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Nouvelles de Rome

 

 

Le rêve de Jean-Paul II

 

« Le rêve d’un monde libéré des guerres »

 

A LA UNE de l’Osservatore romano en langue française du 9 septembre 2003, une phrase en gros caractères : « Le rêve d’un monde libéré des guerres ». C’est le titre choisi pour le message adressé par le pape à une nouvelle « Rencontre internationale de prière pour la paix », organisée par la désormais célèbre Communauté de Sant’Egidio, et tenue à Aix-la-Chapelle [1]. Dans ce texte étonnant, on entend le pape lui-même constater que le grand projet de paix qu’il avait « rêvé » à Assise se révèle être, précisément, un rêve, démenti par la cruelle réalité de la guerre qui perdure et croît chaque jour sous nos yeux.

Il rappelle d’abord ce rêve et les grandes espérances qu’il avait suscitées :

 

[…] Lorsque, en 1986, j’ai voulu commencer à Assise le chemin dont la rencontre d’Aix-la-Chapelle constitue une nouvelle étape, le monde était encore divisé en deux blocs et opprimé par la peur de la guerre nucléaire. Et, voyant combien les peuples avaient un besoin pressant de rêver à nouveau d’un avenir de paix et de prospérité pour tous, j’invi­tais les croyants des diverses religions du monde à se rassembler en prière pour la paix. J’avais devant les yeux la grande vision du prophète Isaïe : tous les peuples du monde en chemin des divers points de la terre pour se rassembler autour de Dieu comme une famille unique, grande et multiforme. Telle était la vision qu’avait dans le cœur le bienheureux Jean XXIII et qui le poussa à écrire l’encyclique Pacem in terris, dont nous célébrons cette année le quarantième anniversaire.

 

Interprétation aberrante qui relève de la confusion moderniste entre l’Église et « les religions » en général. Car, traditionnellement, cette prophétie d’Isaïe a tou­jours été comprise comme s’appliquant à l’union de tous les peuples dans l’Église catholique. Pour Jean-Paul II (et, affirme-t-il, pour le « bienheureux » Jean XXIII aussi), il s’agit plutôt d’un rasssemblement de toutes les religions, comme celui d’Assise. Mais cette interprétation présente une difficulté, que le pape évoque aus­sitôt : au lieu de la paix « rêvée », on se trouve en pleine guerre.

 

A Assise, ce rêve prenait une forme concrète et visible, suscitant dans les âmes de nombreuses espérances de paix. Nous nous en réjouîmes tous. Malheureusement, ce désir n’a pas été accueilli avec la promptitude et la sollicitude nécessaires. Trop peu a été investi au cours de ces dernières années pour défendre la paix et pour soutenir le rêve d’un monde libéré des guerres. On a préféré, en revanche, le chemin du développement des in­térêts particuliers, gaspillant des richesses considérables d’autres façons, surtout pour les dépenses militaires.

Nous avons tous assisté au développement de passions égocentriques pour les propres frontières, pour les propres ethnies et pour les propres nations. Parfois, la propre religion a été pliée à la violence. Dans quelques jours, nous rappellerons le tragique attentat des « Tours jumelles » de New York. Malheureusement, avec les tours semblent s’être écrou­lées également de nombreuses espérances de paix. Les guerres et les conflits continuent de s’étendre et d’empoisonner la vie de tant de peuples, en particulier des pays les plus pauvres d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Je pense aux dizaines de guerres encore en cours et à la « guerre » diffuse que représente le terrorisme.

 

Malgré ce dur rappel de la réalité, le pape refuse de sortir de son rêve. Au lieu d’admettre l’échec de son erreur, de revenir au seul moyen efficace pour obtenir la paix dans le monde – le règne du Christ par son Église –, Jean-Paul II met la faillite de son projet sur le compte de « l’inégalité », et prétend règler le problème par une volonté farouche :

 

Quand les conflits pourront-ils tous cesser ? Quand les peuples pourront-ils enfin voir un monde pacifié ? On ne facilite certainement pas le processus de paix si on laisse se diffuser, avec une inconscience coupable, les injustices et les inégalités sur notre planète. Les pays pauvres sont souvent devenus des lieux de désespoir et des foyers de violence. Nous ne voulons pas accepter que la guerre domine la vie du monde et des peuples. Nous ne voulons pas que la pauvreté accompagne constamment l’existence de nations entières.

 

Ainsi, pour le pape, la seule solution est de continuer dans le même chemin :

 

C’est pourquoi, nous nous demandons : que faire ? Et, surtout, que peuvent faire les croyants ? Comment affirmer la paix en ce temps plein de guerre ? Eh bien, je crois que ces « Rencontres internationales de prière pour la paix », organisées par la Communauté de Sant’Egidio, représentent déjà une réponse concrète à ces questions. Cela fait désor­mais dix-sept ans qu’elles ont lieu, et les fruits de paix également en sont évidents. Chaque année, des personnes de religions diverses se rencontrent, se connaissent, apaisent les ten­sions, apprennent à vivre ensemble et à avoir une responsabilité commune à l’égard de la paix.

 

Bien qu’habitués aux contradictions modernistes, ces lignes nous surprennent. On vient de se plaindre du fait que, depuis Assise, la guerre se répand de plus en plus. Or on nous dit maintenant que « les fruits de paix en sont évidents ». Mais c’est tout simplement que Jean-Paul II a repris son « rêve ». Il veut le poursuivre jusqu’au bout. Derrière cet irréalisme, on devine, comme cause sous-jacente, sa mauvaise formation philosophique à tendance idéaliste.

 

Les racines chrétiennes de l’Europe

 

Pour cette paix tant souhaitée, Jean-Paul II fait appel à l’unité européenne :

 

[Aix-la-Chapelle] située au cœur du continent européen, parle clairement de l’an­tique tradition de l’Europe : elle parle de ses antiques racines, en commençant par les ra­cines chrétiennes, qui ont harmonisé et consolidé également les autres. Les racines chré­tiennes ne sont pas un rappel d’exclusivité religieuse, mais un fondement de liberté, car elles font de l’Europe un creuset de cultures et d’expériences diverses. C’est de ces racines antiques que les peuples européens ont puisé l’encouragement qui les a conduits à aller jusqu’aux extrémités de la terre et à atteindre les profondeurs de l’homme, de sa dignité intangible, de l’égalité fondamentale de tous, du droit universel à la justice et à la paix.

 

Voilà le rôle de la religion dans ce nouvel ordre mondial souhaité par le pape. Il ne s’agit pas, rassurez-vous, d’une « exclusivité religieuse », mais simplement de « racines » qui donnent de l’énergie aux peuples, pour les faire parvenir à la paix, non pas « la paix du Christ dans le règne du Christ », dont parlait Pie XI, mais la paix maçonnique de la dignité de l’homme. L’Europe a ainsi reçu du christianisme l’énergie nécessaire pour conquérir le monde, mais aussi pour découvrir la dignité de l’homme : c’est la thèse classique des catholiques libéraux selon qui la Déclaration des Droits de l’homme de la Révolution française est le fruit de l’Évan­gile. Et c’est pourquoi l’Europe ne doit pas oublier ses « racines » chrétiennes (allusion évidente à la question actuelle de la constitution européenne, où le pape souhaiterait une mention du christianisme) :

 

Aujourd’hui, l’Europe, tandis qu’elle étend son processus d’union, est appelée à re­trouver cette énergie en retrouvant la conscience de ses racines plus profondes. Les oublier n’est pas salutaire. Les présupposer simplement ne suffit pas à éveiller les esprits. Les taire dessèche les cœurs. L’Europe sera d’autant plus forte dans le présent et dans l’avenir du monde si elle puise aux sources de ses traditions religieuses et culturelles. La sagesse reli­gieuse et humaine que l’Europe a accumulée au cours des siècles, en dépit de toutes les tensions et les contradictions qui l’ont accompagnée, représente un patrimoine qui, une fois de plus, peut être utilisé pour la croissance de l’humanité tout entière [2].

 

Les religions doivent jouer leur rôle dans ce processus de paix, par le dialogue :

 

Dans un monde divisé, qui pousse toujours plus vers des séparations et des particula­rismes, il y a un besoin urgent d’unité. Les personnes de religions et de cultures diverses sont appelées à découvrir la voie de la rencontre et du dialogue. […] Tel est le secret de la rencontre d’Aix-la-Chapelle. Tous, en vous voyant, peuvent dire que sur cette route, la paix entre les peuples n’est pas une lointaine utopie.

 

Nous voilà de nouveau solidement plongé dans le rêve, que le choc de la réa­lité avait, tout à l’heure, quelque peu troublé. Le pape peut conclure par un appel à tous, même ceux qui refusent Dieu (« hommes et femmes de tradition laïque »), à persévérer dans ce rêve qui va tous nous amener à la catastrophe :

 

Avec vous, très chers frères et sœurs chrétiens, « poursuivons le dialogue avec déter­mination » (Ecclesia in Europa, n. 3l) […] Avec vous, illustres représentants des grandes religions mondiales, nous voulons intensifier un dialogue de paix […] Avec vous, hommes et femmes de tradition laïque, nous sentons que nous devons poursuivre dans le dialogue et l’amour comme uniques voies pour respecter les droits de chacun et affronter les grands défis du nouveau millénaire. Le monde a besoin de paix, de tant de paix. […]

Avec les armes de la prière et du dialogue, marchons donc sur la voie de l’avenir !

 

Comment concilier dialogue religieux

et « nouvelle évangélisation » ?

 

L’énorme « exhortation apostolique » aux évêques, Pastores gregis [3], revient en­core sur le dialogue religieux dans un paragraphe intitulé : « Le dialogue interreli­gieux, surtout en faveur de la paix dans le monde ». Jean-Paul II y affirme :

 

68. Comme je l’ai répété en maintes circonstances, le dialogue entre les religions doit être au service de la paix entre les peuples. Les traditions religieuses possèdent en effet les ressources nécessaires pour surmonter les fractures et pour favoriser l’amitié réciproque et le respect entre les peuples [4]. Du synode s’est fait entendre l’appel invitant les évêques à promouvoir des rencontres avec les représentants des peuples pour réfléchir attentivement sur les discordes et les guerres qui déchirent le monde, afin de déterminer des voies per­mettant de cheminer dans un engagement commun de justice, de concorde et de paix.

[…] De nouveaux chemins vers la paix peuvent être ouverts à travers l’affirmation de la liberté religieuse, dont le concile Vatican II a parlé dans le décret Dignitatis humanae, comme aussi à travers l’action éducative au bénéfice des nouvelles générations et l’usage correct des moyens de communication sociale.

 

Mais le pape se hâte d’ajouter que le dialogue religieux n’a pas seulement cette fonction en quelque sorte politique : il fait partie intégrale de la nouvelle religion :

 

Toutefois, il est certain que la perspective du dialogue interreligieux est plus ample et c’est pourquoi les Pères synodaux ont redit qu’il faisait partie de la nouvelle évangélisa­tion, surtout en ces temps durant lesquels, beaucoup plus que dans le passé, vivent en­semble quotidiennement dans les mêmes régions, dans les mêmes villes, dans les mêmes lieux de travail, des personnes appartenant à des religions différentes. Le dialogue interre­ligieux est donc exigé dans la vie quotidienne de nombreuses familles chrétiennes et c’est aussi pour cela que les évêques, en tant que maîtres de la foi et pasteurs du peuple de Dieu, doivent avoir pour ce dialogue une juste attention.

 

Le pape explique ensuite le rapport entre ce dialogue et la nouvelle évangélisa­tion, mettant en garde contre « l’indifférentisme » à l’aide d’une citation de Dominus Iesus :

 

Ce contexte de vie en commun avec des personnes d’autres religions fait naître chez les chrétiens un devoir spécial : témoigner de l’unicité et de l’universalité du mystère sal­vifique de Jésus-Christ, avec la nécessité qui en découle pour l’Église d’être instrument du salut pour l’humanité entière. « Cette vérité de foi n’enlève rien à la considération respec­tueuse et sincère de l’Église pour les religions du monde, mais, en même temps, elle exclut radicalement la mentalité indifférentiste imprégnée d’un relativisme religieux qui porte à considérer que “toutes les religions se valent” » (Dominus Iesus, 22). Il est donc clair que le dialogue interreligieux ne peut jamais se substituer à l’annonce et à la propagation de la foi, qui constituent la fin prioritaire de la prédication, de la catéchèse et de la mission de l’Église.

 

Enfin, le pape montre comment réconcilier ces deux positions apparemment contradictoires. Le dialogue religieux n’empêche pas la « nouvelle évangélisation » parce que les deux sont fondés sur la rédemption universelle :

 

Affirmer franchement et sans ambiguïté que le salut de l’homme dépend de la ré­demption accomplie par le Christ n’empêche pas le dialogue avec les autres religions. D’autre part, dans la perspective de la profession de l’espérance chrétienne, on n’oubliera pas que c’est justement elle qui fonde le dialogue interreligieux. En effet, comme l’affirme la déclaration conciliaire Nostra aetate, « tous les peuples forment ensemble une même communauté, ont une seule origine, puisque Dieu a fait habiter tout le genre humain sur toute la face de la terre, et ont une seule fin dernière, qui est Dieu, dont la Providence, les témoignages de bonté et les desseins de salut s’étendent à tous les hommes, jusqu’à ce que les élus soient unis dans la Cité sainte que la gloire éclatante de Dieu illuminera et où tous les peuples marcheront à sa lumière » (N.A. 1).

 

C’est-à-dire, en langage décodé, il n’y a pas de contradiction entre le dialogue religieux et la « nouvelle évangélisation », parce que celle-ci, à la différence de l’ancienne, prétend que toutes les religions sont des moyens de salut [5]. Par conséquent, il ne s’agit pas d’apporter aux non-croyants un message de salut au­quel ils doivent adhérer sous peine d’être exclus de ce salut, mais simplement de leur apporter un supplément qui leur permettra éventuellement de mieux com­prendre et développer le salut qu’ils possèdent déjà, à des degrés divers, dans leurs propres religions, grâce à la rédemption universelle apportée par le Christ à tous les hommes.

Cette interprétation des paroles du pape est confirmée par un discours qu’il a fait au mois de mai aux évêques indiens de rite syro-malabar en visite « ad li­mina ». Il y aborde un autre de ses thèmes favoris, la liberté religieuse, qui, elle aussi, est fondée sur cette doctrine de la rédemption universelle :

 

L’évangélisation authentique est sensible à la culture et aux usages locaux, respectant toujours le « droit inaliénable » de chacun à la liberté de religion. A ce propos, le principe suivant reste valable : « L’Église propose, elle n’impose rien » (Redemptoris missio, 39 [6]). C’est pourquoi, dans vos relations avec vos frères et sœurs des autres religions, je vous en­courage à « discerner et accueillir tout ce qui est bon et saint chez l’un et l’autre, afin qu’ensemble nous puissions reconnaître, préserver et promouvoir les vérités spirituelles et morales qui, seules, garantissent l’avenir du monde » (voir le discours à la rencontre inter­religieuse en Inde, 7 novembre 1999 [7]). Toutefois, cette ouverture ne pourra jamais af­faiblir l’obligation de proclamer Jésus-Christ comme « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 6). Car l’incarnation de Notre-Seigneur enrichit toutes les valeurs humaines, leur permettant de porter des fruits nouveaux et meilleurs [8].

 

Voilà donc le sens de la mise en garde de Dominus Iesus contre l’idée que « toutes les religions se valent ». Il s’agit seulement de maintenir que toutes les re­ligions ne sont pas de valeur égale, puisque le christianisme ajoute quelque chose de « nouveau et meilleur ». Mais c’est tout. Quant au dogme catholique, selon le­quel le salut se trouve dans l’Église catholique et en elle seule, il est désormais en­taché de cette « exclusivité religieuse » que récuse l’Église de Jean-Paul II, et qui est même l’objet du seul anathème qu’elle connaisse encore.


[1] — ORLF, 9 septembre 2003, p. 1-2. 

[2] — Le pape développe ces idées en long, en large et en détail dans son « exhortation post-synodale : Ecclesia in Europa » dont voici un extrait : « 3. (…) La “Bonne Nouvelle” a été et continue d’être source de vie pour l’Europe. S’il est vrai que le christianisme ne peut être réduit à aucune culture en particulier, mais qu’il dialogue avec chacune afin de les orienter toutes à exprimer le meilleur d’elles-mêmes dans chaque domaine du savoir et de l’action humaine, les racines chrétiennes sont pour l’Europe la principale garantie de son avenir. Un arbre sans racines pourrait-il vivre et se développer ? Europe, n’oublie pas ton histoire ! — 4. “Jésus-Christ, source d’espérance pour l’Europe”. La pureté de la sève évangélique a malheureusement connu, au cours des siècles, la souillure due aux limites et aux péchés de certains membres de l’Église. C’est pourquoi j’ai ressenti le besoin, au cours du grand Jubilé de l’an 2000, de me faire l’interprète d’une demande de pardon, en particulier pour certaines divisions douloureuses qui se sont produites précisément en Europe et qui ont blessé le Corps mystique du Christ. Au cours du vingtième siècle, l’Esprit-Saint a cependant suscité un nouveau printemps, rendu fécond par le témoignage de nombreux saints et martyrs. Un profond renouveau spirituel est né grâce au concile œcuménique Vatican II. » DC, 2003, nº 2296, p. 709-710.

[3] — ORLF 21 octobre 2003, p. I à XX. Le même document ne prend pas moins de 60 pages dans la Documentation catholique nº 2302 (16 novembre), ce qui doit être un record, même pour Jean-Paul II, qui n’est pas connu pour la concision de ses écrits.

[4] — Il faut remarquer la contradiction formelle entre cette phrase et les paroles de Pie XI au début de son encyclique sur le Christ Roi, Quas primas : « Dans notre première encyclique […], Nous proclamions ouvertement […] que jamais ne pourrait luire une espérance fondée de paix durable entre les peuples tant que les individus et les nations refuseraient de reconnaître et de proclamer la souveraineté de Notre Sauveur ». Cette contradiction résume à elle seule toute la différence entre l’Église catholique et l’Église de Vatican II.

[5] — Le document du Concile sur l’œcumenisme, Unitatis redintegratio, nº 3, affirme cela explicitement seulement des « églises » chrétiennes coupées de Rome, mais on voit mal comment refuser aux autres fausses religions ce qu’on l’admet pour celles-là. De fait, depuis le Concile, on admet bien qu’on peut se sauver dans toutes les religions et par ces religions elles-mêmes.

[6] — DC, 1991, nº 2022, p. 168. (NDLR.)

[7] — DC, 1999, nº 2215, p. 1023. (NDLR.)

[8]DC, 2003, nº 2298, p. 789. Le pape prononça à la même époque, dans un autre discours aux évêques indiens de rite syro-malankar, des paroles très flatteuses pour l’Inde : « Le peuple de l’Inde est à juste titre orgueilleux de son riche héritage culturel et spirituel, exprimé à travers les qualités innées de “contemplation, simplicité, harmonie, détachement, non-violence, discipline, vie frugale, soif de connaissance et recherche philosophique” qui distinguent ceux qui vivent sur le sous-continent. Ces mêmes traits caractérisent la communauté syro-malankare, permettant à l’Église de “communiquer l’Évangile d’une manière qui est fidèle à la fois à sa propre Tradition et à l’âme asiatique” (voir Ecclesia in Asia, 6) ». DC, 2003, nº 2298, p. 786. Tous ceux qui ont eu un contact direct avec ce pauvre pays, qui gît sous le pouvoir du démon depuis la chute d’Adam, peuvent juger du cruel ridicule de ces mensonges. (Voir par exemple dans Le Sel de la terre 42, p. 227-234, le témoignage de saint François Xavier, et dans Le Sel de la terre 45, p. 225, l’image du dieu Ganesh.)

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L'auteur

Le numéro

Le Sel de la terre n° 47

p. 248-253

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