Dante : c’est un petit essai de 70 pages, plein de désinvolture guénonienne et qui manque d’originalité. Guénon y discute les interprétations d’Aroux, parues originairement en 1854, qu’il a connues grâce à un résumé donné par Sédir, Histoire des Rose-Croix (L’Esoterismo di Dante, tr. it., rist. Roma, 1976, p. 28, n. 1). Il y utilise aussi un résumé du fameux livre de Miguel Asin Palacios (La Escatologia musulmana en la Divina Comedia, Madrid, 1919), dont il accepte aveuglément les argumentations les plus extrêmes (L’Esoterismo, p. 43-46). Selon des auteurs italiens proches (pour ainsi dire) de la « Contre-Église », Aroux aurait amplement pillé un auteur italien (Rossetti), tandis que Guénon dans son essai aurait en grande partie pillé le même Aroux. (Sur cette question : Piero di Vona, Evola e Guénon. Tradizione e civiltà, Napoli, 1985, page 200, n. 85).

Il faut en outre remarquer que Étienne Couvert n’a pas « trouvé » des (nouvelles) « traces de gnoses » chez Dante : il me semble qu’il a adopté une interprétation soute­nue, entre autres, par Aroux (qu’il cite expressément), à propos du rôle joué par la figure de Béatrice dans le poème dantesque. M. Couvert n’a pas hésité à écrire que « cette Béatrice » est « une sorte de déesse », qui conduit le poète « à travers le monde de la nuit et des élus », une « femme divinisée… typique de la tradition gnostique à travers les siècles » (La Gnose universelle, 1993, p. 81). Considérer la figure poétique de Béatrice comme celle d’une « déesse », d’une femme « divinisée » à l’égal des maîtresses et des prostituées « divinisées » par les gnostiques anciens, par les cathares ou par le sanguinaire hérétique Frà Dolcino (Id., ibid.), cela veut dire qu’on n’a pas compris le monde poé­tique et spirituel de Dante.

Cela dit, il faut rappeler que les « spécialistes » de Dante, les « dantisti », n’ont ja­mais pris au sérieux l’image du Dante « hérétique, révolutionnaire, socialiste », ou « cathare », « rose-croix », « franc-maçon » ante litteram. Il n’en est pas de même avec l’important travail de Asin Palacios. On en a accepté et approfondi sa thèse fondamen­tale, élaguée de tout excès (voir C.A. Nallino, compte rendu de L’Escatologia etc., dans Rivista degli Studi Orientali, VIII, 1919-1921, p. 800-819) ; c’est-à-dire, la thèse selon laquelle l’eschatologie populaire catholique (l’humus sur lequel Dante a bâti) avait subi l’influence de l’eschatologie populaire musulmane, par suite de la culture espagnole et des intenses liaisons commerciales avec le monde musulman. Il me semble que les inter­prétations à la Aroux et similia, sont dépourvues de toute valeur scientifique, étant donné que leur méthode consiste à isoler de leur contexte littéraire et historique, des phrases, des vers ou des images, des symboles pour en faire ainsi jaillir le sens qu’ils veu­lent. Je veux en donner deux exemples.

 

1.—  Selon Aroux-Guénon, l’image du pélican, symbole du Christ (Parad. 25, 112-113) : « Questi è colui [st Jean l’Ap.] che giacque sopra il petto » [qui gisait (appuyait sa tête) sur la poitrine]/ Del nostro pellicano [De notre pélican]… », impliquerait d’elle-même le rosicrucianisme du poète (L’Ésoterismo, p. 25). Nous savons que, pendant le Moyen Age, les chrétiens ont tout simplement appliqué cette image à Notre‑Seigneur. Le Bestiaire médiéval relate l’existence d’un chant d’Église, aujourd’hui oublié [5], qui contenait la strophe suivante : « Pie pelicane, Jesu Domine » (H. Biedermann, Enciclopedia dei simboli, tr. it. Milano, 1991, p. 385, à Pellicano).

Cette tradition se forma sur la légende selon laquelle le pélican aurait eu l’habitude de se creuser le poitrail afin de ressusciter de son sang « ses poussins » morts. Brunetto Latini, le maître florentin de Dante, en justifie de cette façon l’application au Christ, dans son Thesaurus, v. 30 : « Merito [Christus] vocatur pellicanus, quia aperuit sibi latus ad liberationem nostram, sicut pellicanus ex sanguine pectoris vivificat filios mortuos; » (Voir dans le commentaire critique de la Divine Comédie, par Scartazzini, riv. G. Vandelli, rist. Milano, 1983, p. 843). Dans l’iconographie religieuse médiévale, le pélican, souvent placé au sommet de la croix, fut toujours représenté en se blessant au côté droit, le côté où le Christ fut blessé par le centurion Longin. Parfois il fut représenté en se picotant le centre du poitrail, mais jamais en se picotant le côté gauche. C’est dans le symbole du pélican ensuite adopté par les rose-croix et les francs-maçons, que l’oiseau se picote toujours du côté gauche. Ce détail important nous montre que le sens du sym­bole fut donc manifestement altéré ! En effet, lorsque il est initié au degré de rose-croix, le franc-maçon doit dire solennellement que le pélican est pour lui « le symbole du ré­dempteur du monde et de la parfaite humanité » (Tous les renseignements iconogra­phiques utilisés par moi, viennent de : L. Charbonneau-Lassay, Bestiaire du Christ, 1941, tr. angl. abrégé, The Bestiary of Christ, rist. Arkana, 1991, p. 260-262, sub The Pelican). L’auteur signale aussi que l’image du pélican falsifiée par les rose-croix et les francs-maçons a malheureusement pénétré dans l’iconographique catholique (ibid., p. 262). Les francs-maçons considèrent le Christ seulement comme un homme, un homme « parfait » au sens de la « perfection » des initiés. C’est bien normal qu’ils aient voulu effacer du symbole du pélican toute allusion à la divinité du Christ, c’est-à-dire à la blessure d’où le sang divin et rédempteur a jailli !

Nous avons donc vu que Brunetto Latini enseigne en toute clarté le sens correct du symbole : en effet, Charbonneau croit que le pélican de Dante exprime « très probable­ment » le symbole chrétien traditionnel (ibid., p. 260. tout cela veut dire qu’un sens éso­térique quelconque dans le symbole utilisé par Dante, ne peut pas être supposé : au contraire, il faut le démontrer in forma specifica, ce que Guénon n’a pas fait. Il n’a donné aucune preuve en faveur de son interprétation.

 

2. — En face de la vision finale des élus, Dante, comme autrefois dans son poème, se sent anéanti. C’est un topos poétique : il voudrait dire bien des choses mais il se tait (« Qual è colui che tace e dicer vuole »), accablé par la majesté cosmique du spectacle, jus­qu’à ce que Béatrice, en le conduisant dans le centre des élus, lui vienne au secours, di­sant à sa place : « Regarde, l’amplitude [litt. : l’ampleur de l’assemblée] des robes blanches » (Parad., 30, 127-129 : « Mira, /Quanto [grande] è il convento [lat. conventus] delle bianche stole »). C’est la reproduction poétique et presque littérale de la vision de Ap 7, 9 : « Vidi turbam magnam… amicti stolis albis », purifiées par le sang de l’Agneau, puisque (ibid., 13-14) « laverunt stolas suas et dealbaverunt eas in sanguine Agni » (Divine Comédie, comm. Scartazzini, page 891).

Vraisemblablement, dans les vers cités, Dante veut rendre d’une manière claire et simple cette vérité du dogme : la pureté (la blancheur éblouissante) des âmes des élus, de l’Église triomphante, a été obtenue par le sang du Christ. Quant au symbole de la rose, l’Enciclopedia dei simboli nous informe (page 446 sub rosa) que « dans la symbolique chrétienne, la rose rouge était le symbole du sang versé par le Christ et aussi de l’amour céleste, appelé par Dante dans la Divina Comedia “rosa candida”. La rose fut considérée aussi comme symbole de la reine céleste, de Marie et de la virginité […] la Madone fut souvent représentée “dans la roseraie" [de roses rouges et blanches]. » (Voir aussi Lexikon der Symbole, Herder, Freiburg I.B., 1990, sub Rose). Le triomphe des élus a été l’œuvre de la miséricorde céleste : cela explique le choix de la « rose » pour indiquer d’un seul coup d’œil l’Église adorant Dieu. Puisque les stolae (robes) des élus sont blanches, le symbole reproduit ici par le poète ne pouvait être que celui d’une « rose blanche ». La couleur adoptée par Dante n’a donc rien d’ésotérique, mais jaillit spontanément des rapports des symboles dans leur sens orthodoxe. Le sang du sacrifice du Christ (le rouge) par sa miséricorde lave les péchés et produit la blancheur éblouissante des âmes des élus : du « rouge » du sang nous avons donc le « blanc » des âmes : de « rouge », la rose devient « blanche ».

Considérons maintenant l’interprétation de Aroux-Guénon. La temporaire aphasie du poète (« tace e dicer vuole ») en face du conventus des élus, aurait un sens ésotérique, tandis que le « conventus des robes blanches » indiquerait en réalité les « robes blanches » des Templiers (L’Esoterismo, pages 24-25). Tout cela serait attesté par l’emploi du mot « convento » (lat. conventus), puisque ce mot a été maintenu (« è restato in uso ») chez la franc-maçonnerie pour désigner ses grandes assemblées (L’Esoterismo, page 30, n. 22).

La franc-maçonnerie use encore aujourd’hui d’un mot employé par Dante, ce qui démontrerait l’ésotérisme du poète ! Au mot latin conventus, innocent, purement des­criptif, inséré par Dante dans une représentation poétique toute orthodoxe de la Visio Beatifica (vision béatifique – quanto… convento : combien de personnes assemblées : turba magna), Guénon n’hésite pas à attribuer le sens initiatique que le mot possède dans la maçonnerie à partir de sa naissance au XVIIIe siècle ! Cela constitue pour lui une preuve. Aujourd’hui, le symbole de la croix est utilisé par des nombreux groupes ésoté­riques, dans un sens totalement profane et défiguré (Encyclopedia dei simboli, sub Croce). Suivant la logique de Guénon, on devrait affirmer que la simple existence de ces sens ésotériques nous donne la preuve de l’existence des sens ésotériques que la croix du Christ aurait d’elle-même possédés. La forma mentis de Guénon ressemble à celle des musulmans, qui disent la divinité du Coran démontrée par le fait même de l’existence du Coran.

Je m’arrête ici. J’espère avoir suffisamment éclairci le manque de logique et de sé­rieux dans la méthode de Guénon, charlatan érudit, dont « l’herméneutique » n’est rien de plus qu’une série ininterrompue et voulue de Zirkel im Verstehen [6].

Veuillez agréer, très Révérends Pères, mes salutations respectueuses, en Jésus,

 

Paolo Pasqualucci.


[1] — Accusation portée dans La Nef nº 137 (avril 2003), p. 12 et nº 139 (juin 2003), p. 5. Voir Le Sel de la terre nº 45 et nº 46, p. 259.

[2] — Accusation portée par Alètheia du 4 mai 2003. Voir Le Sel de la terre 45, p. 17-18.

[3] — Voir notamment Le Sel de la terre nº 28, p. 71-73 et 76-79 ; nº 30, p. 69-78.

[4] — Voir Le Sel de la terre nº 45, p. 10, 15, 17-18, 25-26 ; nº 46, p. 259-260.

[5] — Il s’agit de l’hymne Adoro te, toujours chantée par les catholiques de Tradition. (NDLR.)

[6] — Cercles vicieux. (NDLR.)

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L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 47

p. 264-269

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